Dernier chapitre ! Si si, c'est vrai !

Quand deux vies se croisent

Chapitre 16 – Say goodnight sweetie…

« Non, pas par là ! »

Ben pourquoi ? C'est l'entrée !!! Quand on rentre, on prend bien la porte, non ? Malgré les signes négatifs du vigile, je m'avance vers l'entrée où les gens attendent l'ouverture de la grande enseigne. Je me pose devant, pour attendre l'ouverture.

Je regarde autour de moi. Pourquoi tous les regards sont braqués sur moi ? Oh, mon dieu… Je fais un pas en arrière… Ils font un pas en avant… Je fais deux pas en arrière, ils se ruent sur moi, telle une masse d'adolescentes pré-pubères qui auraient aperçues M. Pokora… Bon, M. Pokora, c'est une référence de merde, mais si j'avais dit Brad Pitt, tout le monde se serait foutu de moi…

Mon dieu, ils sont tous prêts… Aarrg…

oOo

Le vigile parvient à me tirer hors de la masse.

« Mais… Qu'est-ce que c'est que ça ?

- Des fans de votre disque, explique le vigile.

- Je suis écrivain.

- Ah bon ? Alors, ce sont des fans de votre… Livre…

- Mais pourquoi ils se sont jetés sur moi. Comment font les autres personnes un peu célèbres ?

- Ils passent par l'entrée du personnel, là où on a aménagé un périmètre de sécurité ?

- Pas bête. »

Il me conduit donc vers cette entrée.

« Ça va ? Pas trop traumatisé ?

- Ben… Il y en avait une qui voulait que je lui signe un autographe sur la poitrine…

- Mais vous avez sorti combien de livres pour être aussi célèbre ?

- Deux. »

Il ne répond rien. Je me garde bien de lui dire que ma célébrité a pas mal à voir avec un peu de maquillage, quelques fils électriques et une meilleure amie hystérique…

oOo

J'entre donc par l'entrée des artistes… Enfin, du personnel… J'entre vite, pour éviter de reproduire la scène de tout à l'heure. Je vais m'installer à la table sur laquelle sont disposés des exemplaires de mon livre ainsi que des reproductions de la première page imprimées sur des marque-pages ou des cartes postales.

Je regarde l'heure. 9h58. Dans deux minutes, ils vont ouvrir la fosse aux lions et le pauvre gladiateur va devoir lutter… En signant des autographes… Arf… I am tout seul…

oOo

Dix heures. La librairie ouvre ses portes. La file avance calmement. Je suis impressionné par la queue qu'il y a encore dehors. Vous vous demandez comment ma splendide prestation sur le plateau télé a pu ne pas mettre un terme à ma carrière naissante ? Vous n'êtes pas les seuls. Il semblerait que mon naturel « explosif » ait plu. Pourquoi il a plu ? Alors ça…

oOo

« Monsieur… Je vous mets quoi ?

- Ce que vous voulez, du moment que c'est long et épais.

- Désolé, j'ai déjà un petit ami. Et surtout, j'ai déjà un père. Et il est plus jeune. »

oOo

Je vais changer de formule.

oOo

Au moment où la personne part, je reçois un texto. Je le lis puis commence à répondre car c'est important. Tout concentré que je suis et sans relever la tête, je demande mécaniquement :

« Je signe quoi ? C'est pour qui ? Désolé d'envoyer mon texto en même temps, mais c'est très important.

- Signez-moi une carte postale, s'il vous plaît. Pour Daniel.

- Ah tiens, c'est marrant, vous vous appelez comme mon petit… »

Je relève la tête.

« Ah, vous êtes mon petit ami ! Hé hé… Ce que j'ai l'air bête, maintenant… Merci, Daniel !

- Oui, moi, ça va aussi. Merci d'avoir posé la question. Pourquoi je suis là ? Oh, juste parce que je suis plus malade comme un chien et que je voulais te faire la surprise. Oh, mais de rien, c'est un plaisir de te faire plaisir !

- Ouh la la, mon gros bébé a ses ragnagnas ! »

Sachant quand arrêter la plaisanterie, je l'enserre tendrement par-dessus la table, et, serré contre lui :

« Merci d'être venu. Ça me fait tellement plaisir que tu sois là. Mais si tu es venu alors que n'étais pas complètement guéri, tu vas devoir apprendre à te passer de ça… Pendant longtemps… »

Tout en disant ces mots, je prends quelques poses lascives, afin de lui faire comprendre ce qu'il risque de regretter pendant une longue période… Ce à quoi il répond en se mouchant au-dessus de mon épaule.

