| Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search | Login Register Extras |
GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK
LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 28
Le vaisseau d’exploration de Véga est toujours devant l’étrange planète incomplète entourée de débris.
- Est-ce donc la planète que nous recherchons ? , s’interroge à haute voix le capitaine.
- Que faisons-nous ? , demande l’officier en second.
- Faites une analyse de cet astre ! Navigateur, rapprochez-nous et faites-nous faire le tour de ce monde !
- À vos ordres.
Les moteurs du vaisseau se remettent en marche, lentement le vaisseau commence à bouger pour effectuer une rotation autour de la planète.
- Capitaine, j’ai averti le Camp de la Lune Noire de notre découverte, annonce le soldat aux communications.
- Imbécile ! Il fallait attendre ! Nous ne sommes même pas certains qu’il s’agisse de la bonne planète ! , tonne le capitaine.
Daisuke a le visage déconfit, son regard est vide. Le jeune homme se tient debout dans le hangar de réparation du centre de recherche spatial. En face de lui repose la carcasse d’Alcorak, la navette gît sur le sol en plusieurs morceaux. Il pousse un soupir las quand il sent une main posée sur son épaule.
- Allez ! L’important c’est que tu sois en vie, déclare le professeur Cochir.
- Je le sais, mais quand je vois l’état d’Alcorak, je suis démoralisé, quel gâchis, une arme en moins contre Véga.
- Je comprends ce que tu ressens, mais cela ne changera rien. Ta navette est sévèrement endommagée…
- Dite irrécupérable, coupe Dai.
- Elle va être clouée au sol durant plusieurs jours, enfin plusieurs semaines, le temps d’effectuer toutes les réparations.
- Autant dire que je suis cloué au sol pour la même durée, constate amèrement le jeune homme.
Le professeur Cochir ne sait plus quoi dire, il regarde Daisuke s’éloigner vers la sortie en traînant les pieds.
Le Stratéguerre est assis sur son trône, dans la salle de commandement de la base lunaire, entouré de ses gardes quand un soldat s’avance avec un papier à la main. L’un des gardes le bloque et saisit le papier.
- Un message urgent pour le Stratéguerre, annonce le soldat en saluant.
Le garde regarde le papier qui est tout blanc.
- Mais il n’y a rien sur cette feuille, fait-il en la retournant.
Le Stratéguerre réagit.
- Apportez-moi cette feuille !
Le garde s’exécute et tend la feuille à Végalian. Dés que le morceau de papier est dans les mains du Stratéguerre, un texte apparaît sur la feuille. Sous le regard surpris du garde.
- C’est un message secret !
Aussitôt le garde se recule, Végalian lit deux fois le texte avant que la feuille ne tombe en poussière.
- Que l'on prépare ma soucoupe !
Le Stratéguerre se lève et commence à marcher vers la sortie, ses gardes mettent un instant à réagir.
- Je place la base sous les ordres du commandant Sog, annonce-t-il avant de franchir la porte.
Un petit groupe d’individus se tient devant l’habitation du ranch du Bouleau Blanc alors que le soleil est à peine levé.
- Vous êtes sûr de devoir repartir ? , insiste Eekaan.
- Nous devons rentrer à Tokyo et reprendre notre travail, répond Ukyo.
- Nous n’avons pas le choix, ajoute Susumu.
- Nous risquons d’être renvoyés si nous ne sommes pas présents, reprend Nagaïa.
- Nous comprenons, affirme Hikaru. Mais nous étions si heureuse de vous avoir avec nous.
- Vous allez les laisser ou ils vont rater leur train ! , intervient Procius.
- Dai ne vient pas ? , questionne Susumu.
- Il doit être quelque part à se morfondre, déclare tristement Hikaru.
- Bien… Dans ce cas, ils ne nous restent plus qu’à partir.
Hikaru et Eekaan serrent dans leurs bras leurs petits amis, puis le prince serre la main des deux garçons.
- Bon retour, fait Procius.
- Et appelez-nous ce soir ! , ajoute Eekaan.
Les deux jeunes hommes s’éloignent sur le chemin qui conduit à la route.
- Allez ! Ce n’est pas tout ! Il faut s’occuper des bêtes ! , lance Hikaru en relevant ses manches.
Un vaisseau marron clair en forme de cigare géant surmonté d’une antenne quitte le Camp de la Lune Noire, à son bord, le Stratéguerre occupe le siège du capitaine.
- Mettez le cap sur la nébuleuse de Véga, ordonne-t-il.
Les soldats s’activent à leurs postes.
- Passez en déplacement instantané !
Le navigateur se retourne vers Végalian.
- Maître, si nous faisons cela, nous allons consommer une grande partie de nos réserves énergétique.
- J’en suis parfaitement conscient, répond sèchement le Stratéguerre.
Le navigateur tourne la tête puis entre les coordonnées dans sa console.
- Contactez le commandant Sog !
Le visage du commandant apparaît sur le moniteur principal.
- Maître, fait Sog en exécutant le salut Végan.
- Je te confie le commandement du Camp de la Lune Noire durant mon absence.
- Bien… Vous vous absentez ? , demande le commandant surpris.
- Cela pose un problème ?
- Pas du tout votre grandeur… Il est juste surprenant de vous voir quitter notre base.
- Comme je viens de te le dire, je te confie le commandement du camp.
- Maître, je voulais vous soumettre les plans d’une de mes nouvelles machines de combat.
- Je te donne carte blanche Sog.
- Merci votre grandeur.
- La trajectoire est calculée, annonce le navigateur.
- Ne me déçois pas Sog, déclare Végalian avant de couper la communication.
Le vaisseau se met à briller puis il disparaît du champ d’étoile de la lune.
Le professeur Alcor se réveille dans son lit, il se tourne en ouvrant les yeux. Alcor découvre que la place de Sayaka est vide. Le professeur regarde en direction de la salle de bain, il constate que la porte est ouverte.
- Sayaka, appelle-t-il en se levant.
Aucune réponse. Alcor se dirige vers le cabinet de toilette, il constate que la douche a servi récemment.
- Plus aucun doute possible, elle boude ! Mais pourquoi ? , se demande le professeur en se frottant le menton.
Sur la planète Euphor, le jour se lève aussi, le chambellan sort de son lit dans une longue chemise de nuit et un bonnet assorti sur sa tête. Il arrive dans cette tenue dans une cuisine, là il découvre une jeune femme portant une robe se terminant au-dessus des genoux.
- Aliéna ! Tu es déjà debout !
- Oui père, répond-elle en lui adressant un sourire. J’avais envie de vous préparer le petit déjeuner aujourd’hui.
- Que tu es gentille, répond le chambellan en prenant place à la table. Je crois que la journée sera bonne, déclare-t-il en souriant.
Il suit des yeux sa fille évoluant dans la cuisine.
Le commandant Sog se tient devant la passerelle d’embarquement de son vaisseau, un soldat se tient raide devant lui.
- Vous avez bien compris mes instructions ?
- Oui commandant. Nous appliquerons vos ordres, répond le militaire.
Sog tourne les talons, il gravit la passerelle puis avance dans les couloirs pour rejoindre la passerelle. Quand il entre dans la pièce, les soldats sont devant leurs consoles. Le commandant s’installe dans le siège central.
- Décollage ! Direction le Camp de la Lune Noire.
Les réacteurs du vaisseau augmentent de régime, la structure commence à se mouvoir en direction du tunnel conduisant à la surface de la banquise de l’Antarctique.
Aliéna entre dans sa chambre, une pièce de jeune fille, mais avec des étagères remplit de divers livre et de traités scientifiques. La jeune femme se dirige vers sa coiffeuse où elle s’installe. Sur le meuble traînent des feuilles remplies de calculs et de formules complexes. Elle regarde son reflet dans le miroir pendant un instant avant que son image se mette à parler.
- Tu dois reprendre ce dernier calcul ! Tu as omis une variante, déclare le reflet.
- Impossible ! Je suis…, répond Aliéna.
- Aie confiance en moi ! Je sais ce que je dis ! J’ai fait exactement la même erreur !
- Je te fais confiance, mais je trouve cela trop long !
- Trop long ! Trop long ! , s’exclame le reflet hilare. Mais le temps passé n’aura plus d’importance pour nous !
La jeune femme saisit un crayon et se remet à griffonner sur les feuilles.
Le professeur Alcor sort de sa chambre, il marche dans les couloirs en direction de la salle d’observation. Au détour d’un couloir, il entend la voix de sa femme, il tourne la tête pour voir Sayaka devant la porte de l’infirmerie.
- Merci docteur, fait-elle en refermant la porte.
Elle s’éloigne sans avoir remarqué la présence de son mari à l’autre bout du couloir.
- Elle sortait encore de l’infirmerie. Je me demande ce que tout cela cache.
Le train est à peine immobilisé que Ukyo et Susumu sautent sur le quai pour se précipiter vers les accès au métro.
