The Crystal Wars – Battle 02: Jumelles

Auteur: Ginger =^.^= Dark Rabbit of Chaos =^.^=

Disclaimer: Ils sont tous à moi na :pp

Resume : Tous ont raconté leur histoire c'est au tour des jumelles.. Stephanie prend la parole

Reponses au reviews: Tout d'abord merci a tout ceux qui me lisent cela fait plaisir et encore plus merci a ceux qui me revient ^_____^v Ca me motive.

Aphykit: *Mode sadique on* gniark gniark gniark je sais je coupe mes chapitre au milieu des scenes^^ Ce chapitre ci est plus long que le precedent... j'espere qu'il va te plaire ^___^ *Ginger qui croise les doigt^^*

Darkyfrog: Ah mais il est normal que je ne disent presque rien^^ vu qu'a l'origine Chris, Ted et Vera n'etait que des personnages secondaire, les amis d'Erya point... mais ils ont vigoureusement protesté alors j'ai du remanier mon scenario ^___^ Pffff... decidemment ces persos de fic... pourquoi ils ne m'obeissent pas? Monde cruuueeelllllllll !!!!!

Quand a Steph je l'adore moi aussi ^___^ et le "pourquoi du comment qui fait qu'elle est renfermée avec sa soeur" vas egalement etre explicite... dans le chapitre 7 ou 8 je pense ^___^ Sinon pour les dialogue je vais tentr de presciser plus souvent qui ou qui parle, mais là en fait vu que c'etait Vanessa qui redigeait.. *pointe du doigt la coupable* moi etre innocente, un petit ange de purete^^ *sort sa vieille auréole moisie de sous le placart*

Note: A partir de ce chapitre il y aurait quelques allusions aux relations entre certains persos... je vous laisse deviner de quel ordre ^____^. Si cela vous choque... mais pourquoi cela vous choquerait??? ^__~

D'ailleur je tiens a m'excuser pour les fôt deaureto graffe qu'il ne manqueras pas d'y avoir dans ce chapitre... Vi encore plus que d'habitude ^__^ mais bon mon correcteur Word a comme qui dirais rendu l'ame alors...

Chapitre 05.

Sereftir, Terre de l'Arachmore, Enquilmore 01 Novembre –1203

- Ladysan, Ladysan… Votre Majesté, La Ladysan elle… elle…

- Quoi ? Qu'as-t-elle donc ? Que se passe-t-il ?

- L'enfant, l'enfant… il… il arrive !

- Comment ? Mais c'est merveilleux. Faites mander mon conseiller, que les Docres se réunissent, que l'annonce de la naissance de mon héritier soit connue par tous…

- Il en seras fait selon le bon vouloir de Votre Seigneurie. »

L'homme met fin à l'entretien d'un simple regard. Un simple regard et tous lui obéisse et le craignent lui Ephren Volks, grand seigneur des Terres de L'Arachmore, terres désertes et hostile, balayées par des vents arides, ou l'eau est le plus précieux des trésors. Terres situé au confins d'Enquilmore, dernière terres avant les Muertlands, le pays de la Mort.

L'Arachmore endroit ou rien ni personne ne peut vivre, ne peut subsister… pas depuis que les Yorks aient ravagés ces terres autrefois verdoyantes pour les transformer en ce qu'elles sont aujourd'hui brunis par le soleil, ou la vie peine à subsister. Les habitants sont à l'image de ces terres : Grands, rude, la peau tannée, desséché par le soleil mais la générosité du sol comme de ses habitants n'est plus a démontrer. Pauvre en eau, en plante et en vie mais riche en pierre et métaux tous plus précieux les uns que les autres. L'Arachmore recèle bien plus de trésors encore : au nord du pays dans les Muertland à la limite des Terres inconnues dans la region la plus deserte et aride qui soit, là où nulle source ne coule, ou seul le Styx et ses eaux mortelles se fraye un chemin, là où la pluie ne tombe jamais, là où la vie semble impossible à la limite des monts de l'Au-Delà se situe la plus grande richesse de tous Enquilmore : La mine de Tod, la seule mine de Crystal à ciel ouvert connues à des lieux à la ronde. Oh bien sur l'Arachmore possède quelque mine de Crystal ce qui en fait sa richesse mais toutes sont profondément enterre à des lieux sous terre rendant l'extraction encore plus difficile qu'a l'ordinaire, à l'instar de la mine de Tik-la-Morte à 50 kilomètre à l'est de Sereftir entre Nalsitir et Adeis. Tik-la-Morte surnommé ainsi en raison du nombre de mineur décède, tous mort pour le Crystal…

Mais rien de comparable à la mine de Tod, situé au nord de la ville du même nom entre les ville maudite Todland et Todfast. Rares étaient les mineurs près à risquer leur vie à Tod. Nombreux étaient ceux qui préféraient extraire le Crystal dans la mine de Tik-la-Morte bien que l'extraction y soit plus risqué, plus périlleuse… mais au moins il n'avaient pas à franchir le fleuve, ils avaient une chance faible il est vrai mais une chance de revenir alors que ceux qui allaient à Tod… Adeis dernière ville de ce coté-ci du fleuve maudit, Tod première et seule ville de l'autre, Tod et ses villages, Tod la ville des bannis, la ville des morts. Extraire le Crystal c'est jouer avec sa vie, aller à Tod c'est se sacrifier, y demeurer l'abandonner. Abandonner tout espoir de retour, les habitant de Tod ne sont plus humains, âmes dévorées par la flamme de la cupidité, âmes perdues, âmes bannies, oubliées des hommes… mais encore nombreux sont ceux qui parmis les hommes sont près à donner leur vie, leur âme pour le Crystal et c'était à Tod que se retrouvait le Crystal, et même si la région était impitoyable, rien ni personne ne décourageait les plus téméraire, les plus cupides ou les plus désespérer c'était à voir…

Pour beaucoup Sereftir était la dernière ville vivable avant le fleuve puis les montagnes, avant l'enfer… une fois le Styx franchis les arbres du bois de l'oubli qui auparavant était long et effilées avec peu de feuilles mouraient d'un coup. La population de Tod et ses environs était maigres, non plus que maigre, décharnés : les conditions de vie, le climat, le bois et le fleuve faisait d'un homme sain un cadavre ambulant en quelque jours à peine.

Le Styx… le fleuve de la mort, le fleuve dont nul n'ose prononcer le nom, pas à voix haute du moins, le fleuve de la mort mais après tout l'Arachmore n'est-elle pas la région de la Mort ? là où la vie est dure, dernier rempart avant les Muertland, puis l'Au-Delà… mais au-delà des montagnes qu'y avait t'il ? depuis la nuit des temps nombreux furent les explorateur, nombreux furent ceux qui échouèrent plus encore ceux qui disparurent et dont l'histoire à oublier le nom à tout jamais. Mort avant même d'avoir atteint le Mont Todead… mort de faim, de soif, de froid ou de chaleur les morts était nombreuses… les montagnes de l'Au-Delà ne pardonnent pas, chaque recoin de ces Terres maudites, chaque gouttes de ce fleuve est jonché, souillés des corps de ces malheureux ce qui donne à cette Terre et au Fleuve cette couleur ocre si particulière. La légende veut que le Styx et ses eaux sanglantes prennent leur source dans les terres inconnues là où aurait eut lieu la Dernière Bataille de la Dernière Guerre, le sang de tous ces morts auraient tellement imbibée les Terres qu'elle seraient devenues rouges sang, du même sang charrié par le Styx. Mais nul n'a jamais pu remonter le fleuve a sa source, ou en tout cas n'en ait pas revenus…

De tous ses explorateurs seuls quatre atteignirent l'endroit ou le Styx se divise en deux… des lieux au nord du Mont Todead, seuls ces quatre l'atteignirent ou du moins en revinrent pour le raconter… de tous celui qui alla le plus au nord, voyagea le plus loin, le plus longtemps sans autres compagnons qu'un carnet de croquis grâce auquel il dressa les cartes d'Enquilmore et ses environs les plus précise jamais réalisé. Ce grand explorateur fut Ahelgios, son ancêtre, qui voyagea durant plus de 53 ans, parcourant le pays en tous sens, lui qui monta le plus au nord, lui qui fut coincé durant cinq ans dans les Mont de l'Au-Delà et qui fint par se couper un bras pour survivre… après avoir devoir tuer son cheval et ses vêtements… lui qui retourna à plusieurs reprise en Muertland pour pousser encore plus loin son exploration.

