Reviews for Les Vagabonds du Rail
Anavrin chapter 1 . 10/31/2017
Super sympa a lire! C'etait vachement dense pour un one shot et suffisemmemt developpé.continues a ecrire!
Vaesen chapter 1 . 10/28/2017
Salut !

Ça faisait un moment que je voulais trouver le temps de lire cette fiction - ce que j'ai enfin décidé de trouver hier soir, au lieu de dormir (le sommeil, c'est facultatif). Franchement, elle m'a vite capturé et un certain suspense tout du long m'a gardé en alerte, alors que je n'avais pas l'intention de tout lire hier. Je n'ai pas pu m'arrêter. Les personnages sont intéressants comme attachants, et l'univers est aussi très bien mis en place. Assez qu'il m'est facile de tout imaginer. Les rebondissements m'ont fait sourire, mais je reste quand même sur ma faim. J'ai envie d'en apprendre plus sur cet univers, sur les Foudres, et sur leur vie là-bas. Enfin. C'est souvent comme ça : quand il y a une bonne histoire, on ne veut pas qu'elle s'arrête ! T: Du coup, je vais probablement faire un tour sur vos autres histoires dès que j'ai du temps **

Merci pour cette fiction ! :)
Vaesen
Vicky Sharp chapter 1 . 11/24/2016
(Ma review était beaucoup trop longue pour tenir en une fois alors je vais envoyer ici la suite (si ça veut bien... et comme ça ne veut pas avec mon compte, je triche un petit peu, mais c'est toujours Vicky Sharp))

Bon, j'ai peut-être été naïve sur l'identité de Len, mais pas autant quant à celle de l'agent de police qui embarque Morgan au 15ème étage plutôt qu'au 48ème. Ouiiii ! Quelle satisfaction d'avoir des ébauches d'idées valables ! Autant qu'en avoir et se tromper je dirais~ Je n'étais pas persuadée que ce policier était le nouveau copain de Len, mais pas loin. Disons que c'était probable et que j'y avais pensé. Après, quand il le sort de la Tour Noire, je n'ai pas envisagé le fait qu'il soit en réalité un agent infiltré d'une organisation qui se bat contre le système, soit l'oppression. Et je pense que je n'aurais pas vraiment pu, ou peut-être que si, si je m'étais arrêtée dans ma lecture pour y songer toute une journée comme je peux le faire sur des chapitres. Or là, j'ai tout dévoré, donc je n'ai pas pris le temps d'approfondir mes hypothèses, de me poser tout un tas de questions. C'est un peu le bémol des one-shot je dirais. Mais soit ! Quelques lignes plus haut, j'étais sur le point d'écrire que de toute façon, il n'y avait pas eu d'indices préalables pouvant amener à une telle conclusion, or, c'est faux ! Certes, le seul indice qu'il y a est des plus subtiles, et surtout, il passe crème dans le texte. Parfait ! Tout simplement parfait ! Le genre d'indice si insignifiant que la majorité n'a certainement pas prit ça comme un indice, même après avoir tout lu. Déjà, moi-même je n'ai pas réellement tenu compte de cette réplique si classique : « Il n'est pas comme les autres ». Cependant, je pense avoir eu la souplesse d'esprit de la garder dans un coin de ma tête, et c'est très certainement ça qui m'a permis de me douter plus fortement de l'identité de cet étrange policier. Du moins... Je pense...

La suite se passe très vite, et je trouve que c'est un bon rythme. On sous-entend que Morgan intègre l'organisation, et lorsque tu passes au passage où il se rend sur le nouveau lieu de travail d'Ezra, j'avoue avoir été de nouveau déséquilibré. Je ne comprenais pas où tu voulais en venir, et j'ai pensé qu'en réalité, il allait voir un informateur en toute discrétion. Mais lorsque tu as commencé à décrire ce qu'il y avait de l'autre côté de la vitre, j'ai capté que c'était Ezra. Et c'était si dur. Dur d'imaginer ce gars chouette aux dreadlocks, petit mais courageux, au regard envoûtant et au caractère de battant, se donner ainsi en spectacle. Non seulement il a été intégré au système, mais en plus, en tant que « poupée » ? C'est un véritable effondrement. C'est rabaisser ce rayon de liberté plus bas qu'un chien galeux, un objet convoité qu'on ne touche pas, mais pervertit, une lubie malsaine, dévergondée, littéralement dépravée ! C'est cracher en plein visage sur Ezra, pire que l'insulter. C'est inimaginable, et je crois que même Morgan a eu du mal à s'en remettre. J'ai été très instable en lisant ce passage, celui où Morgan essaie de résonner Ezra. Il est... assez lourd et insalubre. J'avais un pincement au coeur. Me dire qu'Ezra ne se souvienne plus de Morgan, mais surtout de sa liberté, c'était vraiment atroce. Et imaginer que Morgan lui réapprenne tout, le sens qu'il avait de la vie, leur complicité, leur collaboration, leur amour, c'était si injuste pour Morgan. Oui il a mis 10 mois à le retrouver, 10 longs mois, mais que 10 mois quand même. Long et court à la fois. Long car être séparé de sa moitié doit être une chose terrible, et court au vu de l'immensité de LA ville. Ezra aurait pu être n'importe où, alors 10 mois, c'est assez court en vrai.
Le dernier espoir vient quand Morgan a l'idée de lui enlever sa puce. Et que de tension ! Je te déteste et je t'adore en même temps Nessi N'psi. Pourquoi ? Parce qu'au début, j'étais persuadée que ça allait marcher, mais ensuite, tu m'as fait douté ! J'ai tellement douté et je suis persuadée que c'est fait exprès. Le vocabulaire utilisé était forcément calculé, c'est obligé. Pour obtenir quelque chose comme ça, me faire douter ainsi, me faire croire si durement que non, ça n'a pas fonctionné, mais chapeau ! C'est magnifique, sublime, grandiose ! Je trouve ça si bien fait ! Réfléchit ! Rien n'a été laissé au hasard ! « [...] mais ne put qu'ouvrir les lèvres avant qu'Ezra l'attaque. », « Il ne s'y attendait pas et en resta stupéfait, son cœur explosant dans sa poitrine. ». Je suis franchement subjuguée ! Bravo, j'adore, j'adore et j'adore !

