Titre : Shuya

Auteur : Shû le corbeau_blanc

Genre : yaoi, sexe gore, vocabulaire vulgaire dû au milieu des persos (la bonne excuse, lol !)

Warning : R-17

Base : originale

Disclaimer : merci encore mille fois à Lakesis (je préférais ton autre pseudo! Plus mystique), Kymoon et June chéries, Niwa-Hime, Tipheretj et tout mes autres lecteurs, même peu nombreux. Parce que c'est vous que je retrouve à chaque fois, et que franchement, si vous n'étiez pas là, Shuya serait à la poubelle depuis longtemps, avec tout le reste... Je vais essayer de ne pas vous décevoir.

Encore pardon de vous faire subir mes déboires d'écrivain déchu! ^^

Bonne lecture !

Shuya

Les armes des yakuzas étaient pointées sur eux.

Shuya poussa un petit cri et se retourna dans les bras de Jirô pour fixer Aku de ses grands yeux effrayés.

Il tremblait de tout ses membres, et le brun avait beau murmurer des phrases de réconfort dans ses cheveux, il ne parvenait pas à le calmer.

Ce qui était en soi compréhensible...

Le chef des yakuzas tapota distraitement sur la rambarde de métal et sourit.

Il portait le même costume crème que la fois où il était venu à l'appartement de Kotah.

Le même bouc bien taillé, le même bracelet d'argent, et bien sûr, la même scarification de " Aku " sur le pouce gauche.

- Vous croyez peut-être que nous n'avions pas prévu l'éventualité d'une descente ? " demanda-t-il, tout sourire.

Personne ne répondit.

Un silence lourd planait.

La tension se propageait entre les policiers, qui braquaient leurs fusils sur les hommes de main de Aku.

- Du moment qu'une adresse est perdue " continua-t-il, " il faut envisager la possibilité qu'elle soit entre les mains des brigades des stups…

Son regard se posa soudain sur Shuya, tremblant entre les bras de Jirô.

Un rictus de dégoût plia le coin de ses lèvres.

- J'aurai dû te buter en même temps que la loque qui te servait de copain…

Tout le corps du petit japonais se tendit, et il planta ses doigts dans la peau du russe.

Aku se recula et claqua des doigts.

Aussitôt, les balles déferlèrent sur les hommes en contre bas.

Shuya eut à peine le temps de hurler Jirô le bascula derrière lui et dégaina, abattant un mafieux par la même occasion.

Le brun se tourna brièvement vers son cadet pour lui ordonner de se mettre à l'abri.

Le japonais restait pétrifié par le masque de haine et de violence qu'affichaient les hommes qui se battaient.

Son aîné s'accroupit à ses côtés et le poussa sans ménagement derrière une caisse.

- Protège-toi ! " hurla-t-il par dessus les détonations.

Shuya se mit à ramper entre les caisses, persuadé d'être fou et de nager en plein délire.

Ses gestes étaient fébriles, sa respiration saccadée, et les coups de feu résonnaient au creux de sa tête, lui brouillant la vue, doublant ses larmes et la douleur de son corps.

Un policier s'écroula devant lui, yeux et bouche grands ouverts, visage sanguinolent, déformé, et lui rappela immanquablement Kotah qui le fixait alors que la vie s'échappait rapidement de son corps.

Le bras encore chaud de l'homme toucha sa cuisse, et Shuya se recula vivement, se plaqua contre une caisse, remontant ses genoux contre lui, horrifié.

Le visage de son amant se superposait à celui de cet inconnu.

Cette expression de profonde détresse qui étirait pareillement leurs traits…

Cette bouche béante comme celle d'un fantôme torturé…

Et ce bras, ce bras tendu pour l'attraper, le faire basculer dans l'Achéron, lui faire partager sa douleur et son incompréhension…

Shuya pressa ses mains contre ses oreilles pour faire taire le bruit du massacre, doublé des voix du spectre de Kotah qui le hantait.

Un long hurlement hystérique franchit ses lèvres pour se perdre dans le hangar, plainte déchirée parmi toutes celles des acteurs décédés de ce petit massacre nocturne.

A présent, les yakuzas étaient descendus, et certains se battaient au corps à corps avec les policiers, évitant les corps pour les plus chanceux, et s'encoublant dedans pour trouver la mort pour les plus maladroits.

Le japonais se sentit bousculé, et se recroquevilla sur lui-même, espérant peut-être éviter les balles en devenant plus petit.

On le tira par le bras pour le relever, et l'obliger à regarder sa mort en face.

On lui parlait, mais il n'entendait rien dans le tumulte. Il n'entendait même pas ses propres supplications.

- Shuya ! ! Bordel, écoutes-moi ! ! ! Il faut partir ! ! Shuya ! ! !

Jirô !