De son sang coulait en ses veines, et en ceux de son héritier. Tout en se dirigeant vers sa femme, sa chère et tendre Miralis il ne peut s'empêcher de prier pour que ce ne soit pas une fille. Il ne veut être contraint à la sacrifier au nom d'une vieille tradition qui veut que les femmes soient des guerriers ou bonnes à marier. Il n'aime pas les traditions. Il se moque des traditions, les Docres le lui reprochent assez souvent… en parlant de Docres ceux-ci devraient être au courant de la nouvelle dans une petite dizaine d'heures au plus rapide ce qui veut dire qu'ils ne seraient pas-là avant une bonne semaine s'ils viennent en dragon,

- A moins qu'ils n'utilisent une de leurs foutues magies

- C'est pour moi que vous dites ça mon cher Ephren ?

Celui qui venait de parler s'avança dans la lumière faisant ainsi face à Ephren.

- Ael…

- Oui c'est mon nom

Nulle trace de colère ne se voyait dans les yeux rieurs du blond jeune homme qui se tenait face à lui. Celui paraissait âgé d'une vingtaine d'année et pourtant… il était déjà un Docre depuis… depuis aussi loin que remontait ses souvenirs, il avait toujours entendu parler d'Ael. Certains disaient qu'il avait plus de 2000 ans et que c'était un guerrier déchu… quoiqu'il en soit lorsque son propre père qui faisait partie des 24 Denemis avait été choisi par les Docre pour remplacer un des leurs qui les avait quitté on parlait déjà d'Ael. Ephren soupçonnaient celui-ci d'être le véritable chef des 12 vénérables bien que paraissant le plus jeune, mais après tout… certains vieillissent moins que d'autres…. Tout dépend du niveau. N'empêche 10 vénérables avaient plus de 60 années, Oct l'ancien, doyen et chef des Docres, allait tranquillement sur ses 102 ans même. En restait 3… tous savaient que Nelev avait 57 ans, Noa en paraissait à peine 20 mais prétendait en avoir 22. mais Ael… Ephren l'avait toujours connu, et jamais il ne le vit prendre une ride, il semblait vieillir mais différemment comme si les ans ne l'atteignait pas, les années se voyaient sur lui comme les jours sur d'autres…

Ael et Noa, deux personnages fascinant à bien des points de vue… intelligents, cultivé, spirituel, bien fait, non très bien fait de leur personnes, ils étaient courtiser par tous et toutes.

- Et bien, mon cher, vous me semblez soucieux.

- Pardon ?… non, non je vous assure tout va bien. Ma tendre femme ne va pas tarder à enfanter. J'ai vraiment hâte d'avoir enfin un héritier. Et puis vous et Noa serez toujours les bienvenues en cette maison. Rester tant que vous le souhaiter

- Votre hospitalité m'honore cher Ephren et c'est avec joie que j'accepte votre invitation en mon nom et en celui de Noa. D'ailleurs il ne devrait pas tarder, des affaires le retiennent dans l'Est mais soyez assures de sa présence. Quant aux autres…

- Oui, je les connais. Ce sont des hôtes fort exigeants.

- Tout à faits. De plus au dernier conseil le vieil Ost à parler de nous quitter, ce qui évidemment met tout le monde dans des états impossible chacun tenant à assurer sa succession.

- Je pense qu'elle devrait vous échoir.

- D'autres le pensent aussi… mais pour eux. Enfin je verrais bien

En disant ceci il ne pouvait s'empêcher de sourire, un sourire très doux bien qu'un peu triste qui illuminait le cœur de tous ceux qui le voyait.

- Mais dites-moi cher Ephren, combien de temps s'est-il écoulé depuis notre dernière rencontre ?

- Humm… voyons c'était lors de la dernière élections des Demenis, elles auront de nouveau lieu cette années donc c'était… il y a 5 ans cette année.

- 5 ans… déjà…"

Ael avait perdu son air enjoué, il paraissait soucieux, cela ne dura qu'un bref instant mais Ephren aurait juré qu'il était inquiet. Mais déjà Ael reprenait l'air rieur qui était sien.

- et bien il va falloir fêter ça! N'empêche je trouve qu'en 5 ans vous n'avez pas changé.

- Ah mais vous non plus Ael, à croire que vous n'êtes pas de ce monde…"

Ephren avait dit cela en plaisantant mais Ael eu un bref, oh très bref instant dans les yeux quelque chose comme une lueur de surprise et de panique? Malgré la brièveté du moment Ephren le remarqua mais se garda bien d'en parler ni même de la montrer… après tout cela ne le regardait pas.

- Pas de ce monde…

Cela avait été murmuré sur un ton très doux et quelque peu mélancolique.

- Pas de ce monde… oui parfois je me demande si je fait partis de ce monde corrompu et médisant. Enfin… voyez-vous cher Ephren, je ne suis pas ici pour vous apporter ma grâce mais pour solliciter votre assistance

- Mon assistance? Pourquoi donc? Est-il un problème que vous ne puissiez résoudre?

- Et oui malheureusement et depuis le temps que nous nous connaissons, l'estime que je porte à votre famille et surtout la semaine passée dans le palais, à votre insu je l'avoue, veuillez m'en pardonnez mais je tenais à être assuré que vous-même et votre entourage fûtes de confiance. Enfin essentiellement votre entourage car votre droiture n'est plus à prouver, je m'en suis rendus compte par-moi même de nombreuse fois. Enfin passons, quoiqu'il en soit je n'ai d'autres choix que de m'en remettre à vous pour un épineux problème dont je ne saurais me démettre seul et surtout sans vous

- Votre confiance m'honore plus que je ne saurais l'exprimer cher Ael. Quels que soit votre problème soyez assure de mon aide et de mon soutien indéfectible. Je mets mes gens, mes biens ainsi que ma famille à votre entière dispositions. Ordonnez et tous obéirons.

- Mais je ne prépare pas une guerre.

Ael souriait franchement maintenant. La réaction d'Ephren l'amusait au plus haut point, il n'avait pas changer toujours prompt à servir les autres tout comme son père. C'était un homme droit et juste aimé de ses gens et hais de ses ennemis. Hais pour sa trop grande bonté quelle stupidité!

- Si je requiers votre aide c'est un problème me concernant…

- Vous… vous concernant?

Ephren était maintenant déstabilisé et fort intrigue aussi, intrigue au point d'en oublier sa femme et son héritier qui n'allait plus tarder à naître, héritier qu'il était si presser de tenir dans ses bras.

- Mon problème est fort simple et fort complique à la fois. Ma maison a été inondé et est donc inhabitable aussi je cherche un endroit ou loger.

- Mais si vous le souhaitez et l'acceptez je serais ravis et honoré de vous avoir pour hôte aussi longtemps que vous le désireriez…

- Je vous en remercie, mais je souhaitais juste vous demander l'autorisation de m'installer dans votre chalet du Nord, celui à l'abri du bois. Il me conviendrait parfaitement. Il est l'écart de toutes routes et nul n'ose s'aventurer jusque là. De plus il est fort bien situé pour mes affaires…

- Puisque ce chalet semble vous intéresser je vous l'offre, il est petit mais avec quelques travaux, il fera une demeure fort convenable, il faudra l'agrandir bien sûr. Dites moi quand vous souhaiterez vous y installer et les travaux seront achever avant la date. Je vous prie choisissez qui vous souhaiter dans mes gens pour vous accompagner.