« Tu sais, c'est très beau ce que tu as fait pour moi… Enfin, sauf le lâcher d'huîtres sur mon épaule… Mais ça me touche beaucoup ! Tu sais, l'histoire de ne pas te faire profiter de tout ÇA pendant plusieurs mois… semaines… jours… C'était pour rire.

- Tttt… Ce qui est dit est dit ! La prochaine fois, tu réfléchiras.

- Mais, c'est ma punition ! Je l'annule ! C'est du vent !

- Et moi, je veux recevoir cette punition ! Je l'ai mérité !

- Oh oui, vilain garçon. Je te mettrai la fessée, ce soir.

- Tu te rends compte qu'il a pas loin de deux cent personnes derrière moi ? me fait gentiment remarquer Daniel.

- Va donc t'asseoir de l'autre côté de la table.

- Tu ne viens pas ?

- Attends, je ramasse ma dignité éparpillée par terre. Pardon, jeune fille, vous en avez un bout sous votre chaussure. Oui, allez-y, piétinez-la. Au point où j'en suis !

- Ah, c'est si facile ! lance Daniel.

- J'ai envie de pleurer ! »

oOo

« C'est pour qui ?

- Pour l'association 'Les pédés finiront en Enfer'. »

Je regarde Daniel. Il me fait signe de foncer.

« Oh, mais c'est toi !!! Je t'avais pas reconnu ! Tu te rappelles pas de moi ? On a couché ensemble quand j'avais dix-sept ans !!! On se voyait souvent dans ce petit bar, là… Le Pride Café ! T'étais toujours habille avec cette drôle de combi en cuir quand tu dansais sur scène. Remarque, tes habits, tu les gardais pas longtemps ! »

Il s'en va, rouge de honte. La foule applaudit.

oOo

« Bonjour, j'écris… »

Je regarde la personne… Non, c'est un cauchemar.

« … Quel message ?

- Ecrivez : 'Pour Nicole. Voulez-vous m'épouser ?' »

Je remplis la carte d'une main tremblante.

« Je peux vous faire la bise ?

- Oui, mais je ne vous ferai pas d'autographe sur les seins. »

Elle s'approche, comme pour me faire la bise, mais elle attire ma tête entre ses seins, et les presse contre mon visage.

« Pour que en touchiez, au moins une fois ! »

Elle me libère. Je lui tends son autographe.

« 'Pour Nicole, même pas en rêve.', lit-elle à haute voix. Au moins, c'est original. »

Elle part. Je me tourne vers Daniel. Il pouffe en silence.

« Alors ? Tas ressenti quelque chose ?

- Non, rien.

- Fais pas cette tête. Au moins, maintenant, tu es sûr que tu es gay ! »

oOo

« J'écris quoi sur la dédicace ?

- Rien. Je viens juste vous dire que tous les homosexuels brûleront sur le bûcher ! Les aberrations périront par le feu sacré. »

Ils sont encore nombreux, comme ça ? Le pire, c'est qu'il a l'air convaincu, du haut de sa trentaine.

« Je vais vous demander de partir sans faire plus d'esbroufe, parce que je ne signe d'autographes qu'aux humains. Bonne journée. »

Il part mais continue à déblatérer sur le sort final des homosexuels. Au milieu de la foule, un homme probablement un peu plus jeune que lui, l'attrape et l'embrasse langoureusement. Après de longues secondes, il dessoude ses lèvres des siennes. Le pseudo prêcheur le regarde, muet de stupeur.

« Voilà, maintenant, toi aussi, tu finiras sur le bûcher ! lui fait réaliser l'autre. »

Ce à quoi l'homophobe répond en l'attirant vers lui et en l'embrassant de nouveau.

« Ben ça, c'est pas banal, lance Daniel.

- Bon, c'est bon, arrête de les regarder ! C'est malpoli !

- Qui es-tu pour me parler d'impolitesse ??!

- Mais je te proute !

- Mais oui, moi aussi, je t'aime ! »

Je me remets face à la foule, comme si de rien n'était. Ce sera pas la première fois que je me ridiculise en public aujourd'hui. Alors, une fois de plus ou de moins. Je suis blasé maintenant.

