Konnichiwa! Ici, une histoire que j'ai écrite il y a de cela une bonne année, mais que j'aime toujours. Je l'ai fait d'un bout a l'autre, sans arrêt, au cours d'une soirée (plus ça avançait et plus j'était fatiguée… vous allez vous en rendre compte). J'ai voulu traduire par la un point de vu différent, j'espère que vous allez apprécier et n'oubliez pas de me faire un petit commentaire!

En souvenir de mon amour

A tout Jamais

Douces larmes roulaient langoureuses et froides contre mes joues, imitant les tiennes. Je te dévisageait tel ce fut un dernier regard, mes yeux perçant au creux des tiens pour en déceler une parcelle de pardon.

Je suis désolée

Tellement désolée

Mais ça ne pouvais continuer de cette manière, je ne pouvais ressentir une nouvelle seconde leur emprise s'appuyant ferme contre mon menu corps. Tu me contrôlais, oui j'en étais certes consciente. Il aurait été faux de croire que je me laissait faire, mais je t'aimais tellement, a m'en imaginer que tu me voulais du bien. Que pour une fois je n'étais pas seule, abandonnée, mais ce fut une erreur.

-Jade, non, me murmuras-tu tendant désespérément une main devant toi, attendant certainement l'appel de la mienne; cette réponse qui ne viendrait jamais

-Je ne peux pas, répondis-je simplement alors que lentement je m'éloignai.

Lançant un dernier pas, je me retournai en une ultime fois vers toi, contemplant ton visage autrefois doux et serein maintenant défiguré de peine et de rage. J'observais ta chevelure d'un blond sombre, celle dans laquelle mes doigts avaient si souvent passé et repassé encore et encore en une éternelle caresse. Ton front court et lisse sur lequel j'eu déposer des centaines de baisés, tes yeux bleutés aux pointes légèrement bridées qui m'eurent si longtemps observé, maintenant baignés d'un fin berceau de larmes. Mon regard se plongea ensuite sur ta bouche, ses lèvres rosées qui eurent si souvent vu les miennes s'y déposer en un doux baisé. M'écartant en un léger recule, je contemplai ton visage. Autrefois si doux et serein, jeune et tendre; j'avais maintenant peine a le reconnaître.

-Non Noah, je ne peux pas, ajoutais-je essayant de m'apporter courage.

Je m'approchais lentement de la porte, n'osant pourtant poser ma main sur la poignée, la tourner et m'en aller. Partir pour ne plus jamais te revoir. Perdre cet amour si doux qui eu autrefois fleurit pour s'en retrouver maintenant flétrit. Il était mort, décédé, enterrer par la faute des autres. J'aurais eu tord de te jeter tous blâmes, ce n'étais pas de ta faute mais bien de la leur bien que je l'avais si longtemps cru fertile alors qu'il se meurtrissait pourtant en l'abandon.

Ma main restait immobile, pétrifiée, ne pouvant se résigner a accomplir ce geste. En un fracas, mon front retomba lourd contre la paroi de la porte, alors que je m'effondrai en larmes et encore, que mon âme chavirait. Elle criait maintenant, peut-être pouvais tu l'entendre. Elle demandait aide, a ses flancs déchirer a l'horreur des récifs, a ses bras emprisonnés en quelques pittoresques étaux.

Tes pas résonnaient lourds contre le sol alors que tu t'approchais. Non! Je ne voulais plus te voir mais je ne pouvais bouger, j'étais pétrifié des fines menottes de l'amour qui avaient vite faite de ce retourner contre moi.

Ta main effleurant tendrement ma joue, ton souffle chaud irradiant la blanche peau de mon cou.

Je me croyais en un rêve, un ancien moment ressuscité.

-Ne m'abandonne pas, Jade. Tu sais que je ne suis rien sans toi.

J'aurais tellement voulu te croire, tout oublier, me réfugier contre tes bras, ressentir une dernière fois ton corps si familier se confondre au mien. Tu possédais mon âme entière en son essence. Malgré toutes paroles que je me poussais a croire, chacune possédaient un double sens plaidant en ta faveur.

