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GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK
LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 27
Le prince d’Euphor a dévalisé la bibliothèque du village, des tas de livres sont éparpillés un peu partout dans sa chambre, tous les bouquins traitent des créatures mystiques ou démoniaques. Procius jette un livre sur son lit avec désespoir, il croise ses mains derrière sa tête avant de s’allonger.
- Aucune trace de cette créature dans les livres, soupire-t-il en s’étirant. Je me demande bien ce que j’ai pu voir.
C’est le petit matin dans le Camp de la Lune Noire, le professeur Ishabelle entre dans son laboratoire informatique.
- Tiens ! Pourquoi cette console clignote.
La femme se dirige vers la console de réception du drone.
- Qu’est-ce que cela veut dire ?? Aurais-je reçu un signal de la sonde ?
Le professeur attrape un siège qu’elle place devant la console, elle s’installe à peine dessus que la porte de son laboratoire s’ouvre, elle tourne la tête pour apercevoir un des gardes rapprochés du Stratéguerre. La femme se lève quand le maître de Véga passe la porte. Végalian est dans un état d’excitation intense, ses yeux sont injectés, Ishabelle exécute le salut Végan.
- Professeur, je voudrais que vous rechercher dans vos bases de données la position exacte d’une planète, ainsi que son histoire si possible, annonce le Stratéguerre en marchant de long en large les mains croisées dans le dos.
- Oui, Stratéguerre. Quelle est cette planète ?
- Orania dans la nébuleuse de Véga !
- Orania dans la nébuleuse de Véga, répète avec surprise la femme.
- Un problème ?
- C'est-à-dire, que cette planète m’est complètement inconnue, je n’en n’ai jamais entendu parler dans la nébuleuse de Véga.
Le Stratéguerre approche son visage de celui du professeur.
- C’est pour cette raison que je vous demande de faire des recherches dans nos bases de données. Je veux savoir si elle est référencée, la moindre petite allusion ! Est-ce compris ?
- Il en sera fait suivant vos désirs, répond Ishabelle.
- Bien, je compte sur vous !
- Maître, je viens de recevoir…
- Je veux que vous fassiez cela toutes affaires cassantes ! , coupe Végalian.
Le professeur a un mouvement de recul.
- Bien, je… Je me mets immédiatement à l’ouvrage.
Ishabelle se dirige vers le fond de son laboratoire puis s’installe devant une console. Le Stratéguerre l’observe durant un instant avant de sortir de la pièce.
- « En attendant, je vais envoyer des vaisseaux explorer la nébuleuse de Véga à la recherche d’Orania. Il faut que je mette la main sur ce monde et sur sa flotte. Avec toute cette puissance, devenir le maître de la Terre ne sera plus qu’une formalité ! Je me demande pourquoi mon oncle n’a pas utilisé cet arsenal ? »
Les professeurs Cochir et Alcor ont écouté Bélier et Banta raconter leur mésaventure avec l’espion. Kohumé, Dai et Eekaan sont aussi présents dans la salle de réunion du centre.
- Des espions sous les ordres directs du Stratéguerre, fait distraitement Cochir.
- Combien étaient-ils ? Combien sont-ils encore ici ? , fait pensif Alcor.
- Et surtout ! Qu’ont-ils appris et transmit au Stratéguerre, ajoute Daisuke.
Les regards se tournent vers l’ancien agent de Véga.
- Hé ! Ne me regardez pas comme ça ! Je ne peux pas répondre ce que j’ignore, clame Eekaan. Je n’ai rencontré des Eptamorphes que deux ou trois fois !
- Désolé, s’excuse Alcor. Je crois que nous voulions tous savoir si tu pouvais nous donner plus d’information sur ses espions.
- Je ne peux pas vous en dire plus.
- Souhaitons qu’il n’y ait plus aucun espion dans les environs, conclut Kohumé.
- Au faite, pourquoi Procius n’est pas là ? , remarque Eekaan.
Dans le palais royal d’Euphor, le roi Actarus épluche les rapports de patrouilles des escadres de chasseur surveillant la nébuleuse.
- Je m’inquiète peut-être pour rien, soupire-t-il. Pour le moment, il n’y a aucune preuve d’activité de Véga dans la nébuleuse.
Alcor est dans son bureau, il est en vidéoconférence.
- Je ne comprends pas votre inaction, déclare un homme avec le drapeau américain dans son dos.
- Je vous rappelle que vous avez accepté les conclusions de l’alliance, rétorque Alcor.
- En effet, mais il serait temps de prendre les devants ! Nous connaissons l’emplacement de la base de Véga sur la Lune, nous pouvons la détruire avec l’aide de Goldorak ! Nous ne devons plus attendre !
- N’oubliez pas que Véga à une base sur Terre en Antarctique !
- Ce n’est pas un problème ! Nous pouvons lancer des missiles intercontinentaux sur l’Antarctique !
- Si vous faites cela, toute l’humanité en pâtira ! Vous accélérez la fonte des glaces sans compter les radiations !
- Et alors ! Tout ceci fera moins de victimes que l’assujettissement par Véga !
- Quoi qu’il en soit, il est inconcevable pour l’instant que Goldorak attaque la base lunaire tant que la base sur Terre n’a pas été découverte !
- Professeur Alcor, vous ne voulez pas accomplir ce projet ?
- C’est exact, je ne demanderais jamais une telle chose à Goldorak pour le moment. J’ai toute la confiance de l’alliance.
- Bien, pour l’instant vous avez la confiance de l’alliance, mais pour combien de temps encore ?
L’homme coupe la communication.
- J’ai peur que les Américains tentent quelques choses de leur côté sans en parler à l’alliance, constate Alcor en croisant les bras.
- Ou là là ! Quel fouillis ! , lance Kohumé en pénétrant dans la chambre de Procius.
- Dis donc Procius ! Tu as rapporté tous les livres de la bibliothèque du village dans ta chambre ? , plaisante Dai.
- J’effectuais quelques recherches, répond simplement Procius.
Celui-ci se lève de son lit et commence à regrouper les livres traînant dessus. Kohumé se penche pour ramasser ceux qui sont au pied du lit, elle regarde machinalement les titres.
- Les créatures mystiques. Les démons du fond des ages. Les monstres ancestraux. Les démons, mythe ou réalité ? , tu verses dans l’ésotérisme ?
- Quels genres de recherches fais-tu ? , s’inquiète Dai.
- Je cherche juste des infos sur les mondes démoniaques, répond laconiquement Procius en faisant des piles de livres.
- Tu devrais demander à Alcor et Tetsuya, ils sont sûrement les mieux placés pour répondre.
- Tu as raison. « Mais je crois que ce serait inutile, ils ne pourront pas me dire ce que j’ai rencontré, de plus j’ai l’impression que nous ne verrons plus de démons avant très longtemps. »
Kohumé finit de mettre en tas des livres.
- Je vais ranger tout cela et les rapporter au village, annonce le prince.
- Voilà qui est enfin raisonnable, déclare Dai.
- Je sais pourquoi tu dis cela, fait Kohumé.
- Ah oui ?
- Comme ça tu es soulagé, tu n’auras pas à les ranger !
- Mais non !
- C’est moi qui ai mis sens dessus dessous ma chambre, je vais me débrouiller seul. Allez vous amuser, dit Procius.
- Tu es sûr ? , insiste Kohumé.
- Parfaitement.
Dai saisie le bras de sa petite amie.
- Ça tombe bien, nous devions sortir avant que ses espions débarquent !
- Mais attend Dai, je…
- Ah non ! Pas de protestation ! Nous avons une sorte en retard ! , insiste Dai en traînant la jeune fille hors de la chambre.
Procius regarde ses amis sortir de la pièce en riant.
Le Stratéguerre est assis sur son trône dans la salle de commandement du Camp de la Lune Noire, il est perdu dans ses pensées.
- « Je n’ai plus de nouvelle de Wishmaster, je n’ai pas eu besoin de rompre notre alliance. Mais je serais curieux de savoir qui l’a fait disparaître, Goldorak ? Un autre dirigeant d’un des royaumes démoniaque ? Quoi qu’il en soit, je me suis débarrassé d’un allié qui devenait embarrassant, de plus il menaçait de prendre trop de place dans mon empire. Il est regrettable qu’il n’ait pas eu le temps de me débarrasser de mon adversaire, cela…… »
Végalian est sortie de sa réflexion par un soldat.
- Que se passe-t-il ?
- Maître, une personne demande audience.
- Une audience ? À quel sujet ?
- Il prétend avoir conçu un robot capable de vaincre Goldorak.
- Soit, faites-le enter, je vais le recevoir.
Le soldat se recule puis se dirige vers la porte, il en revient un instant plus tard accompagner d’un humanoïde.
Végalian détail l’homme s’avançant vers lui, ce dernier lui est vaguement familier, mais il ne peut le jurer. Il a la peau bleue, des cheveux verts, des sourcils broussailleux, un masque respiratoire lui enveloppe tout le bas du visage. Il porte une redingote militaire rouge.
- Le professeur Kerod, annonce le soldat avant de s’écarter.
- Professeur Kerod, on me dit que vous avez conçu un robot qui serait, d’après vos dires, serait capable de vaincre Goldorak.
- C’est ce que je crois votre grandeur, répond le chercheur en s’inclinant.
- Et quelles sont vos motivations ?
Le professeur est un peu surpris par la question.
- La grandeur de Véga, mais aussi la récompense promise.
- La récompense ?
Le Stratéguerre réfléchit une seconde avant de reprendre.
