Auteur : ChtiteElfie

Genre : science-fiction et un peu tout et n'importe quoi.

Disclamer : ce sont MES perso alors interdiction d'y toucher sans MA permission ! (non mais…)

Review :

Pyrane : J'espère que tes joues s'en sont remises ! Normalement ce chapitre devrait beaucoup moins te faire rire. (Suis pas sûr que ça te donne envie de le lire… tant pis). Quant à Kaze… Il est pas près d'arrêter de souffrir mais ne t'inquiète pas, c'est pas lui qui s'en prends le plus dans la tronche, loin de là… (Pense à Shaku et à Jess) On pourrait croire que j'ai créé ces deux perso rien que pour les torturer XX

Note : au final, mon PC est toujours mort... il m'est revenue deux fois de réparation et les deux fois il était de nouveau HS le lendemain... (et pourtant la deuxième fois il m'avais changé le disque dur soit-disant !) Donc me voilà sur un PC nouvellement acheté (ca fait mal X_X), qui je l'espère ne me lâcheras pas... priez pour moi !

Note 2 retard: en plus de l'histoire du PC, il faut savoir que j'avais déjà écrit presque entièrement ce chapitre une fois avant que le PC me lâche, puis j'avais recommencé une deuxième fois, avant qu'il ne me lâche à nouveau... Ce qui fait que la troisième écriture fut très dure et laborieuse... j'ai eut beaucoup de mal à avoir un résultat qui me plaise... voilà voilà !

Rose de feu

Chapitre 26 : Des réparations au point mort.

- Envoie le courant dans le vaisseau Ed, fit Shaku les yeux rivés sur ses écrans de contrôles.
- Ok, j'envoie ça doucement, lui répondis le brun étonnamment concentré.

Le vaisseau se mit à vibrer légèrement, puis, d'un seul coup, les vibrations s'amplifièrent au point de faire grincer les parois.

- Stop ! Arrêtes tout ! Cria Shaku alarmé en serrant son ordinateur contre lui.
- Je ne t'ai pas attendu pour essayer Shaku ! Les commandes répondent très mal !

Shaku jura puis se leva et tout en se tenant aux parois du vaisseau, se dirigea vers la batterie qui grésillait méchamment. Il la déconnecta du reste du vaisseau. Aussitôt les grincements s'atténuèrent et au grand étonnement du bleuté, les bruit des moteurs baissa lui aussi lentement.

- Edward ?
- Oui ?
- Tu avais enclenché la mise en marche des moteurs ?
- … Non...
- Je commence à haïr cette machine, avoua Shaku.
- Bah, tu t'en remettras. Je vais vérifier les branchements du tableau de commande. Rappelle-moi au besoin.

Shaku soupira mais se réinstalla au sol, les écrans posés sur les conduits face à lui, et divers composant Terriens et Yarhins sur les genoux.

- Et maintenant je fais quoi avec vous ! Lança-t-il à la volé. Dès que j'essaye de vous coupler ensemble vous me faites du n'importe quoi ! C'est pas bien ce que vous faites !
- Shaku ?
- Coucou Loriane ! Comment va ? Demanda le bleuté avec joie.
- Mieux que toi apparemment, je ne parle aux câbles électrique...
- Mais ! Il font rien que m'embêter ! Chouina Shaku avec les larmes aux yeux.
- Tu devrais peut-être prendre un peu de repos non ?
- Je devrais peut-être, admit-il, mais je n'en ai pas franchement la possibilité....
- Les Yarhins de la planètes ne sont plus un danger, rappela l'ancien en souriant doucement.
- Ceux de la planète non, ceux hors de la planètes... Sans compter les récentes découvertes de nos adorables xénobiologiste sur les dangers du coin... Bon, c'était sympathique de discuter avec toi, mais moi je dois y retourner !

Loriane regarda le bleuté consulter son écran de PC et vit les graphiques défiler les un après les autres, se superposer ou se compléter. Puis il regarda Shaku. Sa peau paraissait maladive face à la luminosité de l'écran et les cernes sous ses yeux ne trompaient pas, il avait peu ou pas dormi.

- Shaku, va te reposer, je prends le relais, fit l'ancien en posant sa main sur un câble que tenait Shaku.
- Lor', je ne dis pas ça pour te vexer ou te rabaisser mais... tu n'en ais pas capable, souffla le bleuté à voix basse avant d'enlever sa main de celle de Loriane. Mais j'apprécie la proposition, dit-il en prenant un visage bien plus joyeux en une fraction de seconde.

Loriane le regarda, légèrement choqué, retourner à ses manipulations. Blessé dans sa fierté, il partit sans un mot.

- Pardon Loriane, laissa échapper Shaku alors que Loriane s'éloignait.

Eria sortit de l'infirmerie avec un léger sourire sur les lèvres. Elle alla tranquillement dans les couloirs jusqu'à la salle de rééducation, ancien laboratoire reconvertit. Quand soudain, deux mains la prirent par les épaules et la plaquèrent contre le mur. Puis deux yeux intensément noirs se fixèrent sur elle.