- Allez ! A plus, lance Sawa en partant à droite.
- OK, répond Nagaïa en obliquant sur la gauche.
Chacun d’eux se dirige vers une ligne différente.
- J’ai juste le temps de repasser me changer avant d’aller au travail, se pensent les deux jeunes hommes au même moment.
Le vaisseau du commandant Sog se pose au Camp de la Lune Noire, un soldat l’attend devant la porte du débarquement avec un véhicule en forme de sphère.
- À la salle de commandement, ordonne-t-il en grimpant dans le moyen de locomotion.
Le prince d’Euphor sort de l’étable en portant un pot de lait dans chaque main, il marque un arrêt et lève la tête pour observer les derniers contours visibles de la Lune avant que le soleil ne soit complètement levé.
- « Je voudrais bien savoir ce qui se prépare là haut ! Que mijote encore Véga ? Quel plan diabolique vient à l’esprit du Stratéguerre ? »
- Ohé ! , lance Vénusia sur le pas de la porte du ranch. Les pots de lait ne vont pas venir tout seuls !
Procius sort de ses pensées puis il se dirige à grands pas vers la maison.
Le professeur Kerod entre précipitamment dans la salle de commandement, il se dirige machinalement vers le trône du Stratéguerre qu’il trouve vide. Le professeur tourne la tête à droite et à gauche.
- Il n’est pas là, lance soudain la voix de Sog.
Le professeur fait un tour sur lui-même, il découvre en plein centre de la pièce un siège surélevé. Kerod avance vers le siège.
- J’ai fait installer ceci, car le Camp de la Lune Noire est sous mon commandement et je ne pouvais pas prendre place sur le trône du Maître, déclare Sog. Que puis-je pour vous, professeur ?
Kerod se place face au siège.
- Sans vouloir, vous manquez de respect commandant, je désirais voir le Stratéguerre au sujet d’un projet qu…
- Le Stratéguerre est en déplacement actuellement, coupe Sog. J’ignore quand il sera de retour.
- Je n’étais pas averti de la chose.
- Vous pouvez me parler de ce projet durant l’absence du Stratéguerre si cela est important.
- Je… Je vais attendre son retour, car j’ignore si je suis autorisé à en parler à d’autre personne que sa majesté, s’excuse le professeur.
- Je comprends parfaitement, répond Sog en affichant un large sourire.
- J’en suis enchanté. Dans ce cas, permettez-moi de me retirer.
Le professeur esquisse un pas en arrière.
- Un instant Kerod ! Si votre projet peut attendre le retour du Stratéguerre, j’ai un travail pour vous.
- Un travail !? , s’étonne le professeur.
- Oui ! Un Golgoth à construire, vous avez fait un tel miracle sur notre base terrienne.
- Je… Oui… Mais quel genre de robot désirez-vous ?
- J’ai déjà conçu les plans, vous n’aurez qu’à les suivre, fait le commandant en tendant un bloc électronique.
Kerod jette un œil rapide aux plans.
- Vous sentez-vous capable de réaliser ce projet ? , interroge Sog avec un sourire en coin.
- Je vais faire tout mon possible pour ne pas vous décevoir commandant, répond le professeur en s’inclinant.
- Bien, vous pouvez disposer. Vous trouverez tout le matériel nécessaire dans les soutes de mon vaisseau, une partie du travail a déjà été réalisé.
Kerod se redresse avant de partir d’une démarche raide vers la sorte.
- « Voilà, j’ai enfin ma revanche sur toi Kerod ! Durant l’absence du Stratéguerre, tu dois m’obéir ! Fini les privilèges qu’il t’accordait ! , jubile intérieurement le commandant. »
Sog imagine déjà Goldorak réduit en miettes par sa machine, il imagine les félicitations que lui fera Végalian à son retour, il voit le Stratéguerre le nommer gouverneur ou ministre.
Le vaisseau impérial du Stratéguerre surgit dans l’espace de la nébuleuse de Véga.
- Nous sommes arrivés, annonce le navigateur.
Végalian regarde le champ d’étoile sur le moniteur principal.
- « Me voici revenu à la maison, pense-t-il. Mais ma maison n’est plus et personne ne m’attend. Il ne me reste plus que cet espoir : Orania ! »
Le Stratéguerre entre des données sur le clavier situé dans l’accoudoir droit de son siège.
- Calculez une trajectoire pour ces coordonnées en déplacement instantané.
- Oui, mais puis-je vous faire remarquer que si nous utilisons se mode de déplacement, nous n’aurons plus suffisamment de réserves pour regagner le Camp de la Lune Noire de cette façon, remarque le navigateur.
Le Stratéguerre tique sur la remarque, mais reste impassible physiquement.
- Dans ce cas, calculez une trajectoire en déplacement normal.
- À vos ordres !
- « Les réserves énergétiques retombent dangereusement malgré tous nos efforts ! J’espère trouver sur Orania des vaisseaux, mais aussi des conteneurs de comburants pour remonter nos stocks ! »
Le vaisseau se remet en mouvement en changeant de cap.
Le professeur Alcor s’avance devant la porte automatique de la salle d’observation. Il tombe nez à nez avec son épouse.
- Bonjour, lance Alcor jovial. Je te cherchais, je ne t’ai pas vue à mon réveil. Tu vas bien…
- Bonjour, répond Sayaka froidement en le poussant. Je suis désolée, mais j’ai beaucoup de travail, ajoute-t-elle en passant devant le professeur.
- D’accord. On se retrouve à midi pour déjeuner ensemble ? , demande-t-il en la suivant du regard.
- Je verrais si j’ai le temps, répond-elle sans le regarder.
Alcor voit Procius qui s’avance dans le couloir. Sayaka dévisage le prince quand il passe à sa hauteur. Un frisson parcourt l’échine d’Alcor. Procius lance une regard surprit à la femme qui continu sa route.
- « J’ai comme un mauvais pressentiment, se dit le professeur. »
Le prince se dirige vers Alcor.
- J’ai quelque chose sur la figure ? , demande-t-il en désignant son visage avec un index. Pourquoi Sayaka m’a-t-elle regardé comme ça ?
- Je ne sais pas, elle semble être de mauvaise humeur depuis quelque temps.
- Je vois…
- Ça arrive quelquefois.
- Je sais, je suis au faite de ses choses.
- Au faite de ses choses ???? , réfléchit le professeur. Oh ! Non ! Je ne parlais pas de ses choses là !!
- Comment ??? De quoi parlez-vous ?
- Et toi ?
- Je voulais juste dire qu’avec ma mère, je suis habitué au saut d’humeur. Vous pensiez à quoi ?
- Euh… À la même chose bien entendu !
Le professeur pousse un soupir de soulagement intérieur.
Le chambellan arrive pour prendre ses fonctions au palais royal d’Euphor, il avance tranquillement dans un couloir au sol recouvert de marbre quand il est heurté par un soldat, les deux hommes chutent l’un sur l’autre.
- Je suis confus chambellan, je ne vous avais pas vu ! J’ai un message urgent à remettre au roi.
Le chambellan se relève puis époussette ses vêtements.
- Un message urgent ?
- En effet chambellan.
- Remettez-le-moi, je vais le transmettre à sa majesté.
Le soldat hésite.
- C'est-à-dire que c’est une importance militaire et…
- Je suis parfaitement habilité pour ce genre de chose !
Le soldat bondit sur ses pieds pour se tenir droit.
- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire monsieur…
- Donnez-moi cette missive, je la porte sur-le-champ au roi.
Le soldat tend la main contenant le message comme un automate, de l’autre il salue le chambellan.
- Merci. Disposez.
Le militaire part d’un pas rapide pendant que le chambellan se met à marcher vers la salle du trône. Pris de curiosité, il déplie la feuille de papier pour lire le message.
- La journée avait si bien commencé pourtant, s’exclame-t-il en repliant la feuille.
Le chambellan se met à courir pour rejoindre au plus vite le roi.
Daisuke est allongé sur son lit, il fixe le plafond avec un regard triste, la voix de Vénusia résonne au pied de l’escalier.
- Dai ! Tu vas sortir de ta chambre ! Il y a du travail à faire, crie-t-elle. Ce n’est pas en restant dans ta chambre que tout ira mieux !
- Monsieur déprime, car il a les ailes coupées, fait Hikaru.
- Ce mieux que d’être mort. Et puis les équipes du centre travail pour remettre Alcorak en état non ?
- Oui, mais il y’en a pour plusieurs semaines.
- Ce n’est rien ! Ce n’est pas comme si c’était pour toujours. De toute façon le jour où nous aurons vaincu Véga, il ne pourra plus continuer à piloter tous les jours, il faudra bien trouver un vrai travail.
- Je le sais tout cela, murmure le jeune homme sur son lit. Mais j’ai la mauvaise impression que je ne pourrais pas participer au combat final.