- Je vous prie, je vous prie. Je vous remercie mais la taille de ce chalet me convient fort bien de plus la solitude me sied mieux. De plus je souhaiterais que la nouvelle de ma présence dans cette demeure soit gardé secrète le plus longtemps possible.

- Soit… mais je n'aime guère l'idée de vous savoir seul à l'orée de ce bois. Vous savez ce qu'on en dit…

- Oui, le fameux Bois de l'Oubli, je connaît. Mais ne craignez rien pour moi, je sais me défendre. Cessez donc de vous inquiétez; sachez que je crains moins cet endroit que les Hommes.

- Bien vous serez donc seul là-bas… mais je ne vous laisserais y aller seul qu'a une condition…

- … une condition… laquelle donc?

Ael était intrigué, un peu inquiet aussi, qu'est-ce que Ephren allait lui demander. C'était un homme loyal il le savait mais il était intransigeant, peu expansif et dur. Ses ennemis pouvait en témoigner, enfin ceux qui était en vie… Ephren savait s'entourer. Il n'aimait pas la guerre, était un philosophe mais savait se battre quand il le fallait. Ses gens étaient tous entraîné au maniement des arts de combat, il était le seul seigneur de tout Enquilmore à n'avoir point d'esclave mais des domestiques arguant le fait que de travailler pour gagner sa pitance motivait plus les Hommes que le fouet, ce en quoi Ael le rejoignait. Ael appréciait énormément Ephren et c'est pourquoi il était tout disposé à satisfaire sa demande tant que celle-ci restait acceptable.

- Je souhaiterais que vous fûtes le Parrain de mon enfant.

- Le Parrain?

Ainsi c'était donc ça, être le Parrain. Il avait pensé à pire et c'est sans hésiter et avec un grand sourire qu'il annonça son accord.

- J'en serais ravi et honoré. Mais avant tout ne vaudrait-il mieux pas qu'il naisse? Vous savez bien souvent la naissance est cause de multiples surprise.

A quoi donc pouvait-il bien faire allusion? Et pourquoi cet air mystérieux? Les paroles d'Ael plongèrent Ephren dans une profonde perplexité, cela dut se voir puisque Ael lui dédia un sourire rassurant qui réchauffa tout son être.

- Je vous l'ai déjà dit, cessez de vous inquiétez et aller auprès de votre femme.

- Puisque vous le dites… avant de nous quitter…

- Oui?

- Accepteriez-vous de dîner avec nous un soir? Ce soir?

- Ce seras avec joie

- Dans ce cas… désirez-vous emménager immédiatement?

- Cela me conviendrait fort bien, je le reconnais.

- C'est entendus. Et bien bonne journée Ael et que les dieux vous protègent

- Vous aussi Ephren, vous aussi.

Sur ce les deux hommes se séparèrent, Ephren regretta de ne pas avoir forcé Ael à l'accompagner jusqu'à la chambre de sa femme, elle l'aimait tellement. Maintenant qu'il était de nouveau seul Ephren pressait le pas, il avait hâte d'en finir avec les longs couloir, hâte de pouvoir enfin tenir son héritier dans ses bras. Il souhaitait tellement un garçon. Il n'était pas encore né que déjà il se sentait prêt à mourir pour ce petit être. Parcelle infinie de son être, il savait qu'il ne supporterait pas de la voir souffrir c'est pourquoi il souhaitait un garçon. Les garçons ont le choix de leur destin, enfin un plus grand choix que les filles.

Voyant qu'il était enfin arrivé aux jardins et que la Maison de la Mère était en vue il ralentit le pas. Une sourde angoisse lui tordait les intestins, son corps tout entier était tendu à l'extrême. Il arriva au pavillon, ralentit encore le pas, lentement poussa la porte. Nul domestique ne vint l'accueillir, son appréhension augmenta d'un coup. Tout était si calme, silencieux… nul bruit, nulle lumière ne filtrait de sous les portes. Tandis qu'il gravissait lentement le colossal escalier de marbre blanc il ne put s'empêcher de penser que le silence en était inquiétant. Voilà il était arrivé au premier étage. Des dizaines de portes et nombres corridors restaient à parcourir avant d'arriver à son but.

Le silence devenait assourdissant, lourd, oppressant au point que peu à peu son appréhension se mua en inquiétude puis en panique. Ephren se mit à courir. Ce silence n'était pas normal il était arrivé quelque chose, et si… et si… plus qu'un couloir, plus que quatre, trois, deux portes. Arrivé devant la porte il stoppa, hésitant, craignant ce qu'il allait découvrir derrière… prudemment il tend la main, observant comme fasciné son bras qui avance vers son destin. Soudain un bruit de cavalcade, il a tout juste le temps de reculer que la porte s'ouvre à la volée laissant passer une jeune servante totalement affolée.

- De l'eau il faut de l'eau.

La jeune femme dans sa panique trébuche et percute durement Ephren qui n'a d'autre alternative que de la prendre dans ses bras afin d'amortir sa chute. Celle-ci encore étourdis ne peut parler et reste là, d'un coup elle semble le reconnaître et son teint pâle se rehausse d'une jolie couleur pourpre.

- Vo… Votre… Votre Seigneurie…

- Que se passe-t-il? Comment va ma femme?

- Le… le bébé… il arrive Votre Seigneurie, le médecin à besoin de plus d'eau et…

- Alors? Et cette eau? Elle arrive?

La voix s'élève furieuse, de la chambre parviennent des bruits confus… bruits métalliques, cris, pleurs, halètements… Ephren les entends maintenant. Le prêtre apparaît soudain sur le seuil, les manches relevées jusqu'aux coudes.

- Et bien cette eau? Que faîtes-vous encore là? Et… Votre Seigneurie…

- Et bien que signifie tout ce bruit? Et vous mademoiselle allez donc chercher ce que notre bon docteur vous a envoyer quérir.

- Oui, Votre Seigneurie de suite, Votre Seigneurie.

La jeune fille s'esquiva en courant, les joues en feu d'avoir osé LE toucher et LUI parler. Ephren entra d'un pas décidé dans la chambre. Sur le colossal lit de soie rose était allongé Miralis, sa femme. Son charmant visage congestionné et en sueur sous l'effort qu'elle fournissait… la pauvre elle n'avait pas l'habitude. A elle aussi c'était son premier enfant. Autour de la future mère s'agitait une pléiade de femmes de chambre. L'une la ventilait, tandis que l'autre l'épongeait, d'autres ramenait du linge, de la nourriture, boisons… une se tenait au cotés du jeune médecin l'assistant de son mieux. Le prêtre était assis sur un tabouret situé en face de Miralis. Il lui demandait de se détendre et de réciter à haute voie le chant de la naissance. Mais celle-ci n'écoutais pas le pauvre médecin qui tentait de la rassurer et dont la faible voix était couverte par le vacarme ambiant. Tout ce bruit, ces cris… on aurait égorgé un porc qu'il n'aurait hurlé plus fort. Ephren s'adossa au chambranle de la porte et croisa les bras, attendant. Seul le prêtre et celle qui l'assistait semblaient avoir remarqué sa présence en ces lieux. Ephren commençait à s'irriter de ce bruit et cette agitation incessante aussi lorsqu'il parla ce fut d'un ton calme et posé mais sa voix était si glaciale que toutes activités fut figée net.

- Et bien, que voilà une bien grande agitation. Ma chère, si vous cessiez un seul instant de hurler au monde votre douleur, qui je le conçois doit vous faire fort souffrir, si vous cessiez donc ces hurlement et daignez écouter les conseils de ce bon médecin qui s'échine à tenter de diminuer votre peine… quant à vous mesdemoiselles, je doute que votre présence à toutes soit nécessaire, par conséquent notre bon prêtre va décider qui seras à même de rester, les autres pourront disposer. De plus je pense que notre cher médecin aimerait officier dans le calme.

