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Or Ivresse
Author:
Alexanee PM
On en fait des rencontres quand on est saoule, croyez moi.
Rated: Fiction K+ - French - Humor - Words: 2,503 - Reviews: 6 - Favs: 1 - Published: 08-05-12 - Status: Complete - id: 3047873
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Cet OS a été rédigé dans le cadre de la vingt-huitième nuit du FoF, pour le thème «Paillette» à traitez en une heure (cet OS a été écrit tard, soyez indulgentes je vous en prie !).

Si vous désirez plus d'informations sur les nuits ou si vous voulez nous rejoindre, envoyez moi un PM !

Enjoy !

Le premier lundi de mars, je me réveille de mauvaise humeur. Ça ne change pas trop de d'habitude, direz vous.

Mais quand même.

Samedi soir, on est sortis avec le groupe -Raph, Elyn, Cris, Leo, Candice et Thibault. Et devinez qui on a croisé ?

Simon, le mec du nouvel an. Et des toilettes de Poitiers. Et de mon anniversaire.

Et devinez ce qu'il a fait ?

Il m'a ignoré. Toute la soirée.

Inutile de vous faire un dessin, j'ai chopé un mec -canon, en plus- de manière très, très, TRÈS évidente juste devant lui.

Il m'a regardé avec un oeil pas très sympathique, si vous voulez mon avis, avant de s'en aller avec une blonde aux gros seins.

Je vous jure, si je le revois, je lui coupe la -

On inspire, on inspire ...et on souffle ...

Pshhhhhh ...

On dirait que j'ai enfin mis mes cours de Sofro en pratique.

Je ne suis donc pas Le Cas désespéré de ma coach. HA.

Je suis tellement fière que je fais une petite danse de la joie dans ma cuisine avant de migrer dans ma chambre.

Simon, ça fait pas mal de temps que ma bande d'ami l'invite pour le brunch Au fond du bar, en fin de week-end, ou pour notre sortie hebdomadaire le vendredi soir. Ou parfois le soir lors de nos cafés presque quotidiens.

Je le vois souvent.

Sa prépa est à coté de mon lycée - à Neuilly sur Seine - et même si je ne l'ai pas touché depuis ma soirée d'anniversaire, c'est vrai qu'il est quand même très, très beau.

C'est vrai aussi que quand je le vois dans la rue je ne peux m'empecher de le reluquer.

Et à chaque fois il ne peut s'empecher de lever un sourcil avec un sourire suggestif.

Rrrrrh. Ça, ça m'ennerve.

Je ne supporte pas que les mecs que je mattent s'en rendent compte.

D'abord parce que pour matter, je suis très, très douée. Ce qui veut dire que Simon est très douée également.

Vous pensez qu'il lui arrive de me regarder ?

On inspire ...on souffle.

Putain ça marche, son truc.

Je m'effondre sur mon lit, puis cinq secondes après je me relève pour allumer la Wii.

J'ai besoin de decompresser.

Je suis en train de m'entrainer à danser Toxic sur Just Dance 2 quand j'entend sonner.

Si c'est Antoine, je le fous à la porte.

- Simon ? Mais qu'est ce que tu fous chez moi ?

Je remarque que le tshirt gris qu'il porte laisse suggestivement voir sa musculature.

GAH.

- J'ai besoin de toi Léa, s'il te plaît, me répond-t-il avec une voix suave.

J'ai à peine le temps de répondre qu'il se jette sur moi, et m'embrasse passionément en me plaquant sur le mur du salon.

Qu'est ce qu'il embrasse bien ...

Son bras va chercher jusque dans ma chambre une capote et sa quatrième main vient m'arracher mon bas de pyjama/short.

Hmmm.

Attendez - sa quatrième main ?

Je me réveille en sursaut, avec le sentiment d'avoir bavé sur ma couverture.

J'étais tellement HS que je me suis endormie la tête la première sur ma couette.

Je suis pathétique, c'est pas possible !

Pourquoi je me suis réveillée, hein ?

