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Un fatras de mots
Author:
Ael-Kurai PM
Une suite de one shot écrit avec pour objectif: Un mot, un texte en une heure
Rated: Fiction K - French - Chapters: 2 - Words: 2,419 - Reviews: 4 - Published: 08-20-12 - id: 3051896
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Bonjour à tous! Un petit texte sans prétention, écrit dans un contexte particulier, puisque le but du jeu, était d'écrire ce texte avec un mot qui servait de theme, en une heure. Pardon d'avance si vous trouvez des fautes ou des coquilles.

Sinon, Vincent n'appartient qu'à moi (ou presque vu que je le prête à la personne que je vais citer après) et Aaron appartient à ma Scorpius adorée ( mais elle accepte de me le prêter aussi, échange de bon procédé)

Bonne lecture, et si vous avez des remarques, n'hésitez pas!

PS: je crois que ce texte est de circonstance avec la chaleur du WE, et le mot était "façonner"


Il faisait une chaleur à crever dehors. Le genre de chaleur qui vous donnait envie de vous barricader à six pieds sous terre dans une cave, loin du soleil, à la recherche désespérée d'un peu de fraicheur. Pour l'occasion, beaucoup de familles avaient décidé de partir à la mer, qu'elle soit à quelques kilomètres à peine, ou à cinquante, voire deux cents. La mer était devenue comme le saint graal Pour les parents qui pourraient emmener se défouler leurs gamins, et pour les dit gamins, un moyen de se rafraichir et de s'ébahir l'espace de quelques heures.

Vincent, haut de ses un mètre quarante -cinq, âgé d'à peine dix ans était complètement euphorique, au point que ses parents c'était demandé s'il n'allait pas le shooter au valium pendant tout le trajet afin d'avoir la paix. Ou le bâillonner. Ils avaient beaux avoir une patience quasi surnaturelle, bientôt ils ne seraient plus capable de supporter un « quand est ce qu'on arrive ? »

Finalement, la chaleur avait fini par assommer partiellement le gamin survolté qui se demandait si son cerveau n'allait pas finir par fondre et sortir de ses oreilles. Il s'ennuyait en plus, les aléas d'être enfant unique. S'il y avait du monde sur la plage, il allait peut être pouvoir se faire des amis non ?

A peine la mer en vue, Vincent se réveilla et sautilla sur place comme si une guêpe l'avait piquée. Ses parents râlèrent pendant encore vingt minutes pour trouver une place, au point que le père fit descendre sa femme et son fils pour trouver une place et ne pas leur faire perdre son temps. La mère eut tout juste le temps de dire à son fils de se badigeonner de crème solaire, ce qu'il fit en grognant, avant de s'élancer à toutes jambes vers l'eau saline qui l'appelait à grand cris. Malheureusement, il avait oublié le sable bouillant qui le fit couiner de frustration, et ralentir sa progression, l'obligeant à sauter à cloche pied en alternance pour ne pas trop abimer ses petits petons.

Enfin arrivé, il hurla de contentement. L'eau était très bonne, les vagues correctes, faisaient des petits rouleaux façonnés par le vent marins. C'était quelque chose qui avait toujours fasciné le garçon. Comment le vent pouvait faire rouler des vagues ? Curieux, il avait tenté plusieurs fois d'en résoudre le mystère en passant dedans, pour voir si les rouleaux se casseraient, mais rien n'y faisait. C'était plutôt lui qui s'était fait avoir plus d'une fois, se faisant prendre dans le courant marin, pour ressortir en crachant toute l'eau que ses pauvres poumons avaient avalés, en se jurant qu'il ne se ferait pas avoir une autre fois !

Bon nagé, c'était bien, mais l'eau salé, ça donnait soif. Au bout de quelques minutes, Vincent parti donc à la recherche de sa mère qu'il repéra rapidement, son père non loin qui ramenait un parasol pas question de finir à l'hôpital avec une insolation avait dit le chef de famille le matin même ! Le garçon salua ses parents d'un grand sourire, quémanda de l'eau avant de retourner vers la mer. Cependant, tout seul, il allait s'ennuyer, ça serait bien qu'il trouve un compagnon de jeu !

