Hello!! Sa va bien tout le monde?? Moi oui! De retour d'entre les morts! Lol! Bon, d'abord un petit mot pour mes pitits reviweurs:

Habby: merci pour tout ces compliments sa me fait trop trop trop trop plaisir! Flame, oui, un nom peu commun! ^ô^ Pis les chapitres vont se rallonger de plus en plus (le prochain est LARGEMENT plus long, ^ô^= bonne lecture!

Poisson Rouge: beh j'ai relu le papier, et tu vas avoir quelques réponses je pense, si tu ne les as pas eu avant! Profites bien mon tit Poisson!

Ptite Fleur (j'abrege mdrr!!): le bocal est plein lol!! Merci beaucoup!! Lis bien!

Sur ce, je vous laisse à mon troisième chapitre!!

Si vous avez des choses importantes à me dire, des suggestions quant à mon histoire, ou autre, sauter sur l'occas, lol, d'écrire à mon adresse e-mail! (Ma boîte n'attend que vous, lol!) tapez le: imari_ashke@hotmail.com

A bientôt!

The Flame of Huminty

Chapitre trois: Adaptation à la vie.

J'ouvris les yeux. Tout était trouble. Et sombre. Etait-ce normal? Je les fermais, puis les rouvris. Je sentais ma bouche pâteuse. Et ma vue... Je n'arrivais pas à bien voir. Que m'était-il arrivé?

Une soudaine bouffé de terreur m'envahit, et je me levais en sursaut. Je ne voulais pas être revenue dans cet endroit! Je ne vouais pas! Si j'avais pu me tuer, je l'aurais fait! Je le savais! Ce n'était pas l'envie qui me manquait, à cet époque-là, mais les possibilités!

Je retrouvais peu à peu mes esprits, et c'était comme si ma mémoire arrêtait de brûler dans l'âtre de mon cerveau. Plus je retrouvais mes sens, mon corps, mes souvenirs les plus récents, et plus les sensations d'avant, disparaissaient. Et j'eue l'impression qu'un mur épais se dressait entre moi et mon passée. Sensation désagréable, d'autant plus que j'avais du mal à me remémorer comment je m'étais retrouvée... dans ce lit.

Oui, j'étais dans un lit, grand. L'odeur de la pièce était incontestablement masculine, et je la respirais, sentant mon cœur se serré. Je me souvins! Papa!

Et la peur s'agrippa sur tout mon corps. Où était-il? Il était... partit? Il m'avait... laissé? Non! Pas lui! Il avait eu l'air tellement inoffensif et pourtant plein de force et de courage, mais d'une telle pureté! Il était là, j'en étais sûre!

Ma respiration était saccadée alors que je me levais, fébrile, pour aller ouvrir la porte que je discernais à peine dans l'ombre de la chambre. Les volets étaient fermés et de minces faisceaux de lumières entraient, formant des ombres dansantes sur toute la pièce, tandis que j'entendais au dehors le vent soufflé.

Ma main se tendit vers la poignée et j'ouvris doucement la porte. La lumière qui se dégageait de la pièce voisine m'aveugla et je clignais des yeux en me protégeant avec mes mains, lâchant la poignée.

_Flame! Ma petite fille, tu es réveillée. Entre dans la chambre et assieds-toi sur le lit que je t'apporte de quoi manger. Allez, le plateau est lourd mon cœur.

Je sursautais au son de sa voix douce, lente, et je ne cachais pas le soupir de soulagement que je sentais. Mes crispations sur tout le corps s'estompèrent petit à petit et j'obtempérais quant à ce qu'il m'avait dit.

Avec la porte ouverte, je pu enfin voir à quoi ressemblait sa chambre. La chambre de mon père. Je m'assieds sur le lit et explorais, la soif de savoir ce que recelait chaque photo, chaque couleur, chaque objet insolite ou ayant l'air précieux à son cœur, me taraudant.

Il posa le plateau sur une table de chevet que je remarquais alors, à côté de moi. Tout en bois, foncé, sans tiroir, juste le plat, en haut, où il posa mon déjeuner, ou mon petit déjeuner, peut-être. En tout cas il faisait trop clair au dehors, avec la lumière qui traversait les volets de la chambre, pour qu'il soit tard le soir.

