Prélude

" Nulle femme n'est plus secrète que celle qui fait profession de se raconter

-Colette "



Je vie dans le secret depuis des lustres, portant en moi le prix de l'immortalité. L'existence me fut un jour belle et fleurit, ses milles recoins inexploré s'offrant a moi tel un enfant qui vous ouvre les bras. Mais ces petites menottes fragiles eurent vite de se refermer, m'emprisonnant dans l'un de mes rêves, si fou qu'il en fut devenu réalité. Le vent devint froid sur ma peau, la terre aride contre mes pieds, le ciel n'est plus que noirceur a mes yeux, même vos prières ne sauraient ramener a bon port mon âme perdue.

Mon histoire est un compte de sang, c'est avec ce liquide de vie que j'y ait écrit chaques lettres. J'ai gravé mon destin dans celui du mal, idée fausse de croire que je ne l'ai un jour regretter

Prologue

" A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité.

-Olivier de Kersauson "

Les fines gouttelettes ruisselèrent sur mon visage, quelque unes traçant leur chemin dans le creux de mes joues ou d'autre encore s'effondrant dans le berceau de mes lèvres. Eau cascadant contre mon coup, je restais la, immobile tel une statue de sel qui fondait par intempéries, attendant que mon heure sois venue. Je ne pouvait me résoudre a tenter le moindre geste, mon esprit s'enfonçant dans la profondeur des événements qui eurent perturbé le sommeil qui m'habitait.

Les jours avait passés, depuis ma venue en se monde, emplissant ma vie d'une si complète insignifiance, a un point tel ou je me fut moi-même peur. Je tournais en rond, comme toutes ses autres âmes sans chemins, me contentant de suivre le mouvement de masse qui dirigeait le peuple. Nous partîmes, laissant les vertes contrés de l'Irlande pour s'aventurer en Amérique, la ou on avait raconté que la vie était meilleur.

Je me rappelle encore le bois pourris de la cale qui m'entourait, les bruits rauques de l'un vomissant, l'autre toussant a s'en cracher les poumons. Immigrants tous collé les uns contre les autres tel des poissons emprisonnés dans les mailles d'un filet, nous attendions de pouvoir enfin sortir, goutter a notre nouvelle vie. Après des mois, ils nous firent débarquer sur une ile. Sous nos pieds reposaient les corps de centaines de colons qui avait succombé a l'enfer de la fuite vers leur nouveau monde. J'y eut passé quarante jours, a espérer de m'en revoir vivante. J'avais eu la chance de survivre et je n'espérait seulement a continuer mon périple. Oui, chanceuse que je fut, je pus enfin voir, au bout de quarante cycle d'enfer, le Canada.

J'avais enduré les milles supplices de la traversée avec la seule idée de m'enfuir ailleurs, me libérer de la cage qui emprisonnait mon âme.

Tout ne fut que mensonge

Ville-Marie ou Irlande, cela ne portait pas la moindre différence. A chaques nouveau pas que j'eus posé, je m'en trouvé perdue d'avantage. Et j'avais continué, pendant deux longues années, a errer morte de froid et de faim en attendant ce jour ou la divine rédemption me serait accordé.

Chapitre 1

Une nouvelle âme

" …Qu'il déplore le sort d'une âme à soi contraire,
Qui pour un autre corps à son corps adversaire
Me laisse examiné sans vie et sans mourir,
Me fait aux noirs tombeaux après elle courir.

Démons qui fréquentez des sépulcres la lame,
Aidez-moi, dites-moi nouvelles de mon âme,
Ou montrez-moi les os qu'elle suit adorant
De la morte amitié qui n'est morte en mourant

[…]

Elle n'est plus ici, ô mon âme aveuglée,
Le corps vola au ciel quand l'âme y est allée;
Mon coeur, mon sang, mes yeux, verraient entre les morts
Son coeur, son sang, ses yeux, si c'était là son corps…

-Théodore Agrippa d'Aubigné "



