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Et si les anges existaient ?
Author:
Melissa-Lena PM
Le jour précédent je vivais normalement le jour d'après ma vie fut entièrement bouleversée ! J'ai frôlé la mort grâce à un homme qui est-il ?
Rated: Fiction T - French - Romance/Mystery - Chapters: 5 - Words: 6,566 - Reviews: 3 - Favs: 1 - Follows: 2 - Updated: 06-10-13 - Published: 09-11-12 - id: 3057463
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Chapitre 3 :

Après ce calvaire, je restais enfermée dans ma chambre provisoire, un long moment. Je fixai le plafond, impossible de détacher le regard. Je ne le voulais pas. Je refusais de me lever qu'allait-il encore arriver. J'étais bouleversée et désemparée. En deux misérables mois, j'avais failli mourir, me faire violer. Et ma survie ne tenait qu'à une seule raison, et à deux personnes c'était grâce au sauvetage d'un bel inconnu et d'un loup. Situation pour le moins bizarre qui devait être lié d'une manière ou d'une autre. Malgré les différentes questions que je me posais sur eux mon envie de retrouver ma vie d'avant était bien plus forte. Je ne comprenais pas pourquoi. Rien de ce que j'avais avant m'intéressais. Ni ma famille, ni mes amis ne représentaient quelques choses, une chose à quoi j'aurais pu me raccrocher. Je n'avais le droit qu'à des apparences. Entre les filles qui me parlaient qu'à cause de la situation de mes parents et ces derniers qui m'ignoraient royalement. Rien n'avait changé. J'avais peur de le voir, même s'il m'avait sauvé, je n'avais aucune idée de ce qu'il me voulait. J'avais établi un lien comme quoi le loup et l'inconnu du téléphone étaient la même personne. Ces yeux ne pouvaient me tromper, même si je les avais vu de bien loin, ils se ressemblaient trop, et puis leurs façons de me regarder était similaire. Ainsi que cet instinct qui me dictait de sortir et d'avancer jusqu'à me perdre pour le retrouver. J'étais peut-être en train de devenir folle !

Cependant il ne me quitta plus, pendant une semaine il roda autour de la maison d'Élise. Enfin je m'en rendis compte quand je quittais enfin la chambre, et que je décidais d'aller manger. Il n'y avait personne dans le salon. Ils n'étaient pas au courant sinon j'en aurais été avertie. Je m'installais dans un fauteuil en cuir du salon, une tasse de chocolat fumante dans les mains et contemplais les montagnes environnantes. Je regardais par la double porte-fenêtre la bergerie de mon oncle Mathieu. Mes yeux s'arrêtèrent brusquement sur une masse sombre ressemblant plus ou moins à une personne. Elle se trouvait à la lisière de la forêt. Une forme sombre, grise, lointaine, ma main se mit à trembler. Ses yeux étaient trop loin pour que je puisse les voir mais je le savais. Je savais qui c'était. Il était là. L'homme ou l'animal ? Mais que faisait-il là ? Je ne pris pas la peine de me couvrir malgré la pluie. Je mis en quatrième vitesse une paire de basket et je sortis en courant. Je traversai un pré sans m'arrêter. Je ne ralentissais pas même s'il était en pente. Même si tout était boueux même si je savais que j'allais tomber. Il avait disparu, il n'était plus là. Je m'approchais de l'arbre contre lequel il était appuyé. Des traces de pas laissaient clairement deviner sa présence. Elles partaient en direction des profondeurs de la forêt. Je pesais le pour et le contre me rendant compte que je poursuivrais une ombre. Et si je me perdais. J'avais beau connaître les environs on se perdait facilement dans cette forêt tout se ressemble. Avec un peu de chance il me viendrait en aide. Je voulais le fuir et pourtant je lui courais après tout cela était incompréhensible. Je voulais des explications mais en même temps je préférais ne pas les connaître. Ainsi je pourrais recommencer ma vie morne et monotone là ou je l'avais laissée. Ainsi je pourrais recommencer à faire semblant d'aller bien. Pourtant cela ne m'attirait pas. J'en avais marre d'être invisible, d'être seule. Cette vie d'hypocrisie était tellement rassurante se dire que quoi qu'il arrive ils seront là enfin tant que cela ne se produit pas. Tout était fait d'illusion. De solide image qui n'aspirent qu'au bonheur.