La fin... Ah la fin. Si belle, comme le reste du texte. C'est sensuelle et prude en même temps, j'aime beaucoup cette équilibre, cette inconnue à la fois lumineux, mais pas forcément plus facile car ils leur reste l'oppression à vaincre, et autant dire qu'ils ont du boulot. Une fin qui laisse imaginer une suite, une vraie fin qui justement (je vais faire un mauvais jeu de mot peut-être) n'oppresse pas le lecteur, ou du moins, moi. Très belle~

Bien ! Maintenant que j'ai fini avec l'histoire, je vais passer aux personnages ! (Ça commence à vraiment être une très longue review...)
Je vais essayer de faire un peu plus court, comme j'ai déjà parler un peu avant des perso mais bon. J'adore les deux personnages principaux ! Ezra et Morgan. Leurs descriptions physiques sont si concrètes, pas forcément idéaliste. Ce sont des vagabonds, donc oui, ils ne sentent pas la rose, oui ils ne sont pas propres, et comment fait Ezra pour avoir les dents propres ? Non mais je me le demande vraiment. Enfin soit, c'est optionnel ça. Je les trouve très originaux, rien qu'Ezra avec ses dreadlocks, il sort du lot. Ils ont aussi des caractères bien définis et très propres. Je me suis vraiment attaché à eux. J'ai appris à les connaître tout au long de cette histoire, à les comprendre, les apprécier, jusqu'à les aimer. Et c'est très certainement pour ça que les passages cruels m'ont autant affecté. Je n'ai pas pleuré, quand même pas, mais l'air de rien, j'avais mal au ventre. Morgan, si fort, si vivant, animé d'une colère inimaginable dont la raison est la plus immonde qui soit, et Ezra, si libre, lui-même, avide de curiosité et dévoué comme jamais. Un duo à la vie à la mort ! Rien que ça ! Et si beau. Mon Dieu, mais quelle association ! Je ne vais pas trop parler du passé de Morgan, c'est assez explicite dans le texte, pas besoin d'en rajouter une couche, bien que je dois dire qu'il est horrible (et c'est exprès). Quant à celui d'Ezra, j'aime bien la façon dont on l'apprend, de la bouche de Morgan, en même temps que Réglisse.
Breeef ! Je passe à Len. Je la trouve très... intéressante. C'est le genre de personnage très atypique et original aussi ! Dans un sens, je comprends la certaine animosité d'Ezra envers elle quand elle touche à "son" Morgan. Il n'a que lui, et elle, elle est mariée avec son Morgan. D'ailleurs, je trouve ça très intéressant car ça insinue, selon moi, que le mariage homosexuel est légal et autorisé. C'est un aspect que je pourrais développer encore sur tout un paragraphe, comme quoi l'oppression n'a pas écrasé certaines ouvertures d'esprit, comme celle-ci, mais je passe rapidement (je t'enverrais sûrement un MP Nessi N'psi pour ça mais surtout pour d'autres questions). Enfin soit, Len est un personnage unique. Et je vais aussi toucher deux trois mots sur Dorian, le frère de Morgan. Ce personnage est très très intrigant ! La description qui a été faite de lui m'a faite pensée à... un ange. Je sais que certains de mon entourage trouve que j'ai une certaine obsession pour les anges et archanges, mais là, je me représente vraiment Dorian comme un ange. Et cette image a été entretenu par Morgan qui le qualifie de « miracle ». Qu'est-ce qu'un miracle si ce n'est à l'image d'un ange ? Enfin bon, Dorian serait un ange de lumière, un rayon de pureté inégalable à mes yeux. Un personnage mort dont le souvenir reste lumineux au final. En tout cas, je le vois comme ça. Oui il est mort, mais il n'en reste pas moins... doux ? Ce personnage me touche d'une tendresse que je ne peux expliquer et qui n'est en aucun cas de la pitié. Non, ce n'est pas de la pitié, mais une douce vague de fascination.
Après, en ce qui concerne le faux flic et Ash... Bah, je n'ai pas grand chose à dire en réalité dessus.

Alors alors, je vais finir par la plume de l'auteure~ Nessi N'psi... tu écris d'une façon si belle, légère et fluide. C'est un véritable bonheur de te lire et surtout, ne t'arrête pas d'écrire. C'est si clair, réfléchit, travaillé. Les mots sont pesés, soupesés, utilisés avec une souplesse impressionnante dans des phrases si bien construites et enchaînées. Ton texte a du rythme, tes phrases imposent un tempo, et la mélodie des mots, le timbre des sons, j'adore ! C'est si agréable à lire, je suis vraiment fan de ta façon d'écrire et la dextérité avec laquelle tu enchaînes les actions de ton récit. Il n'y a pas un moment où je me suis ennuyée, pas un moment où j'ai lâché, et la preuve en est que ça fait au moins deux heures voire plus que j'écris cette review sans fin qui pourtant est abrégée car j'ai encore tant de choses à dire. Mais ça, c'est aussi à cause de la taille de ce texte, et encore une fois, je ne vais pas m'en plainte, car j'ai beaucoup aimé !

J'ai vraiment, vraiment adoré ton histoire, et il est fort probable que je lise d'autres de tes textes. J'ai aussi quelques questions vis-à-vis de la façon que tu as décrire, et sur les genres, notamment la Sci-Fi. Je suis très curieuse, et j'aimerais avoir d'autres points de vue.
Encore bravo pour un tel texte, écrit en si peu de temps avec une telle qualité, un tel scénario, et des personnages si profonds.
J'adore !

