Disclaimer : alors Yohlas (mon chouchou), Beryl, Ilaï, Nausikaa, Mysen, Elysiel, Carhyis, Tymon , Sanvean, Ilindana, Kentheï et Skank (ça commence à en faire du monde tout ça) sont à moua et rien qu'à moua :o) Pour une fois que des persos m'appartiennent, c'est cool ^___^. Merci de ne pas les utiliser dans vos propres écris (ou pour vos propres fins : interdiction formelle de torturer mes persos, niarck niarck !) .

karrakoln@yahoo.fr : c'est ici que ça se passe pour les réclamations, ou alors, une ch'tite review ^___^ Ca fait super plaisir aussi.

Epilogue.

Skank retourna au manoir et trottina jusqu'à la grotte, après avoir fait un tour dans le laboratoire d'alchimie de son ancien maître, son vrai maître. Elle y prit la précieuse petite fiole en améthyste, remplie d'un liquide rouge sang à la senteur très agréable. Grâce à cette potion, normalement, elle allait pouvoir retrouver son Maître. Rien n'était sûr, mais il avait l'air confiant, et cela lui suffisait. Cela faisait maintenant plusieurs dizaines d'années qu'il avait prêté son corps à ces stupides démons qu'elle détestait tant, et elle avait hâte de le revoir. Lui. Le seul qui ait eu un peu de pitié pour elle, cette abomination scientifique, cette dégénérescence cellulaire. Elle avait essayé de l'empêcher, argumentant sans cesse sur les risques qu'allait encourir son Maître pour remplir cette hypothétique mission dont il se sentait investi. Mais il croyait dur comme fer que son génie venait de quelque part dans les étoiles, et qu'en retour de ce savoir exceptionnel, il devait prêter son corps à des entités extra-terrestres qui auraient une mission à accomplir sur Terre. En entendant toutes ces simagrées, elle avait cru que son Maître avait perdu la tête. Mais il s'était avéré qu'il n'était pas si loin de la vérité après tout. Cela l'avait un peu rassuré de voir que son Maître avait encore toute sa raison finalement. Mais elle n'aurait jamais imaginé que son absence puisse être si longues. Des dizaines d'années à se morfondre et à servir ces démons qui s'abaissaient à jouer avec les humains. Ils n'avaient aucun respect pour cette race. Pas qu'elle soit partisane des humains, qui l'avaient créer puis rejeté comme un vulgaire objet, sans se préoccuper de ses sentiments. Mais une race supérieure devait selon elle avoir plus de principe et dignité, ce qui n'avait pas été le cas de ces monstres. Elle soupira, serrant la petite fiole dans ses mains. Le temps des fastes et de la domination était proche. Elle se hâta jusqu'à la grotte.

Les sorts n'avaient pas été restaurés, elle n'eut donc aucun mal à descendre dans la pièce interdite. Elle était toujours allumée, le matériel hautement technologique brillant derrière la mince cloison de pierre. Les deux corps se trouvaient toujours là, allongés et baignant dans le sang pour celui de la fille. Heureusement que le corps de son Maître n'avait pas été abîmé. Elle n'y connaissait rien en premiers soins et elle aurait été bien embêtée. Elle poussa le corps de Nausikaa à coups de pied, sur le côté. Elle laissa une énorme trace de sang, son cœur ayant été transpercé par un pieu en verre. Elle avait les yeux révulsées et un filet de bave avait coulé le long de son menton. Ses cheveux étaient emmêlés, et elle avait perdu la peau satinée qu'elle avait gagné en devenant vampire. Skank renifla puis se détourna de ce corps informe.