J'avançais lentement, prudemment vers l'antre de la forêt. Je marchais longtemps, enfin je présumais. Je n'avais pas peur j'avançais tout simplement. Je ne suivais plus les traces de pas, enfin si mais je ne regardais plus au j'allais. Je n'en avais pas besoin. Je savais le chemin, je le connaissais. Je ne l'avais jamais pris mais mon cœur le connaissait. J'atterris dans une grande prairie verte trop grande. Elle s'étendait à perte de vue. Et au milieu, il m'attendait assis sur ses pattes arrière. Ses yeux me fixaient, ils suivaient chacun de mes pas, me guidaient. J'étais juste devant lui. Ils lisaient en moi ou du moins essayaient de le faire. Mon regard m'ancra dans le sien. Je le laissais fouiller mon âme. J'étais fatiguée si fatiguée. Hypnotisée par ses prunelles. Entièrement à sa merci. Des larmes coulaient le long de mes joues. Toutes ces larmes que j'avais déjà tant retenues par le passé. Il faisait remonter à la surface de nombreux souvenirs. Je devais rentrer chez moi. Je devais le fuir. J'irais là où il ne serait pas. Mais je me trompais, il était toujours là. Rapide comme l'éclair. Il me suivait. Je courais à perdre haleine dans cette forêt qui avait décidé de me retenir, mais il était toujours devant moi. Il se retrouvait sur le chemin assis, il m'attendait, je voyais son regard mi-amusé mi-compatissant. Je changeai à chaque fois brutalement de chemin, coupant à travers bois, même si cela était dangereux, même si cela était trop humide et boueux pour mon bien. Je fuyais je ne m'arrêtais pas. Il ne le fallait pas. Je ne tombais pas. Je me sentais en sécurité mais en même temps pourchassée et observée. Je vis enfin le bout de cet enfer, je vis un fin halo de clarté. Je sortais du couvent des arbres et regagnais la maison. Je courus jusqu'à la chambre ou je m'effondrais en larmes sur le lit, ne remarquant pas la fenêtre ouverte. Et durant tout le temps où je pleurais je sentis une main compatissante sur mon épaule. Mais lorsque je me relevais je ne vis rien. Rien d'autre que la fenêtre ouverte qui laissais entrer la pluie. Le lendemain je retournais chez moi, la mine encore plus sombre qu'à l'aller.

Et depuis je le voyais chaque jours. Me souriant pour mon plus grand malheur. Comme si frôler la mort n'était pas suffisant. Je ne souhaitais que l'oublier et vivre ma vie en paix. Mais il l'avait choisi autrement. Je voulais qu'il disparaisse et il ne me facilité pas la vie. Chaque fois qu'un événement se produisait, il intervenait et me sauvais bon nombre de fois. En quelques secondes il apparaissait comme par magie. Je compris qu'il veillait sur moi, en quelque sorte. Un soir, j'en eu marre. Il commençait à se faire tard, j'étais seule dans ma chambre. Je le savais dehors, veillant dignement que rien ne m'arrive. Je décidais de tester une chose totalement saugrenue. Je fermais toutes les portes, et toutes les fenêtres. Ensuite j'allais chercher un couteau. Je présumais qu'il ne pouvait entrer dans des endroits clos de toute part. Il devait se déplacer très vite. J'avais observé pendant tout ce temps. Et pour le moment j'avais recueillis de maigres informations. Mais il me fallait une preuve. Et puis j'en avais besoin pour moi aussi. Je me saisis de mon arme et me mis devant ma fenêtre mais il le savait déjà. Il essayait de rentrer. Il était de toute évidence très contrarié. Donc, cela était vrai, il ne pouvait pas venir cela était très intéressant. Je venais de comprendre que je pouvais décider seule de mon avenir et cela me rassurait. J'avais encore un pouvoir sur ma vie. Je pouvais choisir et retrouver celle que j'avais avant. J'approchai encore un peu la lame, son contact dur et froid contre ma peau provoqua mes frissons. J'étais si concentrée et perturbée à la fois, que je n'entendis pas mon chat miauler, ni la personne qui se leva pour aller lui ouvrir, je ne sentais plus que la morsure de la lame qui m'entaillais le poignet. Je ne sentis le courant d'air froid pénétrer dans ma chambre qu'à la dernière seconde quand la douceur de sa peau et de ses doigts arrêta l'arme. Il me fit non de la tête. Il intervenait bien avant que cette expérience ne dérape. Il me sauva. Son regard d'abord emplis de colère s'adoucit en comprenant mes raisons. Il me regarda dans les yeux et prise d'un saut d'humeur je me mis à pleurer. A cause de ma stupidité j'avais failli me tuer. Il me prit dans ses bras et me consola. Quand enfin je me rendis compte que je pleurais dans les bras de mon ange gardien. Je restais choquée. Mais cela je ne le compris que peu après. Je n'étais plus qu'une petite chose, fragile et blessée. Je n'étais rien, jamais. Mais pour la première fois, je me sentais vivante. Juste bien. Dans ses bras. Je sombrai dans l'inconscience.

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