- Ah oui ! Cela me revient, il y a quelque mois, j’avais fait une annonce que je récompenserais gracieusement celui qui concevra une machine capable d’anéantir Goldorak. Je tiendrais ma promesse si effectivement ta création nous débarrasse de notre adversaire.
Le chercheur met sa main droite dans sa poche intérieure, aussitôt les gardes saisissent leurs armes pour mettre en joue l’individu.
- Je veux juste montrer mes plans, ils sont sur un support de donnée dans ma poche, déclare Kerod.
Il sort de sa poche un rectangle multicolore, l’un des gardes du Stratéguerre attrape l’objet et l’introduit dans un lecteur sur le mur. Des plans apparaissent sur l’écran virtuel situé devant le trône.
- Je vous écoute professeur.
- Hummm, fait Kerod en se raclant la gorge. Mon projet est un Antérak de cinquante mètres pour un poids d’environ quatre cent quatre-vingts tonnes actionnés par un réacteur au Mythrillium qui alimentera aussi son armement.
- Nos réserves de Mythrillium sont pratiquement épuisées, nous avons perdu notre source de ravitaillement depuis la destruction de notre base sous-marine, annonce Végalian.
- Je sais tout cela Maître.
- En quoi allez-vous construire cette machine si je valide ce projet ?
- Avec les matériaux habituels, mais en les fondants avec un faible pourcentage de Mythrillium pour les renforcer.
- Et son armement ?
- Des lasers et des missiles au Lasernium.
- Du Lasernium !? Mais il y des décennies que nous avons utilisé nos dernières réserves !
- Cela est possible grâce au réacteur au Mythrillium et à un procédé de conversion énergétique de mon invention.
- « Un Antérak avec des armes au Lasernium, Goldorak ne pourra pas faire le poids ! Et même si cela n’est pas suffisant, il y a la flotte stationnée sur Orania qui en viendra à bout, pense le Stratéguerre. »
- Que pensez-vous de mon projet Maître ?
- J’en dis que j’autorise la réalisation de cet Antérak, mais pour cela, vous allez devoir vous rendre dans notre base sur Terre.
- Aucun problème votre grandeur.
- Je préviens le commandant Sog de votre arrivée, il vous fournira tous le matériel et la main-d'œuvre nécessaire !
- Merci Stratéguerre, fait Kerod en s’inclinant.
Au ranch du Bouleau Blanc, Vénusia sort de l’étable en portant deux sceaux de lait, machinalement, elle regarde le ciel nuageux.
- Voilà l’hiver qui revient, constate-t-elle tristement. Bientôt ce sera Noël, la guerre sera-t-elle finie ?
La femme est tirée de ses pensées par les hurlements de Banta.
- Chaud devant ! Poussez-vous !
Vénusia tourne la tête pour voir le vieux garçon de ferme, sur un tracteur, lui faisant de grands gestes pour qu’elle s’écarte de son passage. La femme fait deux pas en arrière a temps, le tracteur continu sa route alors que Banta continu de hurler.
- Tu pourrais faire attention où tu vas et freiner ! , crie Vénusia.
- Je voudrais bien, pleurniche Banta, mais j’ai pas de frein, je croyais qu’Eekaan les avait réparés.
Le vieux garçon s’agrippe au volant et le tourne pour éviter la jeep garée, le tracteur change de route, mais le volant lui reste dans les mains.
- Mais pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? , s’exclame-t-il.
- Coupe le contact, lui crie Vénusia.
- C’est quoi ce boucan ? , demande Mizar en sortant de la maison.
Des gloussements effrayés de poules, un bruit de bois brisé lui répond. Le tracteur a fini sa course folle dans le poulailler, Banta est tombé de l’engin, il a le volant autour du cou. Une poule est tranquillement en train de pondre au sommet de son sombrero.
Daisuke et Kohumé se promènent main dans la main autour du lac artificiel derrière le centre. La jeune fille soudain frissonne.
- Tout va bien ? , s’inquiète Dai.
- Oui.
- Tu es certaine ? Le docteur ne t’a rien dit sur ce que t’as fait l’espion ?
- C’est juste un frisson Dai ! Et puis, j’ai juste été assommé et attaché. Je n’ai rien eu de grave. Mon frisson est dû au vent frais.
Dai retire sa veste pour la déposer sur les épaules de la jeune fille.
- Monsieur joue au chevalier servant, plaisante Kohumé.
- C’est vrai, je n’ai pas vu passer le temps ni les saisons, l’hiver arrive déjà, répond le jeune homme les yeux plonger dans le lac.
Au centre de recherche spatial Procyon, Sayaka jette un regard à gauche puis à droite, elle vérifie que le couloir est bien vide et que personne ne la voit. Elle s’élance en direction de la porte de l’infirmerie et l’ouvre à la volée.
Le docteur sursaute en entendant le bruit de la porte puis se retourne.
- Précisez la nature et la cause de l’urgence médicale, fait-il.
- Pardon !? , s’étonne Sayaka.
- Rien, j’ai entendu cette phrase dans un film, je voulais essayer. Que puis-je pour toi Sayaka ?
La femme referme la porte puis se tourne vers le docteur avec dans les yeux une lueur sinistre. Le docteur fait un pas en arrière, il jette un regard vers le tiroir de son bureau où se trouve une arme, car il craint d’avoir en face de lui un de ses espions polymorphes.
- Doc, je voudrais savoir si vous avez fait des analyses de sang sur Procius !
- Oui, peut de temps après son arrivée. Pourquoi ?
- Je veux juste vérifier une chose, répond Sayaka évasivement.
- Son sang est parfaitement normal pour un métissage humano-euphorien.
- C’est justement le côté humain qui m’intéresse, déclare-t-elle avec un regard sinistre.
Le docteur dégluti avec difficulté.
Au même instant, Procius sort de la bibliothèque du village, il grimpe sur sa moto quand un frisson glacial travers tout son être.
- Brrrr, fait-il en se secouant. Quel drôle de frisson de mauvais pressentiment. La dernière fois que j’ai ressenti une telle angoisse, c’est sur Euphor après avoir brisé la boite à musique de ma mère. Je me demande ce que cela cache ?
Le prince enfile son casque et démarre sa moto pour rejoindre le centre.
Bien dissimulé sous la glace polaire de l’Antarctique, le commandant Sog finalise les derniers détails de son projet. Il utilise la console de son bureau pour cela.
- Oui ! Ce Golgoth sera parfait ! Goldorak aura beaucoup de soucis avec ce modèle ! Je suis certain qu’il vaincra le prince d’Euphor. Il faut que je parle de mon projet au Stratéguerre. Une telle machine ne peut éveiller que son intérêt.
Dans son esprit, le commandant imagine Goldorak explosant devant son Golgoth aux formes non défini, sa création n’est qu’une forme sombre.
- Commandant…
Sog sort de ses pensées, il voit, sur un coin de son écran, le visage d’un soldat.
- Quoi !?
- Une communication en provenance de la Lune Noire, annonce le soldat.
- Cela tombe à pic. Je prends dans mon bureau.
Le visage du soldat disparaît vite remplacer par le symbole de Véga en plein écran. Le logo disparaît et le visage du Stratéguerre surgit.
- Votre grandeur, commence Sog.
- Commandant, je vous annonce l’arriver du professeur Kerod, un scientifique, il vient pour construire un Antérak de son invention.
- Justement Maître, j’aimerais vous parlez de…
- Je veux que tu accèdes à toutes ses requêtes, il doit nous construire son robot le plus rapidement possible, donne-lui toute la main-d'œuvre et le matériel nécessaire pour cette tâche.
- Oui, je ferais ce que vous demandez…
- La victoire est proche !
Végalian coupe la communication. Les plans de la machine de Sog reviennent à l’écran. Le commandant serre les poings.
- Il ne m’a même pas écouté ! Qui est donc ce Kerod que le Stratéguerre m’envoie !?
- Nous aurions peut-être dû les prévenir de notre arrivée, fait Ukyo Nagïa.
- Et gâcher la surprise !? Ça ne va pas ! , répond Susumu Sawa.
Les deux hommes marchent sur la route qui conduit au ranch, tous deux ont quitté la capitale en train puis ils ont pris un car, mais ce dernier n’allait pas jusqu’au ranch, ils font donc le reste du chemin à pied. Ils portent dans leurs dos un sac à dos.
- Nous aurions pu au moins le contacter pour qu’elles viennent nous chercher au village, reprend Ukyo.
- Dans ce cas, il ne fallait pas venir avec moi ! Je ne t’ai pas forcé à ce que je sache !
- Regarde !
Nagaïa désigne quelque chose du doigt, Sawa regarde dans la direction, il voit à quelque mètre l’entrée du ranch du Bouleau Blanc.
- Nous y sommes enfin, soupire d’aise Ukyo.
Les deux hommes reprennent leur marche et s’engagent dans le chemin. Ils remarquent en avançant quelque chose de saugrenu, un tracteur est en plein milieu du poulailler. Sawa remarque aussi des traces de sol fraîchement retourné.
- J’ai l’impression que ça a chauffé dans le secteur, fait-il.
- Hein ? De quoi parles-tu ?
Ils arrivent devant l’habitation du ranch.
- Oh ! Y’a quelqu’un ? , hurle Ukyo.
Une tête sort brièvement d’une fenêtre au premier étage. Sawa jette un regard circulaire sur le ranch.
La porte du ranch s’ouvre brusquement.
- Ukyo !!!! , s’exclame Hikaru en se précipitant dans les bras du garçon.