Le jeune prêtre lui lança un regard éperdu de reconnaissance avant de donner ses ordres et, par un grand miracle, les voir exécutés sur le chant. Laissant passer l'armada de domestique renvoyé par le médecin qui choisit de n'en garder que trois à ses cotés, Ephren s'avança dans la pièce, s'approchant du lit de sa femme. Celle-ci respirait plus calmement et semblait reprendre de sa superbe. Il contempla le corps autrefois si parfait de sa femme et maintenant éprouvé par la douleur de l'accouchement. Il eut peine à y croire: Miralis allait accoucher de son enfant, son héritier, il avait tant attendu ce moment, le bénissais par avance, se sentait prêt a échanger avec Miralis son lit de douleur contre la pensée de pouvoir serrer dans ses bras son enfant sitôt celui-ci né.

Il remarqua un fauteuil, un de ces larges fauteuils que Miralis exécrait, confortable mais ancien, il était remisé dans un coin de la somptueuse chambre ne cadrant pas avec le décor rose et blanc de la pièce, seul vestige de l'ancienne décoration de la pièce autrefois splendide. Le lit de trois mètres de larges trônait contre le mur, faisant face l'immense penderie qui ne suffisait plus depuis longtemps au seul besoin de Miralis celle-ci ayant fait aménagé une aile entière du manoir en gigantesque garde-robe. Ephren se dirigea vers le fauteuil, le saisissant fort aisément pour l'amener sur l'estrade recouverte de moquettes rose ou trônait le colossal lit recouvert de plume de flamants sur lequel gisait sa femme. Il le hissa sur les trois marches que comptait l'estrade plaçant le fauteuil à la droite du lit tourné vers le prêtre, ainsi il pouvait surveiller chaque étape de l'accouchement. Une fois le fauteuil positionné, il s'assit croisant ses longues jambes, les bras sur les accoudoirs pianotant des doigts et patientant jusqu'au moment de la délivrance, moment qu'il espérait proche. Mais après tout il attendait depuis fort longtemps, il n'était plus à quelques heures près.

Miralis poussa un nouveau cri, dieu qu'elle souffrait. La douleur était atroce, lui vrillant tout le corps. Ce corps difforme dont autrefois elle était si fière. Nulle autre n'aurait pu prétendre égaler sa beauté, ses courbes parfaites, le fin ovale de son visage que rehaussait une délicate petite bouche aux lèvres délicatement colorées en rouges. Son abondante chevelure auburn, son teint de porcelaine, sa poitrine menue, sa taille fine et corsetée qui contrastait avec de belles et large hanches, auxquels s'ajoutait une voix sensuelle un regard bordé de longs cils papillonnants, et il est aisé de comprendre pourquoi tant d'homme et de femme l'enviait et se jetaient éperdus à ses pieds ou aux contraires la jalousaient. Elle avait eu, avait et aura encore nombres d'aventures galante mais sa plus belle conquête se nommait Ephren. Alors qu'il était poursuivis par tous et toutes tant pour sa beauté que sa fortune ce qui faisait dire de lui qu'il était non seulement le plus riche de tout l'Arachmore mais aussi le plus bel homme d'Enquilmore, seul Ael était aussi courtisé que lui, c'était elle qu'il avait choisie pour femme. Elle se rappelait encore le nombre de subterfuge dont elle avait dû user pour se rapprocher de lui, le nombre de rivale qu'elle avait du évincer… ce fut néanmoins assez aisée aucune d'elle n'était seulement moitié plus belle qu'elle.

Aussi quand il lui demanda non plutôt lui ordonna de l'épouser, elle sut qu'elle avait réussi là où toutes les autres avaient échoué, réussis à épouser cet homme âgé d'à peine 20 ans beau comme un dieu. Oh bien sûr l'un et l'autre savait parfaitement qu'il s'agissait là d'un simple mariage d'intérêt, elle briguant son rang et sa fortune, lui désirant un héritier et la fin du harcèlement dont il faisait l'objet. Ephren souhaitait un enfant plus que tout, mais il voulait une mère belle et intelligente qui pouvait transmettre ses qualités à son descendant, il ne souhaitait pas une idiote, ne comprenant rien à l'art et à la philosophie, non sa femme se devait d'être cultivée. Miralis l'était et les manigances dont il fut l'objet le persuadèrent de sa grande intelligence. A tout point de vue le mariage fut une réussite, elle avait maintenant la place la plus envié de toutes les femmes que comptait Enquilmore, et lui avait une femme pour sortir. Oh bien sur les plus intrigants ne se découragèrent pas mais la plupart virent que la place qu'ils convoitaient était prise et abandonnèrent leurs projets, ne visant plus que son corps à défaut de son cœur. Cela faisait cinq ans maintenant qu'il était maries. Dès le début Miralis vit le moindre de ses désirs, de ses caprices passés par un mari qui ne souhaitait pas s'encombrer d'une femme superficielle, vaniteuse et égoïste préférant sa solitude bien-aimé aux réception mondaines auxquelles il lui plaisait de se rendre.

Ephren fut fort déçu par sa femme, il la savait manipulatrice, arrogante et arriviste mais pensait tout de même qu'elle avait d'autre centre d'intérêt que sa personne, il espérait avoir avec elle de grande discussion portant sur le monde mais il déchanta bien vite, les seuls sujets que Miralis affectionnait étant elle-même, ce que les autres pensaient d'elle, ce qu'elle désirait, ce qu'elle allait mettre comme vêtement. Bien vite elle l'ennuya, pire l'exaspéra, il avait le sentiment d'avoir été trompe, trompe sur l'intérêt de sa femme pour les science et l'art. Il l'avait cru cultivé malgré ses défauts elle s'avouait excellente actrice, cachant son ignorance et son désintéressement de la culture par un habile vernis et quelques phrases préparées par avance qu'elle savait placer au bon moment. Malgré tout il n'en montra rien, restant toujours fort polis avec elle, continuant de la vouvoyer et la traitant toujours fort convenablement, mais il jugea préférable, afin de justement pouvoir continuer à la traiter correctement, de réduire au minimum les rapports tant physique qu'autres d'avec sa femme, restreignant ceux-ci au strict minimum nécessaire à la procréation. Il savait que Miralis lui serait fidèle uniquement au début de leur mariage et leurs rapports peu fréquents lui fournissait un prétexte idéal à la prise d'amant. Non qu'Ephren ne fut un amant excellent, bien au contraire, mais Miralis ne se satisfaisait nullement d'un seul homme aussi c'est pourquoi Ephren lui offrit un manoir situé à plus de 5 kilomètres de sa propre demeure, il savait fort bien tous les deux que c'était le mieux qu'il aurait à faire. Ainsi Miralis pourrait recevoir ses amants à n'importes quelles heures tandis qu'Ephren ne serait troublés par le va-et-vient incessant des voitures à toute heure du jour et de la nuit. Sa seule exigence fut que Miralis porta son enfant. Après si elle en voulait d'autres qui ne fut de lui il n'en avait que faire, du moment qu'il avait son héritier et qu'il fut assure qu'il soit de son sang c'était tout ce qui lui importait. Mais les jours, les semaine puis les mois passèrent sans que l'heureux évènement ne survienne. Ephren craignait que ce ne fut de sa faute après tout ses parents aussi avait eu des difficulté à le concevoir et c'est l'année ou son père fut ordonné Docre qu'il naquit. Ses parents avaient respectivement 46 et 53 ans. Il va sans dire qu'il fut enfant unique. Il espérait qu'il n'y eut pas de tare dans sa famille, mais quand il se rendit compte que malgré ses amants Miralis n'était pas enceinte il envisagea de prendre maîtresse. Il ne souhaitait pas être comme son père, trop vieux pour partager les jeux de son enfant. Son père en avait souffert, il le savait et était bien décidé à avoir un enfant le plus tôt possible, déjà il était fort contrarié de ne pas avoir pu en avoir plus tôt pris qu'il était par ses obligations. Ephren avait parfaitement conscience qu'il serait un père peu disponible pour ses enfants mais était résolu à tenter le coup. Mais les tentatives avortées firent que ses ambitions de nombreux enfants furent revus à la baisse de cinq-six elle passèrent à deux puis à un. Lorsque Miralis se révéla être enceinte, enceinte de lui et pas d'un autre il ne se tint plus de joie.

