Auteur : Mimi Yuy

Email : mimimuffins@yahoo.fr 

Origine : Rien qu'à moi ^______^

Disclamer : Merci de respecter mon œuvre et mes personnages en ne les utilisant pas à vos propres fins

Genre :  Angst et violent puis Shonen ai  ^_^V

Pour toutes personnes ne pouvant supporter les relations entre hommes qu'elles passent leur chemin merci.

« Tatouage »

ATTENTION !! Ce chapitre commence plus de 20 ans avant le prologue. Ne cherchez donc pas de liens entre lui et ce que vous venez de lire juste avant !!!!

ATTENTION BIS !!! Bien que ce ne soit pas très détaillé, ce premier chapitre contient des scènes violentes pouvant choquer les plus jeunes. Alors à lire en connaissance de cause.

Tatouage

Chapitre 1 : Un tatouage de sang

Château des Terres de Valyan – Chambre royale

Le château était silencieux. Pas un serviteur ne faisait le moindre bruit en vacant à ses occupations. Rien ! On n'entendait absolument rien, mise à part le souffle difficile d'un roi fatigué qui mourrait sur son lit. A ses cotés, un petit garçon agenouillé qui tenait fermement la main froide de son père. Les cheveux courts et châtains, il ne pouvait enlever ses yeux noisette de cette forme allongée face à lui.

- Père…

- Ne pleure pas.

- Mais… mais tu vas …

- Mourir ? Et alors ? Ne soit pas si triste. Je suis vieux et fatigué, c'est normal que ma vie s'achève. Toi et ton frère êtes jeunes et avez tout l'avenir devant vous. Tout ce que je regrette en partant aujourd'hui est que je ne pourrais pas vous voir diriger ce royaume.

- Papa…

- Chut… je t'aime. Je vous aime tant tous les deux.

Une quinte de toux força le vieil homme à cesser de parler quelques instants.

- Où est Liian ?

- Je ne comprends pas, Amyna est partie le chercher depuis longtemps.

- Je…

- Je vais le chercher …

- Non….C'est inutile mon coeur.

Aussitôt le jeune homme se rassit à ses cotés.

- C'est trop tard.

- Papa….

Un sourire et l'homme ferma ses yeux pour la dernière fois.

- nan,….. nan,…. nan, papa….

Affolé à l'idée de l'avoir perdu pour toujours l'enfant se tourna vers le médecin du château. Le meilleur de tout le pays. Mais ce dernier secoua la tête de droite à gauche. Tout était fini, il était mort. Le plus grand mage n'aurait rien pu faire pour lutter contre le temps.

Rompant l'instant, Amyna la nourricière des frères jumeaux, uniques héritiers du royaume, entra sans un bruit. Un regard vers le visage en pleurs de son jeune maître et elle comprit.

- Docteur. Il est ?

- Oui madame. Excusez-moi à présent. Je vais prévenir les autres.

Le médecin sortit, le petit garçon se jeta dans les bras de celle qu'il avait toujours considéré comme sa mère.

- Il est mort.

- Ca va aller mon grand.

- Comment allons-nous faire sans lui ?

- Toi et ton frère y arriverez.

- Mais nous sommes trop jeunes, c'est impossible, nous ne pourrons pas … on va …

- Je vous aiderais et les amis de votre père aussi. Nous….nous sommes là pour ça.

- Amyna !

Le cœur brisé par la perte trop rapide de l'homme qu'elle aimait, la jeune femme s'écroula sur ses genoux.

- Je n'ai pas été là. Je n'étais pas là pour ces derniers moments.

- Amyna.

Laissant tous deux s'échapper la douleur qu'ils ressentaient à cet instant dans leurs larmes, la femme et l'enfant qui se blottissaient l'un dans l'autre à la recherche d'un réconfort impossible à trouver en cet instant, n'entendirent pas le lieutenant de la garde royal se poster à leurs cotés.

- Monsieur, votre frère vous fait demander dans la salle du trône.