- Bon ! Ce n’est pas tout çà, mais je dois aller au centre, déclare Hikaru. Je dois patrouiller avec Kohumé.
- Quoi !? Je vais donc devoir faire les fromages de chèvre toute seule, s’exclame Vénusia.
- Tu n’as qu’à sortir Dai de sa chambre, moi je file !
La porte d’entrée claque, mais en même temps la porte de la chambre du jeune homme fait de même. Dai descend en courant les marches.
- Attends-moi, je vais au centre aussi !! , hurle-t-il.
Il passe devant sa tante comme une flèche.
- Le voilà enfin sorti, constate Vénusia espiègle. Quel idiot ! J’arrive bien à faire les fromages seul en temps normal.
Le professeur Kerod supervise le déchargement des pièces du Golgoth de la soute du vaisseau du commandant. Dans une baie d’observation, déserte, au dessus, Sog regarde lui aussi le spectacle avec joie, il s’imagine triomphant.
- Ce Golgoth sera mon triomphe, il en réalité composé de cinq mini robots qui peuvent se séparer et se regrouper à volonté pour former cette arme. Goldorak ne pourra rien faire contre lui, les mini robot sont en réalité des Kamika-bombes qui viendront se ventouser sur lui au moment opportun. Une fois disposés à des endroits stratégiques, ils se feront exploser, réduisant en cendre le prince d’Euphor et sa machine !
Le commandant serre un poing victorieux alors qu’une lueur brille dans un œil.
- Me voilà réduit à un vulgaire assembleur de pièce de robot, soupire le professeur Kerod.
Une pièce de métal passe devant lui, elle évoque l’armature d’une jambe.
- « Pourquoi le Stratéguerre s’est-il absenté à ce moment précis alors que je venais lui soumettre mon projet ? Et pourquoi a-t-il confié le camp au commandant ? Me voilà réduit à construire son projet. J’ai bien étudié ses plans ! Le pire c’est que ce Golgoth a de grandes chances de vaincre Goldorak ! Que m’arrivera-t-il si la création du commandant remporte la victoire ?»
Le professeur Alcor parcourt le rapport d’activité de la nuit quand la porte de la salle d’observation s’ouvre sur un groupe de jeune. Procius qui se tient à côté du professeur salut le groupe.
- Comment ça va Dai ?
- Bof, répond le jeune homme. Comme un oiseau sans ailes.
- Professeur ? Vous avez un secteur à nous confiez pour notre patrouille ? , questionne Kohumé.
Alcor regarde Hikaru et Kohumé un instant avant de répondre. Pas très loin de lui, une imprimante se met en marche.
- Non, aucune activité suspecte de relever dans la nuit, répond-il finalement. Mais vous volerez par deux !
- Compris, répondent les deux jeunes femmes.
Un bruit de feuille arraché, puis la voix excitée de Gavin.
- Professeur ! Professeur !
Tous les regards se posent sur le jeune assistant qui avance en brandissant une feuille.
- Quoi ? Une attaque ?
- Non ! Regardez cette image satellite ! , s’exclame Gavin.
Le professeur prend le morceau de papier, ses yeux s’écarquillent.
- Vous… vous avez la confirmation de la véracité de l’image ?
- Oui ! Elle nous a été transmise directement des Nations Unies, c’est un de leur satellite d’observation qui a pris ce cliché.
- On pourrait savoir ce qui vous met dans un tel état ? , s’exclame Dai
- Gavin ! Mettez l’image sur l’écran principal, ordonne Alcor.
L’assistant se précipite vers sa console, un instant plus tard, une image satellite quadrillée montrant une étendue blanche apparaît.
- Qu’est-ce que c’est ? , demande Hikaru.
- Une image de la banquise, répond Alcor en prenant place dans son fauteuil devant le moniteur.
- Et alors ? , ajoute Kohumé.
Le professeur fait des manipulations pour agrandir une partie précise de l’image. Une boule sombre se dessine sur la banquise.
- Mais c’est…, commence Dai.
- Je reçois une autre image, annonce Gavin. La zone photographie est plus petite.
- Très bien, affichez là immédiatement sur l’écran.
L’image change, cette fois-ci, les contours de la sphère sombre sont parfaitement définis. Derrière la boule se détache parfaitement un tunnel d’accès.
Le prince regarde les coordonnées inscrites en haut de l’image, mais Daisuke a fait de même et il est le premier à parler.
- Nous avons la position de la base terrienne de Véga ! , s’exclame le jeune homme.
Le vaisseau d’exploration de Véga est en orbite autour de la planète qu’il a découverte. Son capitaine est assis dans son siège, les yeux dans le vide. La voix d’un soldat l’extirpe de ses pensées.
- Capitaine, le vaisseau impérial est en approche !
- Quoi ! Déjà !? , sursaute le capitaine.
- Une communication pour vous venant du Stratéguerre.
Le capitaine a juste le temps de réajuster sa tenue avant que le visage de Végalian ne remplisse l’écran.
- Majesté, bredouille l’homme. Je crains que vous vous… vous soyez déplacé jusqu’ici pour rien…
- Il suffit ! , coupe le Stratéguerre.
- Oui Maître.
- Il n’appartient qu’à moi de juger de mes déplacements.
- Ce n’était pas mon intention. Je voulais juste dire qu’un de mes subordonnés a été un peu trop rapide avant d’envoyer ce message…
- Qu’avez-vous découvert de cette planète !?
- Très peu de choses votre altesse. Il ne s’agit que d’un fragment d’une planète inconnu, aucune trace de vie, ni de végétation. Nos analyses ne sont que très sommaires, notre matériel n’est pas adapté pour…
- Un fragment de planète !?
- C’est exact, nous l’avons constaté en effectuant une rotation autour de cet astre.
- Merci capitaine, mon vaisseau va faire le tour de cette planète et faire de nouvelles analyses.
L’écran devient sombre, le visage du Stratéguerre a disparu. Le vaisseau impérial se met en mouvement en direction du fragment planétaire.
Le bombardier Xanta patrouille dans la nébuleuse. Son capitaine regarde avec son œil valide une carte stellaire sur un moniteur géant situer sur le plafond du poste de pilotage.
- Quels sont vos ordres ? , demande son second.
- Nous allons nous rapprocher de la position du vaisseau de Véga. Informez le palais royal de notre manœuvre.
- Bien ! Capitaine !
- « Il faut qu’Euphor soit prête à se défendre au cas ou nous serions repérés par Véga, pense-t-il. En espérant que la défense planétaire sera suffisante ! »
L’ambiance est agitée dans la salle d’observation du centre de recherche spatial.
- Nous devons en profiter pour lancer une attaque surprise sur la base de Véga ! , argumente Dai.
- Nous devons y réfléchir, répond Alcor.
- C’est idiot ! Nous devons profiter de l’effet de surprise ! , ajoute Kohumé.
- Quel effet de surprise ? , demande Procius.
- Véga ignore que nous avons découvert l’emplacement de leur base terrienne, répond Hikaru comme si cela était une évidence.
- Certes, admet Alcor. Mais ce n’est pas suffisant.
- Pas suffisant !!! , s’enflamme Daisuke. Qu'est-ce qu’il vous faut de plus ? , demande-t-il en se tournant vers le prince.
- Nous ignorons la capacité de défense de la base, les troupes et l’armement dont elle dispose, répond calmement Procius.
- Pfff !!! , soupire le jeune homme. Vous êtes des trouillards ou quoi !? Goldorak accompagné de Vénusiak et Faussoirak viendront bien à bout de cette base !
- Oui !!! , s’exclament en cœur Kohumé et Hikaru.
- Que feriez-vous si le Stratéguerre envois des renforts !? , demande le professeur Alcor.
- Nous les affronterons ! , répond Dai en levant un poing.
- Qui !? Toi !? Je te rappelle que ton Alcorak est en morceau, réplique Procius.
- Oh ! Ce n’est pas gentil de frapper ou ça fait mal !
- C’est pour vous faire comprendre que si nous lançons une attaque sur la base en Antarctique, nous avons très peu de chance de réussir sans problème.
- C’est un risque à courir, déclare Kohumé.
- Je n’autoriserais pas cette mission ! , affirme Alcor. Et s’il le faut, je vous clouerais au sol toutes les deux, déclare-t-il en fixant les jeunes femmes.
- Nous attaquerons la base Antarctique quand nous aurons mis au point un plan qui nous assurera plus de chance de réussir, annonce le prince.
- Un plan d’attaque ! Et pourquoi donc ? , s’insurge Dai.
- Réfléchis un peu avec ton cerveau et non tes tripes ! , lance Procius. Tu crois peut-être qu’avec deux navettes et Goldorak nous arriverons à nous seuls à détruire l’empire de Véga ! Si c’était si simple ! Il y a longtemps que cette guerre serait terminée ! , fait le prince en saisissant Daisuke par le col pour plonger son regard dans le sien.
