L'existence
Chapitre 1

Une mer verte s'étendait sur des milles à la ronde. Des arbres tropicaux, pour la plupart, peuplaient cette immense forêt qui escaladait les monts et encerclait les rivières. La forêt était si dense que tout ce que l'on pouvait discerner du haut de l'avion ressemblait à une immense peinture verte qui se démarquaient seulement par les touches plus sombres disperser au travers le chef d'?uvre de façon aléatoire. Malgré son air plutôt lugubre, la jungle était d'une extraordinaire beauté, une beauté sauvage et pure. À perte de vue, les arbres meublaient l'espace et clamaient haut et fort que ce territoire leur appartenait. Ils étaient maître de l'endroit et la seule façon de pouvoir différencier un site d'un autre était les reliefs que prenaient cette flore lorsque les montagnes se reposaient en dessous. Aussi, à quelques endroits, des monts, trop haut et rocheux pour être habité par des arbres, avaient réussi à émerger sans toutefois se démarquer outre mesure. Un ?il attentif pouvait aussi voir, au travers de la végétation, des rivières plus ou moins grandes qui se promenait, semblait- il, à leur gré à travers la jungle. La seule exception à la règle, car il y en a toujours une, était ce grand fleuve qui sortait d'une gigantesque montagne et qui allait se répandre dans la mer, à plusieurs milles de là. L'eau était d'un bleu limpide et une aura bienveillante semblait émaner de cet endroit. La pureté de ces eaux impressionna Thomas qui croyait distinguer, même à la hauteur à laquelle il voyageait, le fond luisant de ce magnifique fleuve. Sa vue longea le fleuve, observait ses détours à travers la forêt et puis quand il lui fut impossible de voir plus loin, ses yeux retournèrent contempler la montagne qui était vraisemblablement la source du fleuve. Elle était haute et les quelques nuages qui paradaient dans le ciel bleu jouaient avec son sommet. La pointe principale était entourée de plusieurs autres petites qui paraissait comme ses enfants et qui tentaient, en vain, d'atteindre la grandeur et la majesté de leur aîné. C'était le Mont Symurial, roi de cette région, dominant même les nuages et renversant son ombre sur la jungle comme la réclamant sienne.

Thomas regardait par le hublot de le petit avion qui le menait il ne savait trop où. Il fut tirer de ses pensées par une voix charmante, celle d'une hôtesse qui lui offrait une coupe de vin rouge. « Non-merci » fut la seule chose qu'il répondit avant de retourner dans ses affaires. Il n'aimait pas le vin rouge et d'ailleurs, l'alcool en général lui déplaisait. La seule boisson qu'il se risquait quelques fois à boire était du whisky, du «bon vieux whisky » comme il disait. Sortant de cette autre réflexion, il revint à son ordinateur portable et à son article. Un article énorme, en fait, sur les rituels religieux et les croyances des peuples méconnus de la terre. C'était d'ailleurs, en partie, l'objet de son voyage. Il se rendait en plein c?ur de la jungle, dans une petite tribu du nom de Ugahiru, qui signifiait, dans leur ancienne langue, hommes de la vallée verte. Comme le nom l'explique, ce petit village se trouvait dans une vallée, au beau milieu de la jungle. Ils devaient atterrir, lui et quelques autres explorateurs, sur une piste aménager dans une petite plaine à quelques kilomètres du village Ugahiru. Thomas regarda une nouvelle fois par le hublot et la forêt était maintenant plus près et ce fut grâce à se repère qu'il se rendit compte que l'avion était en descente. Ce fut seulement quelques minutes plus tard que les pneus touchèrent terre. L'avion ralentit lentement, à un rythme constant avant de totalement s'arrêter à l'autre bout de la piste. Machinalement, Thomas ferma son ordinateur et, en se levant, prit ses bagages dans le compartiment au-dessus de sa tête pour y introduire délicatement son instrument de travail. Autour de lui les autres passagers s'affairaient au même travail et commencèrent à sortir lentement par la porte que venaient d'ouvrir les hôtesses. Thomas finit de ranger ses affaires et il fut l'un des derniers à sortir de l'appareil. Ce fut à ce moment qu'il regretta une nouvelle fois d'être venu. À l'extérieur, c'était la canicule. Thomas s'attendait à ce que le pays soit chaud, mais la climatisation de l'avion avait tellement habitué son corps à une température fraîche que cette soudaine exposition à la chaleur suffocante du pays l'avait littéralement fait fondre sur place. Des vagues de chaleur ondulaient au-dessus de la piste comme si elle venait d'être agité par l'arriver de l'avion. Le soleil était haut et fort et mordait la peau des nouveaux arrivants qui ne pouvaient plus tenir sur place. Des gouttes de sueur perlaient déjà sur le visage de Thomas et il devait continuellement frotter son front de son avant-bras pour empêcher celles-ci d'aller se loger sur les lentilles de ses lunettes. L'homme dans la quarantaine qu'il était, pourtant mûre de maintes expériences, n'avaient jamais ressenti une telle douleur à une exposition extérieure. La chaleur lui dévorait l'âme. Il jeta un regard furtif au soleil tenant sa main horizontalement contre son front avant de se détourner rapidement du côté des autres passagers qui semblaient tous aussi affecté par la chaleur.

