Reviews for 1
RomanounchkaDiamanRouge chapter 1 . 1/8/2017
Je n'ai pas vérifié quand tu avais écrit "1", et suis venue ici en regardant mais mails, et ayant lu "J'abandonne", que je suis incertaine de continuer un jour, ayant fortement changé en vision et en ressenti pour le style d'écriture.

Néanmoins lire ceci m'à donné envie de te transmettre plusieurs choses, à propos du fond et de la forme.

En premier lieu des félicitations, pour la forme et la ligne directrice que tu as su donné à ton texte. Sans titre, je le nomme davantage "Égoïste" que "1", puisque c'est pour moi non pas le suicide mais l'égoïsme dont il est question. Tu gardes un point de vu très clair sur le propos, lucide sur ce que j'imagine être tes propres pensées à un moment X ou Y de ta vie, peut-être même le présent. Ce texte est un parcours paradoxalement sans haine, d'un réalisme éclerant sur la construction de la pensée chez un suicidaire. Je pense que tous les suicidants altruistes devenu mysophile à forces d'informations deplorables et de tristes temoignages de la nature humaine trouveront écho dans ce texte, et que ce n'est pas à eux qu'il faut adresser un texte pareil, mais à l'entourage, comme le suggère l'usage de la deuxième personne.

Pour aller au bout de la chose, il aurait été intéressant que les argument de la personne à qui tu parles dans ton texte soient plus développés. La raison pour laquelle on dit que se suicider en se jetant sous un train est égoïste, ce n'est pas tellement pour l'égocentrisme, mais surtout pour le conducteur. Tu avais parfaitement de quoi répondre à l'argumentaire avec ton texte ("On ne pense à rien. On ne pense qu'a la mort.), et ça me manque d'autant plus.

Pour ce qui est du fond, étant moi-même suicidaire, mais plus suicidaire, et le début de mon parcours pour en sortir est décrit en surface dans "J'abandonne", je ne peux que dire que j'ai 'évolué' de ce point de vu, de ce regard sur l'humanité, et de l'intérêt de la non-vie. C'est un moment de la vie que l'on dépasse ou pas, un état d'esprit qui remet en question le bien-fondé de l'existence, mesure notre cohérence. Personnellement c'est les philosophies bouddhistes, taoïste et chrétiennes et la beauté de la science qui m'ont permis d'avoir un regard plus tolérant sur les incohérences du monde où je vis, mes propres incohérences également. Et surtout qui m'ont convaincue que tant que j'étais vivante, j'étais capable de changer les choses.

Je ne crois en rien. Je sais. Je sais la bienveillance des humains. Je sais aussi leur ignorance, leur attachement pour des choses sans importance, leurs manquements et leur capacité à grandir. Je le sais parce que je l'apprends, à chaque seconde de ma vie, parmi des milliers d'autres choses. Le Monde ne se résume pas aux humains. Et je crois que c'est ce qu'il y a de plus beau.

Il est actuellement impossible pour moi de concevoir un monde parfait, ni une décision de mort de ma part. J'accepte pleinement que je vais mourir. Mais c'est justement pour ça. Je ne veux pas en gâcher une seconde. Et je ne pourrais jamais te convaincre de l'amitié et la bienveillance qui uni les hommes et les femmes, du naturel de cette bienveillance, ni de l'amour qu'on porte à la vie quand on est confronté à une vision claire. Chacun ne peut que le vivre.

Je n'aurais jamais pu voir le monde avec tant de joie, rien attendre de lui, si je n'avais pas eu une période comme celle que tu décris sans ce texte. Et dans mon égoïsme je ne peux qu'espérer que tu as vécu ou vivras ce nouveau regard. Pour qu'on soit quelques âmes de plus à comprendre la valeur des vies, de nos propres vies, à aimer le monde et à faire le bonheur pour nous mêmes, ce et ceux que nous aimons.

Mes amitiés.
Alaska Starke chapter 1 . 7/30/2016
Magnifiquement vrai et cynique, j'aime, j'adhère, j'adore.
AlwaysCaskett chapter 1 . 7/9/2016
Un texte forcement sombre et aussi triste, encore que ce n'est pas le terme le plus approprié mais, c'est très bien écrit. Et au-delà, réfléchi, pensé... Terrifiant aussi au regard du sujet extrêmement grave.
Bravo à toi de pouvoir ainsi retranscrire des choses si graves et tabou dans notre société.