Sans me regarder, il alla ouvrir les fenêtres et alors que la lumière pénétrait dans la chambre, il sourit, face au soleil du jour, le vent soufflant sur son visage. Et c'était comme un tableau, un homme prenant la pause pour une peinture, qui, jamais, ne porterait de nom assez beau pour le décrire.

Je le fixais, un sourire se dessinant sur mes lèvres, à mon tour. Il se tourna vers moi, avec toujours ce vent et quelques mèches qui suivaient son mouvement, venant parcourir son visage et défilés devant ses yeux. Des yeux bleus. Magnifiques. Et si pleins de sentiments que j'en avais la tête qui tournait de bonheur.

Je me retins de ciller. Je ne savais pas si ça allait lui plaire, mais je le fis, je soutins son regard. Il était beau. Un peu trop barbu peut-être. Et cette pensée incongrue me fit sourire malgré moi.

Ayant l'air de n'avoir attendu que ça, la pesante atmosphère qui s'était installé pendant notre analyse mutuelle, fit place à une atmosphère déliée et chaleureuse. Je ne savais pas trop quoi lui dire, mais ce devait être normal. Dans mon souvenir, j'étais à peine âgée de quatre ans. Et je ne savais absolument pas quand on m'avait emmené dans l'endroit où j'ai vécu jusqu'à hier, je crois.

Hier? Etait-ce sûr?

_Je... euh... Depuis combien de temps je suis...

Ma voix me parut instable, vibrante de l'intérieur. Je me sentais mal à l'aise de parler, comme si cette fonction devait m'être à nouveau enseigné.

_Tu as dormis pendant deux jours, et c'est normal. De la part d'un Flambeau, je trouve ça quand même mince...

De qui parlait-t-il? Ce nom de "Flambeau" me disait quelque chose mais mes souvenirs étaient brouillés. Et plus j'essayais de me souvenir, plus ils m'échappaient. Je lançais alors un regard interrogateur à mon père.

_Tu apprendras en temps voulu. Je n'ai aucun droit quand à ton futur, ma chérie, répondit-il, ses yeux se plissant d'excuse et de désarroi.

Et moi, je soufflais. J'avais beaucoup de mal à respirer. Je me sentais tellement... salie, par tout ce qui m'était arrivé par mon passée dont je n'arrivais pas à me souvenir, sentant juste des sensations horribles me poursuivaient, sans aucune signification pour moi.

Enfin mon père s'approcha de moi et s'assied tout près.

Je m'étais remis sous les draps, appuyée contre le mur, à la tête du lit.

Il prit le plateau et le plaça sur mes genoux.

_Il faut que tu manges, Flame. Ca te fera du bien. Après, nous aurons tout le temps de parler et de recommencer à nous connaître.

J'avais envie de répondre. Mais, comme tapie dans mon esprit, attendant l'heure la plus favorable, une question oppressante, qui me fait rougir de honte face à lui, je demandais à mon père, les yeux brillants:

_Quel est... Je... Je ne me souviens plus... ton...

Les larmes cachées derrière mes prunelles plissées dans un effort ultime pour ne pas pleurer, coulèrent d'elles-mêmes et se répandirent sur tout mon visage. Moi qui croyais avoir épuiser tout mon stock, je me trouvais détrompé.

_Ton nom... je l'ai oublié!

Et des sanglots énormes se formèrent dans ma gorge que je laissais échapper en me jetant dans les bras de mon père.

_J'ai... oublié!... Je suis... désolée... désolée!...

Ses mains d'abord inutile, se remettant de sa surprise, se refermèrent et il me serra tout contre lui. Alors il me berça dans ses bras, me murmurant des paroles sans sens mais d'une voix douce et lente. Et puis, souvent, il disait son prénom, l'ajoutant comme pour me dire "tu ne l'oubliera plu. Tu ne l'as jamais oublié, tu l'as juste égaré puis retrouvé. Le voilà." Et je le remerciais, du fond de mon cœur, pas en parlant, mais en le serrant très fort à mon tour.

_Stefan... Stefan... Mon cœur... Ne pleure plus... C'est fini... Tu m'as retrouvé... Je t'ai retrouvé...