Thomas allait bientôt revoir sa fille qu'il avait quitté deux ans auparavant et toute ses pensée se focalisèrent alors sur la vue de celle- ci. Aura-t-elle changé ? Probablement. Physiquement, du moins, car on ne peut rester longtemps dans un pays aussi chaud et ensoleillé sans voir sa peau changer de teinte. Il y a deux ans, Elly, sa fille, avait quitté le Québec pour se rendre dans cette forêt et exercer son métier de médecin. C'était un rêve d'enfance pour elle, et la possibilité que son programme d'étude lui offrait d'aller exercer sa profession dans un pays en voie de développement, l'avait immédiatement attiré. Le goût d'aider les gens blesser lui était inné. Cette passion c'était développer lentement en elle, année après année, mais ce qui lui permit de prendre une décision définitive fut la mort de sa mère. Elly n'était âgée que de 16 ans quand sa mère Catherine rendit l'âme. Le cancer l'avait rongé lentement de l'intérieur, prenant d'assaut ses organes, s'infiltrant dans son sang et polluant ses pensées. Elly la vit dépérir au fil des jours et répugnait à l'idée de perdre sa mère si tôt. Elle ne pouvait pourtant rien faire pour l'aider et c'est ce qui la rendait furieuse. Elle aurait tellement voulu pouvoir trouver un remède miracle, quelque chose qui tuerai cette bestiole qui s'était infiltré dans le corps si fragile de sa pauvre mère. Après la mort de Catherine, elle s'intéressa doublement à la médecine et quand elle termina ses cours secondaires, elle se jeta corps et âme dans ce qui la passionnait. Et puis, ce programme d'étude lui fut proposé. Elle accepta sans même considéré la question et 2 mois plus tard elle était ici, hors d'atteinte des doctrines économiques capitalistes de l'Amérique.