- Eekaan n’est pas là ? , questionne Sawa.
- Elle ne doit se trouver vers le poulailler. Il y a eu un petit incident.
Susumu retire son sac à dos pour le poser avant de partir en direction de la volière endommagée. Quand il part, au même moment passe sur la route non loin la moto pilotée par Procius.
Sawa entend des bruits de voix en approchant, il voit des poules picorer le sol.
- Tu as réparé les freins oui où non ? , demande Mizar.
- Je vous assure qu’il fonctionnait, affirme Eekaan. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer.
- Alors comment expliques-tu ceci !? , dit Mizar en désignant le poulailler en miette et le tracteur.
- Je… Je ne sais pas…
- Banta s’en sort avec quelques bleus, c’est un miracle, cela aurait pu être beaucoup plus grave !
- J’en suis consciente ! Mais je vous affirme que les freins du tracteur fonctionnaient !
- Calmons-nous, intervient Vénusia. Il est possible que ce soit un petit « souvenir » de ces espions Eptaquelquechose.
- En effet, admet Mizar.
- Bonjour ! , lance Sawa.
Eekaan se retourne puis reste un moment sans bouger en voyant le jeune homme.
- Susumu ! , crie-t-elle en se jetant sur lui. Depuis quand es-tu ici ?
- Je viens d’arriver. Hikaru m’a dit qu’il y avait eu un accident.
- Oui, le tracteur est entré dans le poulailler. Va falloir réparer tout çà avant la nuit.
- Je ne suis pas très manuel, mais si je peux vous aider, propose Sawa.
- Ce n’est pas de refus, Banta est alité. Bon, va falloir que j’attelle des chevaux pour sortir le tracteur de là, déclare Mizar en se dirigeant vers l’écurie.
- Qu’est-ce que tu fais là ? , interroge Eekaan.
- Je suis venu avec Ukyo pour le week-end, nous voulions vous faire une surprise. J’espère que nous ne tombons pas à un mauvais moment ? , demande-t-il en regardant Vénusia.
- Pas de problème ! Mais vous allez être mis à contribution.
- Je n’y vois aucun inconvénient pour ma part, mais pour Ukyo, je ne peux pas me prononcer.
- S’il veut sortir avec ma nièce, il n’a pas le choix ! , déclare Vénusia.
- Pour l’instant, je n’ai trouvé aucune mention de la planète Orania dans nos bases de données, annonce tristement le professeur Ishabelle.
Le visage Stratéguerre affiche une légère déception.
- Je vais continuer les recherches, ajoute la femme.
- « J’espère que ce rêve était bien un souvenir et pas une création de mon esprit. Que je ne perde pas de temps, ni de ressources à la recherche d’une planète imaginaire ! , se dit Végalian. »
- Maître ? , fait timidement Ishabelle.
- Oui, continuez de fouiller les bases de données. Je veux savoir si cette planète existe ou a existé dans la nébuleuse de Véga.
Le Stratéguerre se dirige vers la sortie.
Le professeur Alcor marche dans les couloirs du centre, il cherche du regard quelque chose ou quelqu’un, il croise Gavin.
- Professeur, vous avez perdu quelque chose ? , demande le jeune homme.
- Oui, ma femme !
- Je l’ai croisé il y a quelque minute. Elle partait pour le centre photonique.
- Ah !? , s’étonne Alcor. Elle ne m’a rien dit. Je me demande ce qu’elle peut bien avoir à faire là-bas ? Pauvre Shiro.
Végalian arrive dans la salle de commandement entouré de ses gardes, il se dirige vers son trône où il prend place.
- Où en sont les préparatifs ?
Un soldat s’approche du trône.
- Tous les vaisseaux sont parés pour le décollage, annonce-t-il.
Le Stratéguerre serre les crânes représentés aux extrémités des accoudoirs de son siège.
- « Pourvu que je ne commette pas une erreur monumentale en envoyant ses navires dans la nébuleuse, se demande-t-il. »
Le soldat reste figé devant le trône. Végalian actionne son écran virtuel.
- Que la flotte décolle ! , finit-il par ordonner.
Le soldat court rejoindre son poste pour transmettre l’ordre. Quelque seconde après, sur le moniteur virtuel, le Stratéguerre contemple un ensemble de vaisseaux quittant les plots d’amarrage, en forme de gros champignon, partant à la recherche d’Orania.
Le prince d’Euphor arrive au ranch au volant d’un véhicule du centre, il voit du monde attrouper autour du poulailler. Il descend du véhicule pour rejoindre le groupe.
- Qu’est-ce qui est arrivé ? Les poules ont en eues assez de leur logement ? , plaisante Procius.
- Un accident, répond Mizar.
- Banta est entré en collision avec le poulailler alors qu’il conduisait le tracteur, annonce Eekaan tristement.
- Il est possible que les freins aient été sabotés lors de la visite des espions de Véga, précise Vénusia.
- Et comment va Banta ? , interroge Procius en réalisant que ce dernier est absent.
- Bien, il fait la sieste ! , lance Sawa en surgissant en portant des planches.
- Il en a de la chance, ajoute Ukyo arrivant lui en portant des morceaux de bois.
- Je ne savais pas que vous aviez des invités, remarque le prince.
- Des invités qui doivent travailler en plus !
- Celui qui se plein n’a pas le droit au sandwich ! , lance Vénusia en arrivant avec un plateau. Ni à ma nièce !
- Qu’est-ce que tu veux dire ? , demande Hikaru portant des boissons.
- Oui ! Qu’est-ce que tu veux dire !? , fait Mizar en levant un marteau.
Une soucoupe survole la glace de l’Antarctique, sa proue évoque une tête de chat alors que le reste ressemble au corps d’un poisson. Une ouverture apparaît dans la banquise.
Assis derrière son bureau, le commandant Sog voit disparaître la soucoupe dans l’ouverture.
- Voilà ce Kerod. Il faut que j’aille l’accueillir comme il se doit, fait-il à contrecoeur en se levant.
Une tribune a été dressée dans un hangar en forme de dôme sur la planète Euphor. Le roi Actarus y prend place en compagnie de sa sœur. Le dôme est séparé en deux par un gigantesque rideau.
- Que venons-nous faire ici ? , demande Phénicia en s’asseyant.
La reine remarque des militaires et des ingénieurs ont pris place dans les rangs inférieurs.
- Nous venons pour une inauguration, répond Actarus en s’installant sur son siège.
- Qu’est-ce que tu m’as encore caché ?? , fait sa sœur en le regardant avec des yeux perçants.
- Mais rien du tout. Tu devrais t’occuper un peu plus des affaires de la cour.
- C’est ce que je fais déjà !
- Sauf pour le domaine militaire, remarque-t-il.
- C’est pour les garçons ce genre de chose !
La voix du chambellan se fait entendre dans le système de sonorisation alors qu’il se tient devant le rideau.
- Vos Majestés, messieurs les dignitaires, nous sommes ici afin d’assister au lancement du nouveau bâtiment de défense planétaire.
Des militaires applaudissent.
- Je suis fière de vous présenter le bombardier Xanta, reprend le chambellan.
Le rideau s’écarte pour dévoiler le bâtiment de guerre. Le vaisseau est de profil, la teinte de sa carlingue est gris foncé. L’avant ressemble a une tête et à un long cou de tortue, son arrière est imposant et assez carré deux ailes y sont fixées.
Le sommet du dôme se sépare, en iris, pour s’ouvrir, le chambellan se dirige vers la tribune rapidement.
Les propulseurs ventraux du bombardier crachent des jets de flamme bleutée un instant en s’allumant. Une fois à leur puissance, les propulseurs soulèvent l’imposant vaisseau qui effectue une légère rotation pour se placer de face révélant ainsi le positionnement en X de ses ailes.
Phénicia se tourne son frère en planquant une main dans ses cheveux pour éviter qu’ils lui recouvrent le visage à cause du souffle du vaisseau.
- C’est le nouvel armement ?
Actarus suit du regard la montée du bombardier dans les airs, ce dernier est sur le point de quitter le hangar.
- Hé ! Tu réponds à ma question ! , insiste la reine.
Le commandant Sog se tient droit dans le hangar où vient de se poser la soucoupe, poisson-chat, transportant le professeur Kerod. Un rayon jaune apparaît au niveau du menton, une forme humanoïde descend lentement dans le cône lumineux. Une fois ses pieds en contact avec le sol, Kerod fait un pas en avant pour sortir du rayon qui se volatilise instantanément.
Sog effectue le salut Végan, le professeur lui répond.
- Soyez le bienvenu dans notre base terrienne, déclare le commandant.
- Merci, j’ai hâte de me mettre au travail, répond Kerod avec excitation.
- J’ai bien reçu votre demande de fourniture. En ce moment même tout est transporté dans l’un de nos hangars d’assemblage.
- Et l’alliage ?
- Notre fonderie est en train de le produire suivant vos recommandations.
Les yeux du professeur se plissent de façon significative, il est facile de deviner qu’il sourit sous son masque respiratoire.
- Quelle efficacité ! Je suis enchanté de pouvoir collaborer avec vous à la victoire de l’empire, fait Kerod.
Une étrange lueur passe une fraction de seconde dans le regard de Sog.
- Si vous le permettez, je vais vous conduire personnellement à vos quartiers avant de vous diriger vers votre hangar d’assemblage.
- Merci commandant. Je vous suis.