Mauvais karma.

xx

xxxxx

Je viens de passer mon oral de russe, -oui, oui, je fais russe en LV2 - et mon écit d'Italien. Et j'ai un très très bon pressentiment.

Bon, okay, c'était tellement facile que j'ai compté les moutons pendant mes épreuves.

Déjà, papa a vécu plus de dix ans de sa vie en Russie, donc je suis quasi bilingue, et l'italien, bah ... C'est facile.

L'année avance facilement, je sors tous les week-ends, travaille pas mal et passe des heures avec mon petit frère au téléphone.

Cette histoire de fugue nous a vachement rapproché et j'ai enfin pu rencontrer sa petite amie Constance qui me détestait, croyant que j'étais la meilleure amie d'Antoine.

Il vient parfois dormir à la maison, on se fait un film ou on va au bowling.

C'est bien sympa.

Le premier samedi de Mars, il y a la fête de June, une amie américaine de Thibault, qui a réussi à tous nous faire squatter.

Je sens que je vais me bourrer la gueule sans me poser trop de questions.

D'ailleurs ça fait longtemps que je n'ai pas baisé.

Classe, je sais.

Mais c'est fou, ça, il y a des mecs qui équarquillent les yeux quand ils apprennent que je fume, me bourre la gueule régulièrement ou mange au Macdo une fois par semaine.

Appelez moi féministe si vous voulez - c'est pas parce que je suis une fille que j'ai pas le droit de me comporter comme un camionneur.

Comme disait Coluche, il faut savoir être toujours grossier, jamais vulgaire.

Mais je m'égare.

Je sais qu'il y a toute une bande de ricains tous plus baraqués les uns que les autres alors j'ai vraiment. Vraiment. Vraiment hâte.

xx

xxxx

La semaine passe plutôt vite.

Mardi, je prends un café avec Elyn et Raph, on parle robe et esthéticienne. Mercredi, je vois Antoine pour un ciné, et je croise Simon, que j'ignore royalement. Jeudi, je révise avec Maline et Yu, mes copines du lycée pour l'écrit d'Histoire. Vendredi, je sèche le latin pour aller courir sur les quais avec Cris.

Ce n'est sûrement ni le bon moment pour sécher, ni très raisonnable, mais je suis une bête en latin, et j'ai besoin d'une discussion entre fille avec ma meilleure amie et de calmer mes nerfs autrement qu'en faisant de la Sofro - j'ai failli étrangler ma coach lundi dernier.

Le samedi matin, je vais avec les filles me faire épiler, avant une petite virée shopping rive droite.

De toutes les façons, maman doit me faire mon gros virement depuis une semaine, et mon découvert ne vas pas se voir longtemps.

- Ahhhh ! hurle Elyn, faisant se retourner plusieurs clients. T'es su-blime !

Je suis en train d'essayer une robe Moshino à tomber, turquoise avec un décolté pigeonnant et des perlouzes couleur sable sous les seins.

Cris lève les yeux du Figaroscope et lance :

- Achète-là, t'es canon.

Candice finit de se rhabiller dans la cabine d'à coté avant de s'extasier.

C'est vrai que cette robe me fait un corps canon. Elle est serrée sous les seins façon taille empire, avec la forme supérieure qui vient voler autour de mes cuisses pour s'arrêter un peu au dessus du genoux.

- Elle est beaucoup trop chic pour une soirée où on ne connaît personne, je riposte.

En plus elle est scandaleusement chère.

- Tu t'en fous, tu la mettras au Mariage d'Ambre !

Ah oui, merde.

Le mariage d'Ambre.

Ambre est la soeur de Raph, vaguement pote avec la mienne (même si elles ont trois ans d'équart). Il y aura donc tout le monde, plus le groupe de ma soeur. Et Simon n'est pas invité, héhéhé !

Je m'accorde trois milisecondes de réflexion, et -

- Je la prend !