Je me meurtrissais pourtant a m'apercevoir a quel point ma mère avait pu dire vrai. Si longtemps, elle avait défendu le malheur de la cause, me remettant sous le nez tes 22 ans, me décrivant ensuite comme si faible face a toi, mes 15 si courtes années de vie s'accomplissant en ma chute.

-Dis-moi que tu m'aime

Je n'émit qu'un court gémissement. J'aurais tellement voulu te le dire, te le répéter cent fois, mille fois sans jamais n'estimer qu'il t'en donnait justice. Oui, je t'aimais bien que je ne le pouvais pas. J'aurais voulu mourir contre ton corps, me fondre en ton âme, ne pas écouter ce que tous en avaient a faire. Impossible! Je ne pouvais oublier toutes leurs insultes, leurs traîtrises qui me coûtaient en ce jour mon bonheur. J'abandonnais tout ce qui m'était cher en l'unique espoir de regagner leur amitié.

Maudissait, je me maudissais, mais je ne pouvais reculer, effacer les troubles passés.

-Non, murmurrais-je, éloignant mon seul amour d'un geste las alors que je tournai la poignée et, me résignant, quittai la pièce les larmes aux yeux un couteau au cœur.

Encore, alors que je marchais, m'efforçant a ne plus jamais me retourner, je percevais ta voix, ne me demandant qu'un unique : Pourquoi.

-

-Nous devons te parler, jeune fille

Mes parents me dévisageaient tel deux fauves, dévisageaient mes larmes ornant mon visage de leur sainte tristesse sans pourtant comprendre. Mais s'appuyant sur leur honneur, ils se juraient d'en finir une bonne fois pour toute avec cette histoire.

-Il n'est pas fait pour toi. Je suis certaine qu'il te veut du mal, commence ma mère.

-Non! hurlais-je sais pourtant comprendre

S'en était trop, J'avais fait ce qu'ils avaient si longtemps désirés. Essayant maintenant de tracer une croix sur le passé, ils revenaient me hanter de leur sermons sans sens ni émotions; aucune compassions.

-Je l'ai fait! Voilà! Êtes-vous content? Rassasié? Peut-être en voudriez vous plus. Vous voulez que je m'arrache le cœur et que je le lance en pâture aux fauves. Que j'aille l'assassiner en prétendant ne jamais l'avoir aimer? Jamais! Criais-je. JAMAIS!

Je ne voulais plus les voir, simplement les oublier. Je m'élançai vers ma chambre, m'important peu de leurs discours sans sens. Fracassant la porte derrière moi, je m'effondrai contre mon lit. Douces larmes tombaient de leur ruisseau, se heurtant en quelques sombres taches contre mes draps.

Un bruit, le téléphone sonna

D'une main tremblante, j'accrochai le combiné alors que je le portai craintivement contre mon orreille.

" Jade, je sais que c'est toi. Jade! Répond, je t'en supplie! "

Mes lèvres tremblaient. J'aurais tellement voulu te répondre.

Un bruissement.

Quelqu'un venait de saisir le téléphone, au rez-de-chaussée.

Je racrochai rapidement, souhaitant seulement que mon père ou ma mère n'aie pas entendu la voix de Noah.

Trop tard.

Je percevais déjà les pas lourds de mon père sur l'escalier alors qu'il portait son chemin en direction de ma porte. Me précipitant jusqu'à la poignée, je la verrouillée, a temps pour ne percevoir que les coups faire frémir la porte, les poings de mon père se fracassant contre cette barrière.

-Ouvre-moi! Criait-il. Prouve-moi que tu tien a nous! Diane et moi savons ce qui est bien pour toi, il ne t'apportera que du mal, crois-moi.

-Chimères! Hurlais-je a en enterrer sa voix. C'est par votre faute que je me fond en larmes! Pas de la sienne!

Je ressentais ses coups se faire plus distants.