Sog se retourne puis se dirige vers un petit véhicule surmonté d’une sphère. Le commandant à un léger sourire au coin de la bouche. Quand il arrive devant le véhicule, la sphère s’ouvre pour le laisser pénétrer, une seconde plus tard c’est le professeur Kerod qui s’installe dans le véhicule, la sphère se referme. Le véhicule s’élève légèrement du sol puis se déplace par sustentation vers la sortie.
Sayaka est dans l’un des ateliers du centre de recherche photonique en compagnie de Shiro. Elle tient dans les mains un ordinateur de poche.
- Je peux savoir pourquoi des travaux de réparation ont été nécessaires dans ce hangar ?
- Le pan nord a été endommagé quand nous avons subi une attaque de Véga, bredouille Shiro.
Ils passent dans un autre hangar vide.
- Tiens, Great n’est pas là ? , s’étonne la femme.
- Non, Tetsuya est Jun sont parti hier. Même Bélier est rentré chez lui ce matin, mais ils ont dit qu’ils allaient revenir et que l'on pouvait les appeler si besoin.
Sayaka pousse un soupir las.
- Je les comprends, moi aussi, par moment, j’aimerais que cette guerre soit terminée et pouvoir retourner à la NASA finir le projet sur lequel je travaillais, fait-elle la tête baisser.
- Je suis certain que la fin du conflit est proche, déclare Shiro en posant une main amicale sur l’épaule de la femme.
Sayaka se redresse et plante ses yeux dans celui de l’homme.
- Ce n’est pas en étant gentil que tu échapperas à mon inspection !
Shiro recule et retire sa main.
- Mais… pas du tout, c’est juste que…, bredouille-t-il en agitant les mains en signe de négation.
Un petit astéroïde poursuit sa course folle dans la nébuleuse de Véga quand il explose sans raison, ses débris se répandent dans le vide spatial alors que la flotte envoyée par le Stratéguerre se matérialise dans cet espace. Un par un les vaisseaux apparaissent comme par magie. Une fois la flotte au complet, les bâtiments se séparent pour partir dans des directions différentes.
Le professeur Kerod explique les plans de sa machine aux ingénieurs de la base Antarctique, il leur explique aussi ce qu’il attend d’eux. Le commandant Sog observe la scène par une baie d’observation située en hauteur.
- Allez-y professeur Kerod. Donnez vos instructions, nous verrons bien si votre robot parviendra à vaincre Goldorak. S’il y arrive, je serais le premier à vous féliciter, mais s’il échoue, je n’hésiterai pas à transmettre mon propre projet au Stratéguerre. J’ignore qui de nous deux recevra « les lauriers de la victoire » comme disent les humains, mais il est inconcevable que vous ayez une deuxième chance !
Plus bas, Kerod a fini son exposé, les ingénieurs se séparent pour rejoindre leurs postes, les énormes chaînes de fabrication et de montage se mettent en mouvement.
Le commandant Sog reste une minute à regarder, par la baie vitrée, le spectacle puis il tourne les tallons.
Le professeur Kerod prend dans ses mains un morceau de métal fraîchement fondu que lui tend un ouvrier. Aussitôt, il se dirige vers un analyseur moléculaire pour contrôler la fiabilité de l’alliage.
Les yeux du professeur Ishabelle lui piquent, cela fait des heures qu’elle effectue des recherches sur sa console. Sa vision commence à se troubler.
- Je crois bien que c’est le moment de faire une petite pause !
La femme s’étire sur son siège puis se lève, elle traverse la pièce pour rejoindre son bureau. Ishabelle ouvre un tiroir pour en sortir un sachet argenté.
- Je vais devoir me contenter encore une fois d’une ration de survie, soupire-t-elle en regardant le sachet.
Elle replonge une main dans le tiroir pour en sortir une sorte de chope. Elle verse le contenu du sachet dedans puis se dirige avec le récipient vers une paroi dans laquelle se trouve une ouverture.
- Eau chaude, température trente-sept cenptrion.
Un bip puis une lumière clignotent au-dessus de l’ouverture. Le professeur Ishabelle place la chope dans l’ouverture puis un liquide chaud en coule.
- Stop !
Le liquide cesse de couler, elle retire la chope de l’ouverture pour en sentir les effluves.
- Même si l’odeur est parfaite, rien ne remplace un vrai Gubayon en purée, déclare-t-elle.
Ishabelle boit une gorgée de cette étrange boisson en regagnant la console sur laquelle elle travaillait. Machinalement, elle s’installe sur le siège et pose la tasse sur le rebord de la console. Quand son regard revient sur le moniteur, elle ouvre sa bouche en grand tout comme ses yeux. Elle relit plusieurs fois le premier mot sur la ligne.
- J’ai failli passer à côté. Orania, planète légendaire située dans la nébuleuse de Véga. Elle est le berceau de nombreuse légende. Sa position supposée est inconnue, il est fort probable que cette planète ait disparu ou n’a jamais existé. Aucune trace formelle de son existence n’a été trouvée dans aucun monde répertorié par l’empire à cette date.
Le professeur regarde la date de cette entrée.
- Cela remonte à plus de deux cents ans ! Je ne pense pas que ce sont les informations qu’attendait le Stratéguerre, mais au moins j’ai découvert quelque chose.
Ishabelle copie cette information dans un autre dossier.
- Allez ! Courage ! Je dois continuer, lance-t-elle pour se motiver en reprenant une gorgée.
Au ranch du Bouleau Blanc, Mizar finit de planter un clou dans une planche. Il s’essuie le front tout en ayant conservé le marteau dans sa main.
- Et voilà, c’était le dernier ! , annonce-t-il.
- Dite, je croyais que nous devions juste la réparer pour la nuit, remarque Eekaan.
- Oui. Pourquoi ?
- J’ai comme l’impression qu’en réalité nous venons d’en faire une neuve et plus grande !
Mizar se recule.
- Je crois que tu as raison ! , confirme-t-il en passant un index sous son nez.
Procius est assis avec les autres autour de la nouvelle volière. Ukyo et Sawa sont complètement épuisés, leurs doigts sont gonflés, car ils se sont donnés un nombre incalculable de coups de marteau dessus sans parler des clous tordus ni des pointes enfoncées dans leurs chairs.
- Ces gars de la ville, ça ne tient pas au grand air, plaisante Dai.
Ukyo jette un regard au garçon, il ouvre la bouche, mais il n’a pas la force de répondre.
- Allez les jeunes ! , lance Mizar en rangeant les outils. Vénusia et Hikaru nous mijotent un bon petit repas qui va vous requinquer !
Eekaan se lève d’un bond.
- Je vais en profiter pour prendre une bonne douche, annonce-t-elle. Vous feriez bien d’en faire autant avant de passer à table !
Sawa et Nagaïa agitent une main molle en répondant en cœur de la même façon par la positive. La jeune fille leur jette un regard consterné avant de partir en direction de l’habitation.
Procius se lève et s’étire.
- Je vais vous laisser, annonce-t-il.
- Ah non ! , s’exclame Mizar. Tu restes mangé avec nous ! Sauf si Véga veut s’inviter à notre table !
- Bien bien.
- Hé Procius, lance Dai. Tu m’aides à relever ses deux mollusques pour les amener jusqu'à la maison ?
Daisuke désigne avec un pouce, Ukyo et Susumu qui somnolent l’un contre l’autre, appuyé dos à dos.
- Je crois qu’on aurait aussi vite fait de les déposer dans une brouette, plaisante le prince.
- C’est une idée !
À bord de l’un des navires envoyés dans la nébuleuse par le Stratéguerre, son capitaine contemple le champ étoilé s’étendant infiniment devant lui. Ce capitaine porte sur la tête une vieille casquette fatiguée le faisant ressembler à un vieux capitaine de la marine marchande terrienne, mais la ressemblance s’arrête là. En effet, il a une peau de teinte olive, sur son visage à la place du nez se trouve des sortes de branchies bougeant au rythme de sa respiration.
- La nébuleuse de Véga, soupire le capitaine. Cela me fait étrange. Me voici revenu à mon point de départ. Qui m’aurait dit il y a plusieurs décennies que je reviendrais ici avant que je ne parte avec le Stratéguerre dans sa mission de conquête.
Personne sur la passerelle ne prête attention au dire du capitaine perdu dans ses souvenirs.
- À cette époque, je n’étais qu’un simple soldat de seulement dix-huit années. J’avais quitté ma planète pour entrer dans les forces de l’empire comme l’avait fait mon père avant moi et son père avant lui. Lentement j’ai gravi les échelons, plusieurs fois j’ai cru mourir en mission, mais finalement, je fus remarqué par mes supérieurs, je reçus des décorations et récompense pour commencer, puis mon grade augmenta pour arriver à celui que je porte actuellement.
- Hum… Capitaine, hasarde un soldat.
- Quoi ?
- Quel cap devons-nous prendre ?
- Droit devant dans la mer d’étoile ! Je me demande pourquoi nous sommes revenus dans la nébuleuse pour l’explorer alors que nous en sommes issus, tout cela pour venir chercher une planète inconnue que nous ne sommes pas sûrs de découvrir.
- Orania, planète mythique, lit le professeur Ishabelle penché sur sa console. Ce monde serait situé dans la nébuleuse de Véga. D’après certaines légendes, ce monde serait le berceau de la première famille impériale de Véga. D’autres textes affirment que l’empire de Véga en entier viendrait d’Orania et serait venu s’installer sur Stykadès pour une raison inconnue. L’emplacement de ce monde nous est toujours inconnu pour le moment.
Ishabelle s’étire sur son siège.
- Cela aurait été trop beau, lance-t-elle en regardant la date sur l’écran. Au moins, c’est plus récent, ce rapport date d’environ cent ans.