Trop surpris par la demande, le jeune garçon aux yeux embués de larmes regarda sa nourrice en quête d'explications.

- Je ne sais pas ce qu'il fait Iian. Il ne s'y trouvait pas quand j'y suis passée avant de revenir ici.

- Excusez-moi d'insister Monseigneur. Mais votre frère m'a fait comprendre que vous deviez vous presser.

- Je… j'arrive.

Trop perturbé par les derniers événements, le garçon essuya ses larmes d'un revers de manche avant de se relever non sans tituber pour suivre son escorte.

- Tu veux que je t'accompagne ?

- Inutile. Restez auprès de lui.

- A tout à l'heure alors.

Un signe de tête et le prince et ses gardes quittèrent la pièce, laissant la jeune femme pleurer seule son amant disparu.

~~**~**~~

Dés son entrée dans la salle royale, le jeune prince fut encerclé par quatre nouveaux gardes. Vaste et majestueuse, la pièce voûtée sur plusieurs mètres de haut, laissait échapper un courant d'air froid qui ne présageait rien de bon. Au fond se situait le trône du seigneur des Terres de Vaylan. Un siège recouvert d'un velours bleu d'où son frère se levait pour venir à sa rencontre.

- Liian ?

- Petit frère, te voilà enfin. Tu savais qu'il existait une phrase parfaite pour célébrer ce qui vent d'arriver.

- Que fais-tu ici avec tous ses gardes ? Notre père vient de mourir. Il t'a attendu jusqu'à la dernière minute. Je ne comprends…...

- SILENCE !

- …

- Bien. Tu sembles oublier un détail Iian. Comme le disait si bien la formule consacrée. « Le Roi est mort, vive le Roi ! »

- Quoi ?

- Je vois que tu es toujours aussi rapide à comprendre.

Un signe de son frère jumeau et les gardes se rapprochèrent du garçon encore choqué par la perte de son père. Liian Loy, lui, reprit la parole avec toujours plus d'assurance.

- Je vais t'expliquer assez vite la situation. Notre père nous ayant enfin quitté, Dieu garde son âme, je suis devenu ton seigneur. Alors tu vas devoir me jurer obéissance et respect !

- Pourquoi toute cette cérémonie ? Je suis ton frère.

- Oui, tu es mon frère et il se trouve que nous sommes jumeaux.

- Et ?

- Tu ne l'as peut-être pas remarqué Iian, mais mis à part une ou deux personnes, aucun serviteur et autre membre de la cours n'est capable de nous différencier tous les deux. Il se trouve que tu me ressembles trop. Alors j'ai trouvé une très bonne idée pour remédier à tout cela.

De plus en plus inquiet par la lueur de folie qu'il apercevait dans le regard de son frère, Iian tenta de faire un pas en arrière pour contrer le torse d'un soldat.

- Non, non, il est bien inutile de vouloir te sauver. Comme tu l'as si bien dit, nous sommes frères. Alors ne soit pas si craintif. Je n'irais pas tuer ou handicaper mon propre frère.

Un sourire sadique et l'ordre fut donné.

- Vous pouvez commencer.

Sans attendre une seule seconde, quatre hommes attrapèrent l'enfant paniqué pour fixer ses poignets et chevilles à de lourdes chaînes en fer.

Ces dernières encore absentes la veille l'écartelaient en croix sur le coté droit de la grande salle d'apparat.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Ne soit pas si pressé petit frère. Regarde qui vient pour toi spécialement des contrées du sud. Mon homme de confiance m'a assuré qu'il était le meilleur dans son travail.

Un adulte aux traits caractéristiques des asiatiques s'avança alors, suivis de deux hommes qui lui portaient une table recouverte d'instruments de tous types. Le maître parlant dans une langue inconnue, l'un des porteurs traduisit la question.

- Qui ?

Le nouveau seigneur des lieux se contenta de faire un mouvement de main en direction de son frère enchaîné.

- Et qu'il ne s'arrête qu'une fois le tatouage terminé.