Le jeune homme soutient le regard deux secondes puis baisse la tête.
- J’ai compris, déclare-t-il doucement.
Procius lâche Dai puis se tourne vers les deux filles.
- Vous avez quelque chose à ajouter ?
- Non, répondent-elles penaudes.
- Dans ce cas, laissez-nous étudier les images satellites et allez faire votre patrouille, déclare le professeur Alcor.
- Oui, font Hikaru et Kohumé avant de sortir précipitamment.
- Je suis désolé, bredouille Dai.
- Cela ne fait rien, dit Procius. Moi aussi j’aimerais bien détruire cette base, mais il faut assurer ses arrières aussi. Imagine que nous partions attaquer la base, que se passerait-il si le Stratéguerre envoyait des renforts, non pas pour défendre sa base, mais pour attaquer le centre !? Il n’y aurait personne pour le défendre !
- Great Mazinger viendrait …
- Oui, Great viendrait, c’est indéniable, mais le temps qu’il arrive aurait-il encore quelque chose à sauver !?
- Faussoirak et Vénusiak sont parés au décollage, annonce Densha dans la salle.
- Décollage ! , ordonne Alcor.
Aliéna, la fille du chambellan, continue de remplir des feuilles de formules scientifiques complexes sous l’œil du reflet. La jeune fille pose son stylo en poussant un soupir de soulagement.
- Voilà ! Enfin, j’ai terminé.
- Tu vois, ce n’était pas si difficile que cela, déclare le reflet satisfait.
- Oui ! Mais pourquoi m’aides-tu autant ?
- Pour la même raison que toi.
- La même raison ??
- Oui ! Nous avons toutes les deux le même but ! Même si nous ne sommes pas au même endroit.
- Toi aussi ! Tu veux …
- Oui, répond le reflet avec un large sourire dévoilant des dents parfaitement blanches. Il ne te reste plus qu’à trouver tout le matériel pour réaliser ton projet.
- Mon projet, répète Aliéna pensive. Notre projet au vu de ce que tu viens de me dire, ajoute-t-elle en souriant avec le même sourire que son reflet.
- Si tu le veux, répond l’image. Il te faut encore faire une chose.
- Laquelle ?
- Voyons… Tu le sais bien !
- Oh ! Oui ! Que je suis bête ! Mais j’ignore quoi choisir !
- Je te fais confiance, tu trouveras tout comme moi.
Le reflet se trouble et semble disparaître une seconde. Aliéna approche son visage du miroir puis remet en place une mèche de cheveux. La jeune fille se redresse.
- Voyons voir, que vais-je bien pouvoir choisir.
Elle balaye la pièce du regard avant de revenir sur sa coiffeuse. Elle remarque sous une étoffe, la couverture d’un livre qui dépasse. Aliéna attrape le bouquin et le regarde avec surprise.
- Qu’est-ce qu’il fait là ? Il y a des mois que je le cherche.
La jeune femme serre le bouquin contre son cœur pendant quelque seconde les yeux fermés, puis elle le repose sur le meuble avant de tourner la page de couverture. À l’intérieur se trouve l’image d’une femme souriante ressemblant étrangement à Aliéna.
- Maman…
La jeune fille effleure des doigts la photographie puis referme le livre. Il s’agit d’un recueil de pièces de théâtre dont certaines ont été interprétées par sa mère qui était comédienne. Aliéna referme la couverture, elle regarde le titre inscrit dessus, mais elle est fasciné par les deux masques qui entourent l’inscription. L’un des masques affiche un visage joyeux, alors que le second affiche une grande tristesse.
- Tout à fait moi, déclare-t-elle. Joyeux et triste à la fois.
Le vaisseau impérial du Stratéguerre a fini le tour du fragment, il vient se positionner à côté du vaisseau d’exploration. À son bord, Végalian tapote impatiemment les accoudoirs de son fauteuil. Un homme voûté, vêtu tout en noir avec une sorte de monocle électronique sur l’œil gauche s’avance vers le Stratéguerre.
- Quels sont vos résultats ? , demande sèchement Végalian.
L’homme se racle la gorge.
- Nous pouvons dire que l’aspect de cette planète remonte à environ trente ans, d’après les analyses des roches que les sondes nous ont rapportées, il ne fait aucun doute qu’il s’agit de Stykadés…
- Stykadés !!!! Mais c’est impossible ! Même si sa destruction date de la même époque ! Stykadés ne se trouvait pas dans ce secteur de la nébuleuse !
- Nous sommes formelles, il s’agit bien d’un morceau de notre planète mère Stykadés.
- Comment est-ce possible !?
- Nous savons que la supernova qui est entrée en collision avec l’étoile Dynamo a modifié les champs magnétiques qui entouraient Stykadés. Les morceaux de Dynamo se sont mélangés avec la supernova provoquant une étoile noire qui a anéanti notre monde. Il est fort probable que l’étoile noire a engendré de grands changements magnétiques ailleurs que sur Stykadés dans une grande partie de la nébuleuse. Ses changements magnétiques cumulés à la puissance de l’étoile noire avec l’explosion de la planète à engendrer une telle onde de choc qu’il est tout à fait concevable que des morceaux de notre monde ont pu finir leur trajectoire dans ce secteur.
- Je comprends, répond Végalian en faisant un geste de la main pour chasser l’homme. « Je ne m’attendais pas à trouver ici un morceau de ma planète natale ! J’aurais mieux aimé trouver Orania ! Vais-je un jour trouver ce monde ou n’est-ce qu’une illusion de mon esprit ? Mon oncle m’a-t-il réellement montré ce monde et l’armada qu’il renferme ?? »
Le chambellan court dans les couloirs du palais, il pousse les portes de la salle du trône. Il continue sa course folle en direction du roi, mais dans sa précipitation, il marche sur le bas de sa robe et tombe sur le sol à deux mètres de l’estrade royale. Phénicia et Actarus ont quitté leur siège pour aider l’homme à se relever.
- Vous allez bien ? , demande la reine.
- Oui, oui, répond le chambellan en prenant appui sur le sol.
- Qu’y a-t-il de si important pour que vous en perdiez l’équilibre ? , demande Actarus.
Le chambellan lève un visage blême vers le roi, ce dernier fronce les sourcils avec inquiétude.
- Majesté c’est une catastrophe !!! , s’exclame-t-il en brandissant un papier.
- Allons bon ! Encore une de plus ! , lance la reine avec agacement.
Actarus a le papier entre les mains.
- Phénicia ! Cela suffit ! , fait le roi avec une voix un peu plus forte qu’il ne le voulait.
La reine regarde son frère avec surprise.
- Que t’a donc apporté ce vieil alarmiste qui te met dans un tel émoi ? , demande-t-elle moqueuse.
- Un vaisseau de Véga se trouve dans la nébuleuse, déclare simplement Actarus.
Aussitôt le visage moqueur de la reine se décompose pour devenir un bloc de glace.
- Qu’allons-nous faire ? , demande-t-elle.
- Et qu’allons-nous devenir ? , ajoute le chambellan.
Le commandant Sog est dans son bureau au Camp de la Lune Noire, il est aussi nonchalamment dans son fauteuil, une coupe remplie de vin à la main.
- Quand ce Golgoth sera fini, je l’enverrais directement sur Terre pour qu’il affronte Goldorak ! Quand il aura vaincu le prince d’Euphor, le professeur Kerod sera victime d’un petit accident qui lui coûtera la vie, ainsi je serais le seul à être admis dans le cercle du Stratéguerre.
Le commandant avale une gorgée de vin.
- Voyons voir où en est la construction de mon Golgoth !
Sog se redresse pour appuyer sur un bouton du bureau. Un moniteur sort du meuble. L’écran montre la chaîne d’assemblage avec diverses pièces circulant sur un tapis quand le centre de l’image de brouille.
- Allons donc ! Que se passe-t-il encore !
Le commandant pose sa coupe afin d’effectuer des réglages sur l’écran quand un visage, ou plutôt un masque argenté se matérialise.
- Du calme commandant. Soyez patient, tout sera prés en temps voulu, déclare le masque.
Sog est comme tétanisé.
- Vous ! Encore vous ! Mais que voulez-vous donc ?
- La même chose que vous ! Détruire le prince d’Euphor !
Le masque disparaît de l’écran. Le commandant donne un revers du bras dans la coupe qui s’écrase contre une cloison avant de tomber sur le sol en laissant échapper du vin.
- Pourquoi !? Pourquoi !? Dois-je subir toutes ses visions ? , hurle le commandant en martelant la surface du bureau de ses poings à chaque mot.
Au même instant des coups sont donnés à la porte du bureau. Le commandant reprend son calme et ajuste sa tenue.
- Entrez !
La porte s’ouvre sur un Eptamorphe noir.