Vicky~
Vicky Sharp chapter 1 . 11/24/2016
Je ne sais même pas par où commencer... Je suis carrément accro ! Je ne sais pas quoi dire d'autre à par que j'ai ADORE ce one-shot (très long mais je ne vais pas m'en plaindre) Que ce soit le thème, les personnages, ou ta plume Nessi N'psi, j'ai accroché du début à la fin. Et j'ai plein de choses à te demander. Mais d'abord, je vais faire une petite critique de cette petite histoire (qui risque de ne pas être très objectif, comme à chaque fois que j'aime autant).

Je vais essayer de structurer, mais je ne suis pas sûre d'y arriver (je m'égare souvent). Commençons par le début. Je le trouve vraiment très beau. La façon dont tu nous plonges dans cet univers à la fois fascinant et peu avenant, j'ai vraiment été soufflé. Pour moi, j'ai eu l'impression d'entrer immédiatement dans ce nouveau monde, inconnu, hostile, et codé différemment du notre (ou peut-être pas tant que ça), d'une façon non pas abrupte, mais tout en douceur. Ça pourrait paraître étrange, mais commencé ta première phrase en parlant du ciel, je trouve ça véritablement beau. En soit, c'est une forme de liberté ; le ciel n'appartient à personne et quiconque lève les yeux voit le même ciel car il n'y en a qu'un seul. Un langage secret. De plus, je trouve cette image accentuée par le contexte de ce monde, notamment à cause des méga-tours et la pollution qui cachent le soleil, et je pense aussi, une grande partie du ciel. Alors, que tes deux vagabonds entrent en scène en voyant le ciel, je trouve ça vraiment très beau, une superbe image dans ma tête tout du moins. (tout ce paragraphe, pour un quart de la première phrase ! Je ne compte pas faire ça pour chaque phrase, rassurons-nous !)
Outre cette histoire de ciel, l'entrée reste douce, faite avec les deux protagonistes apaisés et serein. Le début est rythmé aussi, tendre, mais rythmé. Il y a d'abord le train, puis les battements de coeur, et enfin les doigts dansant de Morgan (j'adore ce prénom, j'aurais dû m'appeler comme ça... si j'avais été un garçon !). C'est touchant je trouve, et si beau à lire.

Je pense qu'il me sera très dure de dissocier les critères sur lesquels je me base d'ordinaire (l'histoire en général, le contexte, les personnages, la plume de l'auteur(e), mes ressentis) avec cette histoire. Bon, faire un commentaire structure risque de rapidement se désagréger alors je vais dire ce qui me vient comme ça me vient~

La façon dont tu m'as plongé dans ce monde est très certainement la même que celle avec laquelle Morgan et Erza ont sauté du train au début de l'histoire. Un bond dans un connu pas si connu que ça, curieux, et entraînant aussi ! Libre, évidemment. Il y a, dans ton texte, un savant mélange de connu et d'inconnu justement. Et j'aime beaucoup. Le fait que Morga et Erza soient deux vagabonds à amené de façon subliminale l'idée qu'ils puissent faire les poches. Et oui, Erza est un pickpocket, et est en fine collaboration avec le libre musicien (plus ou moins) Morgan. Disons que ça, c'est la partie connue, mais ensuite, les drones, les autorités sont plus la partie inconnue, les nouveaux codes de ce monde. Je ne sais pas si je me fais comprendre, mais il y a un... truc dans ton texte si particulier et qui m'a beaucoup plu. De même, le fait les personnes travaillant pour la société soient amorphes, blasés, tels des automates, c'est à la fois connu et inconnu. Je veux dire... De nos jours, surtout en grande ville, on ne voit pas souvent les gens rires d'aller au travail, du moins, de ce que moi je vois. C'est vrai, on dit souvent que les français tirent la gueule (pardon du vocabulaire), et même si notre société n'est pas (ou pas encore) aussi droit et dirigé que celui-ci, il y a beaucoup d'automatisme dans notre quotidien, comme ici, bien qu'ils ne soient pas si concrets. J'ai l'impression d'avoir du mal à m'exprimer... Mais voilà, dans cette simple scène, il y a autant de déjà vu que de peut-être à prévoir ou d'imaginaire, qui sait ?
De même ! Il y a un petit déjà vu qui m'a fait frémir. Remit au goût du jour, et peut-être un peu trop futuriste (je ne parlerais pas politique ici, et encore moins américaine, mais... voilà !). Je parle du Mur. Il m'a fait penser au mur de Berlin, monté par les nazis. Dans cette histoire, ce n'est pas dans le même contexte (heureusement pour les personnages, quoi que...?), mais c'est un mur quand même. Un confinement pour contenir la population, la "civilisation" si je puis dire, n'est-ce pas ? Un déjà vu nouveau, et franchement, je le redis, il m'a fait frémir !
Quant au Vide... comment dire... ? C'est un triste paysage fort bien retranscrit, peut-être trop réel, et j'en suis persuadée, sans même l'avoir vu de mes propres yeux, que des endroits comme la Zone de Vide doivent exister réellement. Encore une fois (et j'ai l'impression de me répéter mais bon...), ton histoire est un mélange de concret et d'imaginaire qui me plait autant qu'il est effrayant.

Le passage où Morgan et Ezra se font choper la première fois par le drone est vraiment fort. Une montée brutale d'adrénaline et d'incompréhension aussi. Je pense que le début est fait exprès. Ne pas savoir ce qui se passe, ce qui va advenir, ce que cela implique, jusqu'à ce que le drone parle, jusqu'à ce que les deux garçons ne réagissent, jusqu'à ce que la confusion arrive, puis s'envole en même temps que l'assaut du drone ne fasse tout vibrer ; moi, Ezra (je crois que j'ai du faire des fautes sur son prénom plus haut, et je risque encore d'en faire, je m'en excuse), et Morgan évidemment. Un moment aussi puissant, ou moins quand même, que celui qui arrive bien plus loin. Un véritable déchirement lorsqu'Ezra et Morgan sont coincés dans la tour envahi de policiers. Et je ne parle même pas de quand Morgan se fait littéralement harponner et qu'Ezra se fait tirer dessus avant de tomber. C'est tout simplement atroce, et j'adore ! J'aime les moments infâmes, cruels, bien qu'ici c'est de la barbarie et un déchirement, je me répète. Mais c'est cet arrachement qui rend si vivant et poignant ton texte. Cette émotion forte qui a fait tanguer ton personnage de Morgan, et qui m'a fait frissonner aussi. J'étais à fond, et je le suis toujours, rien que d'y repenser. C'est un moment si fort. Penser même que Morgan se serait jeté tête baisser pour rejoindre son amour, c'est si beau, tragique, romantique, et idiot. Mais l'amour n'est-il pas idiot dans un sens ?

