Je fais un gros merci rapide à city hunter ( t'en fais pas pour moi, j'écris pour le plaisir, ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à allez se gratter ! ^^) A Elune , à Aurialie, à Tannysse, à Nataku, à Aphykit, à Darkyfrog, à Miaka et surtout à ThatOOm qui m'as rappelé que cette fic existait. Pour vos encouragements, reproches, insultes.

Je dois bien avouer que par manque d'inspiration et de temps, j'avais mis cette histoire de côté et que je l'avais un peu oubliée alors pour me faire pardonner, je viens de taper un chapitre un peu plus long que les autres . J'espère qu'il vous plaira.

Chapitre 7 :

J'aidais Lisa à faire une sorte de lit de feuilles pour elle et moi, d'ailleurs j'allais me retourner pour demander à Viviane où elle avait l'intention de dormir quand on entendit un bruit : des os qui craquent, Viviane s'était transformée en loup et était entrain de se mettre en boule dans un petit trou qu'elle venait de creuser avec ses pattes. Bon bah ça règle, la question du qui dors par terre car il n'y aura jamais assez de place ? Lisa se plaqua les mains sur les oreilles au bruit : c'est vrai qu'elle n'a jamais beaucoup 'apprécié' quand je faisais craquer les os de mes mains .

Soudain j'entendis un bruit au-dessus de nous, je levais vivement la tête mais ne vis rien d'autre dans la pénombre que quelles feuilles bougeant au vent ; ça ne s'arrangeait pas, je devenais encore plus paranoïaque qu'avant et pourtant c'est dur de faire mieux ! Lisa s'était installée, mais elle frissonnait. J'enlevai ma cape, m'allongeai à ses côtés en faisant attention à mon épaule toujours une peu douloureuse et je mis ma cape sur nous comme une couverture.

J'écoutais encore un peu les bruits de la forêt décidant de ne pas réfléchir tout de suite à notre situation : je n'aurais rien récolté d'autre qu'un nouveau mal de tête.

***

Sian plissa ses yeux jaunes pour mieux distinguer les intrus aux pieds de l'arbre. S'il avait encore des doutes sur la louve garou, ceci n'avait plus lieu d'être.

Il jugea l'humaine comme non intéressante, mais le dernier membre de ce curieux groupe l'intriguait. Au début il n'avait pu dire s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme mais depuis qu'elle avait retiré sa cape, le doute n'était plus permis. Il avait d'ailleurs cru qu'elle l'avait vu, un moment donné, mais il semblerait que non. Sian était bien embêté : c'était la première fois qu'il ne pouvait distinguer la race de l'individu devant lui. Au début, il avait pensé à une demi ange, mais elle n'avait pas d'ailes : les ailes des demi anges bien que non matérielles se distinguaient par transparence. Il est revenu à l'impression première : une humaine mais tout détrompait : ses pas étaient trop légers, ses gestes avaient une grâce inconsciente que ne possédait pas les hommes . peut être une elfe ou une demi elfe mais là c'était les oreilles qui détrompaient : ils avaient tous des oreilles pointues sans lobe. Un démon ? Non, elle avait beau avoir une aura froide l'entourant, son âme n'était pas noire et ses yeux étaient bleus clairs : ça ne collait pas. Une dryade, Là encore la réponse était non, ses nymphes ne quittaient jamais leur source sacrée. Alors une nymphe ? Ces femmes d'une jeunesse éternelle ne vivant que pour la nature ? Non, elles ne se séparent jamais, elles vivent en communauté près de leur pierre sacrée ou sinon elles finissent par dépérir. Une demi nymphe ? Question idiote : elles n'existent pas. Les nymphes sont incapables de se reproduire, c'est le prix de leur dévotion et de cette jeunesse éternelle.

Non, vraiment Sian avait beau faire un catalogue, il ne trouvait pas ; Et cette énigme l'intéressait bien plus qu'il ne l'aurait aimé.

***

Je ne sais pas vous mais moi, mes rêves m'ont toujours déserté à mon réveil ; Pourtant chaque matin, ils me laissent une sensation de déjà vu.

Je crois que je viens de m'endormir. Je flotte sans vraiment avoir de corps mais je suis attirée par une lumière qui semble me guider dans le noir. Je la suis quand soudain. Une lumière blanche, mes yeux se referment sans que je ne puisse rien ni faire : je me sens à nouveau un corps mais ne semble pas le contrôler, très désagréable comme sensation, croyait moi sur parole !