Son affections pour le petit être qu'elle portait en elle ne faisait que croître de jour en jour, lui qui n'avait jamais aimé à la folie qui que se soit vénérait son enfant avant même qu'il ne soit né aussi il crut devenir fou lorsque l'hiver dernier la suite d'une soirée fort gai Miralis alors enceinte de six mois revint quelque peu enjoue et chuta dans le lac. Elle eut un coup de froid qui manqua de lui faire perdre son enfant. Miralis eut grand peur consciente que si elle perdait le bébé Ephren ne serait plus en état de raisonné, et si jamais elle survivais à sa colère déjà fort grande elle serait probablement répudié sans un bien, aussi quand Ephren lui interdit toutes sortie jusqu'à son accouchement elle accepta sans broncher soulagée que l'enfant soi vivant et qu'elle ne soit pas répudié. Mais là ou elle en conçu une grande colère c'est quand Ephren lui interdit de recevoir ses bon amis chez elle pour le bien de l'enfant, alors elle se mit à espérer que l'accouchement arrivé le plus vite possible, car déjà elle ne supportait plus ce corps énorme qui la gênait pour marcher, pour s'asseoir qui déformait ses robes. Voyant que Miralis ne supportait pas la grossesse et ses conséquences il fit venir les meilleurs couturiers du pays afin qu'ils créent des vêtements uniques pour Miralis qu'elle porterait durant sa grossesse. De même afin d'améliorer l'humeur de celle-ci qui il le pressentait ne pouvait faire du bien au bébé, il organisa dans son palais un réception comme Enquilmore n'en avait pas connu depuis des années. L'humeur de Miralis en fut grandement amélioré, elle était fière d'afficher son ventre rond dans les somptueuse robes nouvelles, fière de montrer d'assurer sa position incontestable désormais d'épouse de l'homme le plus beau de tout Enquilmore et lorsque Ephren lui promit d'organiser une réception encore plus somptueuse pour la naissance de l'enfant elle en fut ravie et passa les deux mois restant à préparer la réception.

Un nouveau cri… plus fort que les autres.

- Ephren… Ephren…

- Miralis?

- Plu... plus... PLUS JAMAIS ÇA!!

- Ça?

- Ça! L'enfant! Je n'en veux pas d'autre, c'est trop horrible.

- Courage ma chère, vous souffrez et parlez sous la coupe de la douleur mais dans peu vous serez fière de tenir cet enfant et de vous en occupez…

- Non! J'ai eu tout le temps pour… Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh… y réfléchir. Neufs mois exactement! Les nausées, les bouffées de chaleur, les suées, les envies déraisonnées...

- Que vous avez épanché par ailleurs…

- … Je ne veux plus jamais d'enfant! Plus jamais!

- Miralis…

Ephren semblait las à présent. Le prêtre lui jeta un bref regard de compassion. Ephren le remarqua et lui adressa un des sourires qui contribuèrent à sa popularité.

- Je vous remercie de vous occuper de ma femme et de mon enfant. Ne prêtez attention à ce qu'elle dit. Je pense que nombres de futures mères réagissent ainsi avant de devenir d'excellente mère.

- Bien sûr, la plupart ont été tellement ravie de porter leur enfant malgré les incommodités de la grossesse, mais à la naissance… poussez… poussez… elles sont tellement émerveillées par la beauté et la fragilité de ces petits être qu'elles oublient en un rien de temps leurs douleurs et petit soucis de grossesse, néanmoins certaines…

Le jeune médecin prit un air soucieux alors qu'il se rappelait certains cas, néanmoins conscient de son silence il ajouta très rapidement mais d'une voix qui sonnait faux.

- Mais je suis certains que tout va bien se dérouler.

Il jeta un bref regard à Ephren avant de reprendre son travail, celui-ci avait croisé les doigts, les index joints sous le menton et le regardait fort attentivement, attentif à ses moindres gestes, écoutant calmement ce qu'il disait. La pensée de ses yeux lavande fixés sur lui fit qu'il en conçu une certaine gène ne pouvant s'empêcher de rosir sous le regard qu'il sentait posé sur lui. En effet Ephren examinait chaque mots prononcés par le jeune prêtre, l'allusion contenus dans ses propos et la rapidité peu naturelle avec laquelle il avait certifié que tous allait bien se passer contribuait à augmenter l'inquiétude d'Ephren. Déjà qu'au cours de la grossesse Miralis paraissait beaucoup moins enjoue et ravis qu'il ne l'espérait, au contraire elle paraissait contrarié, s'emportant pour un rien, renvoyait plateau après plateau, se plaignait sans cesse d'être difforme, usant sans cesse le moral de ses suivantes. Elle avait eu pas moins de trente Dames de Compagnies différentes au cours des six derniers mois.

Soudain les cris s'intensifièrent, Ephren s'avance dans le fauteuil, il en était fébrile. Son enfant tant désiré allait enfin naître. Ephren vécu les instants suivants comme dans un rêve: le jeune prêtre qui demandait de l'eau puis une serviette, la servante qui apportait des linges et puis un cri et l'enfant qu'on lui mettait dans les bras. De cet instant il ne se rappellerait qu'une seule chose de toute sa vie: la sensation de pur bonheur ressentis alors qu'il tenait son enfant, son visage rayonnait d'une lumière qui charmait tous ceux qui le voyaient. Tous ceux présent dans la pièce le fixaient bouche bée, émerveillé devant tant de beauté et de grâce. Nul ne l'avait jamais vu si radieux, lui qui était si taciturne, souriant peu parlant tout autant, irradiait d'un bonheur étincelant. Pour Ephren le monde s'était arrête au moment même ou il avait tenu son enfant. Le prêtre le dévisageait surpris par tant de beauté et de joie dans une même personne, il l'avait jugé froid et incapable de sentiment bien que doux et aimable mais là, il ne pouvait s'empêcher de le regarder émerveillé par l'expression de joie intense qui se lisait sur le visage d'Ephren, aussi quand Miralis se remit à crier, il fut fort surpris mais compris rapidement de quoi il retournait.

Les cris arrachèrent Ephren à sa rêverie il remarqua que le jeune prêtre s'était déjà précipité auprès de sa femme, il lui fallut quelques instants avant de réagir et de comprendre qu'il allait être doublement père, alors une douce euphorie le transporta, il crut qu'il allait s'évanouir sous le coup de tout ce qui lui arrivait, il n'était pas habituer à être aussi gâté! Il se leva s'approchant du prêtre avec son premier né dans les bras. Il voulait être le premier à toucher son enfant, il confia son aîné au bras du prêtre et se chargea lui-même d'accoucher de son second enfant, il l'enroula lui-même dans la couverture avant de prendre ses deux enfants dans ses bras, il s'approcha de Miralis en souriant mais celle-ci refusa de prendre les enfants et s'endormit sans plus tarder.

Le médecin tenta de prendre les deux enfants pour les consultations d'usage mais Ephren tint à y assister ou mieux encore y participer, ce fut avec grand peine que le jeune prêtre parvint à convaincre Ephren qu'il ne pouvait pas mener lui-même la consultation et que non il n'allait pas faire chuter les enfants.

- Soit mais prenez grand soin de mes enfants!