Mes larmes se tarirent peu à peu, et mes tremblements s'estompèrent. Longtemps après, il m'écarta de lui et me regarda.

_Qu'est-ce qu'ils t'ont fais? Demande-t-il plus à lui-même qu'à moi, d'une voix triste et furieuse. Qu'est-ce qu'ils t'ont fais? D'abord ta mère, puis toi!

Je ne savais pas quoi lui répondre. Je le regardai encore dans les yeux, et je demandais:

_Maman? Désirée?

_Oui. Désirée. Trois mois après sa mort, ils t'ont enlevés alors que j'étais juste descendu quelques minutes dans le magasin pour aller prendre du lait... Quand je suis remonté, tu avais disparu. Ils n'ont rien laissé. Mais Désirée m'avait prévenu: je ne devais plus jamais te revoir si sa arrivait. Mais finalement tu es là!

_M'enlever... Pourquoi?

_Je connais cette réponse, ma puce, mais ce n'est pas à moi de te la donner. Sa m'est impossible de toute façon.

Il me sourit vaguement, et me tendit les couverts pour que je mange. Je commençais, avec peu d'appétit. Mais la nourriture me redonna vite le goût de manger, et je vidais le plateau, sous l'œil bienveillant de mon père tandis qu'il me rassurait:

_Ceux qui te poursuivaient sont partis. Le Flambeau leur as fait croire que tu avais réussis à disparaître et que tu ne serais jamais plus là, ni même aux alentours maintenant.

Ce qu'il me dit me paru étrange, mais je n'osais pas poser de question. Lorsque mon repas fut finit et qu'il prit le plateau pour le rapporter, je le suivis.

_Je sais que tu as été coupé du monde. Il va falloir rapprendre à vivre, ma fille. Ta mère m'a un peu expliquer ce qui allait arriver, et à quatre ans, on oublie vite et facilement.

_Je n'ai pas oublié notre charade, coupais-je, vexée.

Il se tourna vers moi tout en poussant du pied la porte de la chambre pour l'ouvrir, souriant, attendri.

_Je le sais. Mais je ne parlais pas de ce genre de chose, ma fille.

Et tout en continuant notre discussion, nous évoluâmes dans l'antre de Stefan, mon père.

J'avais supposés, il y a deux jours, qu'il habitait comme tous, dans un petit appartement, puisqu'il était sortit par une porte pour aller dans le petit jardin au dessus du magasin et que tout ce qui était au dessus de celui-ci était appartement, et rien d'autre. Mais j'avais vraiment l'impression, tout en regardant autour de moi, que c'était plus une maison qu'autre chose. La lumière entrait de tous côtés. C'était grand.  Je trouvais ça magnifique. Pur, comme mon père. Ca donnait envie de s'arrêter, de s'asseoir et de fixer les fenêtres, ou de fermer les yeux, au choix, tout en respirant l'air qui passait. Calmement.

Des meubles se poursuivaient tout le long d'un couloir et je remarquais alors, en tournant mon regard à l'opposé, de l'autre côté des meubles, qu'un mur était caché derrière diverses photos. Beaucoup, accrochés les unes aux autres. Une attirait particulièrement le regard. Elle était tout au milieu de ce bric-à-brac, encerclé par ses congénères, mais entière et grande. Oui, très grande.

Alors qu'on passait devant, je jetais un regard et restais pétrifiée sur place. Mes pieds refusèrent d'aller plus loin, et mes yeux agrandis de stupeur et de tristesse n'arrivaient plus à se détacher des deux visages qui regardaient vers moi, souriants.

Et je reconnus ces personnes. Désirée et Flame. Oui, Maman et moi. Toutes deux, le sourire aux lèvres, moi dans ses bras.

Je n'entendis pas que mon père revenait, ayant posé le plateau dans la cuisine.

_Elle est jolie n'est-ce pas? Souffla-t-il.

Et je ne pu que répondre en murmurant:

_Oui...

_C'est ma préférée, celle que je regarde chaque matin et chaque soir.

Nous parlions très bas, comme si ce que l'on disait allait être entendu par une oreille trop indiscrète pour nos cœurs serrés et fermés par tant d'années de souffrance et de solitude.