- Vous êtes seul ? , s’étonne le commandant.
L’Eptamorphe noir referme la porte, aussitôt une forme apparaît à ses côtés. Un autre être polymorphe portant une combinaison multicolore.
- Oh ! , s’exclame le commandant. Je savais que vous n’aviez pas tous la même capacité de morphose, mais c’est la première fois que je vois un Eptamorphe invisible !
- C’est exact commandant, répond l’espion en noir. Nous avons plusieurs niveaux de morphose, certains d’entre nous ne peuvent prendre que l’aspect physique, mais ne peuvent imiter les vêtements, d’autres comme moi peuvent tout faire, mais c’est le premier à pouvoir se rendre invisible.
- C’est excellent ! Cela va faciliter la mission que je vais vous confier !
Les deux Eptamorphes se mettent au garde à vous.
- Je veux que vous retourniez sur Terre pour espionner le centre de recherche. Je veux savoir ce qu’ils font ! Ainsi, il sera plus facile de les surprendre avec mon attaque.
- Devons aussi découvrir l’identité du prince d’Euphor ? , questionne l’espion noir.
- Ce n’est pas le but principal, mais si le hasard vous le permet faite-le.
Vénusiak et Faussoirak volent au-dessus d’une étendue boisée.
- Bouhou, baille Kohumé. Je m’ennuie.
- Tu préférerais peut-être attaquer Véga ?
- Non, je comprends ce que le professeur et Procius ont fait. Et puis Dai me manque.
- Quoi ? Mon frère te manque alors que nous sommes en patrouille !
- Oui.
- Tu préférais voler avec lui peut-être ?
- Pourquoi pas !
- Tu ne veux quand même pas que je cède la place à mon frère pour que les deux amoureux volent dans le ciel comme deux tourtereaux ?
- C’est une idée qui ne me déplairait pas.
- Non, mais dis donc !? Tu ne veux pas que…
- Hum hum, résonne dans la radio. Je vous rappelle les filles, qu’ici nous entendons tous ce que vous dites, annonce la voix du professeur Cochir.
- Euh… Bonjour papa, bredouille Kohumé.
Phénicia et Actarus sont dans un petit bureau du palais.
- Je crois que nous devrions avertir la population du danger, suggère la reine.
- Je préfère attendre. Je ne veux pas créer de mouvement de panique.
- Tu es fou ! Véga est dans la nébuleuse !
- Je le sais, mais nous ignorons pourquoi ! Il y a une chance pour que ce vaisseau ne vienne jamais du côté d’Euphor.
- C’est possible, mais je ne tiens pas à prendre ce risque. Nous devons être prés au cas ou il nous attaque !
- Je n’ai jamais dit le contraire. J’ai déjà réquisitionné discrètement nos réservistes.
- Tu ne crois pas que cela va quand même attirer l’attention de la population et de leur famille ?
- Cela fait déjà plus d’un an que je fais faire des manœuvres en prévision d’une telle éventualité.
- Quoi !?
- Depuis que Véga est passée dans la nébuleuse pour se rendre sur Terre, je me suis préparé à la possibilité que des forces viennent sur Euphor, mais cela ne s’est pas produit.
- Jusqu’à aujourd’hui !
- Ma chère sœur, le vaisseau n’est pas encore en orbite d’Euphor.
- Si seulement Procius était là, soupire Phénicia.
Actarus reste silencieux, sa sœur lui lance un regard plein de reproches.
- Que veux-tu que je dise de plus ? Il défend la Terre, et même bien vu que Véga ne l’a toujours pas envahie.
Phénicia ouvre la bouche.
- Mais moi aussi j’aurais aimé qu’il reste à nos côtés, continue le roi. Il serait prés de toi et Goldorak pourrait défendre notre planète en cas d’attaque, mais nous avons fait le choix de l’envoyer pour secourir notre planète d’adoption.
- Je sais, admet la reine. Mon fils me manque.
- Si seulement Véga avait pu être anéantie complètement ! Je croyais pourtant que le Grand Stratéguerre avait apporté toutes ses forces avec lui pour conquérir la Terre il y a trente ans !
Trois coups sont donnés à la porte.
- Quoi ? , demande Actarus.
- Un message en provenance du bombardier Xanta, annonce la voix du chambellan.
Le roi entrouvre la porte, le chambellan lui tend la missive. Actarus parcourt rapidement le document avant de se tourner vers sa sœur.
- Le bombardier se rapproche du secteur où se trouve Véga pour estimer ses forces et ce qu’ils font.
La porte automatique de la salle d’observation s’ouvre, Sayaka entre dans la pièce comme une tornade, elle porte des dossiers sous son bras gauche.
- Alors, c’est vrai !? Un satellite a pris en photo la base de Véga en Antarctique ?
- Oui, c’est vrai, répond son époux.
La femme pose les dossiers sur la table où se trouvent les images satellites, une feuille s’échappe d’une pochette. Sayaka prend une photo en main.
- Alors, c’est donc là que se trouve la base, fait-elle.
Le professeur a remarqué la feuille qui est tombée sur le sol, il sa baisse pour la ramasser, mais son épouse est plus rapide, il a juste le temps de distinguer deux mots « résultat sanguins ».
Sayaka range avec précipitation la feuille dans une pochette.
- Ce sont mes documents, déclare-t-elle.
- Je voulais juste la ramasser, s’étonne Alcor.
- Allez bon courage ! Je vous laisse travailler !
Sayaka quitte la pièce aussi vite qu’elle est arrivée.
- « Je me demande bien ce qui lui arrive. Qu’est qu’elle traficote avec le doc et qu’est ce que c’était que cette feuille ? Et pourquoi a-t-elle été aussi agressive tout à l’heure avec Procius… »
Alcor sort de ses réflexions quand il réalise que beaucoup de regards sont tournés vers lui.
- Allez ! Vous avez entendu la dame, plaisante-t-il. Au travail !
Procius se penche vers le professeur.
- Vous êtes sûr que Sayaka va bien ?
- C’est ce que je vais finir par me demander.
Le vieux garçon de ferme du ranch, Banta, conduit une vache de l’enclot à l’étable quant il entend des bruissements dans la forêt. Il cesse de marcher pour regarder la frêle végétation de l’hiver. Il reste ainsi un instant à fixer la forêt, mais les bruits ont cessé.
- Bah ! Sûrement une bête !
Banta reprend sa marche quand un bruit de branche cassé le fait stoppé de nouveau. Il regarde à nouveau la forêt, mais cette fois-ci, il voit brièvement passer une tête noire avec une sorte de tuyaux sortant au niveau du cou.
- Hé ! Mais on dirait un espion Eptachose ! Je dois prévenir le centre !
Banta laisse la vache pour se mettre à courir en direction du ranch.
Les deux agents Eptamorphe courent dans la forêt, ils se déplacent rapidement, quelques animaux prennent la fuite sur leur passage.
Banta manque une marche, dans sa précipitation, pour gravir le petit escalier du perron en bois. Il pousse la porte de l’habitation puis se précipite vers le téléphone dans le couloir. Il compose le numéro du centre avec ses gros doigts.
- Allez !! Décrochez !!!
Le téléphone sonne dans la salle d’observation, tout le monde est occupé, Dai décroche le combiné.
- Centre de recherche spatial Procyon.
- Dai !?
- Banta ?
- Vite ! Je viens de voir un de ses espions ! , dit le garçon de ferme avec affolement.
- Quoi ! Je ne comprends rien à ce que tu racontes !
Banta pousse un grand soupir pour se calmer.
- Je viens de voir un Eptatruc ! Tu sais l’un des espions que Véga a déjà envoyés ! Il se dirigeait vers le centre.
- Un espion Eptamorphe !?
- Voilà !
- Mais tu ne pouvais pas le dire plus tôt !!!!
- Quoi !! Mais qu’est-ce que je suis en train de faire d’après toi !!!!
Dai raccroche au nez de Banta. Le jeune homme quitte la salle d’observation sans avertir personne de la menace.
Banta est debout dans le couloir, un signal sonore dans le combiné indique la fin de la communication.
- Et il me raccroche au nez sans me dire merci en plus !!!!
S’exclame le vieux garçon de ferme en reposant le combiné.
Les deux espions Eptamorphes arrivent par le bois devant l’entrée du centre, ils découvrent que le nombre de gardes a augmenté, deux d’entre eux sont postés devant la grille d’entrée.
- Ils ont renforcé la sécurité depuis la dernière fois, constate le Noir. Nous allons devoir trouver un autre chemin d’accès.
L’Eptamorphe multicolore tend sa main en direction de l’autre espion. L’espion en noir fixe la main sans comprendre. Le multicolore la referme brièvement.
- Tu veux que je prenne ta main ? , s’étonne l’espion en noir.
Le multicolore fait un signe affirmatif de la tête.
- Je ne vois pas trop pourquoi, mais bon, fait l’espion en noir en saisissant la main.