Elle n'avait pas la force d'installer son Maître confortablement, à moins de reprendre son apparence physique initial. Mais elle savait que son Maître ne lui en voudrait pas s'il se réveillait à terre. Il connaissait les souffrances qu'elle devait endurer pour changer de physionomie. Elle ne fit donc que l'allonger plus sobrement, sur le dos, les bras le long du corps, les jambes droites. Elle prit la petite fiole et l'ouvrit. Le délicieux parfum du sang de son Maître mélangé à celui de dizaines de vierges qu'elle avait dû tuer se répandit dans la pièce. Le sang des vierges avait permis de garder la fraîcheur du sang de son Maître, qui réagissait très fortement à ces sucreries et s'en nourrissait. Une fois qu'il avait absorbé toute la vitalité du sang de la vierge, Skank allait en tuer une nouvelle pour le nourrir à nouveau. Le sang du vampire avait ainsi pu traverser les années sans se périmer.

Elle posa la main sur le menton du vampire et appuyant doucement dessus pour lui faire ouvrir la bouche. Elle y versa délicatement le liquide qui se propagea dans la gorge du vampire. Elle vida la fiole par petites doses, faisant attention à ne pas déborder et à ne pas l'étouffer avec. Une fois la fiole vide, elle s'assit pas terre, sur les genoux, et attendit. Le corps du vampire eut un sursaut lorsque le liquide sucré atteignit le coeur. Les premiers battements le soulevèrent un peu, puis le corps redevint calme et reposa à terre. Les membres frémirent à tour de rôle lorsque le sang recommença à circuler en eux.

Enfin, le vampire ouvrit les yeux. Des yeux magnifiques. Des yeux démoniaques. Des yeux de ténèbre malgré leur luminosité. Ils avaient retrouvé leur couleur d'origine. Ils brillaient tels deux émeraude au milieu du visage angélique de son propriétaire. Un sourire étira les lèvres du vampire, et il passa sa langue sur ses crocs aiguisés.

- « Bon retour parmis nous, Maître. »

***

L'ambiance était à la fête. Les serviteurs s'activaient dans le Palais qui sentait bon les fleurs d'irisis. Les fenêtres étaient grandes ouvertes, à part celle de la chambre de la tour est, d'où pouvaient s'échapper quelques cris qui auraient effrayés les enfants. 

Mysen était en plein travail. Elle soufflait et était en sueur, les cheveux collés sur son front et sa robe légère complètement trempée. Une servante la tamponnait avec un linge frais régulièrement.  

- « Courage Madame Mysen, les jumeaux ne vont pas tarder à sortir. »

Yohlas déposa un baiser d'encouragement sur le front de sa femme.

- « Courage ma chérie. »

Elle réussit à lui rendre son sourire, avant de grimacer de douleur.

- « C'est bon, poussez ! Poussez ! »

- « Aller Madame, courage ! »

- « On est avec toi Mysen ! » cria Sanvean en faisant le V de la victoire et en souriant de toutes ses dents.

Cela ne l'empêchait pas de s'aggriper au bras de son futur époux et de lui broyer les muscles. Elle souhaitait ardemment avoir des enfants elle aussi, mais elle se sentait prête à défaillir si la moindre goutte de sang pointait son nez. Elle avait toujours été une petite nature, et ne supportait pas les interventions chirurgicales. Mais c'était sa future belle-soeur qui accouchait, et elle savait que Beryl souhaitait assiter à l'accouchement. Elle ne voulait pas le décevoir, elle avait déjà eu tellement de mal à le conquérir.

- « Je vois une tête ! » s'écria l'une des servante.

- « Ils arrivent ! Aller Madame, poussez fort ! »

Mysen grimaça de plus belle et travailla d'arrache pied, serrant la main de Yohlas qui en avait presque des palpitations. Une bonne minute plus tard, le premier cri du bébé se fit entendre.

- « C'est un garçon ! » fit la servante en prenant le bébé dans ses bras pendant qu'une autre coupait le cordon ombilical.

Elle alla chercher une serviette pour l'entourer de chaleur, et lorsqu'elle revint auprès des parents un dexième bébé commençait à crier.

- « Celui-là est une fille ! »

Les hourras de l'assistance emplirent de joie les oreilles des deux nouveaux parents. Yohlas était penché sur sa femme qu'il n'arrêtait pas d'embrasser. Cette dernière versait quelques larmes de bonheur et de soulagement. On laissa les époux se remettre de leurs émotions, et les servantes en profitèrent pour nettoyer un peu les bébés, qui s'en donnaient à cœur joie dans les vocalises. Ils se turent instantanément une fois chacun bien installé dans les bras de l'un de leur parent.