Elyn tape dans ses mains avant d'aller regarder les chaussures de Candices. Ce sont des ballerines avec une bonne douzaines de centimètres en compensé, rose saumon. Magnifique.

Gaaaah. Je veux les mêmes.

- Moi aussi, je vais les prendres, murmure Candice.

Flute.

On va payer, et on migre chez Et Vous. Je repère une super jupe plissé bleue nuit, et une tunique toute paillettée, que j'assortirai avec une veste en jean sans manche et mes éternelles Louboutin pour la soirée de June.

Su-per.

Vivement le virement de maman, parce que frole les 300€ de découvert.

Oops.

Lorsque vers 23h, on arrive chez ladite June, c'est le gros bordel. Deux mecs se battent dehors, une fille les applaudit avec une expression perdue, et une meuf est carrément topless.

Trente minutes plus tard, je reçois un texto de Thib.

C'est pourri -on se barre ?

Et comment.

Je repère Elyn, déjà pompette, et la traine de force dehors. Je croise Simon, - quelle surprise - devant l'entrée, qui soutient Cris, trop saoule pour marcher seule.

Pff ... Ma belle tenue ! Pour une soirée d'une demie-heure, quel gachi !

Lorsque, dans la rue, je retrouve les autres, on se pose pas cent mille questions :

- Qu'est ce qu'on fait ?

- On va en boite ? propose Candice.

- Rooh, la flemme.

- Et si on allait chez quelqu'un se bourrer la gueule ? suggère Elyn.

- C'est pas une mauvaise idée !

C'est comme ça qu'une heure plus tard, on est tous chez mes parents, assis en tailleurs, avec une dizaine de bouteilles qui circulent, à jouer à Action ou Vérité.

Je précise tout de suite que ce n'est pas mon idée.

Puisque j'ai eu dix-neuf ans il y a deux mois, je suis devenue mature et responsable.

J'entend quelqu'un qui hurle :

- Vérité ! Non, pas Action, j'ai dit. Vérité !

Déjà, il y a deux sorte de joueurs : les téméraires qui ont des choses à cacher et qui ne choisissent qu'Action pour ne pas avoir à réveler leurs faiblesses, ou alors les trouillardes (comme moi) qui prennent systématiquement Vérité tellement elles ont peur de faire un truc qu'elle regretteront après.

Personellement, c'est plus par amour-propre que par peur que je ne prends jamais Action.

Mais, passons.

On est tous plus ou moins torchés (pour moi plutôt plus que moi) et les Actions s'enchainent.

Inutile de présiser que je ne sais pas qui a invité Simon chez moi, et qu'il n'arrête pas de me faire de l'oeil depuis le début, alors que mon cerveau fonctionne façon disque rayé : Ne tombe pas dans le panneau ne tombe pas dans le panneau, ne tombe pas dans le panneau ne tombe - vous avez sûrement compris.

- Léa ! A toi !

Groumpf.

- Oh, qui es-tu ? je demande d'un ton mièvre à un mec brun hyper musclé que je ne connais ni d'Ève ni d'Adam.

Ça fait marrer les autres.

- C'est Daniel, Léa, on te l'a dit au moins douze fois, répond Thibault.

Daniel ?

Daniel !

J'hurle de rire, et mes voisins me suivent tant mon attitude est comique.

Daniel !

C'est vraiment dégueu comme prénom pour un mec aussi jeune.

Il ressemble un peu à Justin Timberlake dans Time Out.

- Je peux t'appelle Justin ? je demande, m'étranglant de rire, encore.

- Heuuu ...

- Faites le boire, je lance d'un ton étonnement sobre pour mon état. Il n'est pas drôle.

Je vois Elyn qui s'empresse de lui passer une bouteille de Martini avec un "Gneee" fatigué.

C'est là que toute la beuh (ou le shit, ou peu importe) choisit de mon monter au cerveau. D'un coup.

Je me sens tiioute légère.

Au fil de la soirée, je m'aventure à essayer les Actions, et je suppose que c'est pour cette raison que je me retrouve à embrasser Justin Timberlake au beau milieu de mon salon, sur une musique des 80's.

