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Purple Hand School
Author:
Newi PM
*Yaoi* Je m'appelle Jules Wilworth et je viens de changer de lycée. Mais entre un club secret, un garçon magnifique au comportement changeant et une histoire de meurtres en série, je ne sais plus où donner de la tête...
Rated: Fiction T - French - Chapters: 5 - Words: 17,088 - Reviews: 4 - Favs: 1 - Follows: 5 - Updated: 05-21-13 - Published: 06-05-12 - id: 3029434
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Salut Tous le monde ! Après un an de non publication, me revoici avec une nouvelle histoire qui, je l'espère, vous plaira autant que les autres (j'ai de bons échos et cela me fait véritablement très plaisir !).
Celle-ci c'est mon petit bébé, cela fait un an que je la prépare maintenant rien n'est parfait et je compte sur vous pour vos critiques et compliments !
Bonne lecture !

Purple Hands School

Chapitre 1

Le car m'avait déposé devant la grille en fer forgé de ma nouvelle école, Crow High School, un peu au nord de Londres, en pleine campagne. Quand je dis en pleine campagne, cela veut dire que le premier habitant ne se trouve pas avant 10km. La première fois que j'ai entendu parler de ce lycée perdu au milieu de nulle part et portant un nom aussi ringard, je me suis dit que le directeur devait avoir vu trop de films d'horreur. En réalité, le bâtiment qui se trouvait en face de moi était assez récent car reconstruit 60 ans auparavant sur les fondations du premier bâtiment qui a brûlé. Il avait bien fallut reconstruire une école pour tous ces enfants de riches qui ne voulaient pas aller dans une école publique au milieu des prolétaires. C'est là que vous vous dites que je suis moi-même surement un pauvre prolétaire qui a travaillé d'arrache-pied pour obtenir les meilleurs notes et une bourse d'entrée dans cette école si prestigieuse. Que nenni. Moi, Jules Wilworth, je suis un fils de riche et mes notes sont bien installées dans le bas du classement.

La question est donc ce que je fais ici. Avant de passer la grille de cet établissement pour garçons de bonnes famille et de sceller mon destin pour trois horribles années dans le fin fond de l'Angleterre profonde, laissez-moi me souvenir de mes deux derniers mois de libertés qui m'ont conduit jusqu'ici. Mon grand frère, Antonin, est le beau gosse par excellence, un Q.I. exceptionnel et promit à un magnifique avenir car il doit reprendre l'entreprise de mon père. Sauf qu'il a fait une chute à cheval au début du mois de juillet et, bien que s'en étant sortit avec une épaule fracturée et une cheville foulée, mes parents ont pris peur. Si jamais leur fils préféré venait à mourir ou faire un accident qui l'empêcherait de reprendre les activités familiales, que pourraient-ils faire ? C'est alors qu'ils se sont –malheureusement – souvenus qu'ils avaient un deuxième fils. Rassurez-vous, je n'ai jamais été battu par mes parents, jamais manqué d'argent, jamais subi de pression psychologique, rien. J'ai vécu comme un pacha pendant mes 16 premières années sur terre, manquant peut-être de l'amour d'une mère et encore, en période d'adolescence, on ne s'en rend pas vraiment compte. Sauf que je me retrouvais soudainement avec mes parents sur le râble, s'inquiétant pour moi et voulant faire le plus de choses possible avec leur fils délaissé. Au départ, j'étais heureux, jusqu'au jour où mes résultats scolaires sont arrivés par courrier. J'avais réussi mon année mais le problème était plutôt de l'ordre du comment je l'avais réussie. Aucune de mes notes ne dépassait la moyenne requise (ne parlons pas de la moyenne de la classe, j'avais plutôt tendance à la faire baisser). Le commentaire de mon professeur de mathématique disant que je glissais de plus en plus sur la mauvaise pente acheva mes parents.

Afin de me « remettre dans le droit chemin », mon père m'envoya dans l'institut qui l'avait formé étant jeune, celui devant lequel j'attends. Il pense qu'une vie scolaire surveillée 24h/24 avec des punitions pour le dernier de classement et une alimentation saine me transformera en copie double de mon frère et non pas en vilain délinquant. Dire que je n'ai jamais pris de drogue et que la seule cigarette que j'aie fumé un jour m'a presque étouffé… Et en plus, je vais devoir rester puceau jusqu'à mes 19 ans. C'est sur cette dernière pensée que je retourne au présent, dans le froid et l'humidité de ce premier soir de septembre, hésitant à entrer dans l'enceinte de l'école qui deviendra ma résidence jusqu'aux prochaines vacances d'été.