- Qui, gronda Ysaac. Qui dois-je étrangler ?
- De quoi tu parles, s'étonna Eria sous le choc.
- De celui qui t'as mis dans de graves ennuis !
- Personne, s'énerva Eria après quelques seconde de stupéfaction. Et je fais ce que je veux de ma vie alors fiche moi la paix, dit-elle en repoussant son cousin.
- Justement non, tu ne fais pas ce que tu veux de ta vie je te rappelle ! Tempêta Ysaac. Notre Famille a imposé des règles !
- Et tu te crois le seul à pouvoir les enfreindre ? Répliqua Eria qui reprit sa route d'un pas plus ferme et rapide.
- Que diront-tes parents quand ils sauront ce que tu as fait ! Et que diront les miens ! J'étais censé m'assurer que tu ne craindrais rien et resterais dans la tradition !
- C'est ton problème ! Dit la médecin avec colère. Je ne suis ni leur jouet ni leur marionnette. Je suis libre de faire ce que je veux de ma vie et je compte bien le leur dire à mon retour ! S'il le faut je me lierais à lui pour qu'ils ne puissent rien dire !
- Et tu crois que ça marcheras peut-être ? Fit Ysaac en attrapant le bras de sa cousine. Tu sais peu de chose des sanctions. Tu as toujours été une fille sage et gentille. Tu regretteras tes actes et tes paroles quand tu seras devant eux !
- Je n'y suis pas ! Au dernière nouvelle, ils y a des lois dans notre galaxie, cria Eria. Même notre famille doit les respecter ! Je suis libre de ma vie ! Acheva Eria en arrachant son bras de la mains d'Ysaac.
- Je dis ça pour ton bien Eria, ne t'éloigne pas trop ou la famille te le feras regretter comme à tant d'autre Liu !
- J'aurais bien plus de regret à redevenir la femme terne et sans vie d'avant, répliqua Eria la tête haute avant de partir.

Ysaac regarda sa cousine s'éloigner à grand pas. Comment allait-il pouvoir arranger se coup-là ! Jamais les anciens ne lui pardonnerais ! La meilleur solutions aurait encore été de trouver l'amant d'Eria et de le décourager mais... cette tête de pioche avait de bonne barrière psychique ! Oh et puis zut, il n'était pas la pour régler tous les problèmes de la terre. Si elle voulait se débrouiller seule qu'elle se débrouille ! Elle découvrirait bien assez tôt dans qu'elle pétrin elle s'était fourrée. Lui avait d'autre chat fouetter. A savoir une certaine Terné qui n'admettais pas que son état mentale est pu être altéré par son accident. Mais pour cela, il devait aller dans la même direction qu'Eria... peut-être une autre fois alors... Ysaac jeta un coup d'œil à sa montre et décida que c'était le bon moment pour aller manger.

Eria quant à elle continuait son chemin furieuse. Ce... Son... Il n'était qu'un salaud ! Il n'était ni son père ni les anciens ! De quel droit prétendait-il diriger sa vie ! Alors qu'elle découvrait seulement qui elle était, elle devait s'arrêter et redevenir la petite Eria douce et renfermé ? Qu'ils aillent tous se faire voir ! Elle arrivait enfin à dire ce qu'elle pensait, à faire ce qu'elle souhaitait , et elle devrait s'arrêter ? Jamais elle ne s'était sentit aussi bien ! Jamais elle n'avait connu une telle liberté d'action !
Peut importe les conséquence, elle ne comptait pas s'arrêter de sitôt à être enfin elle...
Ce fut un peu rasséréné par ses pensées qu'elle entra dans la salle de rééducation. Jani faisait marcher Terné entre deux barres parallèles en l'encourageant.

- C'est bon, tu peux laisser Terné se reposer cinq minutes Jani, fit Eria en souriant.
- Et voici l'heure du rat de laboratoire, grogna Terné en se faisant raccompagner jusqu'à un fauteuil.
- Que tu sois de bonne humeur ou non je m'en fiche toujours autant Terné. Comment se passe les séances ?
- Plutôt bien, informa Jani. Terné progresse de jour en jours.
- Ouais, j'arrive à faire deux pas de plus chaque jour, youpie, dit la brune en roulant des yeux.
- Ce serait peut-être plus efficace si tu laissais Ysaac t'examiner, lacha Jani en l'observant froidement.
- Je refuse que qui que se soit fouille mon cerveau et personne ne peux me forcer à accepter, répondit Terné buté comme pas deux.
- C'est vrai, personne ne peut t'obliger à accélérer ta remise en forme par une simple consultation empathique. Tu as tout à fait le droit de refuser ce qui ne peut que te faire du bien, acquiesça Eria.
- Exactement, et vous n'aurez aucune chance de me convaincre d'accepter cette transgression de ma vie privé.
- Tu as peur de quoi ? Qu'il découvre que tu as volé trois bonbons quand tu étais gosse ? Railla Jani.
- Les bonbons tu peux te les carrer là ou je penses, je refuse qu'il fouille mon esprit, cracha Terné.