- « Comme ils sont mignons. »

- « Un garçon et une fille. Ils sont ravissants. » fit Sanvean qui s'était rapprochée avec Beryl.

- « Félicitations petit frère, et Mysen. » fit ce dernier en donnant une accolade à son frère.

- « Vous savez déjà comment vous allez les appeler ? »

- « Non. » fit Yohlas.

- « J'ai une petite idée » répondit Mysen.

Le démon regarda son épouse avec étonnement.

- « J'ai discuté assez souvent avec Cyrhenne. Elle projetait d'avoir des enfants avec Ilaï, elle aussi. Ils en discutaient régulièrement, tout en attendant le moment propice, c'est à dire la bénédiction paternelle en fait. » fit-elle en rigolant. « Ils avaient déjà choisi le nom de leurs enfants. Si c'était un garçon, cela serait Kentheï, car c'est dans cette plaine qu'ils ont échangé leur premier baiser. Pour une fille, cela serait Ilindana, ce qui signifie harpe aquatique, à cause de leur amour de la musique et de notre environnement. » continua-t-elle. « … Je trouve ces prénoms magnifiques. Et cela serait une façon de les remercier pour s'être… »

Sa voix s'étrangla et elle ne put continuer.

- « Ilindana et Kentheï » fit Yohlas d'une voix émue.

Il sourit et versa une larme.

- « Je crois qu'ils adorent déjà leurs prénoms. »

***

L'inspecteur Chris Mac Arthur se pencha sur le cadavre de la jeune fille découvert dans les bois à une dizaine de kilomètres de la ville, par des promeneurs du dimanche. Vu l'état du corps, la mort devait remonter à au moins cinq jours. Il se crispa en reconnaissant la victime.

Le nombre de morts non élucidés avaient subitement augmenté ces quelques dernières années. La plupart du temps les victimes étaient des jeunes filles dans la fleur de l'âge, tout juste en âge de sortir en boite et de boire un verre d'alcool. La police locale n'avait absolument aucune piste, et il avait rechigné lorsque son chef lui avait demandé de se mettre sur l'affaires. Il s'occupait déjà de démanteler le réseau de dealer de drogue du quartier, et il était sur le point de réussir, il ne voulait donc pas se mettre une autre enquête à dos.

Le problème, c'est que cette fois-ci il connaissait la victime, une certaine Nausikaa dont il avait oublié le nom de famille, une amie proche de sa fille. Sa disparition avait été signalée quatre jours plus tôt, et depuis sa fille était dans un état de stress permanent. Ce qui le chiffonnait le plus, c'est que si quelque chose était arrivé à cette jeune fille apparemment bien sous tout rapport et de conduite irréprochable, alors il se pouvait fortement que sa fille subisse les même sévisse que cette dernière.

C'est un coup de couteau ou autre dans le cœur qui l'avait tué. Cela lui fit pensé à toutes ces légendes qui couraient, comme quoi ce bois serait le repère des vampires. Ces sornettes le faisaient bien rire : qui de nos jours étaient encore capable d'affirmer dur comme fer que les vampires existent ? A part au cinéma, il ne voyait pas où il pourrait en rencontrer. Lui, il privilégiait plutôt la thèse du maniaque, du fou furieux, du serial killer. Malheureusement, sur les morts précédents ils n'avaient trouvé aucune emprunte, ils n'avaient trouvé aucune piste, rien qui puisse les mener à une quelconque conclusion.

Décidément, cette affaire s'annonçait mal. Il soupira. Pourquoi fallait-il que Coffray soit justement en vacances…

FIN

Gwenaelle D.

Bon ben voilà :o) J'espère que vous avez apprécié cette petite fiction ^____^. Aligato à tout ceux qui m'ont lu, et surtout à tout ceux qui m'ont laissé des reviews. Elles m'ont grandement encouragé. Merci beaucoup ^__^.

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