- Oui monsieur, ne craignez rien pour eux ce ne sont pas les premiers que je tiens ou que j'accouche, je suis le second d'une famille de quatorze enfants alors… bon premier né, alors date le premier novembre à 18h00. Sexe: féminin. Poids:…

Ephren n'écoutait plus, abasourdit par la nouvelle… une fille! Il avait une fille… ses pires craintes se réalisaient. Non, il ne les laisserait pas faire! Sa fille serait libre de ses choix, il y veillerait. Elle sera cultivée, et aurait droit aux meilleur enseignant. Il ne voulait pas qu'elle soit juste un "bonne à marier" illettrée et ignorante comme tant d'autres. Perdu dans ses réflexions Ephren ne se rendit pas immédiatement compte que le médecin le regardait quelque peu inquiet de son silence. Silence qui, il le savait, était du au fait que son enfant se révéla être une fille. Il se rappelait encore l'air d'Ephren lorsqu'il avait annoncé le sexe de l'enfant, celui-ci ignorait probablement le sexe du second… il espérait qu'il n'allait rien arriver de fâcheux à ces jolis bébés. Il espérait qu'Ephren soit aussi bon qu'on le dise. Il espérait…

- Je jure de tout faire pour son bonheur! Elle sera libre!

Le prêtre sursauta, sous le coup de l'émotion Ephren avait parlé à haute voix. Ses propos et le ton sur lequel ils avaient étés formulés rassurèrent le pauvre médecin.

- Monsieur…

- Pardon?

- Veuillez m'excuser de vous importuner mais…

Il n'osait poursuivre, rougissant de sa grande témérité: interrompre ainsi les pensées d'Ephren pour ce qu'il allait oser lui dire. Après tout il n'était qu'un petit prêtre de campagne sans importance qui par le plus grand des hasard s'était trouvé là. Nul ne le connaissait ici. Il ne faisait que passer dans la rue lorsqu'il entendit les cris et manqua de percuter un domestique qui reconnaissant ses habits de prêtre-médecin s'empressa de le traîner à l'intérieur.

- Je vous prie y a t'il quelque chose qui ne vas pas avec les enfants?

- Non, monsieur, non

- Qui vous tracasse?

- Euh c'est à dire…

- Oui?

Le ton était doux, invitant à poursuivre. Le jeune homme sentit qu'un peu d'assurance lui revenait.

- Vous avez parler de tout faire pour le bonheur de votre fille…

- Oui cela vous pose-t-il un problème?

- Euh non non aucun, bien au contraire.

- Dans ce cas…

- Monsieur ce n'est pas le bonheur d'une fille que vous allait devoir faire mais celui de deux. Vous avez des jumelles monsieur!

Cela avait été dit d'un ton rassuré mais très rapidement comme si celui qui parlait craignait de perdre son courage s'il traînait trop. Ephren fut surpris ainsi donc il avait deux filles.

- … Des jumelles… deux filles donc… et bien je me battrai doublement pour elles. Puis-je les prendre maintenant?

- Euh, oui, oui, bien sûr.

Le pauvre prêtre était surpris par le brusque changement de ton d'Ephren: un instant il semblait soucieux, celui d'après il paraissait prêt à tuer n'importe qui et enfin il prenait l'air d'un enfant timide qui désire très très fort quelque chose mais qu'il n'ose demander. Décidément il avait un comportement fort déstabilisant qu'on ne s'attendait pas à trouver chez un homme qui au premier abord apparaissait… si froid, si détaché… mais enfin la vie réserve bien des surprises…

De son coté Ephren contemplait le jeune homme qui se tenait face à lui et dont il ne connaissait même pas le nom mais lui était reconnaissant d'avoir accouché ses enfants. Tenant ses enfants dans les bras, et voyant le jeune prêtre l'air fort absorbé par une réflexion intérieure, il en profita pour le dévisager. Jeune ne paraissant guère plus de 25 ans, il devait mesurer au alentour 1,60 mètres ou 1,65 en tout cas moins d'un mètre soixante-dix. Il était fin, maigre même, oui très maigre, on sentait bien qu'il ne devait pas manger à sa faim. Son visage semblait noyé sous les soucis tant ses traits étaient tiré, il avait l'air de quelqu'un ayant passer de nombreuse nuit blanche sur des factures qu'il ne pouvait payer… ses cheveux châtains impeccablement coiffés lui arrivaient au bas de la nuque et étaient retenus par un petit élastique qui laissait échappé quelque mèches folles au niveau des yeux. Yeux que par ailleurs il avait noisette, son regard était franc et direct regardant droit devant sans faiblir, malgré les nombreux rougissements de son propriétaire… il devait être très pauvre probablement, tant pas le manque de bijoux que par la tunique qui autrefois devait être blanche il y a de cela bien longtemps… mais dans chacun de ses gestes se lisaient une grande fierté. En dépit de ses vêtements râpés il semblait honnête et loyal. Des gestes gracile et précis, un visage doux, pas d'aplomb mais du courage et une grande sincérité… le jeune médecin faisait très bonne impression à Ephren. De plus il lui était sympathique tant par son comportement que par ses actes. Aussi il sentait qu'il avait là quelqu'un d'intelligent et de cultivé et brûlait d'envie de converser avec lui.

- Je ne sais comment vous remercier. Grâce à vous mes enfants sont nés sans problèmes. Permettez-moi de vous invitez à dîner.

- Je vous en remercie, monsieur mais me voit contraint de refuser, ma présence ici étant tout à fait fortuite. Je ne suis pas le médecin de votre femme et me contentais de revenir du marché quand vos gens m'ont entraîné ici.

Ce faisant il désigna posé dans un coin de la pièce un panier contenant quelques maigres chères. La viande ne semblait pas du meilleur cru, les légumes étaient au trois-quarts bons à jeter, les fruits pourris, quant au panier il semblaient sur le point de tomber en poussière.

- Je vous en prie, j'insiste soyez donc mon hôte pour ce soir. Vous ne pouvez vous contenter de si peu après les efforts que vous avez fournis…

- Désolé monsieur mais je ne puis rester. Voyez vous je suis attendus et me suis déjà trop attardé.

- De grâce ne pouvez-vous prévenir votre femme de ne pas s'inquiéter? Après tout vous n'avez qu'à l'inviter aussi! Je tiens à vous avoir à ma table.

- Monsieur je vous suis reconnaissant de votre invitation bien que nulle femme ne m'attende mais mes frères et sœurs et vu que j'étais chargé de faire les course pour le dîner de ce soir… je pense que les plus jeunes commencent à s'impatienter…

- Vos frères et sœurs?

- Oui monsieur

- Vous m'avez bien dit que vous proveniez d'une famille de 14 personnes

- Oui monsieur

- Vos parents… C'était une question à ne pas s'y méprendre

- Sont décédé monsieur. Ma mère il y a 15 jours, et désignant son habit il ajouta, il était noir monsieur… depuis j'ai la rude charge de m'occuper et d'élever mes frères et sœur monsieur.

- Et bien… c'est là une bien maigre pitance pour 14 personnes. Du coin de l'œil Ephren vit le prêtre sursauter l'air froissée et prêt à repiquer, rapidement il ajouta: Aussi je réitère mon invitation à dîner et l'étend à votre famille.

- Mais! Monsieur! Je… je… nous sommes trop nombreux!

- La table est grande. Alors acceptez-vous?

- Euh… oui… oui!

Ephren sonna et un domestique surgit d'on ne sait où et attendit les ordres. Ephren demanda à ce qu'une voiture fut sur le champs affréter et mener à l'adresse du prêtre pour y chercher sa famille qui comme lui était invitée. Si le domestique fut surpris il n'en laissa rien paraître. Une fois celui-ci partit le médecin a sa suite, Ephren se retrouva seul avec ses filles. Il les prit dans ses bras et se surprit à leur sourire, attendris à la vue de ces charmantes créatures gazouillantes.

- Bon maintenant mes chéries il vas falloir vous trouvez un nom… voyons, quel nom vous conviendrais… Sybille, non, Evanaois, Telemise, Maral, Stéphanie…

A ces mots l'enfant se mit à rire, d'un rire si cristallin qu'Ephren émerveillé décida immédiatement que Stéphanie serait son nom. Il se mit à réfléchir au nom de son deuxième enfant.

- Voyons, voyons mon bébé comment veut-tu t'appeler? Est-ce que Vanessa t'irais? Oh oui comme tu souris à ton papa…

Ephren totalement absorbée par ses filles ne se rendit pas compte immédiatement que Miralis s'était réveillé et à moitié assise le fixait avec des yeux hagards.