Transition parfaite, car cela m'amène en douceur sur un autre aspect de ton histoire : l'aspect presque prude et intelligent de leur relation. Ils s'aiment, ça se voit comme le nez au milieu de la figure, mais ce qui est exceptionnel avec eux, c'est qu'ils ne se jettent pas l'un sur l'autre car ils savent que c'est dangereux pour leur survie. Certes, certaines pulsions, notamment celle-ci, sont peut-être naturelles, pas forcément essentielles, quoi que, pour les mâles... on peut se poser des questions de bien physique et physiologique. Or, ce n'est pas vital non plus. Et ils le savent. Ce n'est pas vital comme la nourriture ou l'eau, alors ils s'en passent, même lorsqu'ils ont l'occasion, ils prévoient leur dépendance possible s'ils succombent ne serait-ce qu'une seule fois. C'est une intelligence à double tranchant je dirais, mais... rien qu'imaginer la fin est suffisant pour me ravir !

Le passage où Ezra et Morgan sont dans la Zone de Vie et quand il pleut est vraiment très beau à mes yeux. D'accord ce sont des vagabonds, des fuyards, hors du système, ils n'ont pas grand chose, pour ne pas dire rien, alors, cette simple pluie, ce passage très humain, m'a vraiment plu. Je l'ai trouvé touchant et authentique. D'une simplicité poignante, innocente, si belle en fait.

Je dois avouée que j'ai été très perturbé par Len. Au début, j'étais persuadée que c'était une femme, et plus loin, Len était désignée par "il" puis ensuite par "elle". J'étais complètement perdue. Je suppose que bien sûr, c'est fait exprès, et j'en suis enchantée. C'est rudement bien fait, et j'avoue être de plus en plus difficile à surprendre. Alors là, j'étais vraiment contente de remarquer que je m'étais faite avoir, que j'avais été troublé et détourner de quelque chose de logique, même si au final ça l'est. Mais j'étais si butée dans l'idée de savoir si c'était une femme ou un homme, que je n'ai pas envisagé d'autres solutions ; transgenre (le cas ici), hermaphrodite aussi. En plus, j'aurais dû m'en douter, j'ai un écrit en cours où mon personnage n'est ni il, ni elle, car c'est un hermaphrodite qui est le genre que les personnes pensent qu'il est. J'étais à la fois frustrée de ne pas avoir eu l'idée de penser à ça, mais également très satisfaite d'avoir été ainsi leurré ! J'adore ! J'adore ne pas avoir raison ! (quand ça reste logique évidemment). J'adore me faire avoir comme ça, troublée, confuse. C'est génial !
Pour en revenir au personnage de Len... J'en parlerais plus bas, avec les autres.

Bon, j'ai peut-être été naïve sur l'identité de Len, mais pas autant quant à celle de l'agent de police qui embarque Morgan au 15ème étage plutôt qu'au 48ème. Ouiiii ! Quelle satisfaction d'avoir des ébauches d'idées valables ! Autant qu'en avoir et se tromper je dirais~ Je n'étais pas persuadée que ce policier était le nouveau copain de Len, mais pas loin. Disons que c'était probable et que j'y avais penser. Après, quand il le sort de la Tour Noire, je n'ai pas envisagé le fait qu'il soit en réalité un agent infiltré d'une organisation qui se bat contre le système, soit l'oppression. Et je pense que je n'aurais pas vraiment pu, ou peut-être que si, si je m'étais arrêtée dans ma lecture pour y songer toute une journée comme je peux le faire sur des chapitres. Or là, j'ai tout dévoré, donc je n'ai pas pris le temps d'approfondir mes hypothèses, de me poser tout un tas de questions. C'est un peu le bémol des one-shot je dirais. Mais soit ! Quelques lignes plus haut, j'étais sur le point d'écrire que de toute façon, il n'y avait pas eu d'indices préalables pouvant amener à une telle conclusion, o
Shinamaryllis chapter 1 . 2/5/2016
(merci de supprimer la précédente review postée sous "Shinamaryllis1", je viens de lier mon compte FictionPress avec mon compte FanFiction, celui-ci est donc le bon)

Wow, que dire...
J'ai terminé de lire cette histoire en début de soirée, et comme c'était sur mon téléphone, j'avais un peu la flemme de commenter. Mais je suis encore tellement perturbée que je n'ai pu me résoudre à ne pas laisser de review. Me revoilà donc.

C'est une histoire sacrément longue ! J'ai rarement lu des OS de cette longueur, il aurait pu facilement remplir une petite fiction de quelques chapitres, mais d'un autre côté, l'unité du texte a son charme.
On suit le quotidien de ces deux vagabonds très attachants, dans un univers sans pitié si on sort des marges de la société. J'ai beaucoup aimé les descriptions de ce monde. Dans un sens, ça m'a rappelé Snowpiercer (pour le train), Equilibrium (pour la société ultra-surveillée et contrôlée), Matrix et Star Wars (pour l'opposition forces de l'ordre/résistance) et Divergente (pour le Mur et la Zone de Vide). Je ne sais pas si c'est ce qui t'a vraiment inspirée (tu parlais de photographies dans ta note il me semble), mais le rendu est en tout cas très bon. Le résultat est très réaliste. J'ai beaucoup apprécié apprendre les règles de ce monde, autant du côté des Citoyens que de celui des vagabonds.