Shuya ouvrit les yeux et lança un regard désespéré à son aîné.

Mais celui-ci avait déjà tourné la tête, et s'appliquait à trucider un gêneur.

Sans prévenir, il le tira derrière lui pour courir à l'autre bout du hangar.

- Dégaine, Shuya ! ! Prends ton arme ! ! !

Tellement déconcentré, et peu habitué, le jeune japonais s'arrêta au milieu de sa course pour ôter l'arme de son ceinturon.

Deux pointes de douleur fulgurante frappèrent son dos.

Cela lui coupa le souffle.

Il regarda Jirô qui s'était tourné vers lui, vit la lueur de surprise dans ses yeux gris clair, et s'écroula en suffocant.

Il se sentit violemment traîné, les mains du russe se refermant sous ses aisselles tel un étau, puis vit la lumière du soir.

La mer était calme. On n'entendait même pas les mouettes, ni le cliquetis mélodieux des mats.

- Tu me fais mal… " murmura Shuya.

- Quoi ? " le visage en sueur, parsemé de sang, de Jirô, se pencha sur lui.

- Tu me fais mal aux bras…

- Désolé. Ton dos, ça va ?

- Je vais mourir ? " demanda simplement le japonais en passant ses doigts sur la figure de son aîné.

- Non, mon cœur. On va s'en tirer. Il nous faut juste contourner le hangar et prendre une voiture. Pour ce qui est des balles… tu auras juste deux beaux bleus. C'est à ça que sert un gilet.

Le brun lui fit un clin d'œil et posa ses lèvres un court instant sur son front.

Shuya le regardait d'un air hébété.

Son compagnon se désintéressa de lui et vida les deux pistolets de leurs chargeurs.

- Ok… mes deux chargeurs sont vides. Et toi ? " sans attendre de réponse particulière, il inspecta l'arme de son protégé. " Très bien. Les deux sont pleins. Bon, on échange.

Il replaça l'automatique vide dans le ceinturon de Shuya et jeta un coup d'œil aux alentours.

La porte du hangar s'était ouverte, et une dizaine d'hommes ennemis en sortait.

Jirô lâcha un juron à voix basse et prit le visage du petit japonais entre ses mains.

- Ecoutes, bébé. Maintenant ça va être un peu chaud. Je vais essayer de descendre un maximum de gars. Quand je te le dirais, tu vas courir très, très loin, et très, très vite. Tu vas te cacher quelque part dans une rue, et attendre un peu. Ensuite tu vas rentrer à la maison. Et je reviendrais, d'accord ?

- Mais si tu ne reviens pas… ?

Son aîné posa sa bouche sur la sienne et ils échangèrent un long baiser, doux et sensuel.

- Je reviendrais. Ok ?

- Ok.

Le brun ne perdit pas une seconde de plus, et commença à tirer sur les yakuzas qui fouillaient le quai.

Ces derniers ne tardèrent pas à riposter.

Shuya fixait la lumière du phare qui les éblouissait par intervalles.

Il se mit à penser qu'il était comme un criminel en fuite, et que la police braquait sur lui un projecteur, au milieu d'une rue.

Ou alors comme une souris, ou un corps mort, qu'un scientifique éclairerait avant de le disséquer.

Ou pourquoi pas un mannequin, ou un chanteur, éclairé par les spots, sur une scène ou dans un studio de photo ?

Non… il était beaucoup trop petit pour faire mannequin.

Et il ne savait pas chanter.

Qu'est-ce qu'il aurait bien pu faire alors, s'il avait continué ses études ?

Secrétaire général de l'entreprise de son père ?

Ou autre chose…

- Shuya, réveilles-toi ! ! ! " hurla une voix près de lui.

Il revint brusquement à la réalité.

De petites taches jaunes dansaient devant ses yeux, il ne distinguait plus bien le décor qui l'entourait, ni le visage de Jirô.

Son aîné lui donna un coup pour le faire réagir.

- Cours maintenant ! ! !

Le petit japonais le regarda sans comprendre.

- Mais bon sang, réagis ! " ordonna Jirô en se tournant face à lui.

Soudain il porta la main à son épaule, lâchant un juron, et ferma les yeux avant de s'écrouler.

Shuya sursauta et le secoua.

- Jirô ! Jirô réveilles-toi ! ! !

- Ca… ah… ça va… " haleta son aîné, serra son bras de toute sa force.

Le veston noir se colorait d'une tache plus foncée, et le jeune homme y posa ses doigts.

Lorsqu'il retourna sa main, il vit avec horreur le liquide carmin et poisseux qui la maculait.

Non… !

La moquette blanche qui buvait le sang de Kotah…

Et son pull de velours qui essuyait inutilement ses blessures…

Inutilement…

Parce qu'il était mort…

- Non ! ! ! Non, Jirô ! ! !