C'était il y a une semaine. Elly avait appelé son père, ce qui était plutôt rare. Il faut dire que les téléphones publics ne sont pas monnaie courante au c?ur de la jungle. Elle avait pu le contacter grâce à un téléphone satellite que les pilotes transportent sur eux. La conversation avait principalement porter sur les nouvelles du monde et sur leur présent travail. Elly, encore une fois, invita son père à venir la joindre et à visiter son «petit paradis vert » comme elle se plaisait à l'appeler. Qui plus est, apprenant que son père travaillait sur un article concernant des croyances et rituels étranges, elle y alla avec plus d'insistances, lui disant qu'il ne regretterait pas de s'être déplacer. Le goût de revoir sa fille et la «surprise » qu'elle lui réservait le décidèrent à partir. Mais, il hésita longuement, redoutant les maladies et la chaleur, et surtout, il ne voulait pas se défaire de son petit cocon, qu'il avait soigneusement construit et entretenu depuis 48 ans.son cher Québec qui lui était si difficile de quitter. Thomas détestait voyager, depuis toujours. La simple penser de quitter son pays lui était d'un goût amer. Il était très solitaire, tout comme Catherine, et c'était bien sûr ce même sentiment de solitude qui les avait réuni. Sa perte fut un choc et pour deux longues années, il porta la douleur, refusant d'admettre que son amour l'avait quitté. Guéri de cet état d'âme, il se remit à l'écriture et fut employé par un magazine de science nommé Le Reporter Science qui connaissait un bon succès au Québec. Mais maintenant, Thomas avait quitter son cocon, il avait déployé ses ailes et s'était ouvert au monde. Mais la chaleur qui semblait continuer à augmenter, si cela était possible, lui donna vite envi de retourner dans sa petite cachette.

Enfin, du modeste bâtiment qui servait à la fois de tour de communication et de centre de repos, sortit 3 personnes. Celle au centre était toute souriante, les cheveux longs qui flottaient dans l'air et qui allait gentiment effleurer ses joues. Son regard était perçant et ses yeux bleus reflétaient un bonheur complet. Son petit nez charmant supportait une mince paire de lunette qui donnait encore plus de puissance à son regard. Elle était mince et élégante dans ses mouvements. Elle se mit alors à courir vers Thomas qui, à son tour s'approcha rapidement. Elle lui sauta dans les bras. « Elly ! » dit Thomas retenant les larmes. Il était heureux de voir sa fille et ils ne purent retenir leur joie. Il s'étreignirent longuement en ne disant rien. Les deux hommes qui accompagnaient Elly, firent un léger sourire et demandèrent aux autres de les suivre jusqu'à l'intérieur. Thomas et Elly se joignirent au groupe qui remontait la piste lentement en direction du centre de repos. « Alors pas trop pénible ce petit tour d'avion ? » demanda Elly pendant qu'ils s'approchaient du bâtiment. « C'était bien, on a une vu superbe du pays de là haut ! » Elly fit un sourire et ils attendirent d'être à l'intérieur, plus à l'aise pour continuer leur conversation.

Ce n'était pas très grand. La moitié du bâtiment était occupé par une salle de repos, où se trouvaient plusieurs lits. Il était pour la plupart des lits simples, superposés l'un au-dessus de l'autre. Deux fenêtres, l'une à chaque extrémité de la salle, étaient cachées par des toiles noires qui rendaient la pièce sombre. Par les petits orifices sur les côtés des toiles, plongeaient des rayons de lumières qui donnaient à la chambre un aspect de détente. Le reste du bâtiment était un grand salon avec plusieurs divans et des chaises. C'était une espèce de salle d'attente presque aussi grande que la chambre et dans un coin isolé, un escalier escaladait le mur sur plusieurs étages pour arriver au sommet d'une tour qui dominait même les arbres de la forêt environnante et du haut de laquelle on pouvait voir tout ce qui se passait sur la piste. D'ailleurs, l'avion que Thomas avait pris faisait demi tour et quelques minutes plus tard elle était de nouveau dans le ciel, les laissant au griffes de cette région sauvage.

- Nous allons rester ici pour le reste de la journée. Il nous faut un jour complet de route avant d'arriver au village alors il vaut mieux se reposer ici que dans le milieu de la jungle. Nous partirons demain à l'aube. Profitez-en pour faire connaissance ! dit un des hommes qui était avec Elly.

- C'est Derek. Il est arriver ici trois mois avant moi. Il est d'Amsterdam. Il est plutôt gentil, mais étrange. Il travaille dans une carrière à quelques kilomètres au nord du village Ugahiru.