Je me décidais enfin et poussais la grille en fer forgé qui grinça un peu, genre grille de vieux château hanté. J'avançais le long de l'allée centrale, bordée de pelouses et de petits massifs de fleurs, qui menait à trois marches d'escaliers précédant le bâtiment central. J'ouvris la porte d'entrée et, le seuil à peine franchit, je me cognais à un cerbère. Une femme d'âge (très) mur, les cheveux gris attachés dans un chignon serré, des lunettes rectangulaires sur le nez, les lèvres pinces et les bras croisés. Tout dans son attitude démontrait un personnage sévère, caractère mis en avant par ses habits, un chemisier blanc coincé dans une jupe gris éléphant droite ainsi que des chaussures plates assorties à la jupe. Elle m'observa des pieds à la tête avant de desserrer les dents.

-Monsieur Jules Wilworth j'imagine. Vous êtes en retard. Vous étiez attendus avec vos camarades de seconde ce matin à neuf heure. La ponctualité n'a pas l'air d'être votre point fort mais vous allez devoir l'apprendre. Maintenant, suivez-moi.

Elle tourna soudainement les talons et partit d'un petit pas rapide vers un grand escalier en marbre appuyé à gauche du mur du fond du hall d'entrée. Un peu surpris, je mis cinq secondes avant de la suivre, portant sur mon dos mon sac de vêtements. Elle avait déjà atteint la moitié des marches de l'escalier lorsque je commençais à grimper et je dus me dépêcher lorsque je la vis disparaître eu premier étage où je longeais le couloir. Elle était déjà derrière la dernière porte à droite, frappant pour signaler sa présence. Lorsque j'arrivais à côté d'elle, sa tête était passée par l'entrebâillement de la porte.

-Le retardataire est arrivé madame la directrice.

-Faites-le entrer, lui répondit une voix féminine.

-Bien madame. La vieille aigrie se retourna vers moi et me poussa dans la pièce. Allez, entrez.

Elle referma rapidement la porte sur moi, me laissant seul dans une pièce assez grande dont le mur du fond n'était qu'une large baie vitrée qui devait donner sur l'arrière du bâtiment central. En face de moi se trouvait une femme potelée au visage doucereux assise derrière un bureau majestueux. Elle me fit signe de m'asseoir dans le fauteuil qui me tournait le dos et qui lui faisait face, un grand sourire plaqué sur le visage. Sans savoir pourquoi, je me sentis encore plus mal à l'aise avec elle qu'avec la vieille peau de tout à l'heure. La directrice ouvrit une farde en carton qu'elle avait devant elle et qui portait mon nom, surement mon dossier scolaire.

-Monsieur Wilworth, pouvez-vous m'expliquer la raison de votre retard ?

-J'ai manqué le car de ce matin et j'ai du attendre le suivant. Comme il n'y en a que deux par jours j'ai du attendre jusqu'au soir.

-Et pourquoi avez-vous raté le premier car ? Il était écrit très clairement sur la lettre concernant votre rentrée qu'il partait à 8h00 pile.

Bonne question. Devais-je lui avouer que je n'avais pas réussi à me lever parce que j'avais fait la fête la veille et que je n'avais rejoint mon lit qu'à 3h du matin ? Mauvaise idée.

-Je… Je me suis perdu dans la ville. D'habitude je reste toujours aux alentours de mon école et je n'avais jamais été à la gare des autobus de Londres et comme j'ai un sens de l'orientation quasi nul…

Je la vis lever un sourcil sceptique puis noter quelque chose dans mon dossier. Il est vrai que mon excuse inventée en trois secondes n'est pas la meilleure que je puisse donner mais elle m'avait pris de court. Je gigotais un peu sur mon siège lorsque qu'elle reprit la parole.

-Vous avez manqué la visite du lycée et la lecture du règlement. Heureusement pour vous, les cours ne commencent que demain. En attendant, je vous conseille de vous mettre à jour et de repérer directement le réfectoire, histoire de ne pas devoir compter sur votre sens de l'orientation.

Brève pause qui marque bien qu'elle n'est pas dupe de mon mensonge et qui me fait comprendre clairement que je ne dois plus être en retard de toute l'année.

-Le délégué des Terminales a été appelé pour vous servir de guide jusqu'à votre chambre. Écoutez-le attentivement et faites en sorte qu'il ne doive plus recommence son travail deux fois.