Enfin, il me prit par les épaules et me tira. Lorsque la photo disparut de mon champ de vision, mon calme me revint, et nous allâmes nous asseoir sur un fauteuil de velours. Je posais la première question qui me vint à l'esprit:

_Est-ce qu'on est dans une maison?

Il me sourit, réprimant un éclat de rire, et répondit:

_Le magasin où t'as trouvé le Flambeau, celui sur lequel nous sommes, et dans lequel tu as couru pour échapper à ses... hommes, est à moi. On peut dire que c'est une maison, oui, si pour toi, un appartement est un endroit petit où l'on vit avec d'autres personnes, au-dessus ou au-dessous.

_Oui, cette maison est très grande, dis-je, choisissant.

_Bien, autant commencé aujourd'hui. Je pourrais très bien demandé à ce qu'on m'apporte directement des affaires qui te plaisent ici, mais je préfère que nous y allions. Ce sera une bonne étape déjà.

Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il voulait dire mais je le suivis.

Il se dirigea dans une petite pièce, d'abord, et me jeta quelques vêtements.

_Va te changer, avant, me dit-il.

Et c'est seulement maintenant que je remarquais ma tenue: un petit pyjama tout blanc. Je me changeais dans la chambre, et je revins.

_Alors allons-y, ma fille. Et... tu es très jolie... Flame...

Je lui souris. C'était le plus beau sourire que je lui avais fait depuis le début. Je m'examinais et remarquais que j'avais un peu maigri, en trois jours. Mais peut-être était-ce normal, après tout? J'avais couru, et... je m'étais évanouie... enfin apparemment... C'était la seule probabilité qui me venait.

Il me prit la main et il m'emmena dans le salon. Il y avait un piano sur la droite. Devant moi s'étendaient de grandes fenêtres qui donnaient sur un balcon. Et à gauche, trônait une table suivit d'un meuble blanc.

Il me guida vers le piano et j'aperçus une porte cachée entre le piano et les fenêtres. Il appuya sur un bouton, et je me rendis soudain compte que ce n'était pas une vraie porte. C'était un ascenseur.

Une peur bête et enfantine m'enveloppa. Avoir peur d'un ascenseur, c'était normal, ou non? Et je serrai la main de mon père.

_Ne t'inquiète pas ma chérie, ce n'est rien. On rentre dedans, sa se ferme, sa descend, puis on ressort. Rien de plus.

Rien de plus? Vraiment?

La peur diminue quelque peu, et un brusque souvenir me revint.

J'étais dans un ascenseur et quelqu'un me tenait fermement le poignet. Je ne voulais pas aller là où il m'emmenait, le monsieur. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas!

J'avais peur, j'étais en colère. Je serrai mes poings. La terreur me figea mais mon sang bouillonna d'horreur.

JE NE VEUX PAS Y ALLER! Pensais-je avec véhémence et horreur.

D'un coup l'ascenseur se bloqua. Je sentis l'arrêt brutal et la frustration de la personne qui me tenait. Il resserra l'étau autour de  mon poignet. Il me faisait vraiment mal!

_Qu'est ce qu'il se passe?! Marmonna-t-il énervé.

Il prit de sa main gauche libre, un appareil. Je ne le connaissais pas. Il le posa sur sa tête et devant sa bouche une petite chose ronde était attaché à cette sorte de casque.

_Hamil, au rapport! Que se passe-t-il?! Grogna-t-il d'une voix furieuse.

_Je ne sais pas monsieur. Toutes les commandes se sont bloquées. Ce n'est pas nous! Ce n'est pas notre faute, Monsieur.

_Alors c'est la petite.

Et sur ces paroles, il me projeta devant lui, me poussant contre un mur. Il me gifla et je tombai à terre, les larmes aux yeux. Qu'est-ce qu'il se passe?! Pourquoi il me tape?! Me demandais-je terrifié face à cet homme en colère.

Je sanglotais, angoissée, alors que l'homme me remettais debout pour me donner une nouvelle claque et me crier dessus:

_Ne refais jamais ça! Si sa se reproduit, je te jure que tu finira dans le labo toute ta vie, petite!