Mon sang coulait, s'infusant a l'eau dans laquelle je baignait tel la marre de ma propre mort. Projectiles liquides venus du ciel s'écrasait dans cette étendu rouge tout en la transperçant de quelques trous translucides. Je la ressentait, cette eau, elle berçait ma chevelure en quelques ondulations, c'était mon cercueil. Le tonnerre grondait, lamente d'un dieu qui exprimait sa rage envers les incompris, et un vent âpre soufflait, fort et froid, transperçant mon corps mouillé d'un frisson glacial. Je n'aurais eu peine a imaginer le givre s'agrippant a mes sourcils noirs, longeant chacune de mes mèches sombres en quelques sinueuses charmilles blanches. Mes doigts criaient douleur, de profonde engelures les paralysant. Souffrance avait élu domicile en mon corps.

Mon âme pétrifiée par l'agonie s'éteignait lentement, alors que mon esprit quand tentait malgré tout d'en venir a une conclusion.

Que s'était-il passé?

Je ne me rappelais que trop mal les derniers événements, avant que ma vie plonge dans cette léthargie qui la constituait maintenant. Les souvenirs me revenaient lentement en mémoire, éparpillés par des vents de confusions.

Une ruelle noir m'avait accueillit, j'y était venue pour me cacher. Mon refuge. Des êtres a mes trousses, je ressentais encore leur présence, épiant le moindre de mes gestes. Une blessure, mon cou se déchirant, laissant une sang chaud ruisseler contre ma peau. Et puis, la noirceur.

Je gémit et lentement, ouvrit mes paupières, aussi lourdes que le plomb. Des images valsaient devant mes pupilles en un théâtre d'ombres sinueuses, mélangeant a la fois vérité et mensonge. Et moi, médusée et impuissante, j'observait se ballet de couleur naïvement, sans pouvoir détacher mes yeux des formes sombres. Ne rien y comprendre, c'était littéralement ce qui était en train de m'arriver. J'étais plongé dans l'inconnu, par des mains fortes qui m'empêchaient de refaire surface. Rien n'était comme avant et je doutais que je put faire changer le cours des choses.

Des bruits troubles envahissaient mais tympans en une rivière de mots incompréhensibles aux flots interrompus. Les voix semblaient m'entouraient, venant de toutes parts. Mes yeux suivirent en une lueur affolée chaques nouveaux sons, essayant vainement d'identifier leur origine. Ils approchaient, encore et encore, m'encerclaient d'un étau d'horreur et d'affolement et je restais la, immobile, alors que ses ravisseurs empoignaient mon esprit torturé.

Mon corps faible se ressentit soudainement soulevé de terre. Je crut un moment que j'avais perdu ce combat que je menant aveuglément contre la mort, que mon âme s'était échappée de sa cage pour s'enfuir. Mais que de mensonges murent traversés l'esprit, mes allusions se firent vite démentir pour une profonde douleur a la nuque, comme si ma chair se déchirait pour ensuite me laisse me vider de tout mon sang. La blessure enflait, comprimant mon cou et moi, suffocante, je sombrais.

Ma tête se renversa par l'arrière en un mouvement las, restant molle et redondante a chacune des secousses qui m'habitait; mes membres retombaient eux aussi en tous sens, j'étais tordu tel un patin démembré. On me transportait, je ne sais ou, pourtant, je ne pouvait encore alimenter de doutes raisonnables.

***

Un cliquetis métallique perturba mon état de somnolence. Je portai lentement, en un geste de souffrance inouïe, une mains froide contre mes paupières closes. Ouvrant les yeux, la première que je pus alimenter du monde fut les veines bleutés de mon poignet, contrastant avec ma peau horriblement blanche, y lisant chaques petits sillons de sang en une effroyable clarté. Je poussai un soupire d'effroi, éloignant mon bras de ma vue tel un front que je dressais entre cette chose qui ne pouvait être moi. Je baissai lentement la tête espérant chimériquement avoir une vue rassurante sur mon autre bras, habituellement habillé d'une peau cuivrée. Il ne l'était plus, je n'étais plus moi. Ce ne pouvait être des morceau de la Leyla que je connaissais si bien, tout ceci ce traduisait dans le plus horrible des mensonges. " Impossible, impossible " me répétais-je encore et encore, mes yeux arrondis par l'effroi décortiquant chacun de mes membres aussi blanc que neige l'un après l'autre.

