Auteur : Mimi Yuy

Email : mimimuffins@yahoo.fr

Origine : Rien qu'à moi ^______^ Quoique suite à un mail d'une amie de moua ^_^ Alors Mille Miciiiiiii à Sephy sans qui cette fiction n'existerait pas

Disclamer : Merci de respecter mon œuvre et mes personnages en ne les utilisant pas à vos propres fin ^_^ (pour une fois que c'est dans ce sens là ;p)

Genre : Heu…. alors dans le langage des fanficeuses averties, je dirais Angst, un peu violent (mais juste ce qu'il faut) et à tendance Yaoi ^_^;;;

Pour les non initiés, les perso vont souffrir et il y aura des relations entre hommes. Alors pour ceux que ca dérange (du genre homophobe), passez votre chemin merci ^_^

Remarque : Bon alors aux vues de mon historique très, très dense dans le monde de la fanfic, il est possible (non, en fait, c'est une certitude) que j'en garde des séquelles, du genre pas belles habitudes bien tenaces. Je vais tenter de m'en défaire (du moins en parti) et vous donner un truc qui soit lisible (optimiste que je suis ^__^)

Derrière les Murs de Pierre

Prologue

- TOUT LE MONDE DESCEND ET PLUS VITE QUE CA !!! Je veux plus voir personne dans ce car dans moins de trente secondes.

Ca y est, nous y sommes.

Le plus calmement que mes nerfs me le permettent, je traverse ce long couloir pour descendre à mon tour du véhicule qui vient de nous transporter. Il n'a pas cessé de pleuvoir tout au long du trajet. A mes cotés, un gamin très certainement plus jeune que moi n'aura cessé au cours du voyage de pleurer doucement sans un bruit. J'aurais pu lui dire un mot de réconfort ou laisser paraître un simple geste de soutien. Mais je n'en ai rien fait. Notre surveillant nous avait demandé de rester silencieux et immobile. Je n'ai pas bougé d'un seul millimètre.

A présent que mes pieds foulent enfin le sol, simple terre battue, je prend le risque de relever enfin les yeux. Ce que je vois est effrayant de simplicité. Quatre murs. Des murs de pierres qui vont être mes compagnons pour les quatre prochaines années. Après avoir traversé une sorte de passage sous l'un des blocs de rétention, notre car s'est donc arrêté au centre même d'une cour intérieure formée par la réunion des quatre bâtiments disposés en un carré parfait. Moi et mes "compagnons" extirpés du véhicule, d'autres hommes nous rejoignent. Sous la pluie incessante alors qu'ils nous disposent en rangée, il ne me reste qu'une seule pensée à l'esprit : nous voilà donc enfin arrivés.

A peine ai-je le temps de me faire à cette idée que ce qui doit être le directeur de cette maison de correction spécialisée pour la délinquance juvénile commence son discours. Nul doute que ces quelques phrases ont été plus que rodées au cours de toutes ces années où il a exercé en ce lieu.

- Nous vous souhaitons la bienvenue dans notre humble établissement de redressement social. Ici se trouve de jeunes gens qui n'ont rien fait de plus que quelques petits larcins : vols en tout genre, rébellion face à l'autorité, trafic de stupéfiant et j'en passe. D'autres ont comme vous, un passé bien plus chargé. VOUS faîtes parti de ces cas pour qui nous ne pouvons plus faire grand chose. Meurtre ou tentative de meurtre, sachez que pour nous la distinction n'existe pas. Bon nombre d'entre vous n'êtes là qu'en attente de votre majorité nécessaire pour votre entrée dans un réel centre pénitentiaire. Les autres resterons ici jusqu'à la fin de leur peine. …..

S'ensuivit alors une longue liste de ce que cet homme et son personnel attendraient à partir de ce jour de notre part et la petite phrase finale qui ne présageait rien de très réjouissant.

- ….Comme nous savons que toutes ces règles vous sont nouvelles. Nous allons vous laisser quelques minutes pour y réfléchir. Après quoi, si l'un de vous a des questions à nous soumettre, nous nous ferons une joie de vous répondre.

Sans rien ajouter, le directeur nous quitte enfin, nous laissant seuls avec nos gardes.

Cet établissement ne porte peut-être pas le nom de prison, mais il n'en ai pas moins une. Je redoute ce que nous sommes censés tirer de ce premier test. Voilà déjà une bonne heure que nous sommes là, sous la pluie glaciale, convenablement alignés et silencieux. Je ne doute pas un seul instant que d'autres que moi souffre de cette position. Nous ne savons pas ce qu'attendent nos surveillants qui passent et repassent indéfiniment entre nos rangs habillés de leur ciré noir. Souhaitent-ils que nous répondions à une question ? Testent-ils notre résistance physique et moral ? Ou ne s'agit-il que d'un simple passe temps pour des gardiens ennuyés par leur quotidien ? J'ignore tout de leur volonté. La seule chose que mon corps me rappelle sans cesse est que nous avons voyagé sans faire de pause plus de six heures avant de nous retrouver debout depuis deux heures sous cette pluie glaciale. Je suis exténué, déroutés et apeurés. Mais je ne veux pas croire être le seul dans cette position désagréable. Tout cela sans compter que la vie qui conserve tous ses droits me joue un vilain tour. Que voulez-vous, l'ironie du sort veux que je ressente une envie pressente qui m'est d'autant plus douloureuse à retenir à chacune de ces gouttes d'eau qui coulent le long de ma colonne vertébrale.