-Et princesse !

Une voix masculine, espiègle et douce, retentit près de mon oreille ma main se leva sans que je n'y soit pour rien parce que moi je ne me serais sûrement pas contentée de lever la main.et des mots qui ne sont pas miens sortirent de ma bouche.

-Mmmh laisse moi dormir Sogham !

Il me semble que c'est une langue étrangère mais je la comprends quand même . Je suis en train de rêver ?

-Siana t'attend marmotte, c'est aujourd'hui qu'elle t'initie à la magie !

La dite marmotte se leva à toute vitesse sous les éclats de rire de son compagnon. Magie ? Mais dans quel pétrin je me suis encore fourrée ! Rêve de pacotille !

-Pourquoi tu m'as pas réveillée plutôt !!!!!!!!!

Sogham lui donna la tunique qu'elle cherchait et se tourna.

-Ca fait une heure que j'essaie mais il y a seulement 5 minutes que tu as commencé à faire surface.

Sur ce il prit un arc posait contre un mur de feuillage et sortit sur un dernier :

-Et fais rien cramer !

Un instant plus tard, la jeune fille avec qui je partageais ce corps s'avança vers la porte. Ma vision étant limitée et non contrôlée je n'ai pas vu grand-chose hormis le fait que la 'chambre' semblait faite entièrement de feuilles et de feuillages, originale mais j'espère pour les habitants qu'ils ne possèdent pas de briquet sur eux ... La tunique que nous portions était d'un genre également particulier : d'une couleur bleu, vert, elle semblait résistante mais avait la fluidité de l'eau, très légère on oubliait vite que l'on était habillé et le tissu accompagnait les mouvements ne les entravant pas.

La jeune fille sortit . une vue formidable me salua alors : nous étions dans une sorte de ville dans les arbres composée de passerelles et de cabanes, de sortes d'abris dans les troncs des arbres, elle semblait s'étendre à perte de vue et était composée de plusieurs étages. Tous les personnes que nous voyons étaient vêtus de vêtements d'une texture semblable à celle de la notre mais les couleurs différées : quasiment tous abordait une couleur vert feuille, avec une cape cachant leurs traits, un peu comme mon propre déguisement de sorte que je n'arrivais pas à distinguer les visages.

Nous arrivons devant une sorte de temple de bois blanc plus grand que les autres 'bâtiments' vu précédemment. La jeune fille s'avança sans aucune hésitation dans le temple et là se fut la surprise : il y avait beaucoup plus d'espace que ce qui aurait du être possible un peu comme ces sacs sans fond, vous savez ceux que l'on continue à remplir bien au-delà de leur capacité. Il y avait foule devant nous mais dès qu'elle nous vu, la foule s'écarta d'elle-même pour nous laisser passer : je me sentis tel Moïse devant la mer rouge. Grisante sensation.

Nous arrive devant une porte de bois sculpté, de magnifiques gravures avec un luxe de détails inouïs représentées la naissance de la ville du moins je pense que c'est ça du peu que j'en ai vu . Nous poussons la porte et je sentis l'appréhension de la jeune fille monter d'un cran, avant de se transformer en malaise. Du plus profond de moi, je sentis que quelque chose n'allait pas, ça cloche, je ne comprends pas, j'ai l'impression d'être menacé mais de ne pas voir la menace. Je veux tourner la tête mais je panique en me rendant compte que je n'ai pas le contrôle de ce corps.

***

Sur le camp, tout le monde dormait, même Sian sur son arbre. Soudain une des personnes s'agita et non loin une énorme masse noire aux yeux translucides avait trouvé ses proies.

***

Je veux me réveiller, je ne veux pas rentrer, quelque chose ne va pas, laissez moi partir. Mais la jeune fille était sourde à mes supplications, et elle rentra dans l'atelier : c'était une salle spacieuse au plafond bas, ce qui ne devait gêner en outre son occupante, qui n'était pas bien grande. De la lumière orange filtrait depuis l'interminable alignement de petites fenêtres qui donnaient sur le dehors. Une longue table contre un des murs étaient couvertes de minces tubes de verre, de boîtes, et de sachets de poudres et de sels, ainsi que de complexes structures de bois et de métal dont dépendaient nombre de fioles et d'autres récipients indéterminés. Les murs étaient couverts d'étages contenant des livres à l'aspect de parchemins et de grimoires mystérieux. Et bien d'autres choses que je n'eus pas le temps d'identifier car les yeux de la jeune fille s'étaient posés sur une vieille dame regardant par la fenêtre.