J'entendais ce souffle allaitant, le mien, bien qu'il ne semblait émaner de ma poitrine. Je languissais dans l'immobilité, toutes forces ayant été extraites de mon corps sans vie. Me confondant a une image gravée dans la pierre, l'hiératisme m'emportait sans que je ne puisse défendre mon ancienne vitalité qui s'envolait, tel l'insignifiante feuille aux teintes d'automnes se laissant timidement transporter par le zéphyr des temps glacés. Mes yeux parcoururent cette noirceur qui m'enrobait, créant une ambiance propice aux cauchemars des plus barbares et inhumains. Épais nuage d'encre, il était pourtant éventré d'un rayon translucide qui traçait de sa courbe argentée le relief des murs rocheux qui m'emprisonnaient, dessinant les barreaux d'acier me précédant.

La lune

Je pouvais deviner sa forme ronde aux éclats étincelants, reine de la nuit. Tout en imaginant la fenêtre, qu'un petit trou dans le mur qui permettait a l'onctueuse lumière de pénétrer ma tombe, je me voyais déjà dehors, libre. Mais je ne pouvais qu'espérerer, car l'ombre me maintenait ici.

Les secondes passèrent, me morfondant dans la cage de mes songes ombrageux.

Des ténèbres, une sensations nouvelle s'empara de mon esprit. Je ressentais. . .tel une présence, une lame qui me transperçait l'âme de sa pointe. Mes yeux s'orientèrent en un mouvement fluide vers l'ouest. Au loin, j'apercevait leur ombre tamisante se traçant lentement contre le mur humide du couloir qui se dressait devant moi, n'étant séparé de lui que par cette porte au métal tordu. Deux. . .ou peut-être bien trois, je n'aurais sut l'affirmer avec exactitude. La seule chose qui put encore m'écorcher l'esprit fut ce sentiment de danger qui prenait lentement contrôle de mes intuitions. Leurs âmes étaient noires et leurs intentions mauvaises. Je ne pouvais comprendre comment je parvenais a le ressentir, mais rien ne pouvait contredire cette pensée. L'ombre me voulait du mal, leurs démons avaient quelque chose a me reprocher.

Étirant lourdement le cou, au prix de la douleur, je réussi a les percevoir. Mais pourtant, eux étant si loin, l'image qui m'était transmise n'avait en aucun cas été aussi limpide. Clignant des paupières, j'essayai de parvenir enfin a la réalité, retomber dans le berceaux de l'humanité. Mes ressentiments, mon corps, mes sens, mon esprit, rien ne m'appartenais.

J'entendis le cliquetis de quelques clefs rouillé s'entrechoquant, l'une d'entre elle parvenant jusqu'à la serrure, libérant les songes de ma prisons. Mais moi, inconsciente, je restait la, pétrifiée, perdue trop loin dans cette introspection pour pouvoir reprendre le fil de l'histoire. Le premier d'entre eux, homme imposant a la chevelure d'un blond cendré aux quelques lourdes boucles cascadant contre son cou de taureau, me dévisagea de long en large. Le poids de son regard eu vite fait de démentir mes pensées qui s'effacèrent instantanément. Une lueur étrange traversa rapidement ses yeux d'un bleu clair, son visage abordant une expression horrifiée. Il recula de quelques pas, invitant un autre de ses comparses a pénétrer la cellule.

De quoi avait-il peur? De moi?

Je refoulai ce songe aussitôt qu'il eu fait de m'éclairer l'esprit. Quelle idée absurde! Moi, aussi horrifiante qu'un menu moustique, comment aurais-je put inspirer autre chose que victoire a mon bourreaux. Je n'étais qu'une petite bête, perdue et blessée, figée au plus profond d'une cellule. Nul ne pouvait souhaiter inspirer moins de crainte que moi.