Tel un parfait détective en herbe (le garçon était amoureux de Sherlock Holmes), il scruta sans vergogne les gens autour de lui, n'hésitant pas à regarder sous les parasols, s'attirant les foudres de quelques personnes peu sympathiques auquel le garçon répondit en tirant la langue, avant de repartir de plus belle à la recherche d'un futur copain. Au bout de quelques minutes de recherches infructueuses, il finit par en repérer un ! Là-bas, sous un parasol, avec un tee-shirt blanc sur les épaules ! A la différence de Vincent, le garçon ne semblait pas très heureux d'être ici, ou plutôt, nerveux. Il lui fit penser instantanément aux fuyards dans les films policiers qui regardent de tout coté en permanence, comme s'ils avaient peur de voir l'objet de leur peur débarquer à tout moment. Vincent qui malheureusement était trop curieux aux gouts des autres, s'approcha de lui, s'accroupissant, le regardant enfoncer ses pieds dans le sable, suffisamment pour en avoir du mouillé.

Il le fascina d'emblée, avec son petit air triste, ses cheveux noirs d'encre coupés au carré, et sa peau pale. Il devait cramer au soleil, ce qui expliquait pourquoi il avait un tee-shirt sur lui. Et quand il leva les yeux vers lui, des yeux si étranges, l'un vert et l'autre bleu, Vincent crut fondre comme neige au soleil. Il est trop adorable ! pensa-t-il pour lui-même. A côté de lui, Vincent faisait un contraste saisissant, avec sa peau tannée par le soleil, ses cheveux auburn qui tiraient sur le blond et ses yeux mordorés qui pétillaient de curiosité (mal placé aurait dit certains), et son grand sourire audacieux. Il n'était pas timide pour un sous également, et le brun allait bientôt s'en rendre compte.

« Tu es tout seul ? Questionna Vincent.

- Oui… et toi ? Lui répondit le brun d'une petite voix.

- Ouais, enfin y a mes parents, mais j'ai pas de frère et de sœur, et toi ?

« … Non… enfin si. J'ai un frère, mais il est beaucoup plus grand. C'est la première fois que je viens sur la plage en fait.

Vincent, en parfait analyste se rendit vite compte que son vis-à-vis parlait posément, et parfaitement. C'était bizarre, il avait l'air aussi jeune que lui physiquement, mais il lui paraissait plus vieux, enfin il parlait mieux que lui.

« Tu sais nager ? Y a des belles vagues, j'adore les regarder s'enrouler, c'est marrant la manière dont le vent les fait

- Les façonne tu veux dire.

- Euh oui. Alors, tu viens ?

- Je… » Le garçon regarda de nouveau autour de lui, nerveux. « Aligorv va me chercher s'il ne me trouve pas.

- Aligorv ?

- Oui s'est… Peu importe. On ne peut pas rester là ?

- Si tu veux. On peut faire des châteaux de sable !

Le garçon éclata alors de rire, s'attirant un regard bougon du blond.

« Bah quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ?

- C'est que je ne m'attendais pas à faire des châteaux de sable pour la première fois à mon âge !

- Et alors ? Y a pas d'âge pour s'amuser !

- S'amuser… Tu n'as pas tort. D'accord je veux bien faire un château de sable avec toi. Tu sais façonner les tours ?

- T'as vraiment une drôle de façon de parler, répliqua le blond, toujours un poil boudeur.

- Et toi tu t'exprimes comme un garçon des rues !

Le dit garçon des rues tira la langue, avant de reprendre :

« Hmmm je te pardonne mais faut me dire ton nom, c'est mieux !

- Je m'appelle Aaron et toi ? répondit le brun d'un sourire timide

- Vincent, content de te connaitre Aaron ! dit-il d'un air amusé, en tendant sa main vers lui, comme faisait les grands pour se saluer.

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