- Une carrière dans se coin perdu ? Mais qu'est-ce qu'il cherche au juste ?

- Je ne sais pas, mais ça à l'air précieux. Je crois que ceux qui t'accompagnait dans l'avion sont venus pour lui donner un coup de main. Ça se trouve au pied du Mont Symurial, d'après Derek. C'est formidable cette montagne, tu l'as vu ?

- Oui, disons qu'elle ne passe pas inaperçu ! Il y a un grand fleuve aussi près de la montagne, magnifique. Je peux me plaindre de la chaleur mais le paysage est a coupé le souffle !

- Et tu n'as rien vu encore ! Il y a dans cette forêt des endroits que même les plus grands poètes ne pourraient décrire en vers. C'est un vrai paradis !

- De la manière que tu en parles, c'est assurément beau. Je me demande quelques fois si tu ne reviendra jamais.le Québec aussi à ses charmes ! Au moins là-bas il n'y a pas de canicule !

- Oui et au lieu de ça c'est des hivers interminables qui vous gèle le c?ur. non merci ! Je vais rester ici encore pour un moment. Et il ne fait pas si chaud que ça, aujourd'hui c'est une exception. Tu verras, cette nuit, il fera déjà plus frais.

Ils allèrent tous déposer leur biens dans la chambre et se dirigèrent ensuite vers le salon où ils s'assirent tous de manière à pouvoir discuter entre eux. La journée était encore jeune et ils avaient amplement le temps de faire tous ce qui leur plaisait avant d'aller se coucher. La plupart se coucheront tôt se soir car le trajet fut principalement de nuit. Il était partis à 11 heures de la nuit précédente et il était maintenant 1 heure de l'après-midi. Bien sûr, ils avaient eu l'occasion de dormir dans l'appareil mais le sommeil est plutôt agité dans ces grosses carlingues métalliques qui vous sortent toutes sortes de bruits étranges classés comme « normaux ». Déjà, certain dodelinaient de la tête s'efforçant de rester éveiller. En tout, ils étaient 10 : les 6 passagers qui étaient avec Thomas dans l'avion et Elly ainsi que les deux hommes qui l'accompagnait, Derek et Gregg. Derek était un homme dans la trentaine au regard pénétrant. Son front était orné de gros sourcils broussailleux qui étaient presque joint l'un à l'autre. Un début de calvitie commençait à se faire voire sur sa chevelure noir malgré son âge relativement jeune. Il était assez grand et robuste, et malgré son air plutôt colérique, il semblait à Thomas que Derek était quelqu'un de bien. Assis sur le siège voisin était Gregg. Plus petit mais d'une taille respectable et arborant une musculature qui lui allait bien. C'était le type normal et son visage arborait des traits enfantins qui laissait voir qu'il n'était pas très vieux. Thomas su plus tard qu'il avait le même âge qu'Elly, c'est-à-dire 23 ans. Les 6 autres passagers n'avaient pas plus de traits particuliers sauf un qui se démarquaient par sa corpulence. Il faisait facilement le 400 livres et la graisse qui formait sur son visage 3 ou 4 mentons ainsi que des joues ballottantes à l'aspect huileuse dégouttât Thomas qui se retint pour ne pas faire voir sa répugnance. Il avait déjà vu des hommes gros, mais les cheveux gras et la peau crasseuse de celui-ci le démarquait des autres, qui ne semblait pas, d'ailleurs, lui porter plus grande estime que le faisait Thomas. Son regard était vide d'expression comme si son esprit avait fuit face à la laideur de son hôte. Aussi, Thomas remarqua qu'une odeur de sueur rodait dans la grande pièce et il lui sembla que c'était « le gros » qui dégageait cette senteur. Il épargna à ses yeux de le regarder une seconde de plus et ses yeux se tournèrent vers Elly qui parlait à Gregg.