-Très bien, si c'est comme ça je m'en vais, ça ne sert plus a rien de toutes manières.

Il quitta alors, aussi subitement qu'il était bien venu, mais je ne préconcevais que pire martyres fleurissant déjà en son esprit.

-

D'un geste lache, je dépliais habillement le petit sac de papier brun au creux duquel mon diner était enfermé.

-Jade

qu'un faible murmurre se confondant au vent.

Encore eux, me dis-je. Ils renaissaient leurs insultes mais encore, ensemençait se douloureux songe. Levant faiblement les yeux, cherchant d'un regard absent le visage de mes agresseurs.

-Noah Jade! Jade et Noah!

-Laissez-moi tranquille! Lançais-je au vide, ayant la ferme intention qu'ils étaient près, si près que j'en ressentais déjà leur putride odeur.

-Mademoiselle Madisson.

Sursautant, je fit volte-face, percevant le visage froid de mon directeur.

-Quoi encore? Répondis-je attivement alors que mon regard se portai en direction d'ennemis que je percevais déjà au loin, s'enfuyant.

-Je voudrais vous parler

Frémissant, je répondis, assemblant tout mon courage :

-Non, je n'ai pas besoin de parler. A personne! Ajoutais-je essayant moi-même de me convaincre.

De quoi voulait-il traiter? De la chute dramatique de mes notes? Bête superficielle sans la moindre profonde pensée. Il ne songeait qu'a la réussite de son établissement d malheur, peu lui importait vraiment ma peine. Pourtant, il savait que mes réussites se métamorphosaient en échec du poings de la peine. Mais peu lui important réellement la cause, seule le résultat savait ébranller ses barrières.

Peu m'importait son âme, je m'en moquais.

-Vous avez quelques problèmes mademoiselle, continua-t-il malgré mon avertissement. Mais ses troubles ne doivent pas nuire a votre avenir.

Voilà! La piètres réincarnation de ce que j'eu penser. Et ils étaient tous les même! Stupides créatures sans aucun cœur ne se préoccupant que de leur petite personne, ne portant aux autres qu'aide sur ce qui les heurtait personnellement non pas par peine mas pour confort de leur propre être.

-Comme vous voulez, soufflais-je, lançan mon repas au sol alors que je me relevai.

-

" Jade,

Rayon de mes nuits, soleil de mes jours. Flamme scintillante en mon âme.

Je ne peux comprendre tes agires, bien que je ne puis les accepter sans les comprendre.

Je t'aime tellement, peu m'importais ce que les autres pouvaient en penser, l'unique chaleur de ton corps contre le mien effaçait tout songe noir.

Si tu savais maintenant mon martyre, ma peine de te voir loin de moi, d'entendre parler de toi en quelques mots sans pourtant sentir ta présence rassurante éloigné tout problêmes.

Je t'aime

Je t'aime

Comment de fois devrais-je le répéter pour que tu comprenne, pour que tu revienne? "

J'observai ses quelques lettres, encore et encore, toutes reprise me semblant la première.

Le téléphone, encore.

-oui? Soufflais-je faiblement

Quelques respires tel une réponse, rien de plus.

Jusqu'au moment ou une voix famillière pris le relais :

-Toi! Je ne veux plus entendre parler de ta carcasse. Laisse la tranquille ou tu auras affaire a moi!

Mon père.

Ciel! Qu'avait-il fait? Et si Noah en venait a penser que j'eus été la responsable de ses paroles…

-N..

Trop tard, la ligne était déjà coupée. Mais encore, je pouvais entendre les cris rageurs de mon père, maudissant cette inconnu d'ainsi pourrir sa si paisible vie. Les chaises se fracassaient contre les murs, les tables s'effondraient, les cadres s'en voyaient déchirer; masi rien ne pouvait épuiser sa rage, lui racheter son honneur perdu, a s'obstiner contre moi.