Elle se leva lentement, contourna son bureau et se dirigea vers la porte qu'elle ouvrit. J'empoignais mon sac et la suivit vers la sortie, pressant le pas pour échapper à cette atmosphère pesante. Alors que je passais devant elle, mon estomac gargouilla, démontrant que je n'avais plus rien avalé depuis le fast-food dans lequel je m'étais restaurer pour le goûter. Avant de fermer la porte, elle sourit et reprit une dernière fois la parole.

-Le dîner étant fini, je ne voudrais pas demander aux cuisinières de faire des heures supplémentaires pour un retardataire, vous comprenez bien, Monsieur Wilworth. Je suis désolée mais vous devrez vous passer de repas pour ce soir. Sur ce, je vous souhaite une bonne année parmi nous.

La porte se referma sur mon nez et je pestais. Manquer un repas était pour moi quelque chose d'impensable. Je me tournais vers la droite, décidé à reprendre les escaliers pour trouver mon chemin vers de la nourriture lorsque j'aperçus un garçon appuyé contre nonchalamment contre le mur. Il releva la tête, me vit et s'approcha de moi. Et là, je subis le plus grand choc de mon existence : Il faisait près d'une tête de plus que moi ! Je n'étais peut-être pas très grand mais j'étais pourtant très fier de mon mètre 75, sauf quand un gars d'un mètre 90 se plaçait à côté de moi, ce qui était en train de se produire à l'instant. Je dus lever la tête pour voir ses yeux et vus qu'il me détaillait de la tête aux pieds. Bien que très fier de mon apparence, j'étais cependant de nouveau mal à l'aise. Petit et fin bien que musclé, je n'étais qu'une brindille par rapport à lui, grand et assez musclé pour qu'on puisse le remarquer sous son T-shirt gris pâle. J'avais des cheveux châtains clair coupés courts dans une coupe déstructurée artificiellement, il avait des cheveux bruns tirant sur le noir dont les ondulations s'arrêtaient dans sa nuque. Tout dans notre physique nous opposait, que ce soit nos nez, nos yeux (bruns pour moi, verts chez lui), nos lèvres (dont elles semblaient chez lui terriblement douces) ou même nos mains (de grandes mains d'homme pour lui, des mains de pianiste pour moi). Même son caractère qui paraissait calme et posé contrastait avec le mien, vif et imprévisible. Notre seule ressemblance consistait dans le choix de nos vêtements : Un T-shirt près du corps de couleur pâle et un jeans bleu tombant sur les hanches.

Quand il eut fini son inspection, il se retourna et partit en direction des escaliers. Je le suivi en louchant sur ses fesses magnifiquement mise en valeur par son pantalon. Si je n'avais pas déjà été gay, ce mec m'aurait convertit. Sa voix s'éleva alors, grave mais aussi extrêmement sensuelle.

-Je m'appelle James délégué des terminales. Je te fais un rapide tour des lieux. Il y a quatre bâtiments autour d'une cour rectangulaire. Le bâtiment central, dans lequel nous nous trouvons, abrite aux deux derniers étages les chambres des profs, au premier les bureaux administratifs et le bureau de la directrice duquel tu sors, au rez-de-chaussée le réfectoire. Au sous-sol, les cuisines qui sont interdites.

Nous étions arrivés au rez-de-chaussée et il me fit tourner le dos à la porte d'entrée afin de me montrer trois portes.

-Celle de gauche mène au bâtiment A, celle de droite au bâtiment B. En face de nous, le réfectoire, passage obligatoire pour aller dans la cour et le dortoir.

Sur ces mots, il ouvrit la double porte en face de nous et traversas la salle à manger. Sur ses talons, je ne pu y jeter qu'un rapide coup d'œil qui ne m'appris pas grand-chose. Il ouvrit une deuxième porte au fond de la salle et nous nous retrouvâmes dehors. Je fus totalement surpris par l'apparence de la cour : Elle était totalement vide. Il n'y avait pas un seul banc, ni de marques au sol pour délimiter un terrain de sport inexistant qui n'aurait de toute façon pas eu de goal et encore moins de paniers pour jouer au basket. Les seules choses pouvant servir de décoration étaient les poubelles métalliques accrochées aux murs. Même les cours de prisons étaient plus sympathique (du moins, j'en eu l'impression !).