Jani la regarda avec tristesse et soupira.

- On reprendra les séances demain, dit-elle en partant.

Terné ne répondit rien mais ces lèvres se pincèrent.

- Tu as été dure avec elle, remarqua Eria.
- Ysaac ne m'approcheras pas.
- On se fiche d'Ysaac. Tu n'étais pas obliger de répondre si violemment à Jani. Elle ne souhaite que t'aider.
- Alors qu'au début elle ne voulait que me tuer, répondit Terné d'un ton narquois.
- Tu es injuste avec elle. Elle ne te connaissait pas et tu n'avais alors rien fait pour gagner sa confiance et encore moins son estime.
- Parce qu'elle m'estime là peut-être ? Elle pense que je suis incapable de prendre mais propre décision et de décider de ce qui est le plus important !
- Le plus important pour toi ce sont tes pensées plutôt que tes jambes...
- Exactement, répliqua Terné. Je dirais même, que ma vie est moins importante que ce qu'Ysaac pourrait extraire de mon cerveau...
- Ysaac pourrait partager ce « secret » avec toi s'il t'es trop lourd tu sais, indiqua gentiment Eria.
- Mon « secret » comme tu dit, n'est ni lourd ni contraignant, il est magnifique et je refuse qu'il soit entaché par des esprits sans tolérance !
- C'est toi qui choisit, approuva Eria sans grande conviction. A priori tout va bien chez toi. Tu récupère lentement mais surement.
- Combien de temps ?
- A ce rythme ? Un mois, peut-être trois semaines si tu as de la chance, lança Eria en approchant un fauteuil roulant de la brune.
- Ça n'irait pas plus vite si je faisait des journées entière de rééducation et que je me passais de « ça »? demanda Terné en regardant l'objet roulant avec dégout.
- Non. Tu mobiliserais tes nerfs en réparation trop souvent. Ils ne le supporteraient pas. Ne t'inquiète pas, Jani viens régulièrement me demander des conseils et elle se débrouille très bien. Tu es en de bonne mains, alors évite de les repousser quand elles se tendent vers toi.
- J'essayerais, céda Terné avec un mauvais gré évident.
- Eria ! Cria Kelvin en entrant dans la pièce.
- Je suis là pas la peine de hurler, indiqua Eria. Qui est malade ?
- Ton cousin. Il est évanoui dans un couloir, expliqua Kelvin en haletant.
- Pourquoi vous ne m'avez pas prévenue par les modules de com ! S'indigna Eria en se précipitant dehors une trousse de soin à la main. Ou est-il ?
- Toujours dans le couloir, on a pas osé le déplacer, juste à côté du réfectoire. Les com. sont en arrêt le temps que Shaku face ses essais sur le vaisseau.
-Il avait l'air comment avant de s'évanouir ? Il est tombé d'un seul coup ou çà a commencé par des vertige ?
- Aucune idée, personne n'était à ses côté à ce moment semble-t-il. Je suis le premier à l'avoir vu allongé.

Eria continua son chemin d'un pas pressé, les yeux fixes et les lèvres pincées d'inquiétude. Les couloirs défilèrent avant qu'elle n'arrive devant son cousin, allongé sur le sol, pâle comme un mort. Elle posa sa trousse à terre et s'assura de sa santé immédiate avant d'ordonner à ce qu'on le transporte à l'infirmerie.

Kaze entra avec précaution dans les entrailles de son vaisseau. Il n'y mettais pas souvent les pieds, mais malgré tout, il remarqua plutôt facilement les changements qui s'y opérait. Plusieurs entrelacs de fils vert Yarhins et de câbles électriques terriens reliaient d'autres câbles, des transformateurs et d'autre produits mécaniques dont Kaze ignorait le nom. Plus il avançait plus les raccordements étranges augmentaient. Ici un câble Yarhin traversait le couloir de circulation en plein milieu, obligeant le commandant à l'enjamber ou à passer dessous. Là une substance verdâtre marron collait ce qui paraissait être un conduit de refroidissement. Au dessus de sa tête, la « batterie » Yarhins semblait avoir été posé en dépit de toute logique, comme si on l'avait garé là en attendant de l'utiliser. Sauf qu'elle était reliée par des câbles Yarhins suivi de câble Terriens avec la substance verdâtre entre les deux. Kaze continua d'avancée de plus en plus inquiet pour son Andromède. Son inquiétude changea de victime quand il vit Shaku qui semblait totalement perdu au milieu de composant Yarhins et humain. Ses yeux parcouraient les objets sans arriver à se fixer sur l'un d'entre eux. De temps à autres, son regards se portait sur l'un des écrans face à lui, montrant des graphiques qui changeait sans arrêt. Le gosse s'était surmené pensa Kaze en soupirant. Il s'approcha lentement du bleuté, écartant avec le pied les composants sur son chemin. Le commandant posa calmement sa main sur l'épaule de Shaku. Malgré toute ses précautions, Shaku sursauta violemment avant de tourner vers lui des yeux hagards.