- E… Ephren?

Il sursauta mais se reprit bien vite et se tourna vers sa femme, le visage radieux. Jamais elle ne l'avait vu dans cet état.

- Miralis! Vous êtes réveillée! Ne souhaitez-vous pas prendre les petites?

- Les petites?… Ce sont des FILLES? Quelle horreur! Je n'en veut pas! Garder les, je ne veut plus les voir! Je les aient eues durant neuf moi jour et nuit, cela est votre tour maintenant. Je n'ai accepté de les avoir que pour votre bon plaisir égoïste. Je n'en veut plus, je ne veut plus les voir, elles ne m'ont apporté que des ennuis durant trop longtemps déjà, je suis sure que tu trouveras quelqu'un ravie de s'occuper d'elles. Moi j'ai déjà donné…

Sa tirade terminée elle se rallongea sur le lit, laissant là un Ephren totalement stupéfait par ce qu'il venait d'entendre: Miralis refusait de s'occuper de ses enfants. Pire: l'air horrifié qu'elle avait pris quand elle avait appris avoir eut deux filles. Une mère peut-elle avoir cet air là? Peut-elle refuser de prendre ses enfants? Ephren voulait mettre son comportement sur le compte de la fatigue mais il savait très bien qu'il aurait tort aussi, sentant une froide colère l'envahir, il préféra quitter la pièce. Ephren fit appeler une nourrice et lui ordonna d'emmener le berceau ainsi que tout ce qui avait été prévus pour les enfants dans sa propre demeure. Il se refusait à ne pas voir ses enfants si chèrement attendus et plus encore de les laisser à Miralis qui il en était sur maintenant se contenterais de les exhiber dans des soirées et le reste du temps les laisser à l'abandon, confier aux soin d'une nourrice.

Une fois les enfants confortablement installées dans la nursery après un plantureux biberon Ephren s'autorisa quelque instant de détente et les regarda dormir. Il ne vit pas Ael qui s'avançait silencieux comme toujours dans la pièce pas plus qu'il ne sentit sa présence, lui toujours sur ses gardes, avant que celui-ci ne le recouvrit de son ombre.

- Eh bien mon cher vous avez relâché votre garde l'on dirais bien…, et regardant les deux petites il ajouta, ne vous avais-je point dit que la naissance réserve de multiples surprises?

- Je dois ne convenir. Mais ce fut une fort agréable surprise, a vrai dire le plus beau cadeaux que nul ne m'ai jamais fait… dire que je le dois à Miralis. Enfin! Mon cher voyez-vous à inconvénient à ce que nous fûmes une vingtaine à table?

- Une vingtaine?

Ael haussa un sourcil: si l'invitation qu'il croyait-il concernait un dîner fort simple entre amis cachait en fait un banquet il aurait mieux fait de refuser.

- Oui, vous, Miralis, mes deux filles, moi-même ainsi que le jeune prêtre qui les a accouchées de même que sa famille. Voyant l'air surpris de son interlocuteur il ajouta: Je tenais à le remercier mais ne savait comment. Ne souhaitant pas l'offenser en lui donnant de l'argent, bien qu'il paru fort pauvre, argent que, j'en suis certain, il aurait refusé, j'ai préféré l'inviter à dîner. Or ce jeune homme doit s'occuper de ses frères et sœurs, ses parents n'étant plus à même d'assumer cette charge ce qui fait que je les aie conviés eux aussi.

- Oh… je vois, une famille nombreuse donc. Me voilà rassuré je crut un instant qu'une réception aurait lieu et commençait à songer au meilleur moyen de m'enfuir.

- Ne craignez rien une réception aura bien lieu mais sera organisé par Miralis. D'ailleurs je vous invite grandement à y venir. Je vous en supplie même… ne me laissez pas avec ses fous furieux.

Ephren riait en disant ces paroles, il fallait vraiment qu'il fut heureux pour aller à plaisanter ainsi ou à inviter à sa propre tablée des gens ne faisant pas partis du cercle fort restreint de ses intimes… tout en se dirigeant vers la salle à manger Ael ne put s'empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis un moment:

- Mais dites-moi mon cher, ce jeune prêtre me semble vous avoir fait excellente impression

- Excellente oui. Il a aider mes filles à naître sans lui j'ignore ce qui serait arrivé. De plus il m'a paru fort sympathique…

- Je vois… je vois…

Ephren n'eut pas le temps de demander des explications, ils étaient rendus. Les deux battants de la porte s'écartèrent pour les laisser entrer. Debout dans un coin se tenait le médecin accompagné de sa famille. Ils n'avaient osé prendre place en l'absence de leur hôte. Ael les regarda, jeunes enfants de l'aîné ne devait guère avoir plus de dix ans jusqu'au nourrisson âgé de quelques jours. Tous étaient propre, corps, cheveux comme vêtements bien que fagotés dans des habits rapiécés, retaillés ayant semble-t-il une très longue vie derrière eux. Ils se tenaient droit intimidés certes mais on sentait que ces enfants possédait une certaine fierté et une grande honnêteté. Il posa ensuite son regard sur le jeune homme qui se tenait debout à leurs cotés et comprit immédiatement que ces enfants polis qui tous l'avaient salué, qui malgré leur pauvreté étaient correctement soignés et éduqués le devaient à cet homme. Il comprenait parfaitement Ephren quand celui-ci le jugeait fort sympathique et fier. Le jeune prêtre paraissait gauche et timide ce qui lui donnait un air enfantin, l'air d'un pauvre petit enfant que l'on a envie de protéger et c'est probablement ce qu'Ephren avait du ressentir. Malgré son apparente fragilité il regardait droit devant lui ne cillant pas. Curieux mélange de fragilité et d'assurance chez ce jeune homme. De plus sa voix était douce et posée comme il ne tarda pas à le constater.

- Monsieur je ne sais comment vous remercier de cette invitation, croyez-moi lorsque au nom de ma famille j'assure que nous vous en sommes très reconnaissant et…

- Mais non, voyons c'était la moindre des choses… maintenant je vous en prie, passons à table.

Et une fois tous installés autour de la somptueuse table faites d'or et d'argent mêlés, assis sur les confortable chaise de lapis-lazuli, une fois que tous eurent découvert les merveilleux couvert aux manches de rubis, d'émeraude et topaze, un fois les lumières allumés, Ephren claque des doigt et aussitôt apparurent sur la table quantité de plats, telle qu'aucun de la famille du prêtre n'en eut vu à ce jour, il ignorait qu'il eut pu exister tant variété de viande, de légumes, de fruit et de recette. Ael lui-même fut surpris devant la quantité phénoménale; Ephren avait du comprendre que cette famille pauvre ne devait pas manger à sa faim et prévus en conséquence l'apparente maigreur du prêtre s'expliquait sans aucun doute par le fait que plus souvent qu'a son tour il devait jeûner se sacrifiant pour ses frères et sœurs…

Arrivé à la fin du repas, il se sentait repus et préféra laisser sa part de dessert à un des frères du jeune médecin, Alkis croyait-il se rappeler, assit à coté de lui et qui avait une paire de béquille et boitait horriblement, probablement due à une mauvais fracture mal consolidée. Etonnant cela avait du se produire avant qu'il ne vienne vivre chez le prêtre vu que celui ci était médecin… soudain Ael réalisa qu'il ignorait le nom du prêtre.

- *Je ne puis rester plus longtemps à ignorer son nom surtout que, si tout se déroule comme je le pense, nous allons être amenés à nous revoir très souvent * Jeune homme veuillez m'excuser de vous demander ceci mais je me rends compte que vous nous avez présentez vos frères et sœur mais que notre cher hôte ne m'a nullement dit votre nom…

- Oh… c'est probablement du au fait que… il est exact que je ne me suis présenté, je m'en excuse, et donc notre hôte ne peut connaître mon nom… enfin je crois… quoiqu'il en soit je me prénomme Loy.

- Alors enchanté de vous connaître mon cher Loy. Permettez-moi de me présenter: je me nomme Ael.

