CHAPITRE 5 :

LE PREMIER COMBAT CONTRE LEA

« C'est pas possible !. C'est pas toi !. » bégaya Akira. C'est vrai que Léa ressemblait beaucoup à la mère d'Akira. On pouvait même dire que c'était.elle ! Le corps de la mère d'Akira avait les cheveux longs et colorés en vert pistache. Elle portait une étrange tenue de magie. Elle avait pour arme une canne magique en forme de serpent-dragon. Sa beauté était diabolique, mais n'avait rien à voir avec celle de Kakurine qui était plutôt enchanteresse. - Akira ? Mon fils ? Tu es enfin revenu ! dit Léa - Pourquoi es-tu partie de la maison ? - Euh. Je. J'avais vu de la lumière alors je l'ai suivie. Et j'ai du me perdre dans la forêt. - Comment as tu pu te perdre dans la forêt ? Tu la connais trop pour ça ! - Euh. Ben. Oh et puis zut ! » Un nuage de fumée entoura la mère d'Akira et elle changea de forme. C'était celle d'une femme très grande (dépassant les deux mètres) aux cheveux blancs comme la neige. Ses yeux jaunes avaient des iris de chat. - Tu as bien joué, humain, dit la femme. Tu as su affronter cette illusion ! - Où est ma mère, Léa ? - Je lui ai aspiré son âme il y a longtemps. Elle a donc disparu, physiquement et spirituellement. - Ça explique tout ! T'as tué ma mère ! Je te le pardonnerai jamais ! cria Akira en se mettant en position d'attaque. - Ha ! Les humains ! Mais qui êtes-vous donc ? » dit Léa en se mettant aussi en position. Soudain, elle vit le bandeau d'Akira. - Ce ruban ! D'ou vient-il ?! - Kakurine me l'a donné. Dit Akira. Je la vengerai comme je vengerai ma mère ! - Kakurine. Bon sang. Cela fait six cent ans déjà.
Léa mit sa canne devant elle en criant « Takonoudeken ! ». Des tentacules en acier sortirent du bâton de Léa et attaquèrent Akira dans toutes les directions. Akira les évita mais une d'elles toucha son bras bionique, ouvrant une entaille dans le bras. Akira se releva et contre attaqua avec un anneau concentrique qu'elle évita d'un bond. Il envoya une attaque immobilisante et utilisa sa technique de lance-roquettes. Une grande explosion entoura Léa qui ne fut pas déstabilisée. « Tu es très puissant, humain. dit-elle. Mais tu ne me vaincras pas ! ». Elle fit un mouvement avec sa canne et quatre boules magiques d'un mètre de diamètre tournèrent autour d'elle en s'éloignant. L'une d'elles frappa Akira sur le flanc gauche et il tomba sur le coup. Il se releva lentement à bout de forces. « Flûte ! J'ai presque plus de jus à cause du championnat ! J'aurais du faire une pause avant de venir, comme on disait de faire. » marmonna-t-il. Et Léa lui envoya un tir magique. Akira tenta désespérément de bloquer l'attaque, mais ce fut inutile, car celle-ci fut déviée par une chose rapide et indéfinissable.
Akira se tourna vers l'endroit d'où provenait cette chose et vit une jeune femme inconnue qui se tenait dans un coin, une carte étrange en acier à la main. C'était une femme qui avait l'air un peu plus âgée que Akira. Elle avait les yeux bleus et les cheveux sombres et longs taillés à la japonaise. Sa tenue était moderne : chemise blanche, pantalon moulant en skaï et des chaussures à talons hauts. - On dirait que tu as besoin d'aide, guerrier ! dit-elle - Qui es-tu ? demanda Akira - On n'a pas le temps ! dit-elle. Il faut sauver l'univers ! - Puis-je me joindre également avec vous, guerriers ? » dit une voix musicale derrière Akira. Il se retourna et vit Kakurine qui venait d'arriver. Akira allait lui demander pourquoi elle est venue risquer sa vie pour sauver la sienne, quand Léa prit la parole. - Ha ! Tu es venue, Kakurine ! Cela fait six cents ans qu'on ne s'est vus. Alors, tu vas essayer de me tuer comme avec le " Fragment " ? - Oui. Je ne te laisserai pas tuer les humain, Léa. J'ai réalisé à quel point les humains sont exceptionnels. Grâce à Akira. Désormais, je me battrai pour leur survie. ».
Kakurine et Akira avancèrent rapidement vers Léa qui disparaissait et réapparaissait pour éviter les attaques des deux guerriers. Mais Akira, grâce à son ?il bionique, la repéra et envoya une boule de feu magique qui stoppa le manège de Léa. Kakurine fonça sur elle et envoya une série d'attaques d'ondes rouges pendant qu'Akira envoyait les siennes, tous deux côte à côte. L'inconnue envoya ses cartes d'acier à toute vitesse sur Léa. Puis Kakurine et Akira envoyèrent ensemble un seul et même Tsumiho qui fit une grande explosion sur Léa. Sous l'onde de choc, La montagne du Démon entière craquela et la colonne qui représentait l'élément feu s'écroula sur Léa. Puis, plus rien ne bougea. - On a réussi. articula Akira, essoufflé. - Non. dit Kakurine, elle aussi à bout de souffle, je sens encore sa présence. Sa puissance a énormément baissé, mais elle est encore là. » Tout d'un coup, une boule magique partit à toute vitesse sur Kakurine. Mais elle n'eut pas le temps d'esquiver. Akira se jeta devant elle au dernier moment, et ce fut Akira qui heurta la boule magique. Il tomba à terre, comme foudroyé par le coup. Léa sortit du tas de débris en faisant exploser les pierres. Elle avait pour seules blessures les cartes en acier de l'inconnue plantées dans tout le corps. Kakurine regarda Akira qui tremblait légèrement, signe de vie chez lui. Son tatouage au front se mit à briller d'une lueur étrange et des larmes de sang perlèrent à ses yeux (c'était sa manière d'avoir les larmes aux yeux.). « Léa, ma meilleure amie d'autrefois, n'aurait jamais fait une chose pareille ! Je ne te le pardonnerai jamais ! » cria-t-elle. Puis, son tatouage en avant, elle cria « Kragmatsu Beam !! » et un laser puissant sortit du tatouage en direction de Léa. Le tir lui atterrit dessus et Léa tomba à terre, inanimée. Son corps se changea en boule de magie et partit vers le ciel en faisant un trou dans la montagne. Alors un rai de lumière envahit le centre de la pièce A travers cette lumière, on voyait diverses formes sortir du sol pour aller au ciel. Les âmes que Léa avait capturées. Kakurine soigna Akira par un rituel de sa dimension, un sort semblable à celui de Kajiro, mais plus puissant. Akira se leva doucement s'approcha et vit sa mère dans le flot d'âmes. Elle se posa devant Akira. - Akira ?. Mon fils ?. - Oui c'est moi maman. dit Akira. Il avait un peu les larmes aux yeux. - Comme tu as grandi. Tu es devenu très fort, Akira. Mon fils, c'est sans doute la dernière fois qu'on peut se voir. - Mais maman, on se reverra. Quand mon heure sera venue, je viendrai te rejoindre. - Mais ton destin n'est pas de mourir aussi vite que les mortels. Tu vivras longtemps. Pendant des siècles. - Comment peux-tu savoir ça ? - Ta destinée est tracée, Akira. Tu vivras pendant des centaines et des milliers d'années. Et tu amèneras la paix dans la galaxie. Kakurine,. Elle fait partie de ton destin. Prends bien soin d'elle. - Oui, maman. Je te le promets. - Mon fils, adieu. Et va en paix... » Elle regarda Akira, désespérément, tout comme Akira la regardait les larmes aux yeux. Ils savaient l'un et l'autre qu'ils ne se reverraient jamais plus. D'autres âmes montèrent encore et le rai de lumière disparut. « C'est fini. » déclara Kakurine.

