
Et si Gabriel ne l'avait pas rencontré ce jour là … tout aurait été si simple [yaoi]
Rated: Fiction M - French - Romance - Chapters: 27 - Words: 69,458 - Reviews: 97 - Favs: 8 - Follows: 20 - Updated: 05-11-13 - Published: 09-10-12 - id: 3057224
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Merci pour vos reviews.
Ma petite Clair : Merci, voici une suite plus tôt que prévu. J'espère que ça te plaira.
Edlweis : Encore merci d'aimer cette histoire. Et oui, la bagarre entre les deux hommes de sa vie, ne va pas aider Gaby, mais ça m'aide pour la suite des événements (je ne te dirai pas plus :p)
Guest : Merci voici la suite qui dévoile un peu l'intrigue.
Note : Les derniers événements se passent en un week-end. Vendredi soir : Tristan rend visite à Gaby. Samedi soir : dîner avec les grands-parents et agression de Tony. Dimanche après-midi : Laurent va récupérer les affaires de Tony et ensuite ce dernier à l'hôpital, première rencontre avec Tristan, et dans l'après midi Tristan parle à Dag.
Chapitre 16
Comme un lion en cage, Tristan tournait en rond dans son bureau sous les yeux d'Akira. Ce dernier était installé sur un canapé marron vieilli par le temps, faisant face à la table de travail en bordel du chef d'entreprise.
Le japonais, assis les jambes croisées, un ordinateur portable sur les genoux, tentait de se concentrer sur la comptabilité du garage, mais voilà que son protégé faisait les cent pas devant lui, le perturbant dans ses comptes.
- Arrête, tu me donne le tournis s'exclama Akira en délaissant les comptes du garage.
- P'tain de m'rde s'écria Tristan en donnant un coup de poing dans le punching ball rouge accroché au plafond, dans un recoin de la pièce au mur de briques brun cannelle.
Son corps entier bouillait de rage, ses tripes se tortillaient nerveusement dans son ventre. L'adolescent donna un deuxième coup dans le punching ball, puis un autre et encore un autre. Les os de ses phalanges devenaient douloureux, mais il continua de taper sous le regard réprobateur d'Akira.
Le professeur était passablement énervé lui aussi à cause de ce que Dag leur avait annoncé, il y a un peu près un quart d'heures.
Nerveux, le japonais fit jouer ses doigts fins sur l'accoudoir du canapé. Ses yeux noirs se portèrent sur le dragon gravé sur la peau de Tristan, qui avait retiré son tee-shirt. Des gouttes de sueurs coulaient le long des écailles de l'animal, les muscles du dos du brun se contractaient et se détendaient à chaque coup donné dans le punching ball. A cette vue, le professeur sourit, ses yeux reflétaient une certaine nostalgie. Il revoyait dans la physionomie de Tristan, son meilleur ami. Sébastien lui manquait terriblement. Si comme prévu, il avait été auprès de lui cette nuit là, Sébastien ne serait peut être pas mort.
Des coups frappés à la porte du bureau firent sortir le professeur de ses pensées.
- Entrez s'exclama Tristan en prenant le tee-shirt qu'il avait jeté auparavant sur son fauteuil en cuire noir.
La porte du bureau s'ouvrit sur un homme d'une carrure imposante, les yeux vairons, les cheveux noirs hirsutes, le nez aquilin et les lèvres quelque peu charnues. Il portait un jean bleu délavé et un débardeur blanc laissant découvrir des avant-bras larges et musclés. Son visage carré mal rasé était grave, son regard farouche.
Il s'avança vers Tristan qui s'empressa d'enfiler son tee-shirt. Les deux hommes se serrèrent la main. Puis le dénommé Dag se tourna vers Akira qui les avait rejoints et lui tendit la main.
- T'as l'air crevé ! Remarqua le japonais en saisissant la poigne de l'homme
- Ne m'en parle pas. C'est la m'rde en ce moment !
- Explique s'exclama Tristan en s'asseyant sur son bureau
Dag renifla en grattant sa barbe de quelques jours. Il était temps de mettre au parfum Tristan et son essaim avant que tout s'enveniment de nouveau.