La femme copie le document dans un autre dossier où elle place ses découvertes, puis elle se tapote les épaules.
- Continuons ! , lance-t-elle en serrant ses poings pour se donner du courage.
Actarus et Phénicia soupent dans une petite salle du palais, sur la table un plat de viande trône à côté du dessert. La reine porte une coupe à sa bouche, elle en boit une gorgée puis repose le récipient avant de prendre la parole.
- Je sais que je ne suis pas une experte dans le domaine militaire, mais j’aimerais que tu me donnes ton avis sur notre défense planétaire.
Actarus s’essuie la bouche avant de répondre.
- Que désires-tu savoir ?
- Pour être franche, crois-tu que ce bombardier Xanta peut à lui seul assurer notre défense ?
- Nous avons aussi les chasseurs qui patrouillent déjà la nébuleuse, ainsi que nos satellites et station d’observation.
- Actarus ! Je veux une réponse franche !
- Malgré tous nos efforts en défense, si une flotte importante nous attaque, nous ne pourrons pas faire le poids.
- Je comprends, la planète commence à peine à redevenir vivable que tous les efforts ne puissent être investi dans la défense.
- Exactement ! Ce bombardier n’aurait jamais vu le jour si Véga n’était pas réapparue ! Euphor n’a aucun ennemi dans la nébuleuse.
- Ce bombardier est-il vraiment le dernier armement créé par nos ingénieurs ? demande Phénicia en plongeant ses yeux dans ceux de son frère.
Actarus boit calmement une gorgée avant de répondre.
- En effet c’est la dernière création de nos ingénieurs.
- Tu peux me le jurer ?
- Mais qu’est-ce qui te prend ? Si cela te fait plaisir, je peux te l’affirmer.
- D’accord. « Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai du mal à le croire. »
Le commandant Sog marche dans l’un des couloirs de la base Antarctique, il marque une pause avant de pénétrer dans le hangar de montage.
- Je vais rendre une petite visite de courtoisie au professeur Kerod avant d’aller me coucher, histoire de voir s’il progresse.
Un sourire en coin se dessine le visage du commandant accompagné d’un éclat cruel dans le regard.
Sog fait un pas en avant, les portes s’ouvrent, aussitôt son visage change, il affiche une grande stupeur. Il voit sur la chaîne d’assemblage l’ossature d’un robot géant.
- Ha ! Commandant ! Je suis surpris de vous voir, lance la voix de Kerod.
Sog tourne la tête pour voir arriver le professeur.
- Je venais vous rendre une petite visite avant de me retirer dans mes quartiers.
- C’est très aimable.
- Vous n’avez besoin de rien ?
- Non, comme vous le voyez, tout ce passe bien pour le moment.
- Je… Je suis surpris par votre rapidité de travail, félicite Sog en désignant l’ossature.
- C’est grâce au matériel et au personnel que vous m’avez fourni, répond Kerod en souriant.
- J’en suis ravi. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps.
Le commandant pivote puis prend la direction de la sortie, une fois seul dans le couloir et les portes refermées derrière lui, Sog frappe du poing la cloison.
- Mais d’où sort-il !? Comment peut-il déjà avoir fabriqué cela en si peu de temps !?
- Ne cherchez pas commandant ! , annonce une voix.
Sog tourne la tête à gauche puis à droite, il est seul dans le couloir.
- Qui est là !?
Un rire fantomatique résonne dans le couloir.
- Ce n’est pas drôle ! Montrez-vous ou j’alerte la garde.
- Alertez, qui vous souhaitez, mais vous ne changerez rien !
La voix semble se tenir en face du commandant.
- Qui que vous soyez ! Sachez que les forces de Véga vous tueront !
- Me tuer!!!! Ha ! Ha ! Ha ! Mais je suis déjà mort dans votre chronologie, je ne suis pas encore née dans d'autres.
- Je ne comprends rien à ce que vous racontez !
Un visage ou plutôt un masque argenté translucide apparaît devant les yeux du commandant. La moitié du masque montre un visage joyeux alors que l’autre affiche de la tristesse.
- C’est pourtant dommage commandant Sog.
- Qui êtes-vous ?
- Je vais devenir, je suis et j’étais Chronaris.
- Chronaris, répète le commandant. Ce nom m’évoque quelque chose, mais je ne serais dire quoi !
- Ne cherchez pas. N’interférez pas dans le travail de Kerod. Il ne vous gênera en rien dans l’avenir.
- Et comment pouvez-vous le savoir !? , demande Sog en riant.
- Je le sais, car je suis Chronaris.
Le masque disparaît. Le commandant fouille le couloir des yeux, il constate qu’il est toujours seul.
- Suis-je en train de devenir fou ??
Le commandant prend la direction de ses quartiers en marchant rapidement.
- « Chronaris ! Chronaris ! J’ai déjà entendu ce nom ! Il faut que j’en aie le cœur net ! »
Dès qu’il arrive dans ses quartiers, Sog se précipite vers sa console informatique pour y entrer le nom qui le préoccupe, une fiche sommaire apparaît sur le moniteur. Le commandant la parcourt rapidement.
- Décéder ! Décéder ! Mais que m’arrive-t-il !? , s’exclame-t-il en se prenant la tête entre les mains. Maintenant que je fais plus ces étranges cauchemars avec cette tortue géante, voilà que je suis visité par un fantôme !!!!
Un somptueux repas s’étale sur la table de la salle à manger du ranch du Bouleau Blanc. Autour de la table, tout le monde mange et parle. Kohumé est venue se joindre au repas alors que Banta semble parfaitement remis de son accident vu la quantité de nourriture qu’il ingurgite. Ukyo Nagaïa et Susumu Sawa semblent avoir repris un peu d’énergie avec l’aide d’une bonne douche et de la nourriture dans leurs assiettes. Procius éclate de rire avec Mizar.
- Si si ! Je t’assure ! Si tu avais pu voir le visage de ta mère a cet instant ! , articule difficilement Mizar dans son fou rire. Le pire était le visage d’Alcor qui …
- Mizar ! Ça suffit ! , intervient Vénusia. Tu ne devrais pas lui raconter ce genre de chose.
- Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu crains que je raconte ce que tu comptais faire avec Actarus durant ce temps là ?
- Idiot ! Tu n’étais qu’un gamin à cette époque ! Tu n’as pas tout compris sur le moment.
- Allez, calmez-vous, intervient le prince en riant. J’avais déjà entendu cette histoire.
- Ah ! Tu vois ! , s’exclame Mizar.
- Mais je dois admettre que certains détails manquaient dans ma version, ajoute Procius en se retenant de rire.
Vénusia croise les bras et reste muette.
-« Mizar, tu parles trop par moment. J’espère que…, pense-t-elle. »
Autour de la table, personne n’a fait attention à la petite colère de Vénusia, les conversations ont continué leur cour.
- Et ton travail ? , demande Hikaru.
- Pour l’instant je m’occupe juste de l’algorithme de compilation, répond Ukyo. Il faut bien débuter par quelque chose.
- Oui, et cette fois ce n’est pas une société dirigée par Véga.
Ukyo se fige et laisse tomber sa fourchette, il tourne un visage décomposé vers la jeune femme.
- Ne parle pas de malheur ! , dit-il lugubrement avant d’éclater d’un rire moqué.
Hikaru lui donne une pichenette sur le front.
- Imbécile !
Dai a légèrement les joues rouges, la coloration augment encore après qu’il ait bu une coupelle de Saké.
- Dai, tu bois trop ! , lui reproche Kohumé assise en face de lui.
- … je suis heureuse d’être ici sur Terre, déclare Eekaan. Cela m’a permis de te rencontrer, qui sait ce que je serais devenu maintenant.
- Moi aussi, je remercie le destin de nous avoir réunis. Je souhaite juste que nous puissions vivre heureux ensemble à la fin de cette guerre.
Daisuke se lève de sa chaise en titubant légèrement.
- Chers amis ! , lance-t-il. Je voudrais remercier quelqu’un ce soir !
Les conversations cessent et les regards se dirigent vers le jeune homme.
- Si nous pouvons être tous réunis ce soir autour de cette table dans la joie et la paix, c’est grâce à notre prince d’Euphor, Procius ! Je porte un toast en l’honneur de cet homme sans qui tout ceci ne serait possible !
Dai lève sa coupelle. Les autres convives lèvent leurs verres.
- À Procius !!! , font-ils en cœur.
Daisuke approche sa coupelle de ses lèvres, mais aucun liquide n’en coule. Il regarde le récipient avec un regard surpris.
- Merci à tous, dit le prince humblement.
- Ne soit pas timide ! , repend Dai. Tu es un héros ! Tu devrais avoir ta chanson comme tout héros qui se respecte !
- Je ne suis pas héros, précise le prince. Vous m’aidez dans cette tâche.
- D’ailleurs, je vais chanter une chanson.
- Oh non ! Mais il est ivre ! , s’exclame Kohumé.
- « Procius toi dans ton Goldorak.
Tu n'as jamais peur de rien.
Quand l'armée de Véga attaque.
Tu lances tes fulguro-poings.
Toi, le Prince de l'espace
Le champion de la Terre
Tu te moques des menaces
Avec ton rétro laser
Procius toi dans ton robot
Tu décolles à l'aventure
Tu détruis les vilains oiseaux
À coups de Cornofulgure
Toi, le Prinche de l'esssspache
Chevalier à la rose
Tu te moques des rapaches
Quand tu … »
Daisuke s’affale sur sa chaise et se met à ronfler.