Devant le refus cordial des trois autres de franchir la porte, il se résigna a s'avancer aux pas de souris. Sa peur était flagrante, en un point qui ne réussit qu'a me porter que de nouvelles interrogations en tête. La fatigue s'emparait peu a peu de moi, je l'ignorais malgré les réclames de mon corps pour porter le peu d'attention que je conservais, en cible de mes visiteurs. Je crus bien qu'il l'eut remarqué, car il gagna du coup un regains d'assurance. Se détachant de son imposante carrure, des chaînes se mouvaient derrière son dos, s'entrechoquant ensemble en un fracas de rouillure. Ses lèvres s'agitèrent en un dialecte étrange qui sonnait faux a mes oreilles, assemblage incompréhensible de mots a la perception de mes sens confus. Il se ravi visiblement de l'obnubilation, les commissures de ses lèvres se redressant au rythme qu'il entonnait un rire sournois. Et l'étranger recommença encore a parler, alors qu'il se penchait vers moi. Je pouvais sentir son haleine, mélange de fromage et de pain rassi, percevoir cette odeur de crasse qui émanait de ses vêtements humides; mon cœur ne me reposait plus que sur le bord des lèvres. Saisissant mon poignet, il l'emprisonna d'un large anneau de métal froid, relié a une lourde chaîne rouillée secondé d'un deuxième disque qu'il attacha a mon autre bras. Puis il s'en alla, ravi d'avoir accomplit sa tache, me laissant seule en prise a la frustration.

Usant de toutes forces catatoniques qui purent encore habiter le refuge de l'âme, je me débattit, ignorant l'affliction qui apportait souffrance a mon être. Lentement, la brûlure élu domicile en mes épaules, ne sachant pourtant comment arrêter ma rage. J'hurlai, je maudis la terre entière, sans aucun contrôle je laissai mes sens me guider vers le chaos. Et plus encore j'essayais, a chaques nouvelles tentatives, se concluant vaine, la colère ne faisait qu'augmenter en un point ou elle prit vite le dessus sur ma conscience. J'appelai même mes bourreaux, qu'ils viennent m'affronter en face! Et puis, aussi soudainement que j'eus bien commencé, je réalisai. Mes gestes cessèrent, mes cris s'étouffèrent, ne laissant place qu'a l'échos de ma voix se répercutant encore et encore dans ma tête. Je ne comprenais pas. . .qui m'habitait. J'étais face a un miroir, ayant laissé place a un reflet qui agissait en toutes contrainte avec mes convictions passé. Un démon qui s'appropriait peu a peu mon corps, mon âme et mon esprit pour les mener tel un pantin de cirque. Cette incarnation n'était que l'ombre de moi-même.

Je secouai rudement la tête, ramenant a moi le peu de lucidité que je réussi a puiser au plus profond de ma conscience. Je ne pouvais cerner tout ses changements, comprendre ce qu'on avait fait de moi. Je voulais pleurer, frapper, crier au dieu unique ma confusion; tout sentiments formaient une brume épaisse en mon esprit, m'empêchant d'y voir clair. Les larmes voulurent se libérer de mon emprise, laisser paraître au grand jour ma détresse, mais je les refoulai, me contentant de rester la, faible et pétrifiée, en prise de mes démons.

***

La porte grinça en un bruit aiguë, m'arrachant au sommeil léger dans lequel j'avais involontairement plongée. Mes paupières demeurèrent closes, la paresse submergeant mes autres sens aux aguets de la tumultes. De lourds pas résonnaient, trahissant le lugubre silence qui eut régnés en cette tombe. J'avais écouté le doux bruit de la répercussion des fines gouttelettes d'eau contre la terre du sol pour ce qui me parut une éternité et ce cycle fut loin de s'interrompre par la faute de l'étranger dont je ressentais la présence, s'approchant dangereusement de moi. Et qu'il aille donc au diable! Qu'il jette cette âme sous terre et qu'il l'enterre jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Je n'en n'avais cure, cet esprit ne pourrait en aucun cas se révéler le mien. Être prise a jamais dans cette prison de rage que constituait mon corps, mieux me valait mourir, m'évaporant au soleil levant. Je ne pouvais souhaiter que mon unique mort, celle qui viendrait mettre fin a cet enfer. Que mon bourreaux donne mon corps en laboure aux loups des bois, pour qu'enfin je puisse revoir ma véritable personne et non cette pale imitation qui démentissait de sa cruauté tout souvenirs de ma vie antérieure.