-C'est ici que les secondes et les premières passent toutes leurs récréations, seuls les terminales ont accès au parc devant le l'école. Dans le bâtiment A, le premier et le deuxième étage sont remplis de salles de classes et de la salle des profs. Au troisième, la bibliothèque et la salle d'étude qui est obligatoire pour tout le monde tous les jours de 16 à 18h et le samedi pour les retenues. Dans le bâtiment B, le premier étage est divisé entre les vestiaires de gym et une salle de gym/hall omnisport, le deuxième étage pour les classes et le troisième pour les laboratoires de chimie et de SVT. Le dernier étage de chaque bâtiment est interdit, ce sont les combles. En face de nous, le dortoir.

Tandis qu'il parlait, nous avions avancé dans la cour et il ouvrit la porte qui menait à l'antre des élèves. Je fus de suite assailli par le bruit et mis un temps avant d'observer autour de moi. Je me trouvais dans une large pièce aux murs jaunes pâles recouverts de différents posters de groupes de musiques et de tableaux à marqueurs effaçables. Le bruit s'expliquait par le nombre d'élèves que la pièce accueillait et qui semblaient se marcher tous dessus. Au centre, le plus gros groupe réunit arguait autour d'une table de ping-pong pour savoir lesquels des garçons allait pouvoir jouer la prochaine partie. A gauche, une longue table collée contre le mur supportait une douzaine d'ordinateurs derniers cris à collection internet. Accrochés au mur au-dessus de la table, l'un des tableaux. Celui-ci portait l'inscription « News du jour » et je me demandais ce que cela pouvait bien vouloir dire. Dans le coin droit, un grand cercle de coussins multicolores, de poufs et de canapés entouraient une table basse sur laquelle étaient posés plusieurs verres et une bouteille d'eau. Le mur de ce « coin salon » était recouvert de posters du calendrier scolaire et d'un grand tableau portant l'inscription « tâches » qui m'intrigua. A l'opposé, un escalier en bois tournant sur lui-même qui devait mener aux étages, à côté, des flippers, kickers et autres jeux d'arcades. Une énorme armoire dont la porte était ouverte laissait entrevoir son contenu qui n'était autre que des piles de boîtes de jeux de société. Mon guide reprit la parole en traversant la pièce pour monter les escaliers.

-En bas, le coin salon-salle de jeux-salle informatique et la chambre du surveillant. C'est un prof et ils tournent toutes les semaines. Au premier, les chambres doubles des premières et de secondes, des toilettes à chaque bout du couloir. A l'étage au-dessus, les chambres simples des terminales, la salle de bain et la laverie. Au dernier étage, les combles, accès interdit. Tous le monde doit avoir quitté le salon pour 22h, juste tu as peut-être vu qu'il y avait un calendrier scolaire près des fauteuils, tu peux y inscrire la date de ton anniversaire. On ne te le fêtera pas mais peut-être que tu auras des amis qui voudront le savoir.

A remarque me surpris, il était peut-être beau mais plus je restais avec lui et plus je le trouvais antipathique. Bien sur que j'aurais des amis, si lui n'en avais pas, c'était peut-être à cause de son caractère à revoir.

-On organise un roulement des tâches : toutes les semaines, dix élèves sont divisés en petits groupes pour faire la vaisselle, laver la salle de bain, nettoyer les toilettes, passer un coup de balai dans le salon et, surtout, recueillir les informations des journaux sur internet. Le matin, tu te lèves plus tôt et tu fais un résumé pour les autres. Pour ce qui est de la propreté de ta chambre et de ton linge, tu t'en occupes tout seul. Les heures d'ouverture de la salle d'eau sont de 5h à 22h, pas avant ni après, cela empêchera les terminales de dormir ou d'étudier. Ta chambre se trouve au out du couloir et n'est pas définitive. Des questions ?

-Pourquoi ma chambre n'est-elle pas définitive et à quelle heure commencent les cours ?

-Pour la chambre, tu en sauras plus dans une semaine, pour les cours, tu n'as qu'à lire le règlement.

Et il me planta là, me tournant le dos et descendant les escaliers pour rejoindre les autres. Grommelant, je me déplaçais dans le couloir pour rejoindre ma chambre qui devait m'avoir été attribuée en fonction de la liste alphabétique étant donné qu'elle était la dernière. J'enlevais le petit papier portant mon nom encore collé à la porte et entrais dans la pièce. Elle devait faire la moitié de la taille de ma chambre dans ma maison mais quelqu'un avait tout de même réussi à y caser un lit superposé, deux petites armoires, un lavabo et une table à trépieds collée au mur qui devait être un semblant de bureau. Je ne pris même pas la peine de défaire mon sac et de ranger mes vêtements dans la commode qui m'était attribuée avant de m'effondrer tout habiller sur le lit qui n'était pas encore défait.

-A suivre-

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