- Je crois bien que c’est le moment de mettre Dai au lit, constate Vénusia.
- Je m’en occupe, répond Mizar en se levant.
- Je vais t’aider à le porter, ajoute le prince.
- C’est étrange, fait Ukyo. Mais j’ai l’impression d’avoir déjà entendu cette chanson quelque part.
- À quelque mot prés, ajoute Hikaru en souriant.
- C’est possible.
Dai quitte la salle soutenue par son père d’un coté et le prince de l’autre.
- C’est la première fois que je le vois ainsi, déclare Procius.
- Moi aussi, j’espère qu’il n’a pas hérité des gênes de son grand-père, répond Mizar.
- Et pourquoi donc !? , s’étonne le prince.
- Ouh là ! Ce serait trop long ! , fait simplement Mizar en posant un pied sur la première marche de l’escalier conduisant à l’étage.
Il fait nuit noire, quand une voiture de sport jaune se gare dans le centre de recherche Procyon. Sayaka en sort puis se dirige vers l’entrer, en chemin elle croise un des agents de sécurité faisant sa ronde.
- Bonsoir madame. Puis-je connaître votre autorisation ?
La femme tend une de ses paumes, le garde y dessine un signe avec son index. Puis c’est au tour de Sayaka de dessiner quelque chose dans la paume de l’homme.
- Merci. Bonne soirée, fait le garde en reprenant sa ronde.
La femme regarde l’agent s’éloigner puis se dirige vers l’entrer du centre. Depuis l’intrusion des espions dans le centre et le ranch, un système de contrôle a été mis en place. Il ne s’agit pas d’un code n’y d’un mot de passe à donner, car cela peut-être découvert assez simplement en espionnant les allés et venue, mais de différents idéogrammes a dessiné avec son index sur la paume de l’autre. Ce moyen étant plus difficile a pisté.
Finalement, Sayaka entre dans la chambre qu’elle occupe avec son époux. Alcor l’attendait en lisant un roman de science-fiction dans le lit.
- Te voilà, fait-il. Je commençais à me faire du souci.
- J’en ai eu pour plus longtemps que je ne pensais à centre photonique.
- Tu n’as pas trop malmené mon frère ?
Sayaka se dirige vers le cabinet de toilette, le bruit de l’eau s’écoulant de la douche se fait entendre.
- Disons que dans l’ensemble, je suis d’accord avec tout ce qu’il a fait.
- Tu aurais pu me dire où tu allais, lance Alcor.
- Quoi !? Je n’entends rien, je suis sous la douche.
Le professeur Alcor replonge dans son livre, quelques minutes plus tard, son épouse sort de la douche en pyjama, elle se glisse entre les draps puis éteint la lampe de son côté du lit avant de se tourner. Alcor pause son livre.
- J’ai fait quelque chose de mal ?
- Pourquoi demandes-tu cela ?
- En général quand tu te couches directement sans me raconter ta journée c’est que j’ai fait une bêtise.
- Je suis juste épuisée par cette journée.
- Si tu le dis.
Alcor pose son bouquin sur la table de chevet puis il retire ses lunettes qui viennent rejoindre le livre.
- Bonne nuit.
Aucune réponse de sa femme. Le professeur ferme la lumière puis s’étend dans le lit.
Il ferme les yeux et repense à un incident le matin même, il se trouvait au détour d’un couloir quand il a vu son épouse sortir de l’infirmerie. Sa femme regardait si personne ne l’avait vu sortir dans le couloir, mais elle ne l’a pas vue, car il se trouvait loin derrière une plante. Une fois Sayaka hors de vue, Alcor se rend à l’infirmerie, quand il entre dans la pièce, il trouve le docteur visiblement perturbé.
- Doc, vous allez bien ?
- Oui, oui, juste un peu de fatigue, répond le médecin.
- Je viens de voir Sayaka sortir d’ici.
Alcor n’en est pas certain, mais il jurerait avoir vu le visage du docteur blêmir un bref instant.
- Sayaka va bien ? Elle était souffrante ?
- Oui, non, ne vous inquiétez pas, elle est en parfaite santé, bafouille le docteur.
- Que voulait-elle ?
- Elle voulait vérifier quelque chose au sujet de Procius, répond évasivement le médecin.
- Au sujet de Procius !?
Alcor n’a pas réussi à en savoir plus, car le docteur à couper court à la conversation en déclarant qu’il avait des analyses à effectuer.
Dans son lit, le professeur se tourne sur le côté pour chercher le sommeil.
Allongé dans son lit, le Stratéguerre semble dormir paisiblement, mais en détaillant son visage, celui-ci affiche une grande concentration.
Végalian se revoit dans la pièce affichant une carte stellaire en compagnie du Grand Stratéguerre. Il voit clairement la carte affichant la nébuleuse de Véga, mais dès que l’image grossit pour afficher la planète Orania, tout devient flou. Plus son esprit se focalise sur la planète moins il voit son emplacement. Soudain dans son rêve, Végalian voit passé le visage réjoui d’une jeune femme aux cheveux marron.
- Végalia !! , hurle-t-il en se réveillant.
Le Stratéguerre tend une main en direction du plafond comme pour saisir quelque chose, ses yeux sont grands ouverts, quelques gouttes de sueur perlent sur son front.
Quelque part dans le ranch du Bouleau Blanc, un coq chante son ode au soleil.
- Aie aie aie, fait Daisuke en quittant son lit.
Le jeune homme marche difficilement vers la sortie de sa chambre pour se rendre dans la salle de bain.
- J’ai un de ses maux de tête, se plaint-il.
Il arrive dans la salle de bain, retire ses vêtements avant de s’engouffrer dans la cabine de douche.
Le professeur Ishabelle somnole sur sa console, sur le moniteur, les informations continuent de défiler lentement. Elle n’entend pas la porte de son laboratoire qui s’ouvre.
Elle sursaute quand une main se pose sur son épaule. La femme sursaute et tourne la tête, elle découvre le visage de Végalian.
- Straté-guerre, fait-elle en se redressant. Je ne…
- Qu’avez-vous découvert sur Orania ?
- Rien de plus malheureusement.
- Cessez vos recherches pour le moment et allez vous reposer.
- Vous êtes certain que…
- Je peux vous l’ordonner.
- Oui… Euh… Je vais regagner mes quartiers, je reviendrais aussitôt après mettre reposé.
- Voilà qui est mieux, il faut que vous soyez en pleine possession de vos moyens pour découvrir des informations sur Orania.
- Oui Maître.
Le Stratéguerre retire sa main puis avant de se retourner, il a fait deux pas vers la porte quand le professeur élève la voix.
- J’ai découvert cette nuit que la planète Orania a bien existé ou existe encore, mais aucune information sur sa localisation.
Végalia continu sa route.
- Ce n’est rien, je suis certain que nous localiserons cette planète bientôt.
Le professeur voit le Stratéguerre sortir de son laboratoire, elle aperçoit furtivement les gardes rapproches entourer Végalian avant que la porte ne se referme.
Daisuke sort de la salle de bain dans un peignoir, il tombe nez à nez avec Vénusia qui porte un plateau.
- Je t’ai préparé cela, fait-elle. C’est bon pour ce que tu as, et dépêche-toi ou tu vas être en retard pour ta patrouille !
Sa tante lui colle dans le plateau dans les mains, puis elle s’éloigne. Dai jette un regard sur le contenu du plateau avec dégoût, car il contient un bol de riz ayant une drôle de teinte verte ainsi qu’un verre avec un liquide blanc sur lequel flotte un jaune d’œuf.
- Et elle veut que j’avale çà !! Rien qu’à le regarder, j’ai envie de vomir !
Le jeune homme se dirige vers sa chambre en traînant les pieds.
Le commandant Sog entre dans le hangar d’assemblage occupé par le professeur Kerod. Sog se fige dès qu’il met un pied dans le hangar, en face de lui se tient un robot gigantesque, le plus grand qu’il n’a jamais vu et complètement noir.
- Alors ! Qu’en pensez-vous commandant ? , demande le Kerod en se dirigeant vers lui avec un large sourire.
- Vous avez déjà achevé la construction de cette machine !? , s’étonne le commandant.
- Exceptionnel n’est-ce pas ?
- Comment… comment avez-vous fait pour accomplir une telle chose en une journée ?
- Grâce à votre aide ! Le personnel et le matériel que vous m’avez fourni ont permis un tel miracle.
- Même avec tout cela, personne n’a jamais construit un Antérak ou un Golgoth en un jour à ma connaissance !
- Je dois reconnaître que cette journée m’a paru très longue, j’ai l’impression d’avoir travaillé toute une semaine et je ne suis pas le seul dans ce cas, vos hommes ont la même sensation, mais nous sommes fiers du résultat obtenu.
- Je ne peux vous féliciter pour ce résultat fulgurant, maintenant vous devez procéder aux tests ainsi qu’aux réglages définitifs…
- Il est pleinement opérationnel déjà, nous avons déjà fait tout ceci !
- Quoi !? Mais quel est votre secret ?
- Beaucoup de travail commandant, là est le secret ! , répond Kerod en souriant.
- Dans ce cas, vous affirmez que ce robot peut-être envoyé au combat ?
- Il est prêt à combattre l’ennemi pour lequel il a été conçu.
- Soit ! Mais il vous manque le pilote, sauf si vous avez l’intention de la piloter vous-même ?
Le professeur dirige son regard vers la tête de sa création.
- Il a déjà un pilote.