D'un coup, Akira se retourna et regarda l'inconnue aux cheveux noirs qui avait assisté à toute la scène. - Qui es tu ? lui demanda-t-il. - Tu le sauras le moment venu. répondit-elle. » Elle envoya une carte d'acier en direction d'Akira. Il bloqua la carte en plein vol avec deux doigts. L'inconnue sortit d'un bond de La montagne du Démon en disant « Sayonara, oni-chan ! ». Akira regarda la carte. Il y avait marqué en japonais hiragana « Ayame Tatsunachi ». Puis il vit Kakurine disparaître et réapparaître dans ses bras en faisant tinter son grelot, les larmes aux yeux. Elle lui dit en tambourinant sur la poitrine d'Akira : « Pourquoi ? Pourquoi t'as fait ça ?! Pourquoi tu m'as sauvée ! ». Elle regarda Akira... Puis elle baissa timidement ses yeux qui pleuraient un peu et rougit en souriant doucement. Oui, vraiment, elle aimait Akira. - Akira, dit Kakurine, je. Tu es le premier humain que j'apprécie vraiment. - Tu comprends maintenant pourquoi je voulais y aller à ta place ? » répondit Akira en souriant. Puis, il voulut dénouer son bandeau pour le rendre à Kakurine. Mais elle lui dit : « Garde-le. Ça te va bien. Mieux qu'a moi ! »

Des banquets et des fêtes fusaient de partout dans Roméo pour fêter la disparition de Léa. Tout le monde faisait la fête, ce soir-là. Sauf, dans la Forêt des Revenants, où deux êtres qui regardaient la lune Juliette sur un toit d'un temple en racontant leurs vies.
La paix revint sur Roméo

FIN ?

Maxime Kobayashi