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Acte de mémoire ou Mémoire d'acte
Author:
Aislune Seidirey PM
A vous de choisir de quel côté vous vous reconnaissez... Texte spécial.
Rated: Fiction K+ - French - Words: 1,191 - Reviews: 3 - Favs: 1 - Published: 02-08-11 - Status: Complete - id: 2889646
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Note de l'auteur: ceci est un texte spécial: il peut se lire de haut en bas, et de bas en haut. Je vous ai épargné des acrobaties, les deux versions sont écrites. En fait, on m'a lancé ce défi il y a quelques temps, je l'ai relevé comme j'ai pu. C'est par conséquent inclassable, immodifiable aussi.

Dans ce défi, il était spécifié aussi que la version de haut en bas devait être différente de celle de bas en haut. Ahem... Je ne sais pas si j'ai réussi.

Pour vous aider, il y a une version où c'est la narratrice qui parle à l'enfant en elle; l'autre version est schizophrène...

Bonne lecture à tous.


Acte de mémoire / Mémoire d'acte

Elle souriait…

Et cela, je le regardais de mes yeux d'enfant…

Ses doigts caressaient la peau lisse du lac qui se ridait selon l'humeur qu'il avait…

Ses cheveux volaient au vent, ses yeux brillaient très fort…

Mais encore ?

Elle jouait au bord de l'eau, complètement inconsciente du monde qui l'entourait.

Et sa robe blanche aimait batifoler avec ses jambes quand elle se levait pour changer de place, d'ailleurs ça la faisait rire.

C'était un bel après-midi d'avril, je crois, je ne suis pas sûre…

Enfin, ça n'a pas d'importance.

Je n'avais aucune idée du temps qui s'était écoulé, c'était bizarre…

Pourtant, j'étais lucide.

Elle ne l'était pas en cet instant, elle.

J'étais là, je regardais cette poupée, je me sentais pour la première fois si fragile.

Mais de nous deux, certainement, c'était moi la plus blindée, la plus grande; comme ça, je pouvais veiller.

Beaucoup de secrets ne méritent pas d'être éventés aux quatre vents, surtout quand l'on ne se connaît pas soi-même.

L'humain est un secret à lui seul.

Cette petite que je vois, là, et que je regarde sans bouger depuis tout à l'heure, c'est moi et ce n'est pas moi…

Complexité ?

Non…

L'histoire est simple : je ne me souviens pas quand je suis elle, elle ne se souvient pas quand je suis moi.

C'est rassurant pourtant : je ne suis pas toute seule dans ma tête.

Et puis, je la connais bien, elle ne ferait pas de mal…

Elle est plus fragile que moi, évidemment !

Par contre, je ne sais pas si elle a peur de moi, c'est la seule inconnue de mon équation…

Ça peut se comprendre, mais en même temps, je fais office d'ange gardien: je la protège, je suis plus forte qu'elle…

Mais ça, ils ne le comprennent pas.

Ils me croient folle, malade.

Je ne le suis pas, je suis différente c'est tout.

Je n'ai pas fait de mal; d'autres comme moi sont dangereux, mais cela ne veut pas dire que je serai comme eux.

Je ne savais même pas que nous nous connaissions toutes les deux.

C'est eux qui me l'ont dit.

Enfin...

A l'aide d'une vidéo.

Je ne voulais pas les croire, je me défendais de mes moments d'absence.

Je disais que j'avais toujours eu la mémoire courte…

Je me mentais à moi-même.

C'est seulement après qu'ils m'aient montré cette vidéo que j'ai admis, que j'ai compris…

Je ne suis pas devenue dangereuse comme ils pensaient le prédire.

Je leur ai même dit, avec le même sourire que le sien à elle, que je la protégerai, que je continuerai ma mission, même si je n'étais pas au courant.

Si elle est née, c'est pour une raison.

Et si c'est grâce à moi, c'est que c'était le destin et que j'étais capable du meilleur, et non du pire… Elle s'est épanouie.

Nous sommes liées par une promesse, celle de ne jamais oublier…


MIROIR


Nous sommes liées par une promesse, celle de ne jamais oublier...

Elle s'est épanouie.

Et si c'est grâce à moi, c'est que c'était le destin et que j'étais capable du meilleur, et non du pire...

Si elle est née, c'est pour une raison.

Je leur ai même dit, avec le même sourire que le sien à elle, que je la protégerai, que je continuerai ma mission même si je n'étais pas au courant.

Je ne suis pas devenue dangereuse comme ils pensaient le prédire.

C'est seulement après qu'ils m'aient montré cette vidéo que j'ai admis, que j'ai compris...

Je me mentais à moi-même.

Je disais que j'avais toujours eu la mémoire courte...

Je ne voulais pas les croire, je me défendais de mes moments d'absence.

A l'aide d'une vidéo.

Enfin...

C'est eux qui me l'ont dit.

Je ne savais même pas que nous nous connaissions toutes les deux.

Je n'ai pas fait de mal; d'autres comme moi sont dangereux, mais cela ne veut pas dire que je serai comme eux.

Je ne le suis pas, je suis différente c'est tout.

Ils me croient folle, malade.

Mais ça, ils ne le comprennent pas.

Ça peut se comprendre, mais en même temps, je fais office d'ange gardien: je la protège, je suis plus forte qu'elle…

Par contre, je ne sais pas si elle a peur de moi, c'est la seule inconnue de mon équation…

Elle est plus fragile que moi, évidemment !

Et puis, je la connais bien, elle ne ferait pas de mal…

C'est rassurant pourtant : je ne suis pas toute seule dans ma tête.

L'histoire est simple : je ne me souviens pas quand je suis elle, elle ne se souvient pas quand je suis moi.

Non…

Complexité ?

Cette petite que je vois, là, et que je regarde sans bouger depuis tout à l'heure, c'est moi et ce n'est pas moi…

L'humain est un secret à lui seul.

Beaucoup de secrets ne méritent pas d'être éventés aux quatre vents, surtout quand l'on ne se connaît pas soi-même.

Mais de nous deux, certainement, c'était moi la plus blindée, la plus grande; comme ça, je pouvais veiller.

J'étais là, je regardais cette poupée, je me sentais pour la première fois si fragile.
Elle ne l'était pas en cet instant, elle.

Pourtant, j'étais lucide.

Je n'avais aucune idée du temps qui s'était écoulé, c'était bizarre…

Enfin, ça n'a pas d'importance.

C'était un bel après-midi d'avril, je crois, je ne suis pas sûre…

Et sa robe blanche aimait batifoler avec ses jambes quand elle se levait pour changer de place, d'ailleurs ça la faisait rire.

Elle jouait au bord de l'eau, complètement inconsciente du monde qui l'entourait.
Mais encore ?

Ses cheveux volaient au vent, ses yeux brillaient très fort…

Ses doigts caressaient la peau lisse du lac qui se ridait selon l'humeur qu'il avait…

Et cela, je le regardais de mes yeux d'enfant…

Elle souriait…

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