Une chose étrange se produit, sa vision se brouille une fraction de seconde.
- Mais…
Il va pour regarder ses pieds, mais il ne voit rien hormis le sol.
- Je vois, tu m’as rendu invisible !
Les deux Eptamorphes invisibles, avancent main dans la main en direction du centre. Ils passent à côté des deux gardes surveillant l’entrée sans se faire remarqués puis ils se dirigent vers la porte automatique du centre. Une fois devant, ils attendent qu’une personne entre ou sorte pour se glisser à sa suite afin de ne pas éveiller l’intérêt des gardes si la porte s’ouvre sans personne.
Le vieux garçon de ferme sort de l’habitation, il est hélé par Mizar.
- Banta ! Qu’est-ce que tu fiches !? Ça fait cinq minutes que je t’attends ! Et où est la vache ?
- Quoi !? Ah oui ! La vache ! Je la ramène tout de suite !
Banta par en courant en direction de l’enclot où la bête est resté à l’attendre.
Les deux espions polymorphes invisibles déambulent au hasard dans les couloirs du centre. Au détour d’un couloir, ils surprennent une conversation entre une femme et un homme.
- Tu es certaine que tout va bien, demande Procius.
- Oui, oui !
- Excuse-moi de te dire cela, mais on ne le dirait pas. Comment dire… Tu es plus grognon qu’à l’habitude.
- Je suis grognon !? C’est ce que monsieur le prince d’Euphor pense !?
Procius fait un pas en arrière.
- Ce n’est pas le bon mot pour ce que je voulais dire, s’excuse-t-il.
- Ah oui ! Et bien, c’est trop tard le mot est lancé ! Si monsieur Procius n’est pas satisfait de mon humeur, il n’a cas retourner sur Euphor rejoindre sa chère mère Phénicia et son oncle Actarus !
En disant ceci, Sayaka pousse du doigt le prince.
- Je ne voulais pas me montrer impolie, s’excuse-t-il. C’est juste que je me fais du souci…
- Il est inutile de se faire du souci pour moi ! Je vais parfaitement bien !
- Si tu le dis !
Sayaka jette un regard lançant des éclairs à Procius avant de se retourner et de partir d’une démarche raide.
- Hé bien ! Moi qui croyais avoir tout vu question mauvais caractère avec ma mère, je crois que Sayaka la dépasse.
Sur Euphor, la reine Phénica est toujours dans le petit bureau en compagnie de son frère quand elle se met à éternuer.
Le bombardier Xanta se déplace dans la mer d’étoile de la nébuleuse, son capitaine se tient debout devant son fauteuil les mains croisées dans le dos.
- Vitesse un quart ! , ordonne-t-il.
- Vitesse un quart, répond le navigateur.
- Que disent les radars ?
- Je ne capte pas de vaisseaux pour le moment, répond l’opérateur.
- Resté vigilant !
- Capitaine ! Écho ! , s’écrit l’opérateur radar.
- Arrêt des machines ! Sonde en mode passif ! Alerte jaune !
Le capitaine quitte sa place pour venir se placer dans le dos de l’opérateur. Soudain, le jeune homme tourne un visage blême vers son supérieur.
- Qu’y a-t-il ?
- Il y a deux vaisseaux et non un.
- Maintenez la position, puissance au minimum, ordonne le capitaine en relevant la tête.
Le personnel de la passerelle s’empresse d’exécuter les ordres. Le capitaine se penche au côté de l’opérateur.
- Nous ont-ils détectés ?
- Je l’ignore, mais pour le moment, ils ne font aucun mouvement.
- Pourvu que cela dure.
- Capitaine, hésite l’opérateur.
- Oui ?
- Je ne suis pas certain de moi, mais d’après la signature, le second vaisseau serait un bâtiment impérial.
- Vous en êtes certain ?
- Comme je viens de vous le dire, je ne le suis pas. Je n’ai jamais vu cette signature en vrai, uniquement lors de ma formation.
Procius est dans la salle d’observation quand le téléphone sonne.
- Centre de recherche spatial…
- Procius ? , demande la voix du vieux garçon de ferme dans le combiné.
- Banta ??
- Alors, vous avez réussi à les capturer ?
- Quoi ? Capturer qui ?
- Ben ! Les espions de Véga ! J’ai averti Dai que j’avais vu un Eptamachin…
- Il y a combien de temps !?
- Une vingtaine de minutes.
- Bon sang !
Procius actionne le bouton d’alarme du centre en raccrochant le téléphone. Puis il s’élance dans les couloirs.
Les deux espions sont redevenus visibles, ils utilisent un transmetteur pour informer le commandant Sog de leur découverte, bien à l’abri dans une pièce de maintenance dans les sous-sols du centre.
- … le prince d’Euphor se nome Procius, annonce l’Eptamorphe noir. Sa mère est la reine Phénicia, son oncle est le roi Actarus, ils sembleraient qu’ils se trouvent sur Eu…
L’alerte retentit dans le centre couvrant la voix de l’espion.
- Qu’avez-vous dit !? , demande la voix du commandant sortant du transmetteur.
La porte de la pièce s’ouvre à la voler, Daisuke se tient dans l’ouverture.
- Je vous ai trouvé ! , lance-t-il en remontant ses manches.
Dai se jette sur l’espion en noir, ils roulent tous deux sur le sol en faisant chuter des balais et des seaux. L’espion multicolore sort une arme, mais il est poussé brusquement, il pivote pour voir son agresseur qui n’est autre que le prince, il tente de tirés, mais Procius plonge au sol en lui fauchant les jambes. L’espion tombe en lâchant son arme, les deux adversaires se redressent puis sautent sur l’arme. Le prince est le premier à atteindre le pistolet, il vise au juger l’Etpamorphe, le rayon le touche à l’épaule, mais il atteint aussi l’un des tuyaux sortant de son cou. Quand le tuyau se retrouve sectionné, l’espion multicolore se transforme en un tas de cendre. Le prince se relève pour rechercher Daisuke. Celui-ci est aux prises avec l’espion en noir, ils échangent des coups de poings et de pieds toujours sur le sol. L’espion se dégage soudain, il sort d’une de ses bottes un poignard qu’il prend à deux mains avant de le plonger en direction du jeune homme, Procius lève l’arme pour viser, mais Dai a saisi la première chose lui tombant sous la main. C’est avec un manche de ballait qu’il enfonce dans la gorge de son adversaire que le jeune homme parvient à vaincre l’Eptamorphe.
Dai se lève alors que de la fumée commence à sortir de la bouche de l’espion.
- Vite ! Sortons ! , hurle Procius.
Les deux hommes sortent de la pièce et referment la porte juste avant que l’explosion ne survienne.
- C’était chaud ! , plaisante Dai.
Le prince lui donne une tape sur le crâne en guise de reproche.
- La prochaine fois donne l’alerte au lieu de jouer au cavalier solitaire !
Le capitaine du vaisseau d’exploration se tient raide devant l’écran principal. Le visage du Stratéguerre s’étale sur toute la surface.
- Ce n’est pas la planète que je recherche. Continuez votre mission ! Je retourne au Camp de la Lune Noire.
- À vos ordres Majesté !
Le visage de Végalian disparaît pour laisser place à l’emblème de la division Ruine. Le capitaine pousse un soupir de soulagement alors que le vaisseau impérial se met en mouvement.
Le Stratéguerre regarde devant lui froidement.
- Calculez un cap pour regagner le camp de la lune en déplacement instantané, ordonne-t-il.
Le roi Actarus se lève du bureau qu’il occupe avec sa sœur pour cette situation de crise. Des coups sont donnés à la porte. Actarus ouvre la porte pour découvrir le visage du chambellan.
- Un autre communiqué en provenance du bombardier Xanta.
Le roi prend le papier et referme la porte.
- Quelle est la nouvelle catastrophe ? , demande la reine.
- La présence d’un second vaisseau, annonce Actarus.
- Il ne manquait plus que cela, fait-elle avec désespoir.
- Il est possible que le second vaisseau soit un bâtiment impérial.
Tout le monde retient sa respiration à bord du bombardier.
- Capitaine ! , s’exclame l’opérateur dans le silence.
- Quoi ? , questionne le capitaine en essuyant une goutte de sueur.
- Le vaisseau impérial se déplace.
Le capitaine rejoint l’opérateur.
- Quel cap prend-il ? Se dirige-t-il vers nous ?
- Il vire de bord pour l’instant, impossible de déterminer sa direction….
L’opérateur reste muet, la tension augmente sur la passerelle.
- Parlez ! , ordonne le capitaine.
- Il vient de disparaître. Je pense qu’il possède un système de déplacement instantané. Impossible de dire quelle est sa destination.
- Malédiction ! , grogne le capitaine, les mâchoires serrées. Prévenez le palais.