- Depuis combien de temps tu es là-dessus, demanda doucement, Kaze.

Shaku fronça les sourcils, pris d'une intense réflexion.

- Je crois, depuis que Jani a apporté tout ça, dit-il d'une voix pâteuse.
- Cela fait presque une journée et demi Shaku. Tu as manger au moins ? Ou dormi ? Demanda Kaze très inquiet.
- Suis resté là, dit le bleuté.
- Je croyais que Loriane devait venir te remplacer ?
- L'ai envoyé paître. L'aurait rien pu faire, expliqua Shaku avec la franchise de celui qui était fatigué.
- On arrête le massacre Shaku, tu viens avec moi, je vais t'emmener manger quelque chose et après tu iras dormir.
- Nan... doit finir les réparations, fit Shaku en repoussant faiblement Kaze.
- Je ne crois pas non. Je t'emmènerais, de gré ou de force, indiqua Kaze toujours avec calme. Tu es épuisé, tu as besoin de repos.
- Fatigué... murmura Shaku. Non, réparation d'abords !

Kaze lui prit les poignets avec sa main droite et le fit se lever en l'entourant de son bras gauche.

- Tu me suis et tu ne discutes pas.
- Mais... les réparations ? Souffla Shaku alors que ses yeux papillotaient et que sa voix baissait.
- Elles attendront.
- D'accord...

Et il tomba d'un coup de fatigue dans les bras de Kaze qui le retint de justesse. Kaze soupira en se maudissant de sa négligence. Il aurait du se douter que le gamin irait bien au-delà de ses limites pour fuir les Yarhins. Il fit donc le chemin en sens inverse avec un Shaku dormant dans ses bras et l'emmena directement à l'infirmerie. En ouvrant la porte, il eut la surprise de voir Ysaac allongé sur l'un des lits .

- Posez le sur le lit, j'arrive tout de suite, indiqua Eria après un coup d'œil à Shaku.

Kaze le posa doucement et le recouvrit aussitôt des couvertures puis se tournant vers Ysaac. Il était légèrement plus pâle qu'à l'ordinaire mais rien d'affolant. Quoi qu'il est bien pu se passer, ça allait en s'arrangeant.

- Bon ! Qu'a-t-il ! Demanda Eria après une grande inspiration.
- Il est simplement épuisé et probablement en hypoglycémie. Ça fait presque deux jours qu'il ne mange ni ne dors, quant à boire, j'en doute aussi, indiqua Kaze.
- Très bien, toujours interdiction de le toucher pour voir s'il 'y a rien de plus grave j'imagine ? Lança sèchement La doctoresse.
- Toujours. Simplement du repos et de quoi le réhydrater et le nourrir.
- Très bien, lâcha froidement Eria.
- Qu'est-il arrivé à Ysaac ?
- Evanoui. Je ne saurais que trop vous conseiller de calmer votre équipage. Nous sommes tous enfermé dans votre coquille de l'espace sans bouger et apparemment sans espoir de bouger. Les esprits s'échauffent et mon cousin n'arrive plus à gérer.
- Pourtant en tant qu'empathe confirmé, il devrait pouvoir s'isoler mentalement, s'inquiéta Kaze.
- Il devrait, mais notre système d'aération n'est pas en circuit totalement fermé, et nos xéno-biologiste qui ont enfin pu démontrer leur utilité, ont découvert que les pollens de cette planètes que l'on croyait inefficace contre les gens pourvus de dons à l'effet contraire.
- Pardon ? Pourquoi n'ai-je pas été prévenu ? Demanda Kaze avec froideur.
- Les personnes n'ont pas du vous trouver. Enfin bref, ça n'agit pas de la même façon selon les dons. Pour Ysaac, ça parasite simplement son empathie, juste assez pour le rendre incapable de s'isoler ou de comprendre parfaitement ce qu'il reçoit. Comme comparaison, je dirais que c'est comme si son empathie agissait comme une radio qui grésillerait en permanence. Chez moi ça a eut l'effet inverse, mes dons se sont renforcés. Pour toi...
- La vitesse améliorée peut-être, mais je n'avais jusque-là pas eut à l'utiliser donc je ne sais pas... D'autre cas comme Ysaac ? Demanda le commandant pensif.
- Ça dépends, Shaku possède-t-il un don?
- Je ne sais pas si on peut appeler ça comme ça mais considérons que oui, proposa Kaze inquiet.
- Ne pas se rendre compte de son état de fatigue ou de faim peut être un effet. Mais l'action me semble extrêmement lente pour lui... remarqua Eria.
- Disons que le pollen agit moins rapidement sur lui... Si ça continue je vais demander à Jess de cramer toutes les plantes aux alentours, au moins on serait tranquille...
- J'en doute un peu, lâcha Eria en mettant sous perfusion le bleuté.
- Tes provisions sont suffisante pour se genre de produit ? S'étonna Kaze.
- Ils étaient sous fiole plastiques, ils ne se sont donc pas brisé. Et puis si je manque de glucose ou de complément alimentaire, je pourrais toujours essayer de fabriquer un mélange artisanale...
- Ysaac va donc se remettre gentiment et Shaku aussi, bien, acquiesça Kaze rassuré par ses nouvelles. Je pense que je vais envoyer Jess ici pour les occuper. Sinon je sens qu'ils vont vouloir sortir avant leur rétablissement complet, grogna-t-il.
- Et c'est vous qui me dites ça ! Cela me fait penser, puisque vous êtes là, je vais m'occuper de vos bandage, assis ! Ordonna-t-elle en montrant un siège.