Sa fille avait mûrit. Oui, il le voyait dans sa façon de parler avec ce jeune homme. Où peut-être était-ce seulement dû à l'intérêt particulier qu'elle semblait lui porter. Thomas ne pu poursuivre sa réflexion car une personne lui adressa la parole : « Est-ce que vous faites partie de cette expédition vous aussi ? » demanda un homme timide et maigrichon. Cet homme faisait pitié. Sa calvitie presque entière et ses grosses lunettes épaisses était ce qui le distinguait des autres. Thomas fut d'ailleurs surprit de ne pas l'avoir vu auparavant.

- Quoi ? ce contenta de répondre Thomas.

- Vous faites partie de cette expédition de « mineurs » vous aussi ?

L'homme était très petit et son regard se perdait dans celui de Thomas. Il évitait, en fait, de regarder Thomas dans les yeux comme s'il avait peur de lui. Il tenait entre ses deux mains une casquette verte qu'il chiffonnait et qu'il regardait presque constamment. Il s'en allait, gêner et se disant probablement qu'il avait tout gâcher. Mais Thomas le retint en lui répondant un peu brusquement par inadvertance.

- Non !.euh, je suis venu voir ma fille, Elly. Il pointa du doigt la jeune femme qui discutait toujours avec Gregg. Je suis écrivain, j'écris présentement un article sur les rituels religieux.

L'homme sourit, et rougit un peu en même temps ne sachant plus trop quoi faire ni dire. Thomas vit son malaise et bien qu'il n'était pas plus confortable dans ce bâtiment de fortune, il l'invita à s'asseoir près de lui.

- Mon nom c'est Murphy. Je, je viens de la France, et, et vous ?

- Du Québec. C'est assez facile à voir avec mon accent ! dit Thomas évacuant un petit rire que répéta Murphy. Alors, vous êtes mineur ?

- Non, pas vraiment. Tout le monde ici va à cette mine près du Mont Symurial et je cherchait quelqu'un qui restait au village. Vous voyez, question de ne pas me retrouver perdu et seul au milieu de la jungle.

- Ha, d'accord. Alors nous nous verrons au village. Vous êtes déjà venu ici avant ?

- Oui ! Une fois. et c'est pour ça que je reviens.Il y a des choses dans cette jungle qui son très intéressante. Comme le rituel de la roche aux v?ux.c'est comme ça qu'il nomme cela dans le village Ugahiru.

- La roche aux v?ux ? Qu'est ce que c'est ? Ha, je suis trop curieux, je verrai bien en temps et lieu. Mais vous ne m'avez toujours pas dit ce que vous faites comme boulot ?

- Je suis un écrivain moi aussi, en quelque sorte.dit Murphy se retenant presque de le dire. Mais pas vraiment, je cherche.je suis un découvreur qui écrit ses notes.c'est ça.plus ou moins.

Thomas vit que Murphy n'était pas à l'aise pour parler de son travail et ne chercha pas à aborder ce sujet d'avantage. Il semblait anxieux, indécis, peut-être même effrayé. Souvent il regardait frénétiquement deux où trois fois à droite et à gauche comme si quelqu'un l'espionnait depuis les coins sombres de l'abri. Thomas trouva cela étrange mais ce dit que cela devait être un tic où une phobie. Ce qui était certain c'est que Murphy n'était pas bien. Pas bien dans sa peau, où du moins, pas bien à cet endroit.

Mais il sembla se calmer. Thomas et lui avait discuter une partie de l'après-midi et cela avait dû lui faire du bien. Elly quand à elle c'était occupé de préparer le souper avec Derek et Gregg. Ils étaient les hôtes, ils devaient nourrir les invités. Le soupe était délicieux et après celui ci la grande majorité allèrent se coucher. La fatigue leur était tomber dessus comme une masse. Si cette fatigue n'avait pas été expliquer par le long trajet d'avion, on aurait pu croire que la nourriture contenait du chloroforme. Thomas aussi rejoint la salle de repos et ce fut rapidement qu'il sombra dans le monde des rêves.