- A…Ael? Vous… vous… vous êtes le grand Docre Ael? Docre suprême de la Nature?

Le pauvre Loy s'étranglait en disant ces mots jamais, au grand jamais il n'eut pu imaginer un jour rencontrer le grand et fameux Ael… Il se demanda soudain qui était donc son hôte qui pouvait se permettre d'inviter le grand Ael et lui parler comme à un vieil ami, alors que ce dernier était réputé peu social. Ael était amusé de la réaction du jeune homme, celui-ci semblait soudain très intimidé et fragile, son regard allait de lui-même à Ephren, l'air incrédule. Visiblement il avait du mal à croire qu'il était assis en face de lui. Il observa ses frères et sœurs, eux-aussi le regardaient bouche bée… ainsi donc tout le, monde ici avait entendu parle de lui? Il savait être connu mais pensait trouver un peu de tranquillité dans le Nord du pays, on aurait bien dit que c'était vain espoir. Ephren lui-aussi regardait le jeune prêtre s'amusant de sa réaction, il était littéralement sidéré… soudain il réalisé que le jeune homme ignorait son nom, il n'avait pas envie de lui dire, après tout il se pouvait qu'il eut entendu le sien aussi et il lui déplaisait d'être reconnus mais un regard échange avec Ael fit qu'il se sentit obligé de se présenter. Un instant il songea à donner son deuxième prénom, ou celui de sa femme voir un faux mais il se voulait honnête avec tous et le jeune homme n'y faisait pas exception.

- il est exact que moi-aussi je ne me suis présenté veuillez me pardonnez de mon incorrection. Je suis Ephren. Voyant la réaction de son hôte il enchaîna vivement: si vous le souhaitez maintenant que le repas est terminé nous pourrions passez au salon discuter quelque peu.

- Mais…mais les petits?

C'était tout ce que Loy trouvait à dire encore sonné de découvrir que son hôte n'était autre que le richissime Ephren Volks. Reconnu pour être immensément riche… il n'était vraiment pas du même monde. Plus il réfléchissait à tout cela plus il rougissait… enfin lui et sa famille aurait pu au moins une fois dans leur vie pénétrer dans la demeure de quelqu'un de riche et mieux encore voir les deux homme considère comme les plus beau, les plus influents et intelligents d'Enquilmore. En plus ces hommes l'invitait à discuter avec eux, lui un pauvre prêtre-médecin sans officine; dans sa naïveté et sa joie d'être autoriser à les accompagner au salon, il n'imagina pas un seul instant que l'on eut pu se jouer de lui. Ephren de son côté concevait une certaine gêne que son hôte fut au courant de sa richesse après tout… il avait exposé là sa richesse alors que cette famille vivait misérablement, il avait honte de lui et plus le prêtre rougissait plus sa honte augmentait. Pourvu que ce dernier ne se sente manipuler, en l'invitant il n'avait nullement penser à mal,e t n'avait aucune intention de faire un exhibition de pauvre comme certains. Si après le repas il congédiait le prêtre et sa famille il s'en voudrait toute sa vie.

- Qu'a cela ne tienne, soyez mes hôtes pour la nuit.

Ephren appela deux domestique et lui ordonna de mener les enfants dans les chambres, un lit convenant mieux qu'une table pour un sommeil réparateur. Restés seul les trois hommes passèrent au salon et commencèrent à discuter, Ephren et Ael apprécièrent la finesse d'esprit, l'intelligence et l'esprit de déduction de Loy. Lui était ravi de pouvoir discuter avec quelqu'un d'aussi cultivé que ses hôtes. Aussi était-il fort tard lorsque Ephren qui appréciait de plus en plus la compagnie de son invité et il ne voulait se résoudre à laisser croupir un si beau penseur dans une masure insalubre de l'Est de la ville, demanda à-brûle-pourpoint:

- Dites moi, mon cher Loy, si j'ai bien compris vous n'avez ni revenus, ni salle où officier régulièrement?

- Non monsieur.

- Quelqu'un d'aussi cultivé que vous sans travail, et sans ressources? Je ne puis le permettre. Dites-moi accepteriez-vous de devenir le prêtre de ma chapelle et l'enseignant de mes enfants? Voyez-vous, je n'ai ni l'un ni l'autre. Evidement vous et votre famille vivrez dans un logement de fonction situé près d'ici… alors acceptez-vous?

Loy ne savait que dire, de toute sa vie, c'était la première fois qu'on lui faisait une offre aussi valorisante. De plus on lui proposait de venir vivre dans une maison, une vraie maison lui qui n'avait jusqu'alors connus de dur lit de paille dans le meilleur des cas, se contentant généralement du sol pour couche. Un sol de terre battue, entouré de quatre murs fait de planches et de tôles voilà ceux à quoi il était habitué et là on lui proposait d'amener sa famille dans une véritable maison. Il étais si heureux qu'il resta un long moment sans parler. Ephren prenant son silence pour un refus, ajouta inquiet:

- Si c'est le salaire qui vous dérange, ne craignez rien il sera correct.

- Le… le salaire? Je…je serais payé?

Ça alors c'était bien la première fois que quelqu'un lui proposait un salaire. Lui qui devait se contenter d'avoir les rejets des maraîcher, parfois gratuitement parfois, le plus souvent hélas, en échange de service plus ou moins importants qu'il acceptait car poussé par le besoin. Il avait besoin de cette nourriture pour ses frères et sœurs. Et là, là il n'en revenait pas payé, il serait payé, non seulement il aurait un toit mais en plus on le traitait en humain! Il en était sidérer: qui était donc cet homme si généreux qui en quelques mots venait de faire son bonheur? Il était si différent des autres. Loy l'avait bien remarque mais ne croyait pas que son apparent détachement cachait une âme noble et généreuse.

- Monsieur, même sans salaire j'eus accepté votre offre ne serait-ce que pour mes frères et sœurs. Ils méritent de vivre décemment.

- Dois-je prendre ceci pour un oui?

- Oui, monsieur. Oui.

- Bien alors je vous prie, cessez de m'appeler monsieur cette appellation m'horripile et me rappelle nombres de ces courtisans hypocrites. Mes amis me nomme Ephren faites donc comme eux.

- Bien mon… Ephren.

Ael était stupéfait. Ephren devait véritablement fort apprécier Loy pour lui proposer non seulement un emploi mais aussi une maison et surtout, surtout de lui demander de l'appeler par son nom. Lui si calme d'habitude semblait surexcité tel un enfant à l'approche de son initiation. Enfin cela était sûrement du à la naissance de ses filles. Ael se leva.

- et bien messieurs je vous propose de porter un toast à la nouvelle vie de ce cher Loy, car après tout un nouveau métier, un nouveau logement c'est bien une nouvelle vie qui commence.

- Alors: A la nouvelle vie de Loy!

Le jeune homme déjà rouge s'empourpra encore davantage et baissa le regard. Ainsi il ressemblait vraiment à un enfant fragile songea Ael. Il jeta un regard à Ephren celui-ci souriait tranquillement au jeune homme. Loy apercevant ce sourire si chaleureux devint carmin, Ael ignorait qu'une telle teinte était possible chez un humain.

- Je…je… je vous remercie, mais je crois qu'il serait plus adapter de porter un toast aux deux petites. Après tout c'est elle qui sont à l'honneur aujourd'hui…

- Oh mais nous allons le faire, nous allons le faire et bien à… Ael marqua une pause et regarda Ephren: Comment s'appellent-elles déjà? Stéphanie et Vanessa c'est ça?

- Stéphanie Vanessa et Vanessa Stéphanie.

- Ainsi par leurs noms liées à tout jamais… et bien à Stéphanie Vanessa et Vanessa Stéphanie. Tous levèrent leurs verres et trinquèrent à la santé des nouveaux-né.

- A Stéphanie Vanessa et Vanessa Stéphanie.

- A mes filles, à mes jumelles… Puisse la vie leur porter chance.