Kaze obéit gentiment, plus par envie d'un moment de pause qu'autre chose. Depuis leur arrivé sur cette planète, il n'avait de cesse de gérer les urgences. Entre la défense, la nourriture, l'organisation générale et l'obligation de trouver une tache à exécuter pour chacun, il n'avait que très peu de temps pour se reposer. Malgré tout, il était à peu près sur que contrairement à Shaku il avait mangé, et dormi, peut-être... ou peut-être pas se dit-il alors qu'il sentait Eria le prendre par l'épaule pour le faire se lever puis s'allonger sur le dernier des lits restant. Avait-il vraiment eut le temps de dormir ? Ses yeux se fermèrent alors qu'Eria s'occupait de ses bandage aux main, et il s'endormit profondément.

- Ceux-la, soupira Eria, ce sera un miracle s'ils ne meurent pas d'épuisement avant qu'on ne soit rentrer sur Terra.

Après avoir refait les bandages, elle tamisa les lumières et se posta à son bureau pour une nouvelle fois vérifier ses stocks.

Arestan se faufilait de couloir en couloir avec l'espoir que personne ne le remarque. Ses yeux fouillait chaque recoin noir et chaque bruissement le faisait se figer. Il devait prendre le plus de précaution possible pour ne pas se faire repérer. Heureusement pour lui, ce qu'il cherchait ce trouvait dans les niveaux inférieur du vaisseau, là ou presque personne n'allait. Il zigzaguait donc entre les débris de verre et le mobilier qui jonchait le sol, humide de la fuite du réservoir d'eau, et se bouchait le nez aux odeurs nauséabondes de moisissure qui imprégnaient les murs. Personne n'avait encore pris le temps de venir nettoyer l'endroit et personne ne semblait en avoir envie... Malgré tout, Arestan restait prudent. Un seul faux pas et il était condamné, au minimum à être fusillé sur place...

Ce fut donc avec un immense soulagement qu'il arriva enfin dans la salle où « elle » se trouvait. Il reconnut tout de suite sa « tanière » a défaut d'autre nom. Elle avait semble-t-il entassé le mobilier brisé pour ensuite le recouvrir de couvertures et d'oreillers. Et elle attendait là, assise en tailleurs, ses yeux d'émeraude fixés sur l'entrée de la pièce. Aussitôt entré, Arestan ferma la porte derrière lui et la verrouilla. Il déposa son sac à dos sur l'un des plans de travail et sorti les denrées qu'il avait réussis à chaparder malgré la peur et l'angoisse qui le tenaillait. Arestan sentit son regard posé sur lui tout le temps de l'opération. Quand elle vit le brun s'immobiliser, tout son corps qui s'était tendu se relâcha légèrement, puis elle vit ce qu'avait apporté l'homme.
Aussitôt, elle bondit telle une chatte vers la nourriture et commença à avaler ce qu'elle avait sous les yeux.

- J'espérais que ça t'aurais fait plusieurs jours, avoua Arestan au supplice.

« Elle » s'arrêta, le regarda, finit de mâcher ce qu'elle avait dans la bouche et retourna sur sa couche.

- Hem, on est d'accord, tu pars juste avant le décollage hein ? Je ne te garde que pour te sauver la vie, comme tu l'as fait avec moi, finit-il en murmurant.
- Quand tu le diras, je partirais acquiesça la Yarhin. Je pourrais emporter... ces choses ? Demanda-t-elle en désigna les draps.
- Oui, à priori ça ne devrait pas nous manquer, répondit le xéno-bio tout étonné.

La Yarhin se calfeutra dans les couvertures et Arestan maudit sa destiné. Il avait simplement voulu trouver un peu de tranquillité et de calme dans ces couloirs abandonnés, mais à la place, il avait trouver la Yarhin... Et maintenant il se sentait l'obligation de la maintenir en vie. Il repartit avec lassitude vers des parties plus animées du vaisseau.

Jess entra dans la chambre à pas de loup. Il avait entendu dire que Kaze avait amené Shaku sans connaissance à l'infirmerie. Et le commandant n'était toujours pas sortit... Avec silence, l'albinos s'approcha du lit de Shaku et fut choqué de le voir relié à des poches de liquide. Son inquiétude grandit davantage quand il découvrit que Kaze était allongé un peu plus loin, lui aussi branché.