« Bonjour, j'écris quoi ? »

oOo

Mon portable sonne à nouveau. Cette fois-ci, c'est un appel.

« Oui, Godzilla ?

- Godzilla t'emmerde.

- Hum hum… Tu penses ramener ton petit derrière potelé avant la fin de la séance de dédicace ?

- Je suis presque là.

- Tu penses nous faire l'honneur de ta présence dans combien de temps ?

- Mais tout de suite ! »

Je viens d'entendre la dernière phrase directement dans mon autre oreille, celle qui n'a pas un téléphone collé dessus.

« C'est bizarre, je t'entends comme si t'étais à côté de moi ?

- Ah bon ? BOUH !!

- Aaaaaah !!! »

Je sursaute, ce qui fait que ma tête cogne la mâchoire de Raphaëlle qui est effectivement à côté de moi. Sonné, elle tombe sur les genoux de Daniel, dont la chaise en bois cède.

« Aïe, bobo ! se plaignent-ils, à l'unisson. »

Alors, Dieu existe ! Alléluia !

oOo

Je les aide à se relever et ils s'assoient l'un à côté de l'autre, en prenant bien soin de faire bande à part.

« Penseriez-vous à parler de moi ?

- Non, pas du tout, répond Daniel en me faisant signe de retourner à mes autographes d'un mouvement dédaigneux de la main. »

Abandonné comme un pauvre petit chien au bord d'une route, je reprends ma séance d'autographes. Lançant une complainte déchirante…

« Miguel ! Gros dégueulasse !

- C'est pas moi, c'est ma chaise ! »

Enfin bref…

« Bonjour ! J'écris quoi ? »

oOo

« Et là, il s'est puni tout seul en disant que si j'étais venu alors que je n'étais pas complètement guéri, je serais privé de sexe pendant une longue période…

- Longue période ? s'étonne Raphaëlle. C'est-à-dire ? Vingt-cinq minutes à partir d'il y a une heure ?

- Oui, c'est à peu près ça. Non pas que ça me dérange, mais…

- Hé ! C'est aussi une punition pour toi.

- Vu dans un certains sens, pas vraiment, ma petite nympho insatiable.

- Nuf ??!! m'écries-je, outré.

- Hé ! s'emporte Raphaëlle. J'ai un copyright sur le « nuf ?! » !!!!

- Je ne suis pas une nympho !

- Oh, si peu ! laisse échapper le fan à qui j'allais signer un autographe. Oh désolé… »

Il me regarde, cherchant une réaction de ma part.

« Je m'en vais, c'est ça ?

- Oui, c'est ça. Suivant ! »

Sentant mon humeur prête à sauter du mode « exécrable » au mode « mégère », il vient entourer ses bras autour de mon cou et me murmure quelque chose à l'oreille. Je retrouve alors mon sourire perdu dans les limbes de la moquerie. Toujours accroché à mon cou, Daniel me pointe du doigt.

« Regardez-le, comme il est content ! Une ou deux propositions cochonnes et il est heureux comme un enfant. Mais ce n'est pas une nympho, bien sûr. Et il n'y a aucun non-sens dans ce que je viens de dire. Oh, et pas besoin de me pincer la jambe, je t'ai dit que j'étais pas d'humeur pour le faire tout de suite. »

A juste titre (malheureusement !), Raphaëlle fait remarquer que j'ai déjà pas mal de matière pour écrire la suite de Quand deux vies se croisent.

« Je préférais encore quand t'es arrivé sur le plateau de télé habillé en écuyer, debout sur une girafe… »

Pourquoi tout le monde me fixe ?

oOo

« Bonjour, je voudrais un autographe de votre amie !

- Et pourquoi pas son numéro aussi ? Il est pris, je vous rappelle !

- Non, je parlais de votre illustratrice !

- Quoi ?!! Vous voulez un autographe d'elle ? Mais c'est du gâchis de papier ! »

Aïe... Ça fait mal, Raphaëlle.

« Et vous en voulez pas une de moi ?

- Non, merci.

- Sûr ?

- Sûr. A moins que vous signiez Marc Lévy.

- Arrête de pouffer, Daniel.

- Désolé, j'y arrive pas, Marc… Euh, Miguel. »

oOo

Vers treize heures, alors que nous mangeons, une personne probablement venue faire des achats dans la librairie vient vers nous.