- Le tatouage ?

- Et oui, petit frère. Sache d'ailleurs que notre père lui-même est celui qui en avait eu l'idée. Il souhaitait que nous portions chacun un petit tatouage sur le dessus de nos mains. J'ai décidé personnellement que tu serais le seul à recevoir cet honneur. Je trouve que son idée était de loin plus acceptable que de te couper un doigt ou un bras afin d'enlever tous doutes à nos courtisans. Grâce à moi tu pourras d'ici peu exposer à tous, le tatouage que j'ai choisi pour toi. Comme je sais que tu n'aimes pas faire les choses à moitié, il recouvrira l'intégralité de ton corps. Après ça, j'aurais la certitude que tu ne pourras jamais te faire passer pour moi.

- Je ne me suis jamais fais passer pour toi.

- Cela ne veut pas dire que tu n'en auras pas le désir un jour ou l'autre.

- Liian ne fait pas ça. Je t'en prie.

- Inutile de pleurer comme une fille. Ce n'est qu'un dessin sur ton corps que je t'impose, pas la mort !

- La mort ? Notre père est mort !!!!! Nous devrions le veiller auprès d'Amyna et toi tu ne penses qu'à t'assurer que je ne puisse jamais te trahir.

- Hum…. ? Oui, bon résumé de la situation. Finalement tu n'es pas si bête que tu en donnes l'air.

- Liian !!

- Seigneur, commencez qu'il se taise enfin.

- Vous ne nous avez pas préciser la technique que nous devons employer seigneur.

- Ah ? Je croyais avoir pourtant été clair. Si cela avait été un simple tatouage je me serais passé de vos capacités messieurs. Non, je veux pour lui un magnifique tatouage de sang.

- Liian !!!!!

- Et le dessin ?

- Aucune importance.

- Liian !!!!!

Loin de ressentir la moindre pitié malgré ses douze ans, le jeune garçon portant déjà sur lui une stature et un charisme de tyran, tourna le dos à sa première victime.

- Bien allons maintenant éliminer ceux qui souhaitaient te voir monter sur mon trône. Par qui préfères-tu que je commence ?

Se tournant de nouveau vers son jumeau, Liian attendit de sa part une réponse qui ne vint pas.

- Puisque tu n'as aucun nom à me donner, je commencerais par ta chère Amyna.

- Nonnnnnnnnn……..Liian, je t'en supplie ne lui fait rien.

- Ca risque d'être difficile si je veux la supprimer.

- C'est notre mère !!!!

- Erreur. Notre mère est morte en couche. Elle, ce n'était que la putain du seigneur. Comme je suis trop jeune pour en avoir envie et trop âgé pour téter sa poitrine, je crains qu'elle ne me soit plus d'aucune utilité.

- Liian…..

- D'accord. Puisque tu insistes, je ferais en sorte que sa mort soit rapide

- Liian… Arrête !!!! Non. Liiannnnnnnnnn

Le jeune homme sortit finalement suivit de sa garde étonnement docile tandis que le maître tatoueur approchait enfin son aiguille, aseptisée dans les cendres rouges, prêt du corps enchaîné.

Un mot de sa part et ses assistants déchirèrent sans plus attendre les vêtements de soies pour mettre à nu leur plan de travail.

~~**~**~~

Amyna était assise sur le bord du lit à pleurer la perte de son bien aimé quand un cri d'une violence inconnue se fit entendre dans tout le palais. Légèrement trop aigu pour appartenir à un homme d'age mûr, elle en déduisit aussitôt qu'un des enfants venait de se blesser mortellement. L'intensité du cri se renouvelant, elle ne pu concevoir de rester plus longtemps dans la pénombre de la petite chambre. Qu'il s'agisse d'un serviteur ou d'un membre de la cour, elle se devait d'aller lui venir en aide. La jeune femme ouvrait donc la porte menant au petit salon royal quand des hommes arrivant du couloir entrèrent au même instant dans la pièce. Derrière eux se trouvait l'un des jeunes héritiers.