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Il les observait silencieux et attentif de sa fenêtre. Lorsque les nouveaux arrivaient, l'ensemble des occupants de l'institut Warens devaient rester dans leur quartier, le temps de leur mise en conditionnement. De toute façon aussi curieux qu'ils soient, aucun d'entre eux ne se serait risqué à sortir sous un temps pareil. Deux périodes de l'année des plus difficiles pour les nouveaux. La chaleur étouffante de l'été et le froid implacable de l'hiver. Aujourd'hui, c'était à une forte pluie glaciale de cette fin d'automne d'intensifier le premier test par lequel ils étaient tous passés. Et voir ces jeunes tout aussi coupables qu'ils soient, affronter les éléments en plus de leur inquiétude et de cette attente interminable lui faisait mal. Il ne doutait pourtant pas qu'au troisième étage une partie des pensionnaires jouissait eux, déjà sans commune mesure de cet instant. Dans cette cour se trouvait là, les nouvelles victimes de leur ennui.

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J'ignore s'il s'agit de la peur ou juste du froid qui engourdit tous mes membres mais je tremble de plus en plus. Je suis effrayé et épuisé par cette attente. Certain d'entre nous on finit par ne plus se retenir. D'autres ont tenté de fuir. Ces derniers se sont fait frapper jusqu'à leur perte de connaissance avant d'être traînés à l'intérieur. Mon voisin de route c'est lui littéralement effondré. Une personne est aussi venue le chercher pour l'emporter. Mise à part ces réactions, aucun autre n'a encore osé briser le silence pesant qu'on nous impose. Mains jointes derrière le dos, il me semble que je perd de plus en plus mon équilibre. On ne sait toujours pas ce qu'ils attendent de nous mais une chose est sûre, je tiendrais encore mais pas indéfiniment.

Dans ce brouillard opaque qui ensevelit mon esprit, je n'ai même pas le soutien de la colère de me savoir innocent. Non je suis seul responsable de ma présence ici. Je mérite la sentence qui m'a été donné. Mais cela n'enlève en rien la peur qui me broie l'estomac.

L'attente dura encore deux heures avant qu'un homme ne vienne enfin nous voir de nouveau.

- Des questions ?

Au silence qui remplit la cour déjà enveloppée par l'obscurité de la nuit, les surveillants nous ordonnèrent enfin d'avancer vers le bâtiment situé à notre gauche. Une fois dans une grande salle similaire à un réfectoire, ce n'est pas un dîner qui nous trouvons. Ce qui semble être un chef de section prit alors une liste pour nous appeler l'un après l'autre. D'après la couleur de nos dossier, celui-ci nous indique ensuite l'étage et le numéro de nos chambres. Il s'agit de dortoirs pour les plus jeunes ou moins violents capables de coexister ou de chambre similaire à une cellule pour les plus âgées ou plus violents. De toute évidence, je fais parti de ces derniers.

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Un adolescent parmi tant d'autres s'avança doucement le long d'un couloir, dans ses bras un tas épais de vêtements et de draps. De chaque coté du dit couloir se trouvait de petites pièces composées de deux lits superposées, deux petites tables, deux chaises et au fond près des fenêtres à barreaux, un évier et une commodité. Rien de semblable à une chambre mais très proche d'une véritable cellule de prison. Poussé par un surveillant impatient d'en finir avec sa journée de travail, le jeune homme entra enfin dans le renfoncement qui lui était destiné à la suite d'un second gamin de son âge. A peine avait-il fait le dernier pas que la porte était refermée derrière lui.

Trempé, il regarda alors son compagnon de chambré s'écrouler sur le lit inférieur sans même chercher à enlever ses vêtements. Les murs de pierres délimitant la pièce n'étaient très certainement pas de très bon isolants. Il suffisait de les voir suinter d'humidité pour comprendre qu'avec le froid de la nuit, le comportement de l'adolescent déjà endormi s'averrait être des plus dangereux. Décidé toutefois de rester fidèle à sa promesse de ne pas lier de rapport avec qui que ce soit, le jeune homme encore debout garda pourtant le silence. Après avoir enfin soulagé sa vessie, il monta sans plus attendre sur la couche supérieure. Assis sur sa paillasse, il se pressa alors d'enlever ses vêtements trempés pour se sécher au mieux avec la serviette qui leur avait été remise. S'habillant ensuite de l'uniforme imposé, il fit son lit avec les draps propres avant de se coucher sous la légère couverture qu'il leur avait été confiée.

Une heure passa sans qu'il ne trouve le sommeil. Il y avait là tant de raison à son insomnie. Le froid ambiant, les bruits inconnus qu'il ne pouvait encore associer à rien de concret, la faim au creux du ventre. Et puis au loin, le bruit des sanglots de certains nouveaux qui finissaient par craquer face à toute cette pression. Ou celui du souffle rauque d'autres pensionnaires qui profitaient de la nuit pour y trouver leur dose de plaisir qu'il soit solitaire ou non. Perdu dans ses pensées, il comprit soudain que le garçon partageant sa cellule venait de se réveiller. Au bruits qui s'ensuivit, ce dernier devait tenter de faire à son tour son lit. L'entendant se relever, il eut alors pour réflexe de fermer les yeux. Une réaction bien stupide. Comment pouvait-il seulement apercevoir ces derniers alors qu'il faisait face au mur. Mais peu lui importait. Il voulait conserver sa solitude.

Finalement, il ne lui en fallait pas plus pour sombrer enfin dans un sommeil quelque peu réparateur.

A suivre…

Remarque de fin :

Ce prologue est un peu court, mais c'est normal. Après tout, ce n'est qu'un prologue ^_^

Très bientôt la suite.

Mimi yuy