« Oh, j'arrive trop tard pour les autographes ?

- Non, trop tôt ! explique Daniel. Bébé s'est mis à pleurer parce qu'il avait faim, alors, pour trop avoir la honte devant les autres adultes, on a du le faire manger. »

A voix basse, il rajoute :

« Vous savez, il s'est roulé par terre !!

- Un couple gay qui a adopté, c'est merveilleux !! s'extasie-t-il. Il est où ce petit garnement ?

- Juste là ! ai-je le temps de répondre en désignant Raphaëlle. »

Ce à quoi elle répond en laissant, par mégarde je l'espère, échapper un rot magistral et retentissant.

Je m'approche d'elle et lui caresse la tête.

« Ça y est, t'as fait ton rototo, ma grande !! Oh !! On ne montre son majeur à son papa, comme ça ! Avec des manières comme ça, tu vas finir comme ta maman Daniel, avec sa jupe ras la fouffe, et son sac à main en sky ! Tu sais, le soir, quand elle se déguise…

- Bon, je repasserai plus tard.

- Non, non, je vais vous le signe tout de suite !! »

Je retourne vers lui, m'assoit et lui pose les questions d'usage avant de signer son exemplaire du livre. Je la remercie ensuite et lui souhaite une bonne après-midi. En parlant, je postillonne sur son tee-shirt, postillon qui s'accompagne on ne sait comment d'un petit morceau de nourriture. Honteux, j'attrape un mouchoir en papier dans mes affaires et me penche tout naturellement pour le retirer.

Pour se faire, je m'appuie sur la table sur laquelle je signe les autographes et grimpe plus ou moins dessus.

« Attention, Miguel… Trop tard… »

La personne s'en va, en courant plus ou moins. Une vendeuse passe.

« Madame, la table, elle a parti… »

oOo

« Pourquoi ils ont fait la séance de dédicace le lundi ! J'aime pas les lundis !

- Et pourquoi ça ? demande Raphaëlle.

- Parce que le lundi, c'est après le dimanche !

- Oh, c'est d'une profondeur, ça ! Pas de chance, hein, Daniel ?

- Oh, mais tu sais, je l'ai pas pris pour son intelligence…

- Oui, mais, en général, on dit qu'ils sont soit beaux soit intelligents. Or, le tien… Voilà, quoi !

- Hé ! Arrêtez de parler de moi comme si j'étais pas là !!!!

- Mais c'est tout comme, explique Daniel. Regarde, c'est ta meilleure amie qui signe les autographes maintenant !!

- Méchant Daniel caca boudin ! »

Je me lève et me dirige vers un mur.

« Où tu vas ? demande Daniel.

- Mettre les doigts dans une prise.

- Oh non, t'es déjà assez mal coiffé ! »

C'est chez les homosexuel(le)s que le taux de suicide est le plus élevé.

oOo

« Bonjour, Miguel !

- Bonjour, euh… Vous !

- Mais c'est moi, Benjamin ! Tout le monde m'appelait Ben ! Tu te souviens pas ? En seconde ! »

Ben ? En seconde… Ah oui, Ben !

oOo

Quatre ans et demi plus tôt…

« Bonjour, t'es nouveau ?

- Oui, je m'appelle Benjamin. Appelle-moi Ben.

- Enchanté Ben ! Moi c'est Miguel.

- Tu veux sortir avec moi ?

- Oui, d'accord. »

Ensuite nous sommes sortis du lycée et nous sommes allés courir dans les champs, main dans la main. Vingt minutes plus tard, nous avons emménagé dans un petit appartement et nous avons vécu heureux pendant quatre heures et vingt-cinq minutes.

oOo

Quatre ans plus tôt,

Mais quatre heures et vingt-cinq minutes plus tard…

« Ben, il faut qu'on parle.

- Oui.

- Je crois que la flamme s'est éteinte entre nous.

- C'est vrai. Alors, on se sépare ? en a-t-il conclu.

- Oui, je crois que c'est ce qu'on à mieux à faire.

- Ok ! Salut ! »

Ce fut une histoire d'amour courte, brève et peu longue… Qui n'a jamais eu lieu…

oOo

« Ah oui… Ben…

- Tu n'as aucune idée de qui je suis ?

- Absolument aucune.

- Tant pis. Je peux avoir un autographe ?

- Sûr ! »

oOo

C'est la dernière.