- Qui est-ce ? Grommela Eria en sortant de derrière un paravent, les yeux à demi ouvert.
- Jess, je... je m'inquiétais, avoua-t-il en baissant la tête.
- Pour lequel des trois ? Chuchota le médecin en se rasseyant sur un tabouret.
- Shaku, et Kaze...
- Aussi idiot l'un que l'autre, souffla Eria. Pas assez dormi, pas assez manger et beaucoup trop d'activité avec tout ça.
- Ils vont bien ?
- Ils s'en remettront. Et malheureusement, je doute qu'ils retiennent la leçon, grogna-t-elle.
- Ils vont se réveiller bientôt ? Demanda Jess avec nervosité.
- Si ce n'est pas le cas naturellement, il faudra bien que je les réveille moi-même, avoua la guérisseuse après un coup d'œil à l'horloge. Il vaut mieux qu'ils apprennent à prendre un bon rythme de sommeil plutôt que de dormir par grand a-coups comme ils le font actuellement.
- J'ai apporté de quoi manger, lâcha Jess avec un petit sourire.

Eria l'observa un instant.

- En voilà au moins un qui sait s'occuper de lui, dit-elle en souriant. Amène -nous ça je vais les réveiller.

Jess acquiesça et partit chercher la desserte roulante qu'il avait laissé sur le pas de la porte. Il la fit rouler lentement dans l'infirmerie pendant qu'Eria rallumait les lumières. Puis elle enleva les perfusion de Kaze et Shaku et isola Ysaac derrière un rideau.

- Qu'a-t-il ? Demanda l'albinos.
- Rien de bien méchant j'espère, mais il lui faudra plus de repos qu'aux deux inconscients ici présent. Je les réveille ou tu préfères t'en charger ? Demanda-t-elle innocemment en enlevant une poche de glace d'un frigo.
- Je vais m'en occupé, répondit très rapidement Jess.

Il s'approcha du lit de Kaze et, tout en lui caressant les cheveux, lui chuchota de se réveiller. Kaze grogna légèrement mais finit au bout de quelques secondes par ouvrir les yeux. Quand il vit Jess à moitié allongé sur lui, il le repoussa aussitôt.

- La vache... gueule de bois, grommela-t-il en se frictionnant le visage.
- Ce n'était pas une gueule de bois, croyez-moi, indiqua Eria en faisant rouler un plateau à côté de son lit. Allez, asseyez-vous, vous venez de dormir seize heure d'affiler.
- Seize heure ! S'exclama-t-il en se levant d'un coup. C'est pas vrai... le navire à sombré ? Laissez-moi deviner, il y a eut une mutinerie et les Yarhins nous on attaqué !
- On se calme, souffla Eria. Quand j'ai vu que vous alliez vraiment dormir un bon bout de temps, j'ai demandé à Jani de prendre le relai. Tout va bien. Personne n'est mort.

Kaze se laissa retomber comme une masse sur oreiller.

- Comme quoi les miracles existent, souffla-t-il en fermant les yeux.
- De l'autre côté du rideau, veuillez baisser le volume si vous ne voulez pas mourir dans d'atroce souffrance, grogna une voix.
- Shaku ? Qu'est-ce tu fiches là ? Demanda Kaze.
- C'est vous qui l'avez amené, lui rappela Eria avec patience.
- Ah ? Oui, peut-être...
- Vous pouvez pas laisser les honnêtes gens dormir ?
- Tu n'es honnête que quand ça t'arrange Shaku, lui rappela le commandant
- Je veux quand même dormir...
- Ce n'est plus le moment, il est l'heure pour vous de manger quelque chose de consistant, appela Eria.
- J'ai amené de la glace, ajouta Jess avec un grand sourire.
- Fallait le dire tout de suite ! Lança Shaku en ouvrant aussitôt le rideau les séparant.
- Tu vendrais l'Andormède et tout son équipage pour une coupe de glace, fit Kaze avec consternation.
- Ce n'est pas vrai, je ne vendrais jamais l'Andromède, l'équipage... Ça dépend du parfum...

Si Eria ne s'était pas interposé, un coussin aurait rencontrer de façon tout à fait fortuite le visage de Shaku. Pour calmer la bataille Jess donna sa glace à Shaku pendant qu'Eria s'occupait du plateau de Kaze.

- J'ai aussi prévu pour nous, fit l'albinos en sortant deux autres plats de sous la desserte.
- Mais qui fait les repas ? Demanda Kaze après un moment de réflexion. Je croyais que les machines étaient en rade et les provisions à sec ?

