Auteur : Mimi Yuy

Email : mimimuffins@yahoo.fr

Origine : Fic originale ! ^_^

Disclamer : Ben pour une fois tous les personnages sont à moua ^___^.

Genre : Une petite idée de mes cauchemars nocturnes ^_^

VIBRATION

" Mais quels abrutis, qu'est-ce qu'ils ont à avancer si vite,

voilà maintenant que je les ai perdus de vu.

Je vais finir par me perdre là-dedans.

Et pourquoi ils ne disent plus rien ?

Ah si, j'entends encore le bruit du froissement de papier d'Eddy,

tient j'avais raison, il l'a encore laissé tombé cet idiot.

Lui qui fait des études d'écologie, il pourrait faire attention.

Bon, d'après ce qu'ils m'ont dit ça doit être par-là.

Quelle idée de nous entraîner dans les tunnels souterrains de la ville.

Comme si on n'avait rien de mieux à faire à la surface.

Et en plus il est étroit ce passage.

Bien mal m'a pris de reprendre deux fois de la pizza ce soir,

avec ma veine je vais finir par rester coincé. "

- Et les gars attendez-moi !

- Grouille-toi Fred !!!!!

" Grouille-toi, grouille-toi, c'est facile à dire ça.

Allez !!! En avant ! C'est pas ce petit passage qui va me faire rebrousser chemin.

C'est quand même serré.

Je vais finir par vraiment y rester coincé.

Je me demande comment Zack à réussi à en ressortir lui qui est deux fois plus gros que moi.

Mais je rêve, ça fait cinq minutes que je rampe et je vois toujours pas la sortie.

Et le passage qui se resserre toujours.

Qu'est-ce qui bloc encore ?

Merde !!!! Ma veste !

C'est ma mère qui va être contente quand elle va voir la déchirure.

J'en ai marre, je fais demi-tour.

Ils doivent être loin maintenant et semblent bien se moquer de moi.

Je devrais retrouver le chemin sans trop de problème.

Il suffira de suivre les papiers carambar d'Eddy.

Si cette putain de lampe tient le cou.

Et bah voilà, ça y est, je me suis coincé.

Fallait s'y attendre.

Mais quelle mouise.

J'aurais vraiment raté ma journée.

D'abord Emy me laisse tomber pour sortir avec ce balourd d'Antoine.

Et maintenant ça.

Ah les potes, vous vouliez me changer les idées ?

Ben c'est réussi.

Je me vois coincé jusqu'à demain à l'ouverture du service des eaux.

Enfin, avec de la chance ils feront demi-tour pour rentrer.

Et ça y est la lampe ma lâchée.

Bon, gardons tout notre calme, je n'ai plus qu'à attendre.

C'est assez étrange comme tout ceci me rappel quelque chose mais quoi ?

…….

Mais si, l'antre des … des

Comment ma grand-mère les appelait-elles ?

Elles guettaient leurs proies jusqu'à ce que celles-ci se retrouvent coincées.

Et alors elles accouraient affamés, prêtes à dévorer les malheureux.

Ce n'était qu'une fable pour enfant, mais j'y croyais à l'époque.

J'y croyais.

…….

Je dois perdre la raison car l'espace semble encore se rétrécir.

Et ce mur qui me comprime la poitrine.

J'ai du mal à respirer.

Et c'est quoi ce bruit fin presque imperceptible ?

…….

Non, c'est impossible, ça ne peut pas être elles.

Elles n'existent pas.

Et pourtant mamie y croyait elle aussi.

Et elle n'était pas folle pour autant

Alors…??

…….

Elles arrivent.

Elles nous attendaient.

Elles attendaient simplement qu'un de nous se laisse coincer dans leurs pièges.

Et maintenant elles vont se précipiter vers moi

Et m'attaquer pour me bouffer comme un vulgaire bout de viande.

Il n'y a absolument aucune raison pour qu'elles ne m'attaquent pas.

Mais quelle idée il m'a pris de me laisser entraîner dans cette histoire.

J'aurais dû écouter ma mère.

Ces abrutis ne m'apportent que des ennuis.

Si seulement je pouvais crier à l'aide, peut être m'entendraient encore ?

Ils reviendraient sur leur pas et me sortiraient de là.

Oui mais si je crie, je vais ouvrir la bouche.

Et elles n'attendent que ça, j'en suis sûr.

Elles ont attendu si longtemps un idiot dans mon genre qu'elles ne vont pas le laisser fuir aussi facilement.

"A la moindre occasion elles t'attaqueront, alors prends garde."

Voilà ce qu'elle m'avait dit.

Pourquoi ne les ai-je pas écouté toutes les deux ?

Il faut croire que toutes les femmes de ma famille sont plus lucides sur ma vie que moi-même.

Même ma sœur m'avait prédit qu'Emy ne pouvait pas m'être fidèle.

Et voilà ce que je fais de leurs conseils.

Poubelle et tête la première dans la souricière.

……..

Elles se rapprochent.

Ca y est, je les sens.

Leurs pattes velues sont sur moi.

Elles vont finir par me pénétrer et s'en sera fini.

Non, garde ton sang froid.

Bloque ta respiration.

Il faut à tout prix éviter de les respirer.

…….

Je vais crever.

C'est la fin.

Elles sont sur mon visage.

Elle rentre.

Non…

C'est impossible.

Je n'ai plus le choix.

Je ne veux pas mourir de cette façon.

Non.

Le canif.

Où se trouve mon canif.

Ca y est, je l'ai trouvé.

……..

Vous ne m'aurez pas vivant.

Jamais.

Extrait d'un article paru le 16 juillet 1987 dans le journal : La gazette des trois Ponts :

……..C'est au petit matin qu'une équipe d'entretien des canalisations d'eau urbaine dépêchée dans les tunnels du Sud-Ouest pour réparer une avarie dans les tuyauteries de la ville ont découvert le corps sans vie d'un adolescent d'une quinzaine d'années. D'après les premiers éléments de l'enquête, celui-ci ce serait donné la mort dans une des canalisations en réfection à moins d'un mètre de son ouverture, par la section de ses veines du poignet à l'aide d'un couteau étant depuis toujours en sa possession. Cette découverte stupéfie son entourage qui expliquerait ce geste de détresse comme une réponse à sa très récente rupture…..…

Fin.