« Bonjourjesuisunegrandefanj'adorecequevousfaites,j'ailutousvoslivresjepeuxvousposerunequestion?

- Je… Oui, bien sûr.

- Qui est-ce que vous aimeriez voir venir à cette séance de dédicace ?

- Eh bien… J'ai déjà mon petit ami, ma meilleure schizophrène… Aïe mon pied ! Je sais que ma mère et ma sœur ne pourront pas venir. Mais si mon père était là, ça signifierait beaucoup pour moi. Ça fait plus d'un an et demi que je ne l'ai pas vu, et même si je lui en veux beaucoup, il me manque. »

Je signe son autographe, les yeux sans doute un peu plus brillants que je ne le voudrais. Elle part… Nous commençons à remballer nos affaires.

« Attendez !!!! Laissez-moi passer !!! Je vous dis que je le connais ! »

Je fais signe au vigile de laisser entrer la personne, qui s'approche rapidement de la table.

« Surpris de me voir, hein ? Ça faisait longtemps ! »

Je passe par-dessus la nouvelle table comme je peux et lui saute dans les bras. Je ne peux pas empêcher les larmes de couler.

oOo

Ça aurait pu être une fin comme dans les films, mais ça ne l'est pas. La dernière scène sera heureuse, mais accompagnée d'une pointe de déception. Je suis heureux, très heureux, mais pas complètement satisfait. Je te retrouve après tant de temps, mais toi, je crois bien que je t'ai perdu. Tu n'es pas là.

« Et si on allait boire un verre, tous ensemble ? »

En se tenant par les épaules, on sort par la grande porte. Une drôle d'équipe… Qui ne passe pas par la porte.

« Je crois que je me suis cassé le nez… »

oOo

« Pour Marie-Anne.

Toujours en retard, mais tu finis toujours par arriver. Tu m'as manqué. Mais tu es finalement venue. Même si ça ne dure que quelques heures, je suis content de t'avoir revue. Au moins une fois… »

TT FIN TT

Un moment à marquer d'une pierre blanche… Enfin, je crois que c'est ça l'expression. Et oui, Miguel a enfin fini une de ses histoires. Profitez-en, c'est tellement rare. Si je compte, ça fait plus de trois ans que je l'ai commencé, ce qui n'est pas un si mauvais score quand on regarde certaines de mes autres histoires…

Enfin, bref, c'est bel et bien fini. Je sais que la fin est étrange mais elle est dans ma tête depuis le début. Bon, en fait, la fin était différente au début. Remplacez juste le nom « Marie-Anne » par « Papa », et vous aurez la fin à laquelle j'avais pensé au début. En fait, la fin a changé quand j'ai écrit le chapitre onze. Je ne me l'explique pas. Pour moi, la seule fin valable, c'est avec Marie-Anne. C'est comme ça !

Vous remarquerez que le personnage qui apparaît, Benjamin, c'est le nom qu'avait Daniel dans cette histoire, au début. Quand j'ai écrit la première version du chapitre, je n'étais pas encore avec Daniel. J'avais appelé l'éditeur que je rencontre à la fin du chapitre Benjamin Arsène ou quelques chose comme ça. Et il n'avait bien sûr pas du tout le physique de Daniel. J'ai pas fait du tout exprès de reprendre ce nom dans le dernier chapitre !

Sinon, il y a beaucoup de références à diverses choses :

- A Will & Grace pour le titre. Say Goodnight Gracie est le nom du documentaire très émouvant sur la série qu'ils ont diffusé avant la dernier épisode de la série.

- J'ai maté les deux premières saisons de cette même série que je n'avais jamais vue. Donc, j'ai un peu essayé de donner une ambiance proche de cette série dans certains passages. Mais je ne les égalerai jamais !!!

- Sinon, certains dialogues sont de vrais dialogues que j'ai eu avec des gens ou dit ou dit, comme celui sur les lundis.

Je crois que c'est tout. Ah non… Lisez mes deux histoires en commun avec Hubert, s'il vous plaît !!!! On a vraiment besoin d'avis sur nos deux histoires !!! L'adresse ? Allez aussi voir la page d'Hubert : . Et lisez mes fan-fics aussi !! J'aimerais un avis sur ma fan-fic Power Rangers : !!!!

Bon, maintenant, je vais m'atteler à une autre histoire…

bientôt !

Miguel