Je sursautais et m'étouffais. Pas le labo!

_Pitié monsieur, pas le labo, je vous en prie, pas le labo! Je ferais tout ce que vous voudrez... Ce n'est pas moi qui ai fait ça!

Comment l'aurais-je fais? Oui, pour moi, il me criait dessus pour passer ses nerfs sur quelqu'un. Pourtant il avai l'air tellement sûr de lui, en m'inculpant ainsi...

Et ce labo... Il me faisait atrocement peur. Une peur terrible, horrible. J'étais terrifiée! Je sanglotais... Pourtant... qu'est ce que c'était?

_Flame! Flame, je t'en prie, réveilles-toi!

Je sursautais et me relevais d'un coup. Mes larmes avaient coulés, même dans la réalité. C'était des souvenirs. Je le savais. C'était horrible. Un frisson parcourut mon corps alors que je me levais, aidé par deux personnes.

_Merci Max. Ma fille, que s'est-il passé?

_Je... Je me suis souvenue, commences-je après avoir jeté un regard à l'homme revêche appelé Max. Je me suis souvenue!

Mon exclamation le prit au dépourvue et il me demanda:

_Tu t'es... souvenue? Explique-toi, ma fille.

_Je me suis rappelée quelque chose...

_Mais... Flame! Qu'as-tu oublié de ta vie?! S'exclama-t-il en me prenant par les épaules et en me tournant vers lui, soudain très inquiet.

Je me rendis compte alors que je ne lui avais absolument rien dit de ce problème. Peut-être avait-il cru que je l'avais oublié un peu, lorsque je lui avais révélé mon oublie de son prénom. Et moi qui pensais qu'il savait! J'avais dû passer pour une pauvre fille chétive oubliant jusqu'au nom de son père!

_J'ai... J'ai tout oublié Papa, dis-je dans un soupir.

Je me surpris moi-même en répondant si calmement à sa question, et en utilisant "Papa" si facilement.

Il grogna quelque chose. Puis il murmura:

_Mon Dieu... Tout... Tout oublier... Ils sont tellement monstrueux! Pourquoi tout?!

Je le regardais, triste pour lui.

_Ce n'est pas grave, Papa. Tu vois, je commence à me souvenir, continuais-je. Mais ma voix flancha en me rappelant ce souvenir.

Un nouveau frisson me traversa le corps. Il le ressentit, ses mains n'ayant toujours pas quitté mes épaules.

_De quoi t'es-tu souvenue, ma Fille? Demande-t-il de la voix douce et lente qu'était la sienne.

Je lui racontais, essayant de minimiser le plus possible ma peur et les faits qui s'y étaient passés. Mais il n'était pas dupe et poussa un cri de rage.

_Si jamais, un jour, je me retrouve face à l'homme qui t'as fais subir ça, il va passer un sale quart d'heure!

Max, l'homme ordinaire à l'air revêche, sauta de surprise pour la troisième fois. Jamais, je crois, il n'avait dû le voir aussi éveillé. Je l'avais regardé, je l'avais connue, pour la première fois, maussade et triste. Mais depuis le début de la journée, je ne reconnaissais pas cet homme. Parfois il apparaissait au travers d'un couloir, mais rien de plus.

_Stefan... Je ne veux pas t'ennuyer... Je vais m'en aller...

Il me fixa, intrigué malgré lui, puis fit demi-tour.

_Max! Attends. Excuse mon attitude. Mais... C'est en rapport avec Désirée et Flame, dit mon père d'une voix incertaine et plaintive.

Je crois qu'il avait besoin que quelqu'un comprenne ce qui lui arrivait, une personne avec laquelle il pourrait discuter de ce qui se passait en ce moment. Parler lui ferait du bien.

_Je ne crois pas avoir à poser de question, Stefan, ni à avoir d'explication. Elle t'a appelé Papa. Tu as sûrement fait quelque chose à l'encontre de Désirée et de Flame. Je ne suis pas la bonne personne à qui tu dois t'adresser pour faire tes excuses, je crois.

Sa voix était froide, furibonde. La colère monta en moi, et, sans même réfléchir, en voyant l'air totalement livide de mon père, je m'avançais vers ce Max. Je me plantais devant lui, le regardai quelques instants dans les yeux, et lui mis ma main sur la figure.

