
| A bout de souffle
Author: Prolixius5 Ecrit peu de temps "après"... Merci de laisser vos impressions, si vous êtes encore les pieds sur Terre, si toutefois... Classé "T" pour le contenu un peu plus que de la simple suggestion
Rated: Fiction T - French - Romance - Words: 363 - Reviews: 2 - Published: 06-11-10 - Status: Complete - id: 2816497
|
|
A+ A- |
Un souffle frémissant, sucré à s'y méprendre
Capture mes sens et de mon cœur les méandres
Au seuil d'une nuit longue, ses caresses m'enivrent
La douce lune blonde nous protège, et le livre
De vie que nous allons écrire avec aisance
Recèle au sein des mots une trouble impatience.
De séduction vêtue, je m'avance vers lui
La peau fraîche. Tendres balbutiements en sursis
Qui laissent présager des joutes enivrantes.
Par le galbe troublées, les mains se font pressantes.
Un soupçon d'égarement n'est pas encore né
Qu'un sillon de plaisir promet de nous mener
Aux frontières si proches de délices langoureux.
Plongeant avec délectation au sein d'un feu
Ardent et si subtil, jaillissant de toutes parts ;
Deux êtres en partage, sans retenue ni fard
Défient les flammes, forts d'un amour si puissant
Vibrant dans chaque fibre de corps resplendissants.
Pris dans un tourbillon de lumière et d'eau pure,
Savourant les délices bleutés de l'azur,
Dessinant lentement les lignes passionnées
De leurs corps attentifs, amoureux, forcenés,
Prêts à tous les supplices, esclaves sans regret,
Ils plongent avec ardeur, leur passion est plus vraie
La volupté plus chaude ; leur ivresse charnelle
Les emporte, peau à peau, vers les plus hauts sommets
De la souffrante ultime de leur amour : et jamais
Bouche ne fut aussi douce qu'un fruit gorgé de miel,
Pulpeuse, si lascive, à nulle autre pareille.
Les étreintes fougueuses de nudités offertes
Les rendent frénétiques, et l'explosion parfaite
Mène à la jouissance, à l'incroyable fête.
Et leur intimité fiévreuse, au bord du gouffre
Prend dans l'extase finale le dernier de leur souffle.
L'orgasme sulfureux, paroxysme glorieux,
Brise enfin leurs dernières réserves. Et leurs jeux,
Torrides et sans limite, laissent inertes ceux
Qui, sous la nuit étoilée, unisson rêvée,
Donnent à leurs sens meurtris comme un goût d'apogée.
Le firmament les borde d'une fraîche douceur
Et le petit matin chasse toute douleur
Pour qu'enfin le souvenir de leur fièvre étincelante
Grave dans leur chair nue la véritable attente
D'un renouveau prochain. Eros, une fois de plus,
Brisera leur raison, sagesse et retenue.
Lyxie
23 juin 2000
|
||||||