- Liian vous voilà enfin. Je vous ai cherché si longtemps pour vous permettre de faire vos adieux à votre regretté père.

Un cri transperçant se faisant de nouveau entendre, la nourrice n'attendit pas de réponse de son jeune maître pour repartir vers le couloir. Pourtant, cela lui fut impossible. Devant elle, se dressait le jeune garçon.

- Qu'est-ce que vous faites ? Je dois passer.

- Si vous vous inquiétez pour les cris, ce n'est que Iian.

- Quoi ?

- Il semble un peu trop sensible. Dire qu'il est censé devenir un homme. Il me fait honte.

- Qu'est-ce que vous avez fait ?

- Ca, vous aurez du mal à le savoir.

Sans en dire plus, le jeune garçon enfonça lui-même son propre poignard dans la poitrine de sa mère adoptive. Alors que le corps prit de convulsion s'écroulait à ses pieds dans une marre de sang, l'enfant ne pu s'empêcher d'étouffer de sa botte les dernières paroles de la mourante.

- Vous étiez trop jeune pour mon père.

- …

- Quel regret que vous n'ayez pas été à l'origine de sa mort. J'aurais au moins trouvé une raison de vous garder en vie.

Enjambant finalement le corps sans vie, Liian Loy, nouveau Seigneur de son état, reprit son chemin vers les appartements du maître d'armes. Il ne lui faisait aucun doute qu'il s'agissait là du plus fervent admirateur de son jeune frère.

~~**~**~~

Cuisines Royales

Il n'était qu'un enfant comme les autres alors pourquoi l'un des fils du seigneur des lieux souhaitait-il le voir ? Il venait juste de rentrer du village pour découvrir les serviteurs tous plus effrayés les uns que les autres. Quelques mots échangés avec la cuisinière en chef qui l'aimait bien, lui avait appris que le palais avait vécu toute la journée comme dans un autre monde.

La vieille femme lui avait appris que le seigneur Marc Loy était mort aux premières lueurs du matin. Mais cela, Alexander le savait. Il avait entendu toutes les cloches du pays annoncer la nouvelle passant de village en village. Non, ce qui l'avait surpris et angoissé était d'apprendre que des cris déchirant n'avaient cessé depuis de raisonner toute la journée durant. Tandis que des exécutions sommaires ne cessaient d'être perpétrés dans le château. Aucun jugement, aucun jury comme l'aurait imposé l'ancien roi. De véritables meurtres exécutés de sang froid par le nouveau maître des lieux.

- Fais attention à toi Alexander !

- J'ai peur d'y aller.

- Tu n'as malheureusement pas le choix.

- Je pourrais fuir. Aller me cacher dans le village avant de quitter la région et rejoindre mes parents.

- Si ça peut te rassurer, il ne fait pas venir ceux qu'il souhaite tuer.

- Pas sur que ça me rassure.

N'ayant de toute façon pas le choix aux vues des trois gardes qui s'approchaient de lui, Alex prit le parti d'affronter le courroux de son nouveau seigneur et maître.

Quand il entra dans la salle royale, Alex vit en premier lieu l'un des deux princes confortablement assit sur le trône de son père tandis… Tandis que le corps sans vie de la douce Amyna, gouvernante du château, gisait à ses pieds. Seigneur Dieu, il avait même tué sa mère nourricière.

- Alexander. Je suis heureux qu'ils t'aient enfin trouvé. Approche, je t'en pris.

Loin de le vouloir, le jeune garçon âgé de dix ans, fit quelques pas dans sa direction, jusqu'à ce que son regard croise un spectacle des plus effroyables. Devant lui se trouvait, un corps nu recouvert de sang et enchaîné de toute part. La tête tombante donnait l'impression que la personne était morte vidée de son sang. Pourtant, le visage se redressa un infime instant pour le fixer dans les yeux. Impossible de ne pas reculer de sursaut à cette vision d'horreur.