Le réalisme, d'ailleurs, ne s'arrête pas là, puisque ce qui m'a le plus saisie, ce sont Morgan et Ezra. Je me sens encore ébranlée plusieurs heures après, c'est dire ! Il y a une telle justesse dans le caractère et la personnalité de ces personnages (même pour Len, mais je parlerais d'elle plus tard), et surtout (surtout !) dans les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. On voit souvent dans les écrits yaoi une exagération un peu trop sentimentale. Certes, les hommes peuvent aussi être sensibles, mais cela n'aurait pas collé avec le caractère de Morgan et Ezra. Ce n'était de toute façon pas utile de les rendre mièvres, tant on perçoit leur amour dans leurs préoccupations, leurs inquiétudes, leurs compromis, et, tout simplement, dans le fait qu'ils affrontent la vie ensemble, réticent à l'idée de se quitter pour quelques minutes. La mention d'une attirance n'apparait pas avant un bout de temps, avec leur baiser sur le toit du wagon, lorsqu'il pleut, mais ce n'est pas important puisque par les gestes tendres qu'ils échangent, on devine ce qui les lie. Ce qui est juste, après tout. Un couple n'a pas forcément besoin de se répéter toutes les heures qu'ils s'aiment, ils le savent. Et c'est le cas pour Morgan et Ezra.
Néanmoins, lors de ce baiser sur le toit du train, on ne sait pas encore très précisément ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre. Ils sont plus proches que de simples amis, que des frères, et s'embrassent sans problème. Mais comme on n'est pas fixé dès le début, et qu'ils ne formulent pas leurs sentiments, on garde cette incertitude pendant un certain temps. Les doutes s'envolent peu à peu quand, par exemple, avant de franchir le Mur pour traverser la Zone de Vide, Morgan (je crois que c'est Morgan) dit qu'il suivra Ezra où qu'il aille. Il suffit ensuite que Len demande à Morgan si Ezra sait qu'il l'aime pour que tout s'éclaire définitivement (même si on ne sait pas si c'est réciproque !).
Dans un sens, choisir d'approfondir peu à peu leur relation, même si elle évolue peu au cours de l'histoire, permet de mieux guider le lecteur jusqu'à la fin. Certes, connaître les enjeux de leur fuite est important, mais quand leurs sentiments s'ajoutent à l'intrigue, tout prend plus de profondeur. Très bon choix scénaristique ! J'ai souri quand ils se retiennent avant de fuir par la fenêtre, et qu'ils décident de se dire qu'ils s'aiment, au cas où ils mourraient là. Ca peut faire un peu cliché, puisqu'on voit ce genre de situation dans beaucoup de films et de livres, mais c'est aussi une réaction très juste. Je n'ai donc rien à dire !
Pour finir mon analyse sur leur relation, je vais revenir sur les retrouvailles, dans le club. Ca m'a rendue triste de voir Ezra ainsi, et de me rendre compte qu'il ne se souvenait pas de Morgan. C'était tellement injuste, après tout ce qu'ils avaient vécus, qu'il ne le voie plus que comme un étranger ! Mais heureusement, grâce aux moyens de la résistance (un peu grâce à Ash, même s'il est un peu énervant !) et parce qu'il garde la foi, Ezra se retrouve.

Concernant Len, maintenant. Morgan parle d'elle au féminin dès le départ, donc quand j'ai vu arriver Lénaïc et ses attributs masculins, j'ai crue m'être trompée et j'ai relu plusieurs fois le passage. Finalement, en continuant, j'ai pu comprendre qu'il s'agissait bien de Len. Ma surprise vient du fait que c'est la toute première fois que je croise un transgenre dans une fiction ! Mais tu as rendu le personnage, encore une fois, époustouflant de justesse. Aucun cliché, pas de manières exagérées, pas d'être ultra-féminisé. Je n'ai eu donc aucun mal à imaginer les deux Len. Je ne peux que te tirer mon chapeau d'avoir pris ce risque (même si j'ignore si cela en est réellement un, puisque c'est la première fois pour moi), d'autant plus que c'est une réussite !
L'histoire qui lie Morgan et Len m'a émue. Les imaginer mariés, c'était un peu cocasse, mais quand il y a eu mention de Dorian, c'est devenu plus douloureux. Len est très courageuse d'avoir pu rester dans cet appartement empli de souvenirs ! Je la trouve même plus brave que Morgan pour ça. C'est un personnage très intéressant.
Pendant un temps, j'ai pensé que ce lien de mariage qui unissait Morgan et Len allait faire douter Ezra, car on avait assez peu d'information sur ses sentiments à l'égard de Morgan. Mais quand on comprend qu'il l'aime aussi, tout prend son sens, et l'absence de jalousie est sensée.

Je vais maintenant m'attarder sur une des choses qui m'ont le plus troublée pendant ma lecture : les baisers entre Morgan et Ezra.
Je n'en suis pas à ma première fiction yaoi, et a priori, si on veut lire quelque chose d'érotique, il faut souvent taper dans le rating M. Mais là, j'ai été bluffée. Je ne saurais dire si c'est grâce à l'univers que tu as dépeint ou à la relation légèrement mystérieuse entre les deux personnages, mais il y a une dimension sensuelle dans chaque baiser. Le premier, sur le toit du train, est court, et on ne sait pas s'il est chargé de sentiments ou non. Malgré tout, il est beau, sous cette pluie battante.
Le deuxième est le meilleur, selon moi. Quand Ezra redécouvre Morgan avec ses cheveux courts. La façon dont leur passion s'enflamme m'a donné chaud, sincèrement ! Je n'ai que rarement lu ça, et pas besoin de plus. Rien que par ce baiser, leur désir s'exprime. Il pourrait y avoir frustration de ne pas avoir une scène plus détaillée, mais je ne l'ai pas ressentie, tant ce passage était bien traité. La coupure nette, avec l'arrivée de Len, permet de passer à autre chose sans rester sur sa faim. Encore une fois, bravo !
Le dernier, dans l'aéroglisseur, était très bien aussi, mais il m'a moins marqué que le précédent, certainement parce que c'est la toute fin. On sait (on suppose ?) qu'ils sont sauvés, ils vont rejoindre la résistance et pouvoir vivre encore l'un avec l'autre. Il y a peut-être moins d'enjeux, et moins de retenue, puisqu'ils décident de rapidement passer le cap. Il n'en reste qu'il clot très bien l'histoire !