- Comme je te l'ai dis au téléphone, un meurtre a eu lieu dans un des quartiers Est de la ville. Après enquête, on s'est rendu compte qu'il y avait des ressemblances avec celui de Séb.
L'inspecteur Taylor soupira, hésita un instant puis fouilla dans la poche de son jean. Il sortit un petit carton souple appartenant à un jeu de carte. Il la tendit à Tristan, qui tiqua en voyant l'as de cœur, la même carte qui avait été retrouvée sur le corps de son frère.
- Qu'est ce que ça veut dire ? Cet enfoiré a été libéré demanda Tristan suffoquant. Pourquoi ne m'as-tu pas prévenu ?
- Oh là, calme-toi ! Je ne t'ai jamais dit qu'il avait été libéré. D'ailleurs il n'est plus en vie et je ne suis pas sûr qu'Hector fût l'assassin de Sébastien
- Quoi ? S'exclama l'adolescent en fixant Dag qui avait détourné le regard croisant celui d'Akira.
Tristan fronça les sourcilles. Il avait comme l'impression qu'on lui cachait des choses. Il se pinça le nez essayant de contrôler sa colère.
- M'rde expliquez-moi ! s'écria l'adolescent au bord de la crise de nerf
Akira inspira puis expira nerveusement, en se passant la main dans les cheveux. Il prit la décision de tout raconter au frère de son meilleur ami.
- Comme tu le sais déjà, Sébastien était le bras droit d'Hector. Ce dernier voyant que ton frère prenait de plus en plus de pouvoir, il le bannit du gang. Mais Sébastien ne s'est pas laissé faire. Il a fondé son propre groupe et a voulu mettre un terme aux guerres entre les différents quartiers. Mais Hector n'était pas d'accord pour une trêve entre les gangs, parce que ça n'arrangeait pas son business. Et voilà qu'un jour, les chefs partisans de la paix, furent abattus un à un, d'une balle dans le cœur. Tous accusèrent Hector, et la police voyant une belle occasion de le mettre enfin sous les verrous, n'a pas approfondi l'enquête sur les meurtres.
- Mais qui te dit que ce n'était pas lui ? demanda Tristan accusant les révélations d'Akira
- Ce n'est pas lui, affirma l'inspecteur Taylor. C'est Hector lui-même qui me l'a dit avant de mourir.
- Quoi ? Et tu crois cet enfoiré ? S'irrita l'adolescent abasourdi.
- Oui ! Un an après son arrestation, il avait demandé à me voir. Le jour de ma visite, je l'ai retrouvé les veines ouvertes dans sa cage. L'enquête a conclu à un suicide mais Je n'y crois pas. Hector n'était pas le genre d'homme à faire ça et puis pourquoi le ferrait-il le jour de ma venue ? Bref, il était semi conscient. Il eut juste le temps de me donner une enveloppe avant de fermer les yeux et de murmurer que ce n'était pas lui. Dans le courrier, il y avait un compte à rebours inscrit sur des as de cœur. Ne comprenant pas ce que ça voulait dire, j'ai repris l'enquête et j'ai découvert qu'Hector avait des alibis en bêton les jours de meurtre. Cependant la police les a discrédités par des moyens illicites, conclut Dag en se grattant le menton.
Tristan, assommé, digérait avec difficulté les aveux de l'inspecteur Taylor dit « Dag », pseudo utilisé lors de sa dernière infiltration auprès d'Hector et de Sébastien.
- P'tain murmura Tristan entre les dents. Et tu sais qui ça peut être ?
- Aucune idée pour le moment. C'est pour cela que j'ai besoin de ton aide.
- Non. Laisse Tristan en dehors de ça ! Il n'a rien à voir avec ça ! S'énerva Akira ne voulant pas voir son protégé embarqué dans ce dangereux engrenage.
- C'est regrettable, mais ça le concerne aussi. En tant qu'un des chefs, il risque lui aussi sa vie. Je n'ai aucune envie d'enquêter son meurtre.