- Grrr ! Je n’ai pas compris où se trouvais Actarus à cause de cette alarme ! , s’emporte Sog. Mais au moins, je connais l’identité du prince. Je pourrais en informer le Stratéguerre.
La porte de la salle de commandement s’ouvre sur le professeur Kerod.
- Professeur ! Que faites-vous ici ?
- Commandant, je viens vous informer que j’ai terminé la construction de votre Golgoth, répond Kerod d’une voix lasse.
- Cela tombe bien ! , s’exclame le commandant en jubilant. Que l’on envoie immédiatement Golgoth 28 attaquer le centre ! Qu’il soit accompagné de deux escouades de navette !
- Enfin, notre patrouille est terminée, s’exclame Kohumé. Nous allons pouvoir regagner la base !
- Je devine au son de ta voix que tu as hâte de retrouver mon frère.
- En effet, je suis certaine qu’il n’a pas le moral à être contraint de rester au sol.
- Et tu vas donc le consoler ?
- On peut voir cela de cette façon !
- C’est injuste, soupire Hikrau.
- Je suis navrée. Je ne voulais pas te faire du mal. C’est vrai que Ukyo doit te manquer.
- Ne parlons plus de cela. Direction le centre !
Faussoirak et Vénusiak virent de cap.
Cinq petites soucoupes grises décollent de la Lune accompagnée par de nombreuses navettes quand le vaisseau de Végalian se matérialise en orbite du Camp de la Lune Noire.
- Sog ! Que se passe-t-il ? , demande le Stratéguerre en apparaissant sur l’écran principal de la salle.
- Votre grandeur ! J’ignorais que vous étiez de retour, répond le commandant en s’agenouillant.
- Trêves de bavardage ! Dis-moi ce qui se passe !
- Je viens de voir une opportunité pour vaincre Goldorak. Je viens donc de lancer une attaque sur le centre de recherche.
- Une opportunité ?
- Oui. Des espions ont réussi à s’introduire dans le centre et à provoquer des dégâts. Je profite qu’ils sont occupés à réparer pour les attaquer, ment le commandant.
- Bien. Souhaitons que ton initiative soit couronnée de succès !
- Oui Maître.
- Dans un instant, je serais là pour suivre l’attaque.
Végalian remarque la présence du professeur Kerod dans la salle de commandement, mais il ne fait aucune remarque.
Vénusiak et Faussoirak approchent du centre quand Hikaru remarque des points lumineux dans le ciel.
- Kohumé ? Tu vois ce que je vois ?
- Quoi ?
- À quatorze heures !
Kohumé regarde dans la direction avant de s’écrier :
- Des navettes !!!
- Vite ! Nous devons les intercepter !
Tout le monde a repris le travail au centre après la découverte de l’intrusion des espions.
- Des navettes ! , s’exclame Densha.
- Quoi ?? , demande Alcor.
- Des navettes approchent du centre !
- Prévenez Vénusiak et Faussoirak !
Alcor regarde à l’extérieur, il voit passer devant la baie vitrée de la salle les deux navettes.
- Elles tombent à pic ! , constate-t-il.
Le bruit des engrenages actionnant la gigantesque carapace blindée se fait entendre, ce qui indique que le Cerebro-ordinateur a commencé à placer le centre en position de défense.
Procius et Daisuke sont en compagnie des techniciens qui examinent les dégâts dans la pièce de maintenance.
- Il n’y a rien de grave, déclare l’un d’eux. Aucun système principal ne passe dans cette section. Un peu de nettoyage et de peinture et se sera comme neuf.
- Pour une fois que Véga ne provoque pas de dégât, plaisante Dai.
Procius se prépare à répondre quelque chose quand l’alarme retentit de nouveau.
- Encore ! , s’exclame Dai.
- Nous sommes attaqués ! , annonce la voix d’Alcor dans les haut-parleurs.
Le prince part en courant dans le couloir.
- Bon ! Je suis censé faire quoi moi ?? , fait Dai.
Procius arrive dans le hangar de Goldorak, il court vers sa machine puis fait un bond gigantesque pour rejoindre le dessus de la soucoupe porteuse.
- Métamorphose !
Quand ses pieds touchent la soucoupe, il est recouvert de sa combinaison de vol.
Les navettes se dispersent en voyant approché Faussoirak et Vénusiak.
- Tu as vu ces cinq soucoupes au centre ? , questionne Hikaru.
- Oui, je me demande ce qu’elles font là, répond Kohumé.
- Il n’y a pas de trace d’un Golgoth ou d’un Antérak. C’est une chance !
- Ce serait trop beau…
Les deux jeunes femmes ne peuvent pas finir leur conversation, car une partie des navettes Végane ouvrent les hostilités.
La plateforme de lancement de Goldorak s’enfonce dans le sol.
- Je vais prendre la route numéro deux, annonce Procius.
- Ouvrez les portes de la route deux, ordonne Alcor.
La plateforme s’immobilise face au tunnel surmonté du numéro de la route. La première porte du tunnel s’ouvre puis la rangée de lumière qui est située au-dessus s’éclaire, indiquant que la route est ouverte.
- À nous de jouer mon vieux. Goldorak ! Go !
La soucoupe porteuse disparaît dans le tunnel dont les parois sont recouvertes de plaques métalliques, puis l’acier fait place à de la roche brute. Finalement, Goldorak sort d’un tunnel d’une ancienne mine située en pleine forêt.
De nombreux composants et des plaques de métal jonchent le sol de la chambre d’Aliéna. La jeune fille regarde le fatras avec satisfaction.
- Voilà ! Tu as tout ce dont tu as besoin, déclare le reflet dans le miroir.
- Oui ! Je n’ai plus qu’à me mettre au travail, fait Aliéna avec un étrange regard.
Faussoirak abat une navette avec une Pyrobombe.
- Voilà Goldorak ! , s’écrie Kohumé.
- Mégavolts !
Les quatre rayons font une percer à l’avant de la formation en escadrille des navettes Végane rompant la formation. Profitant du mouvement général, les cinq soucoupes quittent le centre de la formation pour venir se placer hors de vu de Goldorak.
- Spider Spin !
Goldorak plonge dans l’escadrille avec ses Planitonks tournoyant sans quitter leurs points d’attache. Les navettes se trouvant prises par les pointes acérées se retrouvent déchiquetées.
- Deltalame !
La lame triangulaire se met à briller avant de quitter Vénusiak, elle coupe en deux plusieurs navettes sur sa trajectoire.
- Missiles Sigma !
Des missiles en forme de vrilles en acier sont projetés par Faussoirak.
Les cinq soucoupes se sont éloignées de la zone de combat, elles se rapprochent les unes des autres. Elles finissent par donner l’illusion qu’elles se collent pour finir par ne former qu’une seule soucoupe. Des membres semblent sortir de cette nouvelle soucoupe. Finalement, le Golgoth crée par le commandant Sog c’est assemblé.
- Un Golgoth ! s’exclame soudain le prince. D’où sort-il ? Je ne l’avais pas vu !
Le robot de Véga se tient toujours en dehors de la zone de combat, il semble attendre son heure. La machine est complètement grise, d’un gris acier. Sa tête est inexpressive, elle est surmontée d’une sorte de couronne.
- Je me demande se qu’il attend, remarque Kohumé. Pyrobombes !
Comme si la réflexion de la jeune fille avait été entendue par le Golgoth, ce dernier lève son bras gauche en direction de Goldorak. Un jet de vapeur surgit au niveau de l’épaule de la machine, le bras complet est propulsé.
- Procius ! Attention ! , crie Hikaru.
- Quoi ??
Le bouclier de la soucoupe encaisse un violent choc quand le bras tente de pénétrer le champ de force. Goldorak part en vrille dans le ciel sous la violence du coup. Procius redresse son vaisseau.
- Je l’ai senti passer celui-là !
Au Camp de la Lune Noire, le commandant Sog suit avec attention le déroulement du combat, il remarque à peine le Stratéguerre qui entre dans la pièce pour s’installer sur son trône.
Le bras du Golgoth regagne sa place.
- Je vous laisse les navettes ! Je vais m’occuper de ce monstre, annonce Procius.
- Oui ! Comme toujours ! , remarque Kohumé.
- Si vous voulez, on échange.
- Euh ! Personnellement les navettes me suffisent pour le moment, répond Hikaru. Triponium !
Goldorak change de cap pour plonger vers le Golgoth, non sans avoir déchiqueté sur sa trajectoire quelques navettes avec son Spider Spin.
Le robot Végan lève ses deux bras, les poignets pivotent pour laisser place à la bouche d’un canon dans chaque bras. Un rayon glaçant en sort venant recouvrir la soucoupe porteuse de Goldorak qui se met à chuter comme une pierre.
- Hypermétabolisme !
La glace se met à fondre rapidement et se décolle de la soucoupe, mais le sol se rapproche malgré les efforts du prince pour relever son appareil.