J'ai longuement parlé des personnages, des choix scénaristiques, du fond, en somme. Je voudrais aussi m'exprimer sur la forme.
Au premier abord, ton écriture m'a parue très simple. Pas d'expression ni de tournures de phrase remarquables (dans le sens, qui se fait remarquer), pas de vocabulaire peu usité ou soutenu. Pas de temps ni de conjugaisons improbables (ah, ce bon vieux conditionnel imparfait !). Parmi tous les auteurs que j'ai pu lire, ton style n'est pas de ceux que je pourrais reconnaître à l'aveugle, puisqu'il est classique. Cependant, je ne sais si c'est grâce à la justesse de l'univers et des personnages, mais j'ai été tout de suite prise dans ton texte.
J'essaie depuis peu de rationaliser mon écriture. J'ai pendant longtemps écrit à l'instinct, et je cherche un peu plus à comprendre quelles phrases ou tournures peuvent procurer une émotion ou une autre chez le lecteur. Au fil de mes lectures, je suis tombée sur une auteur qui écrit très bien, mais qui, avec le temps, m'a donné un sentiment un peu amer d'une écriture trop "académique". Les règles sont respectées, la conjugaison est là, les mots sont bien choisis, mais je ne ressens aucune passion dans ces textes. Dans ton OS par contre, il y en a, de la passion ! Et pourtant, dans l'ensemble, ton écrit semble très rationnel. La chute d'Ezra, par exemple, m'a coupé la respiration. Je suis vraiment impressionnée.
Je ne sais pas si tu auras compris ce que je viens d'expliquer, mais qu'importe, je voulais vraiment te faire part de mon admiration. D'autant plus que tu as écrit cette histoire en très peu de temps !

Il me semble avoir tout dit.
Je te félicite encore pour ce très bon texte, et je te dis peut-être à bientôt sur une autre de tes fictions !

Shinamaryllis
Guest chapter 1 . 2/5/2016
Wow, que dire...
J'ai terminé de lire cette histoire en début de soirée, et comme c'était sur mon téléphone, j'avais un peu la flemme de commenter. Mais je suis encore tellement perturbée que je n'ai pu me résoudre à ne pas laisser de review. Me revoilà donc.

C'est une histoire sacrément longue ! J'ai rarement lu des OS de cette longueur, il aurait pu facilement remplir une petite fiction de quelques chapitres, mais d'un autre côté, l'unité du texte a son charme.
On suit le quotidien de ces deux vagabonds très attachants, dans un univers sans pitié si on sort des marges de la société. J'ai beaucoup aimé les descriptions de ce monde. Dans un sens, ça m'a rappelé Snowpiercer (pour le train), Equilibrium (pour la société ultra-surveillée et contrôlée), Matrix et Star Wars (pour l'opposition forces de l'ordre/résistance) et Divergente (pour le Mur et la Zone de Vide). Je ne sais pas si c'est ce qui t'a vraiment inspirée (tu parlais de photographies dans ta note il me semble), mais le rendu est en tout cas très bon. Le résultat est très réaliste. J'ai beaucoup apprécié apprendre les règles de ce monde, autant du côté des Citoyens que de celui des vagabonds.

Le réalisme, d'ailleurs, ne s'arrête pas là, puisque ce qui m'a le plus saisie, ce sont Morgan et Ezra. Je me sens encore ébranlée plusieurs heures après, c'est dire ! Il y a une telle justesse dans le caractère et la personnalité de ces personnages (même pour Len, mais je parlerais d'elle plus tard), et surtout (surtout !) dans les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. On voit souvent dans les écrits yaoi une exagération un peu trop sentimentale. Certes, les hommes peuvent aussi être sensibles, mais cela n'aurait pas collé avec le caractère de Morgan et Ezra. Ce n'était de toute façon pas utile de les rendre mièvres, tant on perçoit leur amour dans leurs préoccupations, leurs inquiétudes, leurs compromis, et, tout simplement, dans le fait qu'ils affrontent la vie ensemble, réticent à l'idée de se quitter pour quelques minutes. La mention d'une attirance n'apparait pas avant un bout de temps, avec leur baiser sur le toit du wagon, lorsqu'il pleut, mais ce n'est pas important puisque par les gestes tendres qu'ils échangent, on devine ce qui les lie. Ce qui est juste, après tout. Un couple n'a pas forcément besoin de se répéter toutes les heures qu'ils s'aiment, ils le savent. Et c'est le cas pour Morgan et Ezra.
Néanmoins, lors de ce baiser sur le toit du train, on ne sait pas encore très précisément ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre. Ils sont plus proches que de simples amis, que des frères, et s'embrassent sans problème. Mais comme on n'est pas fixé dès le début, et qu'ils ne formulent pas leurs sentiments, on garde cette incertitude pendant un certain temps. Les doutes s'envolent peu à peu quand, par exemple, avant de franchir le Mur pour traverser la Zone de Vide, Morgan (je crois que c'est Morgan) dit qu'il suivra Ezra où qu'il aille. Il suffit ensuite que Len demande à Morgan si Ezra sait qu'il l'aime pour que tout s'éclaire définitivement (même si on ne sait pas si c'est réciproque !).
Dans un sens, choisir d'approfondir peu à peu leur relation, même si elle évolue peu au cours de l'histoire, permet de mieux guider le lecteur jusqu'à la fin. Certes, connaître les enjeux de leur fuite est important, mais quand leurs sentiments s'ajoutent à l'intrigue, tout prend plus de profondeur. Très bon choix scénaristique ! J'ai souri quand ils se retiennent avant de fuir par la fenêtre, et qu'ils décident de se dire qu'ils s'aiment, au cas où ils mourraient là. Ca peut faire un peu cliché, puisqu'on voit ce genre de situation dans beaucoup de films et de livres, mais c'est aussi une réaction très juste. Je n'ai donc rien à dire !
Pour finir mon analyse sur leur relation, je vais revenir sur les retrouvailles, dans le club. Ca m'a rendue triste de voir Ezra ainsi, et de me rendre compte qu'il ne se souvenait pas de Morgan. C'était tellement injuste, après tout ce qu'ils avaient vécus, qu'il ne le voie plus que comme un étranger ! Mais heureusement, grâce aux moyens de la résistance (un peu grâce à Ash, même s'il est un peu énervant !) et parce qu'il garde la foi, Ezra se retrouve.