Le commandant porte son regard au même endroit. Il devine une forme dans le poste de pilotage situé au niveau des yeux.
- Qui est-ce ?
- Vous l’ignorez !? , s’étonne Kerod. Pourtant, il m’a affirmé qu’il faisait parti de vos troupes.
Sog travers une partie du hangar pour voir qui se tient dans le cockpit, arrivé vers la moitié de la construction, il se fige sur place. Il distingue un masque à double face. Le professeur la suivit, le visage légèrement inquiet.
- Vous le connaissez ? , s’empresse de demander Kerod.
- Oui, répond laconiquement le commandant.
- Je suis soulagé, soupire le professeur.
Daisuke semble être légèrement nauséeux quand il arrive au centre, il se dirige vers les vestiaires pour revêtir sa combinaison de vol. Une fois en tenu, il saute dans la capsule qui va le conduire à son appareil, les mouvements de la cabine lui retournent l’estomac.
- Je crois que je vais rendre le petit déjeuner de Vénusia. D’ailleurs, je ne sais même pas si j’ai eu raison de l’avaler, j’ignore ce que c’était, fait-il en oubliant que la radio de son casque était ouverte.
- Un problème Dai ? , demande Alcor dans le système de communication.
- Tout va bien, répond le jeune homme.
- Ce n’est pas l’impression que cela donne. Faut pas abuser du saké quand on ne le supporte pas, ironise le professeur.
- Je n’ai pas abusé du saké ! Et comment vous savez cela !?
Dai saute de la capsule pour atterrir dans le poste de pilotage d’Alcorak.
- Procédure de décollage, annonce Alcor.
Le volet de l’aire de lancement de la navette commence à se soulever. Daisuke commence à faire ses vérifications.
- Alcorak paré !!!
- Autorisation de décoller !
- Alcorak Go !
- Vu ton état, ajoute Alcor. Essaie de ne pas l’abîmer.
- Oh ! Ça va ! Je vais bien !
Uniquement pour embêter son monde, Dai fait semblant de perdre le contrôle de son appareil, celui-ci pique puis remonte en flèche pour finir sur le dos avant de reprendre un vol tranquille. À bord, Daisuke une teinte verdâtre.
-« Je n’aurais peut-être pas dû, pense-t-il. »
Le commandant Sog est assis sur son siège dans la salle de commandement de la base Antarctique, debout à côté de lui se tiens le professeur Kerod, ils regardent tous deux avec attention les préparatifs au décollage de l’Antérak.
- Lancement du réacteur au Mythrillium, annonce le pilote.
Un bref instant, les articulations de la machine semblent luire.
- Décollage Antérak 27, ordonne Sog avec un faible tremblement dans la voix.
Sur le moniteur, l’Antérak écarte ses bras puis semble se recroqueviller pour finir par ne ressembler qu’à une sphère noire. La boule semble rouler en direction du tunnel de sortie.
- Goldorak, ton heure est venue, fait le professeur Kerod.
Dehors une sphère noire sort de la blancheur immaculée de la banquise, alors que le professeur s’imagine recevant une médaille des mains du Stratéguerre, puis un coffre renfermant plein de richesse.
Au ranch, Kohumé et Hikaru sortent en pyjama de la chambre de la jeune femme. Elles descendent à la cuisine pour prendre leur petit déjeuner.
- Bonjour, lance Kohumé avec une voix endormie.
- B’jour, fait Hikaru en se frottant les yeux.
- Voilà les loirs, répond Vénusia faisant la vaisselle.
Les deux jeunes filles s’installent à la table.
- Dai n’est pas encore debout ? , demande Kohumé.
- Ça fait une heure qu’il est parti pour le centre, il doit être en vol maintenant, répond Vénusia en déposant deux bols sur la table.
- Quoi ! Mon frère a réussi à se lever !! , s’étonne Hikaru comme si c’était le plus grand des exploits.
- Pourtant, il était dans un drôle d’état, ajoute Kohumé.
- Tout va bien, je lui ai préparé un petit déjeuner spécial, fait Vénusia en souriant.
- Un petit déjeuner spécial, répètent d’une même voix les deux filles.
- Une recette de mon père, il l’utilisait contre ses gueules de bois.
Dai survol une région forestière à bord d’Alcorak. Le jeune homme sifflote, il est en pleine forme.
- J’ai une de ses formes !
- Ce n’est pas une raison pour nous casser les oreilles, fait le professeur Alcor.
- Désolé !
- Professeur, je capte un écho au cap deux cent trente, à environ soixante-dix miles de la position actuelle d’Alcorak, annonce Densha.
- Dai ? , demande le professeur.
- Je prends déjà le cap.
Un vaisseau de la flotte de Véga navigue tranquillement dans la nébuleuse.
- Capitaine !
Le vieux capitaine somnole sur son siège.
- Capitaine !
L’homme ouvre un œil.
- Qu’y a-t-il ?
- Le radar indique une planète n’apparaissant pas sur les cartes, répond un soldat préposé aux radars.
Le capitaine est totalement réveillé, il se lève de son siège et viens regarder le radar.
- C’est étrange, fait-il en soulevant sa casquette. Aurons-nous trouvé le but de notre mission ?
- Que devons-nous faire.
- Mettez le cap sur cette anomalie bien sûr ! , répond-il en regagnant son fauteuil.
Alcorak survol des rizières. Dai jette un œil sur son radar avant de revenir fixer l’horizon.
- Tout est calme dans le secteur, annonce-t-il. Je ne vois rien.
- L’écho a disparu du radar, répond Alcor. Ce n’était peut-être rien, reprend le plan de vol.
- Compris, je… Attendez un instant !
Un point lumineux est apparu sur le radar.
- Ce se déplace vite !
- Dai ?? , demande avec inquiétude Alcor.
Le jeune homme regarde l’horizon, un point sombre s’approche de lui.
- Je ne sais pas ce que c’est, mais ça semble énorme !
- Que vois-tu ?
Alcorak vire, la sphère noire semble s’étirer, deux bras en sortent, ils saisissent les ailes de la navette et les arrachent facilement. La navette plonge vers le sol.
- …Véga…. ! , c’est le seul mot que reçoit le centre.
- Alerte !!!! Prévenez tout le monde ! , ordonne Alcor.
Dai voit la terre approchée dangereusement. Il tire fermement sur une manette en dessous de son siège.
- Allez, bouge, supplie entre ses dents le jeune homme.
La manette finalement cède, le siège est éjecté du cockpit par des micros fusées. Daisuke voit Alcorak s’écraser sur le sol pendant qu’il stabilise son siège, grâce à une commande sortie de l’accoudoir. Le siège descend lentement, mais régulièrement vers le sol où il se pose.
- Alcor va pouvoir dire qu’il m’avait prévenu, soupire Dai en regardant les débris de sa navette.
La boule fait un vol stationnaire au dessus de la carcasse.
- Je crois bien qu’elle attend Goldorak.
Procius saute de l’Asporat, il plonge vers Goldorak alors que le petit véhicule disparaît dans l’ouverture du plafond.
- Métamorphose !
Le prince se retrouve revêtu de sa combinaison de vol. Le sas situé dans le barrage s’ouvre.
- Goldorak Go !
Le robot géant glisse sur sa plateforme, il provoque un petit arc-en-ciel quand il traverse les trois coulées d’eau.
Ukyo et Susumu ont les cheveux en batailles quand ils arrivent dans la cuisine en survêtement. Ils jettent un regard perdu dans la pièce, car elle est déserte jusqu’à ce qu’Eekaan y entre en portant un sceau de lait.
- Ah ! Vous voilà enfin debout ! , lance la jeune fille.
- Où est Hikaru, demande Ukyo.
- Tu l’as manqué de peu, elle vient de partir avec Kohumé.
- Faire du shopping ?
Eekaan regarde le jeune homme avec curiosité, quand résonne au-dessus du ranch une double déflagration indiquant le passage du mur du son de deux appareils.
- En mission, fait Susumu.
Ukyo regarde le jeune homme le regard dans le vide, puis réalisant il se précipite vers une fenêtre, mais il est déjà trop tard Faussoirak et Vénusia ne sont plus que deux points à l’horizon.
La sphère noire est toujours à la verticale des débris d’Alcorak, soudain une tête sort au somment. Daisuke voilant cela tourne la tête dans la même direction, il voit apparaître Goldorak.
Le prince voit la sphère, mais ce n’est pas son souci principal. Son esprit est focalisé sur la carcasse d’Alcorak.
- Dai ? Dai répond moi ! , dit-il inquiet.
- Je vais bien mon bon prince, répond le jeune homme dans la radio. J’ai eu le temps de m’éjecter.
Un bras sort de la sphère.
- Procius attention !! , crie Dai.
Le poing part de boule, il ricoche sur le bouclier énergétique de la soucoupe porteuse de Goldorak.
- Copieur ! , lance Procius. Pulvonium !
Les deux bras de Goldorak se décollent de la soucoupe, des rayons violets partent du somment des poings du robot géant.
La sphère reste immobile, les rayons la frappent sans aucun résultat, la boule change d’aspect, elle se déforme en se dirigeant vers le sol. Des jambes en sortent, des bras, une tête.
- Je vois, nous allons régler cela au sol. Transfère !
Au sol, Daisuke voit la fin de la transformation de la machine de Véga.
- J’ai l’impression qu’elle est énorme d’où je suis, constate-t-il.
Il entend le bruit de réacteur en approche, il tourne la tête pour voir approcher Faussoirak et Vénusiak.
- Autolargue !