- Transfère !
Dai a courut dans tout le centre pour suivre le combat dans la salle d’observation. Quand il arrive dans la pièce, il voit sur le moniteur Goldorak sur le point de s’écraser.
- Autolargue !
Le robot géant quitte sa soucoupe porteuse, il se met à rouler sur le sol pendant que sa soucoupe reprend de l’altitude.
- « Voilà ta dernière heure arrivée Goldorak, se dit Sog avec un sourire triomphant. Cette fois-ci tu ne t’en sortiras pas ! »
Le Golgoth se met à courir puis il bondit tel un catcheur voulant asséner un coup de coude à son adversaire au sol. Goldorak prend appui sur ses mains pour bondir en arrière et se retrouver sur ses pieds alors que l’attaque du robot de Véga ne fait qu’un trou dans le sol.
- Fulguropoings !
Les deux poings quittent Goldorak, mais à la grande surprise du prince, son action ne serre à rien, car le Golgoth se sépare en cinq parties pour l’éviter. Une fois les poings revenus à leurs places, la machine de Véga s’assemble de nouveau.
- Ça ne va pas être facile ! , constate Procius.
- Allez ! Finis de jouer ! , s’impatiente le commandant Sog. Golgoth 28 passe à la phase deux !
De nouveau, le Golgoth se sépare en cinq parties.
- Mais qu’est-ce qu’il fait ? , se demande le prince.
Chacune des parties se transforme en un robot pour finir par ressembler à une version plus petite du Golgoth.
- Vous allez voir Maître ! Ces mini Golgoth vont se kamikabombiser sur Goldorak. Il en sera fini de lui.
- Je demande à voir, répond stoïquement Végalian.
Les minis Golgoths s’écartent puis ils se mettent à tournoyer autour de Goldorak, ce dernier tente de suivre leur mouvement en bougeant la tête de droite à gauche et inversement.
- Qu’est qu’ils me réservent ? , se demande Procius.
Les minis robot tournent de plus en plus vite et leur vitesse semble augmenter encore, car les contours deviennent flous au point qu’il ne reste plus qu’un tourbillon avec une traînée grise entourant Goldorak.
Soudain l’un des minis Golgoth sort du tourbillon pour venir se coller dans le dos de Goldorak, puis un autre vient se coller à la jambe droite, le troisième à la gauche.
- J’ai l’impression que le tourbillon se fait plus clair.
Le quatrième se ventouse au bras droit et enfin le tourbillon disparaît quand le cinquième cesse de tournoyer pour se coller sur le bras gauche.
Vénusiak et Faussoirak se croisent dans le ciel.
- Missiles Sigma !
- Missiles Oméga !
Deux navettes Végane explosent.
- C’était les dernières ! , annonce victorieusement Kohumé.
- Hé ! Mais que fait Goldorak !? , s’exclame Hikaru.
Kohumé regarde en direction de robot géant, elle le voit recouvert par les Golgoths miniatures.
Procius agite les bras de son robot.
- Mais vous allez vous décoller !!
Rien n’y faut, les minis Golgoth restent ventousé sur Goldorak. Un cadran attire le regard du prince, il remarque une brusque montée d’énergie sur les membres et dans le dos de son robot.
- Non ! Des Kamikabombes ! Il faut que je m’en débarrasse coûte que coûte !
Les filles voient Goldorak s’agiter dans tous les sens.
- Il est devenu fou ! , fait Kohumé.
- Il a la danse de Saint-Guy, ajoute Hikaru.
- Les filles au lieu de dire des bêtises, tiré moi dessus ! , annonce Procius.
- Quoi ! Mais tu es devenu fou réellement ! , s’exclame Kohumé.
- Il faut que vous détruisiez ces robots !
- Mais nous risquons de te toucher ! , remarque Hikaru.
- Faites ce que je vous dis ! Ce sont des Kamikabombes !
- Des quoi !? , demande Kohumé.
- Le mot bombes me suffit, annonce Hikaru.
Le commandant Sog éclate de rire dans la salle de commandement du Camp de la Lune Noire.
- Ah ! Ah ! Ah ! Goldorak tu es enfin vaincu !
- Electronium !
Le rayon part de l’avant de Vénusiak, il frappe la jambe gauche de Goldorak.
- Triponium !
Un autre rayon quitte Faussoirak pour frapper l’autre jambe, mais les minis Golgoths ne semblent pas affectés. La navette se rapproche encore.
- Missiles Sigma !
Deux missiles en forme de virile quitte la navette pratiquement à bout portant. Cette fois-ci la manœuvre de Kohumé parvient à faire lâcher prise au robot collé à la jambe droite de Goldorak.
- Spider Spin !
La soucoupe porteuse surgie toute pointe dehors. L’un des Planitronks vient frôler le bras droit de Goldorak, il réussit à couper en deux le Golgoth miniature qui tombe sur le sol avant d’exploser. Procius lève la jambe droite de sa machine puis il abat violemment le pied sur le torse du robot miniature qui était collé à sa jambe. Une explosion se produit sous son pied.
- Je vois ce qu’il me reste à faire, lance Hikaru.
Vénusiak vole au raz du sol et s’approche rapidement de la jambe gauche de Goldorak.
- Missiles Omega !
Des missiles sont propulsés de la navette, ils frappent à bout portant le mini Golgoth. Celui-ci tombe sur ses pieds au sol, il semble vouloir s’enfuir en courant.
- Ne crois pas que tu vas m’échapper, lance la jeune femme. Deltalame !
La lame triangulaire brille puis quitte l’aileron de Vénusiak pour venir couper en deux au niveau de la ceinture le fuyard qui explose.
- Non ! C’est impossible ! , s’écrie Sog avec terreur. Golgoth 28 ! Explosion immédiate !
Goldorak lève son bras gauche, sa soucoupe porteuse surgie et arrache le Golgoth miniature.
- Cornofulgure !
Les rayons part des cornes du robot pour venir frapper le mini robot avant qu’il ne touche le sol.
Le dernier des Golgoth miniature se met à briller, dans le dos de Goldorak, puis il explose dans une grande gerbe de feu et de fumée.
- Oui !!!! Je l’ai eu ! , hurle le commandant Sog.
La fumée se dissipe, Goldorak est toujours debout et n’a subi aucun dégât.
- Procius, ça va ? , s’inquiète Hikaru.
Goldorak lève le bras droit et brandit deux doigts pour former un V.
- Noooooonnnnnnnnn !!!! , s’écrie Sog en tombant à genoux. J’y étais presque ! C’est impossible ! Ce Procius a de la chance !
Un éclair passe dans les yeux du Stratéguerre.
- « Il semblerait que le commandant Sog a fait des découvertes durant mon absence, réalise Végalian. »
- Nous avons eu beaucoup de chance cette fois, mon vieux Goldorak, fait Procius.
Le robot géant bondit vers le ciel.
- Récupération !
Le commandant Sog est toujours effondré devant l’écran principal de la salle de commandement. Il règne un silence morbide dans la pièce. Le commandant sursaute quand la voix du Stratéguerre s’élève.
- Sog ! C’est le dernier échec que je tolère de ta part, annonce-t-il sèchement.
- Je comprends Maître, répond laconiquement le commandant toujours agenouillé.
- Professeur Kerod ! Exposez-moi donc ce que vous proposez à la place des bombes au Lasernium.
Kerod s’avance rapidement pour venir se placer devant le trône.
- Je vous propose une bombe solaire.
- Une bombe solaire !?
- Je vais vous expliquer.
Le professeur sort un support de données qu’il tend à un soldat. Celui-ci le prend et le glisse rapidement dans une console. L’écran virtuel situé devant le trône apparaît. Une image surgie représentant le système solaire avec un étrange nuage jaune partant du soleil et venant s’enrouler autour de la Terre.
- Comme vous le voyez sur cette représentation, un nuage de particule solaire part du soleil pour venir entourer la Terre.
- Et alors ?
- Le principe de la bombe solaire est d’utiliser ses particules lumineuses pour consumer en quelques secondes l’atmosphère de la planète, anéantissant ainsi toute forme de vie. Une fois toute trace de vie disparue, nous n’aurons plus qu’à nous installer sur cette planète.
- Comment ferons-nous sans atmosphère, remarque le commandant toujours à genoux.
- C’est exact, constate Végalian.
- Il suffit juste d’envoyer une bombe atmosphérique, celle-ci générera une atmosphère Végane en deux à trois semaines, répond le professeur.
Le Stratéguerre réfléchit un instant.
- Combien de temps vous faut-il pour fabriquer cette bombe solaire ?
- Environ deux semaines.
- Dresser la liste des composants nécessaire, le commandant Sog vous fournira tout ce dont vous aurez besoin.
- Merci votre grandeur.
Le visage du commandant est déformé par un rictus mauvais.
FIN
- 28 -