Dag se tourna vers Tristan, et planta son regard farouche dans celui ténébreux de son vis-à-vis.
- Je ne te demande pas de risquer ta vie, mais juste de me tenir au courant de ce qui se passe dans les quartiers, et les décisions des différents groupes, car je suis maintenant trop âgé pour infiltrer un gang de jeunes.
- Ok, ça marche inspecteur Zachary Taylor, fit l'adolescent désireux de capturer le véritable assassin de son frère.
- Tristan, non, tu… commença le professeur
- Tais-toi ! Je fais ce que je veux ! Je ne suis pas comme toi, je n'ai peur de rien ! s'exclama Tristan en défiant du regard le professeur qui grimaça.
- Oui, je suis un peureux ! J'ai peur de te perdre, tellement peur Tristan. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose de mal avoua le japonais
Le brun eut un rictus,
- T'es devenu fleur bleu Aki, ça ne te ressemble pas ! Ne t'en fais pas pour moi. Si jamais je passe l'âme à gauche, je veillerai sur toi depuis les enfers mon chou, ricana l'adolescent.
- Ne plaisante pas avec ça ! grogna le professeur choqué par les paroles de son protégé.
…
Gabriel soupira pour la centième fois devant l'écran de son téléphone portable où s'affichait le numéro de la personne qu'il aimait. L'appeler ? Ne pas l'appeler ?
S'étant retrouvé seul pendant tout l'après midi, il avait largement le temps de se torturer l'esprit. Bien que Gaby s'était promis de tirer un trait sur lui, il ne pouvait cesser de penser à son ex sexfriend et à ses réactions incongrues. Il l'avait tellement dans la peau. Pourquoi l'aimait-il autant ? Pourquoi pensait-il à le pardonner ?
- Je suis fou s'exclama Gabriel en appuyant sur le téléphone vert.
Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, appréhendant la réaction de Tristan.
- Oui s'exclama une voix au bout du fil
- S'lut murmura le châtain regrettant tout à coup de l'avoir appelé
- Que veux-tu ?
- Toi ! Que voulais-tu vendredi soir ? Pourquoi es-tu venu chez moi ?
- Franchement je ne sais pas. Peut-être m'assurer que tu allais bien.
Un sourire apparut sur les lèvres du châtain, savoir que Tristan s'inquiétait pour lui, le rendait heureux.
- Merci murmura Gabriel
- Hé, t'es maso toi ! J'ai failli te tuer et tu me remercies ?
- J'ai bien réfléchi et je pense que tu n'étais pas dans ton état normal et…
- Gaby, s'il te plaît arrête ! Ne pense plus à moi fit Tristan sur un ton sec
- Pourquoi ? Je veux simplement être ton ami !
- Mon ami ou mon petit ami ?
Gabriel hésita, devait-il lui confesser ses désirs les plus inavoués ?
- Mon petit ami souffla le châtain, les joues en feu
- Ecoute poussin, ne m'en veux pas. Je ne peux pas répondre à tes attentes.
- Pourquoi ne me laisses-tu pas une chance ?
- Ne t'accroche pas à moi. Je ne suis pas fait pour toi. Tu mérites quelqu'un qui sache prendre soin de toi et je ne suis pas cette personne. Je ne serais jamais capable de t'aimer…
Des larmes coulèrent le long des jours du châtain, Tristan venait de détruire ses deniers espoirs.
- Je… Je com… prends sanglota Gabriel se sentant pathétique.
- Hum… au revoir.
Les jambes du châtain flanchèrent. Il se trouvait vraiment idiot.
- Imbécile, imbécile murmura Gabriel à lui-même.
- Gaby t'es là fit Tony revenant de l'hôpital.
Le rouquin poussa la porte à moitié fermée de la chambre de son ami.
Ce dernier, assis sur le sol, serrait son portable dans ses mains en pleurant. Le rouquin se précipita vers lui.
- Il… il… ne veut pas… de… de moi sanglota Gabriel en s'accrochant au tee-shirt de Tony comprenant de qui son ami parlait.
- Je l'ai… aime tellement souffla le châtain aussi malheureux qu'une pierre.
A suivre…
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