Le robot géant quitte sa soucoupe porteuse, il atterrit face à son adversaire.
- C’est quoi ce monstre, s’écrie Hikaru en voyant l’Antérak noir.
Vénusiak passe au-dessus de Goldorak.
- Les filles, trouvez Dai, il est quelque pas au sol puis éloignez-vous, ordonne Procius.
Les yeux de Dai sont comme hypnotisés par l’image qu’il voit. Goldorak faisant face à une machine mesurant plus d’une tête de plus que lui.
Goldorak lève la tête pour regarder son ennemi. À l’intérieur, Procius regarde ses instruments.
- C’est un monstre ! Il mesure dix mètres de plus que moi et son poids est supérieur de cent trente tonnes !
L’Antérak bouge, il tend les bras pour saisir Goldorak, ce dernier plonge entre les jambes de son ennemi. Le robot referme ses bras dans le vide. Goldorak se retourne pour voir les deux poings de son adversaire fondent sur lui. Procius pivote sa machine, il évite le premier, mais le second frappe son robot au torse et le fait reculer sur plusieurs dizaines de mètres.
- Il est rapide malgré sa corpulence ! , constate le prince.
Faussoirak se pose à côté de Dai.
- Allez grimpe, lui lance Kohumé.
Le jeune homme jette un regard à Goldorak affalé sur le sol avant de grimper dans le cockpit.
Des rangées des canons surgissent des jambes et des bras de l’Antérak. Goldorak tente de se relever, il a un genou au sol quand des rayons mauves partent des cannons. Le robot géant est recouvert d’arc coloré, à l’intérieur le prince grimace de douleur alors que les instruments crépitent et qu’une alarme résonne, les arcs le recouvrent ainsi que ses instruments.
- Procius ! , crie Hikaru.
Le prince ouvre un œil pour regarder ses instruments.
- Du Lasernium. Incroyable !
L’Antérak augmente l’intensité de ses rayons, Goldorak tombe face contre terre sur le sol, le corps entièrement recouvert d’arc de Lasernium.
À bord de Vénusiak, Hikaru se lamente.
- Nous devons aider Procius !
- Que pouvons-nous faire contre ce monstre, répond Kohumé.
- Nous devons faire quelque chose ! , supplie Hikaru.
Dai reste silencieux, il semble observé quelque chose.
Procius gémit de douleur, ses doigts cherchent à atteindre une commande sur le siège alors que l’ordinateur de bord semble être déconnecté. Enfin, le bout de son doigt effleure la commande.
- Plasmotronk !
La soucoupe porteuse surgit, deux disques énergétiques la quittent. Ils frappent le dos de l’Antérak, les rayons de Lasernium faiblissent un bref instant.
- Kohumé ! , s’écrie soudain Dai.
- Quoi ?
- Tu vois les articulations de l’Antérak ?
- Les articulations ? , s’étonne la jeune femme.
- Ses coudes et ses jambes ! , s’exclame le garçon.
- Merci ! Je sais ce que cela veut dire ! Mais pourquoi ?
- Regarde et dis-moi si tu peux placer des missiles Sigma dans les mécanismes ?
La jeune fille regarde son écran puis zoome sur les parties indiquées. Elle constate que les mécanismes sont apparents et non protégés.
- Je crois que cela est faisable, mais pourquoi ?
- Il se peut que ce soit la seule faiblesse de cette machine, déclare Dai froidement.
Kohumé tourne la tête pour tenter de dévisager son petit ami sous son casque.
- Méga… Mégavolt !
La soucoupe envoie ses rayons sur l’Antérak, l’un des rayons touche une jointure sur l’épaule gauche de l’adversaire. Les cannons situés dans le bras gauche se coupent instantanément.
- Kamikochoc !
La soucoupe vient frapper le dos de l’Antérak ce qui le déstabilise un peu. Les rayons cessent alors que son pilote manœuvre pour le stabiliser.
Goldorak en profite pour rouler sur le côté et commencer à se relever.
- Maintenant ! , cri Dai.
Kohumé lance quatre missiles Sigma, les projectiles en forme de vrille viennent se figer dans les articulations de l’Antérak. Le robot de Véga est immobilisé. Le pilote tente de remuer les membres de sa machine, mais ils bougent à peine.
Le professeur Kerod sort de sa rêverie, il fixe le moniteur hagard.
- Non, c’est impossible ! Comment ? Comment ?
- Un problème ? , demande innocemment le command Sog avec un sourire en coin.
Goldorak est sur ses jambes, il observe son adversaire immobilisé.
- Merci du coup de main !
- De rien, répond Kohumé. C’est Dai qui en a eu l’idée.
Soudain l’Antérak ouvre la bouche, des particules lumineuses se forment autour de l’orifice.
- Ah non ! Pas un Héliodardeur ! , fait Procius. Excalium !
Une lame énergétique sort du poing droit de Goldorak. Ce dernier se précipite sur l’Antérak alors qu’une boule se forme dans sa bouche. Procius dirige la lame en plein dans la bouche de son adversaire, l’épée ressort au niveau de la nuque du robot Végan avant qu’il lance son rayon.
- Il l’a eu !!! , s’exclame Hikaru.
Goldorak retire sa lame de la bouche de son adversaire puis recule.
- Cornofulgure !
Le rayon jaune part des cornes du robot pour frapper l’Antérak, mais cela ne produit rien.
- Maxi Cornofulgure !
La puissance du rayon augment, les arcs recouvrent le robot de Véga, mais aucune explosion ne survient. Procius coupe ses rayons.
- Son alliage résiste au rayon !! , constate-t-il.
L’Antérak a un soubresaut, le missile Sigma coincé dans le coude gauche du robot tombe
- Hikaru ! Tranche la tête au niveau de la nuque avec ton Delatlame ! , ordonne le prince.
La jeune fille s’exécute immédiatement. La tête de l’Antérak tombe puis roule sur le sol. Procius croit voir une capsule en sortir avec une forme à l’intérieur, mais il ne peut le jurer, car la capsule a disparu comme par magie une seconde plus tard.
Faussoirak arrive dans le dos de l’Antérak.
- Pyrobombe !
Kohumé tir plusieurs rafales des ses projectiles incendiaires dans les articulations de robot, des explosions en chaîne se produisent dans les membres puis se propagent dans le corps. Finalement, l’Antérak explose.
- Bien joué à tous, félicite le prince. Je crois que cette fois sans vous j’y passais !
- Remercions le trait de génie de mon frère, lance Hikaru.
- C’est exact, comment as-tu eu l’idée de bloquer les articulations ?
- Je me suis juste rappelé ce que m’avait dit un jour mon prof de boxe. Plus ils sont gros, plus les articulations sont fragiles, répond Dai.
- Rentrons maintenant !
Goldorak court puis s’élance en direction de sa soucoupe.
- Récupération !
Dans la base Antarctique, le commandant Sog jubile en silence, alors que le professeur est décomposé.
- Mon Antérak, c’est impossible, se lamente Kerod à genoux à côté du commandant.
- Je suis navré pour vous professeur, dit faussement le commandant. Je crains que la récompense du Stratéguerre ne vous soit pas remise.
- Le Stratéguerre ! Oui ! Il faut que je parle au Stratéguerre rapidement ! Mes plans étaient parfaits ! Mais ils n’auraient jamais dû attaquer dans le dos !
Kerod se lève puis part en courant dans les couloirs pour rejoindre sa soucoupe poisson-chat.
Le bombardier Xanta est en patrouille dans la nébuleuse, son capitaine est un ancien des forces de défense spatiale d’Euphor, il a séjourné dans une prison Végan sur une colonie durant des années. Il porte un bandeau sur son œil gauche, un souvenir fait par ses tortionnaires. Il est assis dans son fauteuil, il boit une boisson chaude quand un officier lui tend un document. L’homme le prend et le parcourt rapidement, il ouvre un œil terrifié et lâche sa tasse.
- Vous en êtes certain ? , demande-t-il.
- Oui, nous avons fait la vérification deux fois, répond l’officier.
- Un navire de Véga rode dans la nébuleuse ! Transmettez cette information immédiatement au palais !
L’officier s’éloigne rapidement.
- « Allons-nous vers un nouvel affrontement avec Véga ? , se demande avec inquiétude le capitaine. »
La soucoupe poisson-chat est amarrée à un plot d’accostage du Camp de la Lune Noire. Le professeur Kerod arrive dans la salle de commandement, il se prosterne devant le trône du Stratéguerre.
- Maître, je suis désolé, j’ai commis une erreur…
- Il suffit, tonne méchamment Végalian. Ton plan nous a fait gâcher des ressources précieuses. C’est maudit humains nous ont encore humilié en plus, mais tu échapperas à la mort, car j’ai encore besoin de toi !
Kerod lève la tête vers le Stratéguerre.
- Je veux que tu construises des bombes au Lasernium avec le Mythrillium restant. Elles seront lancées sur Terre ! Ainsi, ses humains ne ridiculiseront plus l’empire !
- Mais Maître, si nous faisons cela, les humains seront anéantis certes, mais la Terre sera inhabitable même pour nous !
- Qu’importe ! Je n’ai plus la patience !
- J’ai peut-être une autre solution, fait Kerod. Et de plus, la Terre restera vivable pour nous.
Le vaisseau d’exploration de Véga arrive devant une étrange planète, car une partie en manque, en effet une partie de l’astre manque comme si quelqu’un ou quelque chose avait planté ses dents dedans et croqué une partie, le résultat probable de l’impact avec un astéroïde au vu des débris flottant dans la zone.
FIN
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