Et le pire qu'il pouvait imaginer n'était pas même un dixième de ce qu'il voyait. Le frère, le frère jumeau du garçon qui lui faisait face était la victime d'une torture des plus atroces. Un homme lui enfonçait d'une régularité effrayant, une aiguille des plus épaisses sous sont épiderme faisant tomber un peu plus de sang encore dans la fine rivière rouge qui traversait toute la salle du trône.

- Qu'est-ce que …

Voulant fuir au plus vite cette pièce, Alexander tenta de faire un second pas de recul mais il était trop tard pour lui aussi.

- Allons, allons, rassure-toi. Je ne t'ai pas fais venir pour te tuer. Je ne te connais même pas à dire vrai. J'ai juste découvert ton nom sur des papiers.

- …

Légèrement plus grand que lui, le jeune seigneur le fit tourner pour l'observer sous toutes ses coutures. Le garçon était tout ce qu'il y avait de plus banale. Des cheveux foncés, un teint coloré par le soleil, qui prouvait qu'il venait d'une famille de paysans. Mais ces derniers ne devaient pas être pauvres, à la vue de ses joues rondes ou de sa silhouette musclée. La seule chose qui ressortait réellement de sa personne était ses yeux d'une couleur très pâle. Sorte de gris clair qui lui donnait l'air d'avoir des nuages en guise de prunelles.

- J'ai du mal à savoir comment et pourquoi mais des lettres de mon défunt père indiquent que tu possèdes un grand pouvoir. Que pour cette raison, il t'a fait venir ici, pour t'instruire et t'éduquer afin que tu deviennes un jour le plus fidèle conseillé de son héritier.

- Je ne suis pas au courant pour le rôle de conseiller. Mais j'ai bien un faible pouvoir et votre père m'avait bien fait l'honneur de prendre en charge mon éducation.

- Alors c'est vrai ? Tu sais lire dans l'esprit des gens ?

- Je … Oui. On peut dire ça ainsi.

- Fais-m'en la démonstration dans ce cas !

- Mais …

- TOUT DE SUITE !!!

N'ayant aucune envie de récolter le fruit de sa colère, Alexander tandis ses mains tremblantes de peur vers celles de son seigneur. Il ne les avait pas frôlés une seconde que ce dernier se dégagea.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Trop décontenancé par les images des plus violentes qui venaient de passer dans son esprit, Alex tenta de rester lucide et conserver tout son sang froid.

- Je……Pardon seigneur. Mais je ne suis pas encore assez puissant. J'ai besoin de toucher la personne que je dois lire pour y arriver.

- Tu as lu en moi ?

- J'ai besoin de longues minutes et de concentration pour cela. Hors je ne vous ai effleuré qu'une petite seconde.

- Bien.

Réfléchissant, Liian trouva finalement l'idée qui lui plaisait le mieux.

- Essaie donc sur mon frère. Je veux savoir ce qu'il pense actuellement. Aime-t-il le beau tatouage que je lui offre ? Désir-t-il à présent se venger de moi ?

Tremblant un peu plus encore à la seule idée de devoir toucher le cadavre encore vivant du jeune garçon, Alexander fut poussé vers ce dernier. Comme toujours un signe de tête suffit pour que le garde qui restait derrière lui, prenne sa main et la pose sans délicatesse sur l'épaule en sang. Un râle de douleur sortie des lèvres toutes aussi rougies, obligeant l'empathe à s'exprimer les larmes aux yeux.

- Pardonnez-moi prince Iian.

- Pourquoi lui demandes-tu pardon ? Je t'ai donné le droit de le toucher. Et ne sois pas si inquiet. Il ne cri plus depuis que cet idiot s'est mordu la langue, il y a quelques heures.

Hochant la tête en silence, Alex n'en pleura que plus. Les images que le jeune homme lui renvoyait le faisaient souffrir de tristesse. N'en pouvant plus, il éloigna avec force sa main et ses bottes irrémédiablement tachées du sang royal.

- Alors ?

- Il… ses pensées se bouscules….