Je suis trop déchirée pour danser comme une shagasse, mais quand il me regarde, je tente une pose sexy.

Enfin, sobre, elle est sexy.

Je ne garantie rien à partir de trois verres.

Et heureusement qu'il est là, le garçon, sinon je ne tiendrais pas debout.

Après une énième pause pipi (je suis bourrée, faut pas m'en vouloir), je danse toujours avec Justin, dont j'ai oublié le vrai nom.

Une chose est sure, il danse rudement bien.

Et il est super bien foutu aussi.

- Tu illumine la pièce, avec tes paillettes, me glisse-t-il a l'oreille.

En temps normal, je lui aurais ri au nez et envoyé chier mais je suis trop torchée pour réagir avec autant de lucidité.

On continue de s'embrasser, la musique forme un brouhaha agréable derrière, et la langue de Justin a un goût de Vodka Ice et de fraise tagada.

Miam.

Après ça, je ne me rappelle même plus comment je m'appelle.

xx

xxxx

Je me réveille sur un truc douillet et chaud.

Hmmm.

J'ai la bouche sèche et un mal de tête affreux.

Qu'est ce que j'ai bien pu faire hier pour avoir ce mal de crâne ?

Oh putain.

Mauvais, c'est mauvais tout ça.

J'ouvre les paupières d'un coup et me retrouve la tête sur le torse d'un ...homme.

Aïe.

Bon, au moins, je pense en reconnaissant les murs de ma chambre rue Crevaux, je sais ou je suis.

Mais ça n'explique pas qui est ce mec.

Soudain je me rend compte que je suis à poil.

Mais qui est ce mec ?

Et pourquoi suis-je à poil ?

Je refuse d'admettre l'évidence.

J'attrape une culotte noire - en silence dans le tiroir de ma table de chevet, tire le drap vers moi.

Mais qui est ce mec ?!

Sentant le froid arriver sur lui, il se met à bouger.

Mmh, il est vraiment très agréable à l'oeil, le garçon. Et il a une musculature pas dégueulasse du tout.

Deux grands yeux verts s'ouvrent doucement.

Il est vraiment très beau, en fait.

Mais qu'est ce que je raconte ! Qui est ce mec, bordel ?

Je me tortille pour descendre du lit et dégringole la tête la première sur le parquet.

Mais quelle conne.

Le mec se redresse et lance un «ça va ?» inquiet.

Je répond un vague «oui, oui» avant se sautiller maladroitement vers mon placard (en essayant désespérément de cacher ma poitrine).

J'enfile une marinière petit bateau toute bête.

HA.

Je sors de la piece.

- Au fait ...j'entend, quand je suis à la porte.

Je continue de marcher. Il m'en reparlera quand mon cerveau sera en mode Marche.

J'essaye d'accelerer un peu le processus en me tapant brutalement la tête contre le mur, mais ne récolte qu'une douleur lancinante

C'est qu'ils sont costauds, mes murs.

Mais QUI EST Ce mec ?!

- Ahhhh ! j'hurle en me retournant. Vous avez dormis ici ?

- On était trop déchirés pour rentrer, s'explique Thib, la tête dans un état pas possible. Et puis faut dire que t'étais pas mal non plus.

Ah.

La fête de June.

Action ou Verité.

D'un coup, j'ai une illumination.

- Justin ! je m'exclame avec enthousiasme en rouvrant la porte de ma chambre.

Je ne lui laisse pas le temps de répondre, je suis déjà partie.

Mais vu le regard qu'il m'a lancé, il n'y a aucun doute sur le fait qu'il pense que je suis légèrement atteinte.

Alors, j'ai fait des micmacs interessants avec Justin hier soir. Ou ce matin.

Bon, je sais qui est ce mec.

Ou du moins le prénom de son sosie.

- Tu ne devrais pas boire autant, affirme Thibault quand je rentre dans la cuisine.

Il est temps que j'aille consulter un psy.

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