Concernant Len, maintenant. Morgan parle d'elle au féminin dès le départ, donc quand j'ai vu arriver Lénaïc et ses attributs masculins, j'ai crue m'être trompée et j'ai relu plusieurs fois le passage. Finalement, en continuant, j'ai pu comprendre qu'il s'agissait bien de Len. Ma surprise vient du fait que c'est la toute première fois que je croise un transgenre dans une fiction ! Mais tu as rendu le personnage, encore une fois, époustouflant de justesse. Aucun cliché, pas de manières exagérées, pas d'être ultra-féminisé. Je n'ai eu donc aucun mal à imaginer les deux Len. Je ne peux que te tirer mon chapeau d'avoir pris ce risque (même si j'ignore si cela en est réellement un, puisque c'est la première fois pour moi), d'autant plus que c'est une réussite !
L'histoire qui lie Morgan et Len m'a émue. Les imaginer mariés, c'était un peu cocasse, mais quand il y a eu mention de Dorian, c'est devenu plus douloureux. Len est très courageuse d'avoir pu rester dans cet appartement empli de souvenirs ! Je la trouve même plus brave que Morgan pour ça. C'est un personnage très intéressant.
Pendant un temps, j'ai pensé que ce lien de mariage qui unissait Morgan et Len allait faire douter Ezra, car on avait assez peu d'information sur ses sentiments à l'égard de Morgan. Mais quand on comprend qu'il l'aime aussi, tout prend son sens, et l'absence de jalousie est sensée.

Je vais maintenant m'attarder sur une des choses qui m'ont le plus troublée pendant ma lecture : les baisers entre Morgan et Ezra.
Je n'en suis pas à ma première fiction yaoi, et a priori, si on veut lire quelque chose d'érotique, il faut souvent taper dans le rating M. Mais là, j'ai été bluffée. Je ne saurais dire si c'est grâce à l'univers que tu as dépeint ou à la relation légèrement mystérieuse entre les deux personnages, mais il y a une dimension sensuelle dans chaque baiser. Le premier, sur le toit du train, est court, et on ne sait pas s'il est chargé de sentiments ou non. Malgré tout, il est beau, sous cette pluie battante.
Le deuxième est le meilleur, selon moi. Quand Ezra redécouvre Morgan avec ses cheveux courts. La façon dont leur passion s'enflamme m'a donné chaud, sincèrement ! Je n'ai que rarement lu ça, et pas besoin de plus. Rien que par ce baiser, leur désir s'exprime. Il pourrait y avoir frustration de ne pas avoir une scène plus détaillée, mais je ne l'ai pas ressentie, tant ce passage était bien traité. La coupure nette, avec l'arrivée de Len, permet de passer à autre chose sans rester sur sa faim. Encore une fois, bravo !
Le dernier, dans l'aéroglisseur, était très bien aussi, mais il m'a moins marqué que le précédent, certainement parce que c'est la toute fin. On sait (on suppose ?) qu'ils sont sauvés, ils vont rejoindre la résistance et pouvoir vivre encore l'un avec l'autre. Il y a peut-être moins d'enjeux, et moins de retenue, puisqu'ils décident de rapidement passer le cap. Il n'en reste qu'il clot très bien l'histoire !

J'ai longuement parlé des personnages, des choix scénaristiques, du fond, en somme. Je voudrais aussi m'exprimer sur la forme.
Au premier abord, ton écriture m'a parue très simple. Pas d'expression ni de tournures de phrase remarquables (dans le sens, qui se fait remarquer), pas de vocabulaire peu usité ou soutenu. Pas de temps ni de conjugaisons improbables (ah, ce bon vieux conditionnel imparfait !). Parmi tous les auteurs que j'ai pu lire, ton style n'est pas de ceux que je pourrais reconnaître à l'aveugle, puisqu'il est classique. Cependant, je ne sais si c'est grâce à la justesse de l'univers et des personnages, mais j'ai été tout de suite prise dans ton texte.
J'essaie depuis peu de rationaliser mon écriture. J'ai pendant longtemps écrit à l'instinct, et je cherche un peu plus à comprendre quelles phrases ou tournures peuvent procurer une émotion ou une autre chez le lecteur. Au fil de mes lectures, je suis tombée sur une auteur qui écrit très bien, mais qui, avec le temps, m'a donné un sentiment un peu amer d'une écriture trop "académique". Les règles sont respectées, la conjugaison est là, les mots sont bien choisis, mais je ne ressens aucune passion dans ces textes. Dans ton OS par contre, il y en a, de la passion ! Et pourtant, dans l'ensemble, ton écrit semble très rationnel. La chute d'Ezra, par exemple, m'a coupé la respiration. Je suis vraiment impressionnée.
Je ne sais pas si tu auras compris ce que je viens d'expliquer, mais qu'importe, je voulais vraiment te faire part de mon admiration. D'autant plus que tu as écrit cette histoire en très peu de temps !

Il me semble avoir tout dit.
Je te félicite encore pour ce très bon texte, et je te dis peut-être à bientôt sur une autre de tes fictions !

Shinamaryllis
HanshaSeidou chapter 1 . 1/11/2016
Ho la la!
Ce one shot est tellement bien!
J'aimerais vraiment, vraiment en connaître plus sur l'univers dans lequel vivent EZra et Morgan. C'est vraiment génial! Ça me fait penser à un mélange de Total Recall et d'Équilibrium, haha!