- Ca je veux bien te croire. Mais qu'elles sont-elles ?

- Il pleure la disparition de son père, de sa nourrice et …

- Et ?

- ….de vous.

Un rire éclata dans le silence pesant.

- De moi ? Il pleure ma disparition ? Se rend-t-il compte que seule sa vie est en danger ?

- Il pleure la perte de son frère bien aimé. Il …. Il ne cesse de penser qu'il ne vous aurait jamais trahis.

Le rire redoubla avant qu'il ne cesse en un instant. Nul doute qu'à douze ans un comportement aussi sanguinaire et extrême reflétait là l'esprit d'un véritable malade mental. Pourquoi personne ne s'était donc rendu compte de la folie du frère aîné des deux héritiers ?

- Bien, tu m'as convaincu. Je décide donc que tu resteras parmi nous comme l'avais désiré mon père. A partir d'aujourd'hui tu ne travailleras que pour moi. Je veux que tu deviennes le plus intelligent de tous mes conseillers. Tu apprendras tout ce qu'un homme de lettres doit savoir et tu travailleras ton don dans l'unique but de me servir. Suis-je clair ?

- Oui, seigneur.

- Dans le cas où tu viendrais à manquer à ta parole de fidélité envers moi, je me verrais contraint de te forcer à rester parmi nous en te déchargeant de tout ce qui te serait inutile. Seul ton esprit m'est essentiel. Au moindre écart de ta part et je demande à ce qu'on te coupe les pieds. Si besoin est, nous raccourcirons même tes jambes à mesure d'une rondelle de quelques centimètres par faute commise.

Voyant cet homme observer avec plaisir la longue torture de son petit frère approchant de la mort et sachant qu'il avait tué et fait tuer toutes les personnes qui lui étaient chères, Alexander ne doutait pas que le meurtre d'un enfant de paysans comme lui ne le soucierait pas le moins du monde. De sa réponse dépendait donc sa vie. Aussi, sans plus attendre, il abaissa son visage et ses yeux devant son nouveau maître.

- Ce sera inutile seigneur. Je ne vous ferais jamais défaut.

- Je n'en doute pas. C'est pourquoi nous allons sceller ton pacte de fidélité sans plus attendre. Garde ! La masse !

- Qu'est-ce que vous aller en faire ?

- Te briser les deux jambes afin que tu comprennes que je ne me moque pas de toi.

- Quoi ?

Relevant la tête, Alex pouvait voir s'avancer vers lui un homme portant une masse en fer de plusieurs kilos.

- Je vous en supplie seigneur. Je vous serais fidèle, je ne vous trahirais jamais. Ce que vous vous apprêtez à faire est inutile. Je ne….

Tiré vers une longue table de bois utilisée habituellement pour les banquets, le garçon se démena pour s'échapper des prises violentes de ses bourreaux.

- Seigneur ayez pitié ne faites pas ça,

- Allons, ne t'en fais pas, il ne s'agit que de tes jambes. Quelle importance peuvent-elles avoir ? Ce n'est pas grâce à elles que ton esprit fonctionne.

- Seigneur, non. Je…Je  ferais tout ce que vous voudrez mais pas ça… Je vous en supplie….

Alors que le garçon en pleurs était enfin solidement fixé sur le dos au centre de la table en pin massif, la masse s'abattit sur lui dans un cri déchirant.

A suivre.

Pas facile de faire une partie sanglante et cruelle. Je me rends bien compte que mes descriptions laissent plutôt à désirer. Et pis le personnage de Liian semble assez peu réaliste et l'action mal placée dans le temps et l'espaces (Rappelez moi pourquoi je poste cette histoire ^^).

N'empêche que comme très souvent un rêve des plus beaux (je sais c'est pas évident à croire vu ce que je viens d'écrire) est à l'origine de cette fiction. M'enfin ne vous fiez pas à ce début un peu barbare, la suite sera teintée de douceur et d'amour ^_^ (puisque je vous le dis ^_~)

mimi yuy