
Je déambule dans la ville, sans chercher à me raisonner. Ce monde est fade et sans intérêt. OS très court. Deathfic
Rated: Fiction T - French - Drama/Tragedy - Words: 576 - Reviews: 2 - Favs: 1 - Published: 01-15-13 - Status: Complete - id: 3092331
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Un petit -minuscule- OS écrit en écoutant la chanson FlashBack de Aki-Aka-on, pas grand chose mais il faut bien commencer quelque part...
Je marche dans la ville, vagabondant dans les rues sans raison, des pensées sans plus d'importance me traversant l'esprit. Je ne sais plus ce que je fais ici, je suis sortie sans savoir pourquoi, sans même m'en inquiéter. Ou alors peut être me suis-je enfin décidée ? Le faire est une bonne chose. Mais je prends mon temps. Ce n'est pas compliqué, c'est à faire mais quel que soit le moment, ça ne changera rien.
Je continue mon exploration, passant dans les coins les plus reculés de la ville, découvrant des lieux inattendus mais insipides. Je me replonge dans mes pensées sans arrêter mon activité. Les ruelles sont comme moi. On ne les voit pas, on y fait pas attention Elles n'ont pas d'intérêt et n'attirent personne. Elles sont fades, inexplicablement banales, vides. Je me retrouve de nouveau en plein centre-ville, au milieu des bruits divers, du brouhaha incessant proféré par les passants continuant leur vie sans faire attention à moi, qui ne suis qu'un être parmi tant d'autres, un piéton qui attends que la lueur du feu passe d'écarlate à émeraude pour traverser la route.
Mon esprit est vide de toute émotion, ou peut être n'est-il occupé que par la lassitude ? Oui, la lassitude… Lassée d'un monde trop imparfait, trop inégal, trop injuste. Un monde qui arrive à vous faire regretter votre naissance, vous faire regretter de ne pas être né autre part, dans une autre famille, d'une autre classe sociale, ou même dans un autre monde…
Je reprends pied à la réalité, je suis au centre. Juste au centre, là ou personne ne passe, tout le monde s'agglutine sur les passages cloutés et moi je reste sur la route. Je relève les yeux espérant y trouver le ciel mais seul des fragments de celui-ci me parviennent. Plus de la moitié de ma vue est bloquée par les immenses panneaux publicitaires, les immeubles, les gratte-ciel… Et pas une trace de verdure. Non, ce monde n'est pas assez respectueux envers lui-même pour laisser place à la merveille de la nature.
Mon regard se dirige vers le flux battant de la population traversant la route. Ca y est, l'éclat vermeil reprend place, le monde s'arrête un instant avant de repartir sur un autre ton. Plus de pas, plus de claquement de chaussures. Les pneus crissent d'anticipation avant de s'élancer. Je suis toujours là, au milieu. Ils ne me voient pas, je me suis recroquevillée sur moi-même, jouant de ma petite taille et de mon manque de présence pour m'effacer. Mes bras enferment ma tête, mes mains empêchent les sons d'atteindre mon cerveau, pourtant je sais. Je sais ce qu'il se passe, je sais quels bruits se font entendre à l'extérieur de ma coquille. Oui. Les moteurs ronronnent. Et tout s'accélère. Les voitures démarrent. Leur vitesse est trop élevée.Même si je le voulais, je ne peux plus m'enfuir. Ils m'ont peut être remarquée mais il est trop tard. Je me redresse et encaisse le coup, visionnant dans mon dernier remord des visages inconnus tordus par l'horreur.
Ce monde n'était peut être pas si affreux quand on y repense…
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