- Angélique c'est occupé du problème des provisions et Jani a débauché trois des membres de l'équipage au cantines.
- Elle a du faire trois heureux, railla Shaku.
- Ils n'ont pourtant pas l'air de se plaindre, s'étonna Jess.
- Je vois mal quelqu'un se plaindre devant Jani en ce moment, dit Eria pensive.
- Quoi ? Elle continue de se battre avec Terné ? Demanda Kaze très concerné.
- Je ne sais pas si on peut vraiment appelé ça se battre. C'est comme vous et Ysaac, lâcha-t-elle soudain, faisant pouffer Shaku. Deux têtes de mule qui refusent d'avoir tord.
- Je ne me bat pas avec Ysaac...
- Mais oui bien sur, répondit Eria en roulant des yeux.
- Kaze ?
- Quoi Shaku ? On ne peut pas manger tranquille ?supplia-t-il.
- Juste une question. Çà me taraude depuis qu'on s'est réveillé...
- Crache le morceau Shaku.
- Comment tu as fait pour te débarrasser de la graisse dans tes cheveux ? demanda Shaku.

Un grand silence se fit pendant un instant, moment durant lequel ni Jess ni Kaze ne bougèrent mais tout deux rougirent beaucoup. Le sourire de Shaku monta jusqu'à ses pommettes.

- Je veux savoir, je veux savoir !
- Tu n'es pas censé être épuisé toi ? Grogna Kaze.
- Je vais beaucoup mieux. Jess, dit à tonton Shaku ce qu'il c'est passé, dit le bleuté tout mielleux.
- Jess je t'interdis de dire quoi que se soit ! Commanda Kaze.
- Tu n'as pas le droit de lui donner des ordres, c'est pas du jeux !
- Je fais ce que je veux.
- Je veux savoir, je veux savoir, je veux savoir...
- C'est pas bientôt finit ce boucan, il y en a qui veulent dormir ! Grogna une voix toute proche.
- Mais Kaze ne veut pas me dire comment Jess lui à nettoyer les cheveux, chouina le bleuté.
- Dit-toi qu'ils ont pris leur douche ensemble et laisse-moi dormir, gronda Ysaac.
- Ysaac ?
- Shaku, tu souhaites mourir?
- Tu es télépathe ?
- Pas en ce moment non, railla le chinois. Pourquoi ?
- Parce que tu as vu juste, lâcha Shaku avec un grand sourire et une certain admiration pour Jess. Ils sont tous les deux pivoines maintenant !
- Shaku ça suffit, gronda sourdement Kaze.
- Mais je ne fait qu'admirer la fulgurante progression de votre, hmfuuu ! Finit le bleuté en tentant d'enlever la main de Jani de sur sa bouche. Mph !
- C'est pour ton bien, expliqua Jani. Et puis je n'aimerais pas que notre cher commandant te tue avant que tu n'es réparé le vaisseau.
- Hmphf, chouina Shaku en montrant ça glace.
- C'est bon je te lâche espèce de goinfre, soupira Jani.
- Ça va mieux, souffla-t-il. Que fait-tu là ?
- Je m'inquiétais pour votre santé.
- Terné t'as envoyé balader, firent Kaze et Eria en chœur.
- Je vous en pose des questions ? Se braqua la rousse.
- Des tas, lâcha Kaze en roulant des yeux.
- Mais moi au moins, je ne m'effondre pas d'épuisement, railla Jani.
- Et ça relève du miracle, fit Eria l'air de rien.
- Zut, lâcha Jani boudeuse.

Après cette échange hautement intellectuel, le silence ce fit le temps que les deux patients ainsi que leur médecin et Jess mangent. Le mécanicien gobait littéralement sa glace tandis que Kaze avalait tout rond ce qu'il y avait au bout de sa fourchette.