La gifle lui fit tourner la tête.

_Flame! S'écria mon père.

_Max, si c'est ton nom, commençais-je, pleine de colère, la voix tranchante, tu n'as pas le droit de parler comme ça à mon père! Aucun droit! Tu ne sais rien! Tu ne connais rien! Excuse-toi! Et tout de suite!

Il me regarda, interloqué, se frottant la joue. Je ne cillais pas. Mes yeux s'étrécirent alors que je m'impatientais quant à son immobilité.

Comme pousser, il se tourna vers mon père.

_Je n'avais pas le droit. Je ne savais rien. Je ne connaissais rien. Excuse-moi, dit-il.

Je remarquai qu'il n'avait pas été loin pour chercher ses excuses: c'étaient celles que j'avais dîtes à son encontre. Mais enfin bon! Au moins, il s'était excusé.

L'homme revêche se tourna vers moi, interrogateur. J'hochais la tête. La sûreté de mon comportement diminua et je me sentis d'un coup mal à l'aise en constatant les faits. J'avais crié sur un adulte! Bien sûr, il avait tort, oui. Mais quand même!

_On... On va y aller, Flame. Max, à demain. On en reparlera.

Et mon père me poussa dans l'ascenseur.

Lorsque les portes se refermèrent sur nous, je lui demandais:

_Tu le laisses chez toi sans te soucier de ce qu'il pourrait y faire?

_Je lui fais confiance. C'est la première fois que je le vois sur une fausse piste à mon encontre. Ne t'inquiète pas, Flame.

_Je ne m'inquiète pas.

_Moi, ce qui m'étonne, c'est ton comportement.

Je rougis.

_Je ne l'ai pas fais exprès. Il t'avait insulté! Prétendre...

_Sa aurait très bien pu être vrai.

_Mais sa ne l'était pas! Et en plus, il ne sait rien de cette histoire!

_Flame, calme-toi, nous arrivons.

Les portes s'ouvrirent et je me retrouvais devant une autre porte. Elle conduisait à l'intérieur du magasin. Mon père me prit par la main et nous entrâmes dans le "Enagrom". Tout d'abord, le bruit me rassura. Toutes ces personnes normales qui vaquaient à des occupations diverses, à la recherche de produits divers, dans des allées diverses, me faisaient du bien.

Mais lorsque nous commençâmes à arriver à des endroits fréquentés, je me collais instinctivement à mon père. La peur. Je ne savais pas pourquoi. Il y avait trop de monde, à mon goût. Beaucoup trop. Pendant ma course je ne m'en était pas occupée, terrorisée par le fait qu'ils me poursuivaient. Mais maintenant, j'avais une sensation d'oppression. J'avais peur qu'ils ne se resserrent tout autour de moi, qu'ils m'attrapent, qu'ils me fassent tout un tas de choses, tous ces gens...

Des flashs remontèrent dans ma tête. Imprécis, ils ne laissent derrière eux que la terreur que j'en ressentais lorsque j'y étais.

_J'en étais sûr, murmure mon père, plus pour lui-même que pour moi.

Ma main broya la sienne. Il n'avait pas l'air d'avoir mal. Moi, j'étais crispée. Je sentais bien que si je continuais ainsi, le sang ne coulerait plus dans sa main. Mais j'avais tellement peur! Je ne voulais pas qu'il parte! J'avais vraiment peur!

_Allez, Flame, avance. Un pas après l'autre. Calme-toi. Doucement, respire doucement. Relâche un peu ta main. Calme-toi. Avance, continue, n'aie pas peur.

Il m'encouragea et j'avançai de plus en plus vite. Je remarquais à peine ces gens qui me regardaient, curieux. Ma main relâcha peu à peu celle de mon père mais ce n'était pas comme si j'allais m'écarter de lui. Je lui marchais presque sur les pieds. Il trébucha plusieurs fois dans les miens, mais ne dit rien, ne se mit pas en colère. A chacun de mes mauvais pas, je me sentais de plus en plus gourde, tout en me haïssant. Etre terrorisé en marchant ainsi avec mon père à côté! Maintenant je comprenais ce qu'il voulait dire par adaptation! Mon adaptation à la vie!