Bref, j'espère qu'une suite sera un jour envisagée! Mais pour l'Instant, ouah! Vraiment génial!
Debich chapter 1 . 10/28/2015
Eh bhe ton one-shot m'a donné des frissons, comme toutes tes histoires d'ailleurs. A chaque fois je suis impressionnée par ton imagination et ta justesse, j'ai l'impression d'être complètement absorbée dans un autre monde quand je te lis.
Et surtout continue a ecrire sans te mettre de pression car le résultat est juste époustouflant, à bientôt et bonne continuation ;)
Pouika chapter 1 . 10/26/2015
J'ai adoré, ton histoire est sublime ! Ton écriture est superbe, enfin bref c'est une histoire magnifique :!
Firafadella chapter 1 . 10/13/2015
Merci pour cette histoire, je l'ai lue il y a un certain temps et n'ai pas posté une review tout de suite après, puis j'ai oublié Vraiment une belle histoire, j'aime beaucoup ce genre d'univers et de personnages. Je suis plus trop dedans donc je ne peux pas dire ce qui m'a particulièrement marqué au moment de la lecture, mais en tout cas je me souviens avoir adoré tout cet univers et ta manière d'écriture Et puis c'est un OS long, qui laisse le temps à un vrai déroulement de l'histoire, pas juste une petite scène comme ça.

J'aime vraiment beaucoup ton écriture, j'ai juste ADORE "tout est une question de choix", je suis juste tombée amoureuse de cette histoire là
Alors vraiment un grand merci pour tes écrits
Aislune S chapter 1 . 9/6/2015
Eh bien... Wow ? J'en reste encore baba devant un tel texte. Je l'ai dévoré de bout en bout. L'histoire est vraiment belle, l'univers attirant, j'aime aussi la façon dont tu traites certains sujets comme celui sur les transgenres...

D'ordinaire, je me méfie des textes yaoï, parce que malheureusement, on y retrouve beaucoup d'erreurs, d'irréalisme... mais ici, ce n'est pas du tout le cas. Bon, ça manque un peu de femmes dans cet univers, mais... je pense que c'est vraiment le seul truc que je "pourrais" reprocher à ce texte. Après, c'est sans doute voulu, et cela n'enlève rien à la beauté de l'écriture et de l'histoire.

A bientôt :).
Naerii chapter 1 . 8/25/2015
J'ai adoré cette histoires de Vagabonds du Rail , elle était fantastique et à coupé le souffle ! Merci !
IAmSherlocked77 chapter 1 . 8/23/2015
Wow... C'était sublime. Merci pour cette évasion. :)
PlumeDeBois chapter 1 . 8/1/2015
Wow, j'adore lire ce genre de OS, je me suis évadée pendant quelques heures et rien que pour ça, je te dis sincèrement merci.
J'adore tout ce qui est SF, fantastique, surnaturel..ect. On sort de notre bulle quotidienne et ça détend le cerveau de cette vie monotone.
Le pire c'est que en ce moment, j'ai du mal à trouver de bonnes fictions, j'ai l'impression d'avoir presque tout lu sur de nombreux sites.
Bref, tout ça pour dire que ton OS était une merveille que j'ai dévoré. En seulement 25 000 mots, tu as crée un monde et franchement, c'est admirable. J'espère que ça t'as débloqué dans l'écriture... Je sais à quel point ça peut miner le moral d'être bloqué dans quelque chose qu'on aime. Surtout l'écriture qui est libérateur.
J'ai à peine lu les premiers paragraphes de ton histoire que j'ai directement plongé dans ce monde dystopique. Tes personnages sont supers intéressants et complets comme j'adore en lire et MERCI bien... forts virils haha ( non mais c'est vrai hein... les femmelettes naannn merci )... Leur côté rebelle et tout... :)
Et j'ai tellement adoré leur relation aussi...Wow décidément, j'ai vraiment adoré ton OS. Et puis c'est tellement rare que j'en profite pour m'extasier et donc désolée d'avoir l'air un peu fofolle...
D'ailleurs, j'adore définitivement ton écriture. Elle est exquise et tu écris d'une façon réaliste, aucun superflu ou de choses nunuches... C'est impeccable, fluide, compréhensible...parfait.
J'avais lu ta première fiction il y a très longtemps, je n'avais pas de compte à l'époque... Je me souviens t'avoir écrit une review vers la fin mais je me souviens plus de mon pseudo, j'en utilisé toujours des différents car j'allais vraiment rarement sur fictionpress. J'allais davantage sur . Tout ça pour dire que j'avais adoré cette fiction. J'ai commencé depuis peu "fils de la lune" et c'est une putain de bordel de magnifique fiction, un gros coup de cœur *-* Déjà que j'avais adoré ' tout est une question de choix ' - Fils de la Lune est tellement Wow, je prends mon temps pour la lire et puisque je pars en vacance dans trois jours, j'espère avoir le temps d'en lire quelques chapitres pendant mes vacances :)
Je suis fan de tes écris et ce OS le confirme encore plus.
Je ne sais pas du tout si tu vas faire une suite de cet OS mais je suis partante si tu en fais une :')
Je t'ai rentré en ami sur Facebook comme ça je peux te suivre discrètement haha
En tout cas, si tu écris d'autres histoires aussi bien que celle-ci, c'est génial.
Je vais pas m'attarder plus longtemps, je vais finir par te saouler et perdre de ma crédibilité de lectrice stricte... :''')
Encore merci, vraiment. Et ne fais pas gaffe aux fautes x) parce qu'il est tard et j'ai les yeux qui brûlent, j'ai surement loupé quelques mots et des lettres entre temps
Sur ce, à bientôt ;)
Luciel01 chapter 1 . 7/15/2015
Argh! Ce n'est pas la suite des Fils de la Lune!
La déception passée, j'ai quand même lu cette histoire et conclusionje ne le regrette pas.
36h pour construire un univers futuriste très riche, avec ses valeurs propres...Tu es douée.
N'abandonne pas l'écriture car tes histoires sont bien écrites, fouillées, pleins de rebondissements. Tu es généreuse comme écrivain. Alors, courage! J'attendrai la suite de tes écrits.
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