-Aliana Siana.

Elle se retourna et avant même de pouvoir distinguer ses traits, je perdis conscience de mes sens et retrouvait la sensation de ne plus avoir de corps, période qui chez moi, signifie l'arrivée d'un rêve ou d'un réveil.

***

J'ouvris les yeux brusquement pour me trouver face à face avec une Lisa endormie. Une sensation de peur me glaçant des pieds à la tête. Quelque chose arrive ! Je me levais brusquement un peu déboussolée et tomba nez à nez avec deux yeux translucides ;

Vous avez déjà vu dans les dessins animés ces yeux brillants ? Moi, j'ai toujours su qu'ils brillaient simplement parce qu'ils captaient la lumière et la reflétaient, je ne trouvais pas ça très convaincant. Mais c'est une toute autre histoire quand on est face à eux, avec l'haleine putride que vous sentez, la seule chose à laquelle vous pensez c'est à la peur, une peur d'enfant, de cauchemar intensifiée par le fait que vous savez tout ça réel. Alors croyez moi bien que dans des moments pareils, la seule chose qui s'impose à vous c'est la panique totale et absolue !

***

Sian ouvrit un yeux puis l'autre, il resta immobile un instant cherchant ce qui avait bien pu le réveiller. Puis il le ressentit ce petit pressentiment qui accompagnait les ennuis, sa main se contractait de manière involontaire dans ces moments là, signe que sa nature profonde n'avait qu'une envie : sortir et se défouler.

***

Rien que du blanc aveuglant, je me sens incapable de bouger. Puis un grand coup d'adrénaline, accompagnant le sentiment de panique inutile m'envahit, je cherche mon épée à ma ceinture, mais mes mains sont trempées par la sueur froide, et lorsque j'arrive enfin à la sortir elle me glisse des mains, il y a qu'à moi que ce genre de truc arrive.

Mon action semble avoir amusé la bestiole qui s'avance avec l'envie évidente de se faire un bon repas. Elle me saute dessus, et je ne dois qu'à mes réflexes de mettre jeter de côté.

Et merde, je suis à terre et elle me fonce dessus. maman, j'arrive. Je ferme les yeux et attend ma mort.

Mais rien ne vient à part un rugissement furieux. J'ouvre un oeil pour voir un homme aux prises avec la bête, il ramasse mon épée et après lui avait fait quelques éraflures pour la fatiguer, il achève la bête d'un coup dans le c?ur.

Il s'approche de moi, ses yeux jaunes brillant au clair de lune.

-Tu ne crains plus rien, le Tianuc est mort.

Je reprends peu à peu mes esprits et me tourne vivement vers l'endroit où Lisa est, elle semble toujours endormie pourtant avec le bruit. et il en est de même pour Viviane ! Elles ne sont qu'en même pas mortes . L'homme ou quoiqu'il soit, a su suivre mon regard car il me rassure.

-Tes compagnons sont seulement endormis, les Tianucs n'attaque qu'une seule personne à la fois, endormant dans un profond sommeil les autres pour ne pas être en difficulté. Elles devraient se réveiller dans 5 heures environ.

C'est quoi ces trucs, les tianucs, berk rien que le nom. Je retrouve mon assurance et mon ironie face à l'image qu'il donne de lui : épée à la main, grand sourire, et regard réconfortant.

-Et quel est le nom de mon sauveur ?

Il ne perdis pas son sourire agaçant à force, surtout quand ça me rappelle que j'ai une dette envers un inconnu maintenant, et me rendis mon épée, puis me regardant de son regard jaune me répondis.

-Sian, je m'appelle Sian. A votre service, gente dame.

NDA : Alors vous en avez pensé quoi ? Désolée s'il n'est plus vraiment dans le style des chapitres précédents, mais bon mon style d'écriture a un peu évolué.

Pour le prochain chapitre, je promets rien. Mais si vraiment j'exagère n'hésitez pas à me mailer : j'aurais peut-être encore oublié, lol !

Emma