Il se mit à le secouer frénétiquement, ses larmes allant s'écraser sur le bitume.

Jirô grogna et tenta de se relever en s'appuyant sur son bras valide, mais la fatigue, l'effort et le stress le terrassèrent.

Il s'écroula à nouveau, et chercha la main de Shuya pour la porter à ses lèvres et murmurer.

- C'est bon… ça va aller… laisses-moi juste un peu de temps… Ca fait un mal de chien…

- Relèves-toi, Jirô ! ! " supplia son cadet.

- Tiens, tiens, tiens… Mais que vois-je ? " s'exclama une troisième personne, arrivée à l'insu des deux hommes.

Shuya lâcha la main de son aîné et écarquilla les yeux.

Son corps fut à nouveau prit d'incontrôlables tremblements, et son esprit à nouveau assaillit par le souvenir macabre de Kotah, mourant entre ses bras.

Il se recula contre le mur du hangar, et fixa Aku de ses prunelles terrorisées.

Celui-ci le toisait de toute sa hauteur, et souriait de l'effrayer à ce point.

Jirô se redressa une fois de plus, mais le yakuza lui envoya son pieds dans la figure, avant de lui cracher dessus en l'insultant.

Shuya referma sa main sur l'objet derrière lui, la respiration saccadée.

- Alors, bichette, on essaie de s'enfuir ? " demanda Aku en reportant son attention sur lui. " Tu crois peut-être que les petits merdeux comme toi ont leur place ici ?

Le jeune japonais secoua la tête en signe de négation.

Aku ricana.

Il adorait ces moments.

Maîtriser sa victime avec sadisme, jouer avec elle, avec ses nerfs…

C'en était jouissif.

Le visage du gamin en face de lui était tordu par la peur.

Les larmes l'inondaient.

Ses lèvres fines remuaient silencieusement, formant des suppliques qu'il n'entendrait jamais.

Il s'accroupit près de lui et caressa son visage.

- Dis-moi petite puce, ça te dirais de jouer encore un peu avec moi avant d'aller rejoindre ton copain ? " susurra-t-il.

- Connard… ! " cracha Jirô.

Il nouveau coup, puissant, lui répondit.

- Allez ma belle, sois docile…

Les pieds de Shuya glissaient au sol, incapables de le pousser plus loin, peut-être dans le mur, pour échapper au mafieux.

Ses doigts se serraient avec force autour de l'objet froid posé par terre.

La main chaude d'Aku glissa le long de sa cuisse.

Avec un cri sauvage, Shuya dégagea l'arme et déchargea son contenu dans le ventre et la tête du yakuza.

Même lorsque le chargeur fut vide, il continua à appuyer sur la gâchette, sous le choc.

Jirô attrapa la cheville de Shuya et la serra.

- Arrêtes… arrêtes, c'est fini…

Le japonais s'écroula au sol, et le brun le prit contre lui, dans ses bras.

Shuya enfouit son visage dans la chemise de son aîné pour se rassurer et sécher ses pleurs.

Le russe se contenta de poser son menton dans ses cheveux roses, et de caresser son dos de sa main valide, en attendant que le calme se fasse en eux.

Le phare tournait toujours.

- Vassili ? Vous êtes là ? " appela une voix féminine.

- Derrière la caisse, Naomi.

La jeune femme se précipita sur eux, couverte de sang.

- Mon Dieu ! J'ai bien cru qu'on allait tous y rester… " soupira-t-elle. " Les ambulances sont en route.

Ses yeux se posèrent soudain sur le corps troué d'Aku.

Elle ne dit rien, mais une ombre de déception passa sur son visage.

Mort, tout était tellement plus facile pour lui…

En silence, ils se relevèrent et rejoignirent les policiers fraîchement arrivés.

***

Jirô poussa un soupire de satisfaction lorsqu'il eut mit la chaîne de sécurité à sa porte d'entrée.

Il se gratta la nuque en baillant et se tourna vers Shuya.

Il n'était guère en meilleur état que lui : ses vêtements étaient maculés de sang et de poussière, de même que son visage, où les pleurs avaient laissés de longues traces noirâtres.

Le russe se dirigea vers la salle de bain, suivit par son petit protégé.

Il referma la porte, alluma la petite radio et commença à se dévêtir.

Derrière lui, Shuya l'imita et grimpa dans la baignoire, laissant couler l'eau du robinet pour avoir la bonne température à la douche.

Jirô lui jetait un coup d'œil de temps en temps, par le biais du miroir, hypnotisé par la lenteur – douceur ou fatigue – avec laquelle le japonais passait le jet chaud sur ses membres douloureux et sales.