Mais je veux réussir! Je veux apprendre! Même si c'est dur, j'apprendrais, je veux vivre, libre, insouciante et connaître la VRAIE vie. Me promis-je, tout en faisant des efforts surhumains pour ne pas avoir peur.

Pendant les jours qui suivirent, je fis d'énormes efforts pour cesser de m'épouvanter quand je devais parler à quelqu'un que je ne connaissais pas.

Mon père trouva très amusant, au bout d'un moment, de me mettre à l'épreuve chaque jour, en me défiant d'aller dire "bonjour" ou de poser des questions anodines à des gens de son magasin.

La première fois avait été la plus dure, bien sûr. Dans le feu de l'action, lors de ma course poursuite, je ne réfléchissais pas. J'avais tellement peur, mon esprit était totalement obnubilé par le fait de survivre. A présent, tout me souriait: le lien plus puissant de jour en jour qui se créait entre mon père et moi, et mon tâtonnement dans la vie réelle.

Mais le pire était à venir. Un jour où j'avais réussis à ne pas bégayer et à regarder quelques secondes une personne dans les yeux alors que je la conseillais sur un fromage normand (j'avais appris où se trouvait chaque article en quelques semaines de visites), je rentrais le sourire aux lèvres, pour partager avec mon père ma joie d'avoir réussi un tel exploit. Mais il m'accueillit visiblement nerveux. Dans mon enthousiasme je ne l'avais pas remarqué et je lui débitais mon histoire. Il sourit distraitement devant mon succès grandissant, puis il me fit asseoir. Là, je le regardais, perplexe et légèrement inquiète. Et je n'avais pas tort. Tout de go, il m'annonça:

_Je t'ai inscrite au lycée de la ville.

Je sursautais en poussant un cri.

_Tu iras là-bas dans un mois au plus.

Cette fois-ci j'aurais voulu m'effondrer moi-même mais je restais figé sur place, devant mon père...

Je m'arrête là pour ce chapitre! Sa commence à avancer, petit à petit, mais rien n'est encore fait! ^ô^

Au chapitre prochain sa va vraiment commencer! Et au chapitre suivant tout sera expliquer le plus clairement possible!

Il paraît que c'est tout bourru et qu'on ne comprend rien! Promis dans deux chapitres au plus, vous serez dedans! En plein dedans! J'essaierais de vous faire entrer le plus profondément possible dans cette histoire, et de vous empêcher d'en sortir! ^ô^

Sur ce, au prochain chapitre! Bisous à tous et merci!!

Ima.

Pour mettre l'eau à a bouche (comme dirait Habby, lol!):

La directrice partit et me laissa seule face à ma classe et mon professeur.

_Bonjour... euh...Ton prénom est Morgane?

J'eus du mal à parler. J'ouvris la bouche une première fois, la refermait, avalais ma salive, puis dis, d'une voix mal assurée:

_Non... Mon nom est Morgan. Je m'appelle Flame.

L'enseignant s'avança. Moi en pleine lumière, et lui, dans l'ombre, je ne l'avais toujours pas vu. Il arriva près de moi, souriant. Blond, les cheveux courts, les yeux bleu métalliques, jeune, il me rappelait quelque chose, mais je ne trouvais pas quoi. Pourtant je n'avais pas peur, pas comme avec la directrice.

Il me prit par les épaules et me poussa vers une place libre au troisième rang, à côté d'une jeune fille à l'air sympathique.

_D'accord Flame. Tu t'assiira ici, à côté de Laura Méliciel. Laura, aide-là jusqu'à ce qu'elle se sente comme chez elle, ajouta-t-il tout sourire.

La jeune fille au regard sombre comme ses cheveux acquiesça et me sourit gentiment. J'avais le coeur qui battait vite, mais sa allait de mieux en mieux. Je me sentais plus en confiance.

Je me laissais presque choir sur la chaise et sortait un cahier et ma trousse.

_C'est le professeur de Maths, Mr Van, comme on l'appelle. Je ne crois pas que ce soit son vrai nom, mais il veut qu'on l'appelle comme ça, me dit Laura en chuchotant.