La confusion m'avait brisé les ailes, auparavant si fragiles. Et maintenant, je tombais.

L'intru vint en ma proximité, sans pourtant que je n'eus le courage d'ouvrir les paupières pour apercevoir cette lueur qui brillait dans ses yeux. Même inconsciente, je le devinais, le diable en sa personne étant aussi palpable que ciel et mer. D'un geste froid, il libéra mes bras meurtris de leur chaînes. Un crépitement retentit, je ressentit une courroie solide emprisonner mon cou. Sous l'effet de la surprise, je laissai tomber le voile des apparences, mes membres se raidissant au moment ou j'ouvrit les yeux. Il tressaillit momentanément, reprenant ensuite en quelques secondes cette apparence sérieuse, quoique malicieuse, qu'il revêtait.

Je portai une main a mon cou, reconnaissant sous mes doigts la courbe d'une courroie de cuir. L'objet était ensuite attaché a une lourde et longue perche noircie l'homme dont l'homme s'appropriait le contrôle. Reculant, il l'attira brusquement vers lui, démontrant sa puissance d'un sourire satisfait. Je ressentis la lanière resserrer ses mailles contre ma gorge, m'étouffant. Mon corps inerte fut automatiquement propulser par l'avant, retombant lourdement sur le sol, au pieds du monstre de chair et de sang qui, d'un rire fort, se ravie visiblement de mon impuissance. Et il recommença, encore et encore, me traînant derrière lui tel un vulgaire fardeau de pacotille. Je n'avais pas la moindre des importances, me voir ainsi, mourir a petits feux laissait le malin de glace. Tous s'en ravissait même. Le rire de ses compagnons me parvint, ils étaient tous la, les trois autres sbires de la veille, se délectant de mes souffrances.

En un fracas, la porte se referma.

" Non ", songeai-je. Je ne croyais aucune créature capable d'un tel acte. Par ce geste, il n'avait même pas essayer de me traîner a l'extérieur, comme je l'eus cru. Toutes nécessité a cet acte de barbarie s'estompait, " Il ne souhaite rien d'autre que de percevoir le reflet d'ocre de mon sang aux lueur de la lune, il se joue de moi ". Mon esprit s'atténuait, ne laissant place qu'a d'horrible songes d'agonie. Je n'avais plus la force de réfléchir, mais la haine envers ce monstre inhumain qui espérait m'apercevoir ramper a ses pieds, raviva cette petite flamme caché si profondément en moi, habituellement étouffée par douleur et doute. Mes jointures bleuies, agrippant la sangle dans cette tentative de défense, se resserrent contre leur prise. L'homme opérant une forte traction, envoyant mon corps se fracasser contre le mur, je profitai de cette position de hauteur pour reprendre pied, utilisant la solide surface rocheuse tel un levier. Je retombai debout, étourdie, mon esprit embrumé par le manque d'air. Essayant de m'approcher de lui en un geste offensif, toutes tentatives échouèrent pourtant lorsque je perdit pied, mes jambes aussi molle que des algues se dérobant sous moi.

Quelques murmurent d'approbations résonnèrent, du plus profond du large couloir, les trois attroupés contre la grille de la cellule s'écriant en quelques bribes étranges des paroles dénués de tout sens.

" Parfait "

Devant leur réaction, leur compatriote quitta sa position de force, déguerpissant aussi rapidement qu'il était bien arrivé.

***

mots de l'auteur : voici! Ceci fut écrit au cours de septembre 2003. Il y a pour le moment 11 chapitres mais je ne voulais donner d'un bref aperçu ici … Voilà chose faite! A la revoyure! Et surtout, n'hésitez pas a me laisser un mini commentaire, que se soit une critique, un conseil ou simplement un 'tit mot'.

@+ bisous a vous tous! @+

Truly yours

-ox-Aurialie-xo-