Auteur : Mimi Yuy

Email : mimimuffins@yahoo.fr

Origine : Fic originale, donc de ma création ^__^

Disclamer : Personnage à moua et rien qu'à moua ^_______^

Genre : Bonne question. Pour une fois je l'ignore totalement. Disons une plongée dans les liens filiaux !

Remarque : Je ne suis pas sûre que cette histoire vous apporte beaucoup. Pour moi, il s'agit juste d'un de mes rêves fait dans la nuit du 6 au 7 mars 2003 et que j'ai souhaité mettre par écris. Chose faite, je m'attelle à présent à recopier les notes mises sur le papier pour vous retranscrire avec mes mots, les images et sentiments qui m'ont été données de voir et ressentir au cours de cette nuit.

Oniisan [1]

Prologue

Quoiqu'en pense les gens qui ne me connaissent pas, je n'avais jusqu'alors pas eu beaucoup de chance dans ma vie. Mon plus grand traumatisme restait sans l'ombre d'un doute, la perte de mes parents lors d'un attentat terroriste dont je fus le seul rescapé, le jour même de mes vingt ans.

A présent héritier d'un capital considérable, je suis dans cette capacité rare je vous l'accorde de n'avoir aucun besoin de travailler ou de me soucier de quoique ce soit. Enfant unique, la fortune de ma famille est toute à moi. Ne sachant que faire de ma vie et de cet argent, je me contente donc pour l'instant de vivre dans une maison où les seules personnes que je côtoie encore sont les rares serviteurs m'étant restés fidèles.

Alors que je rentre de la cérémonie funéraire faite en souvenir des victimes de cet acte de malveillance ayant eu lieu, il y de cela plus d'un mois, je n'ai ni le courage, ni la force de parler à qui que ce soit ou de dormir. Au lieu de cela, je préfère m'enfermer dans le bureau de mon père et entreprendre de vider cette pièce. A quoi sert de conserver de trop nombreux souvenirs qui ne font que raviver par leur présence une souffrance que l'on a déjà tant de mal à enfouir au fond de soi.

Je suis assis à son bureau à faire le tri des papiers que je conserve de ceux que je jetterais quand je découvre à ma grande surprise une petite clef. Rien de moins étrange, si cette dernière ne correspondait à aucun coffre de ma connaissance. Après une recherche minutieuse dans toute la pièce, je fini par découvrir qu'elle correspond à un petit coffre placé bien en évidence devant moi et sur lequel se trouve une plante verte. Curieux, je retire cette dernière avec attention et ouvre enfin le couvercle de bois.

C'est étrange les souvenirs qu'une personne peut garder au cours de sa vie. Des boutons de manchettes, une vielle photo jaunie d'enfants dans un jardin, un foulard de soies, des pièces de monnaie étrangères sûrement acquises au cours de ses voyages, l'un de mes jouets d'enfant qui n'ai rien d'autre qu'un yoyo confisqué pour avoir à de trop nombreuse occasion cassé les vases de cette maison et puis des lettres. Un nombre incroyable de lettre qui se compte par plusieurs dizaines. Je n'ose imaginer qu'il s'agit là de la correspondance entre mes deux parents. Mais qui sait. Beaucoup de jeune gens débutent une relation en s'échangeant des lettres d'amours.

Ne pouvant y résister, je n'hésite pas à en prendre une au hasard pour la lire. Quelle n'est alors pas ma surprise de découvrir une toute autre vérité.

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Le choc et l'importance de cette découverte ont voulu que je conserve d'abord ce secret. Pourtant cela n'en aiguisait pas moins mon envie d'en savoir plus. Avec patience, j'entrepris donc de trier et classer toutes ces enveloppes dont la plupart n'avaient jamais été ouvertes, afin de les lire dans l'ordre exact de leur envoi.

La première datait de seize ans. Seize ans que mon père nous cachait à ma mère et moi qu'il avait eu un fils suite à une aventure avec une femme que je ne me souviens même pas avoir connu. Mais quoi d'étonnant à cela quand je n'étais alors âgé que de quatre ans. Chaque pli envoyé avec une régularité presque ponctuelle, relate la naissance et la vie parcourue par ce demi-frère dont j'ignorais jusqu'alors l'existence. Il se prénomme Nicolas et pesait 3.5 kilos à sa naissance. Je ne peux m'empêcher de sourire en lisant toutes les mimiques qu'il s'amusait à faire dés son premier jour. Je suis en premier lieu surpris par l'absence de toute photo parmi ces lettres. Ceci ne peut s'expliquer que de trois façons. La volonté propre d'une mère qui craint que son fils ne lui soit enlevé en révélant son visage. L'espoir fou et désespéré que ce soit là une raison suffisante pour recevoir une réponse contenant cette demande. A moins qu'il ne s'agisse tout simplement des démences d'une déséquilibrée mentale qui relate la vie d'une personne n'existant que dans son subconscient. Dans cette hypothèse, pourquoi mon père aurait-il conservé tout cela s'il n'avait pas eu lui même un petit doute quand à la véracité de tous ces mots.

Ce qu'il y a de tout aussi surprenant c'est l'absence de demande. A aucun moment, il n'ai fait référence d'une volonté de recevoir de l'argent ou une aide matérielle quelconque de sa part. Non, son ancienne maîtresse se contentait de lui écrire chaque mois de sa vie, ce que devenait son fils. Comment a t'il pu alors rester de marbre face à cette quantité d'envoi. Aux paroles choisies par cette femme signant de son prénom Marie, il ne fait aucun doute qu'elle n'a jamais reçu de réponse. Et pourtant, les lettres n'ont cessé d'être envoyées que depuis deux ans.

Si mes calculs sont exactes, mon frère avait alors seize ans.

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Cela fait à présent une semaine que j'ai découvert le courrier camouflé de mon père et je viens à peine d'en terminer sa lecture. Dans un besoin de trouver les réponses à toutes mes questions, j'ai consciencieusement regroupés et reliés toutes ces pages écrites par ce qui devait être une main fine et délicate. Un livret recouvert d'une couverture de cuir bordeaux pour chaque année passée. Qui sait. Cela intéressera très certainement, le principal concerné de lire un jour tout ce que sa mère pensait de lui. Elle semblait toujours si fière de ses moindres progrès scolaires et réussites sociales.

Après cette semaine de réflexion, j'en suis aussi arrivée à une autre conclusion. Je désir connaître la raison qui explique l'arrêt de ces envois. Tout comme je désir rencontrer en personne ce petit frère qu'il me semble à présent si bien connaître. Je suis seul, sans plus de famille proche. Peut-être est-ce donc là une tentative bien stupide d'en trouver une nouvelle. Je l'ignore. Mais toujours est-il que je ferais tout pour les retrouver.

A suivre…

[1] Oniisan = Grand frère en Japonais. J'ai choisi de mettre un titre en japonais pour deux raisons. 1. Il s'agit là d'une mauvaise habitude prise en écrivant des fanfictions sur des animes nippons. 2. J'aime beaucoup la sonorité de ce mot et les sentiments qu'il véhicule.