-

Je marchai lentement vers ma chaumière, effrayée de ce que j'allais rencontrer. Un père aveuglé de rage, une mère impuissante, un appel de détresse, un homme a tout jamais perdu, un amour brisé; une âme sans réponse, muette face aux conscéquences affligés de tout autres préscences.

Je fus extirpée de mes songes par le ronronnement d'un moteur…

Une vieille Corsica, bonne pour la ferraille, a la peinture d'un bleu sombre se confondant sous les croc de la rouille. Cette voiture aux sièges grisatres sur lesquels je m'étais si souvent assise, observant le conducteur d'un œil perdu. La voiture de Noah.

Je m'approchai d'elle sans pourtant le vouloir, peu craintive face a ce que j'allais pouvoir y trouver.

J'aurais pourtant du.

Sa silhouette se découpait molle contre le banc droit. Il était affaissé contre son siège, tête lourdement appuyé entre le coussin et la vitre. Et de son front, perlant contre cette transparente paroi, se traçait un faisceau sanglant.

Ce fut a se moment que mes yeux se levère vers le conducteur, pour n'en découvrir nul autre que mon père.

…Mon pète et son fusil de chasse.

De mes lèvres se détachèrent un cris, faible et court au point ou il s'en mourrait avant au creux de ma gorge.

La voiture s'immobilisa, ses pneux écrasant l'herbe de leur poids, le pare-chocs ne reposant plus qu'a quelques vulgaires centimètres de mes jambes. Je vis mon père pousser lourdement sa porte, sans d'abord ne me prêter la moindre attention, la courbe du canon contre ses mains nerveuses tel un réconfort. Il passa derrière moi, tel fus-je une vulgaire statue de sel destinée a périr aussitôt l'approche d'un nouveau torrent.

D'un geste brusque, il ouvrit la seconde portière, laissant le cadavre s'écrouler en quelques vestiges contre le sol froid et terne des automnes. Percevant sa victime remuer létargiquement, il lui assena de sa puissante botte un coup, puis un autre et encore et encore; sous le bruit de l'effroyable craquement des cotes s'entrechoquant en un misérable amas de poudre.

Je lui criais d'arrêter, je le suppliais de comprendre. Et pourtant, il n'en percevait rien.

Se penchant, il saisit le dépouille, la brandissant tel un vulgaire trophée.

-Ma fille, c'est bien lui? Me lança-t-il connaissant déjà éperdument la réponse. O! Mais regarde! S'exclama-t-il désignant Noah qui se débattait encore faiblement ignorant toutes douleurs. Il est encore vivant…

Plaquant vigoureusement le pauvre corps contre le capot de la voiture, son arme pointé contre le front de sa victime, il ne l'observa que quelques instant, puis, actionna la gachète.

J'aurais voulu crier, hurler, m'effondrer en larmes a ses pieds; mais je n'en fit rien, mon corps tel une misérable poussière immobile malgré les vents. Pourtant, je le maudissais de toutes rages ayant pus se tapir encore en mon faible esprit. Je ne pouvais concevoir a le voir mort, ne plus entendre sa donne voix susurrer a mon oreille. J'aurais tellement voulu revenir en arrière, me convaincre que tout ceci n'étais qu'un effroyable rêve; alors que je ne reprendrais conscience qu'entre ses bras, son sourire illuminant tendrement mon éveil. Pauvre idiote que je fut, laissé s'envoler mon seul amour aux prix de quelques mépris. Comment avais-je put agir ainsi? Le laisser partir s'envoler au loin, au plus loin que mon cœur ne pourrait le rejoindre. J'aurais voulu allez brûler aux feux des enfers, ne plus jamais m'en réveiller. Subir millions de souffrances pour ne jamais encore valoir celle de mon âme-sœur succombée sous la main de mon propre sang.

-Et bien plus maintenant.

Dès lors, je ne distinguai plus que son fusil, au canon encore fumant. Je vis sans pourtant comprendre ma main le saisir, le porter contre ma tête et mon doigt exécuter le seul geste qui me permettrait de rejoindre mon seul et unique amour, a tout jamais.