- Vous devriez mangez plus doucement, les réprimanda Eria. Et toi Shaku plus sainement.
- Pourquoi faire ? Demanda le bleuté avec un sourire ingénue.
- Pour rien, mange, coupa Kaze.
- Je suis désolé de cassé l'ambiance mais... Concernant les réparation ? Demanda Jani avec un nouveau moment de silence.
- Au point mort, lâcha Shaku.
- Pourtant ça avait l'air bien avancer quand j'y suis allé, s'étonna Kaze.
- Dit ça à Edward pour voir, je suis sur que ça va le faire hurler de rire, commenta Shaku un peu amer.
- Qu'est-ce qui cloche ? Il te manque des matériaux ? Demanda Jani.
- Oui, tu sais ou je pourrais trouver un appareil qui fasse le lien entre la technologie Yarhin et la notre ? Parce que j'ai appris une chose avec les derniers essais, notre technologie ne s'accorde pas du tout avec la leur !
- Tu ne peux rien y faire ? Demanda Kaze.
- Rien du tout. On a tout essayer avec Edward et pas moyen. Quand il met en marche la batterie la ventilation tombe en panne. Et quand je répare ça, il ne peux plus toucher au moteur sans déclencher l'armement. Et je ne parle mais pas du fait que je suis incapable de gérer les différences de puissance entre les deux technologies. Je ne sais pas à quoi les Yarhins on booster leur composant, mais une chose est sûr, l'Andromède ne supporte pas une telle puissance. Et puis on a un autre problème.
- Quoi, les autres ne suffisaient pas ? Ironisa Kaze.
- Je sens qu'on est pas près de partir, soupira Jani.
- La coque. J'ai demandé à deux gars de me faire un diagnostique complet de la coque.
- Et ? S'impatienta Kaze.
- La plupart des zones touchées peuvent être confinées, on aura juste à sacrifier quelques salles, mais pas toute. La partie avant du vaisseau à été très abimée par notre atterrissage et malheureusement, on ne peux pas se passer de certains équipements, ni les déplacer et encore moins les dériver, finit Shaku en soufflant.
- Pour résumé, on est mal.
- Ouaip.
- Et l'anneau ? S'étonna Jani.
- Quoi l'anneau ? demanda Kaze.
- Il nous en reste un dans la soute si je ne me trompe pas. Tu n'avais pas pensé le cannibaliser avant qu'on trouve la base Yarhin Shaku ? Interrogea Jani.
- Il m'étais sortit de l'esprit celui-là, avoua le bleuté un brin dépité.
- Tu peux en faire quelque chose ? Demanda Kaze.
- Je peux m'arranger avec ça pour la coque, mais cela ne nous fera pas décoller.
- Et si je te dit que les cristaux qui nous servent d'axe aux anneaux sont utilisés aussi par les Yarhins pour leur propulsion ? Fit Terné en entrant dans la pièce. Je te cherchait, fit-elle sèchement en tournant la tête vers Jani.
- Génial, et alors ? Demanda Shaku perdu.
- Sert-en pour unir nos deux technologie et booster notre combustible.
- Depuis combien de temps écoutes-tu à la porte ? Demanda froidement Kaze.
- Depuis quelques temps déjà. Il faut dire pour ma défense que je n'ai pas grand chose d'autre à faire puisqu'on m'interdit tout sur ce vaisseau, fit Terné sardonique.
- Je t'aie juste demandé de t'arrêter un peu pour éviter que tu ne te retrouves dans le même état que ces deux là, répondit Jani exaspéré en montrant Sahku et Kaze du menton.
- Depuis quand je suis un mauvais exemple pour mon équipage ? Bouda Kaze.
- Depuis que tu travailles jusqu'à l'épuisement totale, répliqua Jani du tac-au-tac.
- Et alors ? Si j'ai envie de m'épuiser le cerveau à défaut de mon corps, je peux non ? Qui t'as donné le droit de subtiliser mon ordi et mes disques de donnée ?
- Le droit de celle qui veut t'aider ! Souffla Jani vraiment exaspéré.
- Je ne veux pas de ton aide ! Hurla Terné. Je ne veux plus que toi ou qui que e soit d'autre me regarde comme si j'allais m'effondrer à tout moment ! Je veux que tu me rendes mes affaires et que tu me la...
- La ferme, la coupa une voix sourde et sombre. Au cas où certain l'aurait oublié, il y a des gens fatigué ici, continua Ysaac. Alors Jani, Terné, avec tout le respect que je vous dois, et à moins que tu n'ais changé d'avis pour la psychothérapie Terné, je vous pris de foutre le camps d'ici et d'aller réglez vos problème ailleurs.
- Pour une fois mon cousins à raison, acquiesça Eria. Il y a bien trop d'agitation pour une infirmerie ici. Jess, je vais te demander de sortir aussi, tu as tendance à en excité certain, sourit Eria en regardant Kaze et Shaku.

Terné ne dit rien, mais sortit aussi énergiquement que ses béquilles le lui permettait, suivit par une Jani moins enthousiaste. Jess repartit à leur suite en poussant le plateau repas désormais vide.

- Bonne nuit, dit-il en sortant.
- Et maintenant ? Demanda Kaze une fois la porte fermé.
- Maintenant, je vais vous donnez un emploie du temps sur mesure à respecter à tout prix. Hors de question que vous recommenciez vos bêtises, dit-elle en s'installant à son bureau. Heureusement que dans ce vaisseau, peu de gens on besoin de Tempus... Pendant que je fais ça levez vous et marchez un peu, histoire de vous réveiller complètement.

Kaze obéit sans discuter, trop content de quitter le lit. Il dû malgré tout se tenir au lit en se levant. La tête lui tournait légèrement. Un coup d'œil à Shaku lui appris que ce dernier s'en sortait bien mieux que lui et s'approchait déjà pour l'aider.

- Comment tu fais pour être si vite sur pied, grogna Kaze.
- Je suis le meilleur, tout simplement, répondit-il avec un grand sourire.
- Voilà les programmes sont entrés, dit Eria.
- Rapide, admit le commandant.
- J'avais déjà écrit vos programme, il me restait juste à les entrer dans l'appareil. Aller, mettez-moi ça, dit-elle en tendant deux disques fins et étroits munis de trois petites aiguilles.

Les deux hommes prirent chacun le sien et tandis que Shaku grimaçait légèrement en plaçant le sien sous sa paume, Kaze posa posa son Tempus comme une montre.

- Nous voilà sous surveillance médicale, siffla Kaze.
- Bah, ça pourrait être pire, elle aurait put nous retenir prisonnier ici, lâcha Shaku avec un sourire.
- J'y ai songer, indiqua Eria, mais si je savais comment vous retenir, ça se saurait.

A suivre...