Il se reconcentra sur sa blessure à l'épaule, la nettoyant avec du désinfectant, puis alla s'asseoir sur le bord blanc du bain.

Shuya était recroquevillé, genoux contre son torse, et gardait la douche dirigée vers son visage.

Le brun caressa ses cheveux et sourit.

- Ca va un peu mieux ? " demanda-t-il avec douceur.

Aucune réaction de la part de l'adolescent.

Les minutes s'écoulèrent, et l'aîné des deux réitéra sa question.

- Shuya ? tu es sûr que tu vas bien ?

D'un mouvement vif, le petit junkee braqua le jet sur Jirô qui se réfugia à l'autre bout de la pièce en criant.

Il essuya l'eau de ses yeux et vit le sourire amusé de Shuya.

- Espèce de sale petite peste !

Jirô couru le noyer sous le jet chaud, mais son cadet l'attrapa par la taille et le fit basculer dans la baignoire, sur lui.

Le russe retrouva aussitôt son sérieux, et fixa les prunelles sombres de l'asiatique.

Les cuisses de ce dernier se refermèrent de chaque côté de son bassin, tandis que sa main lâchait le pommeau de la douche entre leurs deux corps.

Sans plus réfléchir, Jirô se laissa attirer par le souffle envoûtant de son protégé, et scella leurs bouches.

Shuya se mit à caresser lascivement son dos, puis passa ses mains sous le boxer noir pour masser délicatement ses fesses musclées.

Des gémissements commençaient à se faire entendre alors que leurs bassins se mouvaient avec plus d'insistance.

La prise du junkee s'affirma, et tandis qu'il laissait Jirô embrasser son cou et le reste de son visage mouillé, il fit glisser une de ses mains sur le ventre du brun, et libéra le membre tendu de sa prison de tissu.

Il commença à lui imprimer un vif mouvement de va-et-vient, mais s'interrompit lorsque son aîné cessa ses baisers pour le regarder fixement.

- Quoi… ? " demanda-t-il en souriant malicieusement. " Tu n'aimes pas ?

- Baka… " répondit le russe en mordillant le bout de son nez. " J'étais en train de penser… Nous sommes dans la baignoire.

- Et alors ?

- Et alors, j'ai un lit très moelleux.

Shuya se mit à rire doucement et desserra ses jambes.

Jirô s'assit, ôta son boxer trempé et se lava rapidement, désinfectant ses plaies, Shuya faisant de même de son côté.

Un fois rincé et sommairement séché, le brun porta son petit protégé, qui avait reprit possession de son cou et des ses clavicules, jusqu'à la chambre.

Il le coucha et alluma une petite lampe de chevet, qui éclaira la pièce d'une discrète lueur jaunâtre.

Il regarda un instant celui qui allait devenir son amant et vint s'installer près de lui.

Il était tellement sublime ainsi, avec son éternel air provocateur et sa fragilité propre à l'adolescence.

Shuya le poussa et lui grimpa dessus en rugissant pour reprendre sa bouche.

Après de longues minutes de bataille pour déterminer qui des deux dominerait ce baiser, Jirô fit basculer son cadet sous lui et caressa longuement ses flancs.

Il s'écarta pour reprendre son souffle et pressa l'épaule du jeune homme pour lui intimer l'ordre de rester allongé lorsque celui-ci voulu à nouveau inverser leur position.

Lentement, il se baissa pour goûter le torse imberbe et fin du japonais, et s'attaqua tranquillement aux tétons déjà durcis.

Il s'en occupa de longues secondes, les lapant consciencieusement, enthousiasmé par la réaction positive de son amant. En effet, Shuya se cambra en frissonnant, un petit cri de plaisir franchissant ses lèvres pleines tandis que ses doigts se perdaient dans les longues mèches prunes du policier.

Etendu ainsi, entre ses cuisses blanches, son érection pulsant contre son ventre ferme, Jirô ne demandait pas mieux.

Il ressentait une réelle jouissance à procurer du plaisir au jeune homme qui jusque là n'avait eu qu'une vie malheureuse.

Cette pensée était un peu prétentieuse, il le savait, puisque Shuya avait quand même eu un amant, qu'ils s'étaient aimés, et qu'il n'avait décidé de vivre cette vie de débauche qu'après seize ans passé dans une famille au revenu raisonnable.

Une fois satisfait de son travail, il fit couler sa langue le long de la peau frémissante, y dessinant d'invisibles arabesques, puis insista sur le nombril piercé.

Il joua quelques instants avec la petite boule de métal, souriant intérieurement de sentir son cadet gigoter sous lui, le suppliant en geignant d'aller plus bas encore.

C'était son but, de toute façon.

Mais ils avaient tout le temps qu'ils voulaient, alors pourquoi se précipiter ?

Shuya sentit son cœur s'arrêter lorsque le souffle chaud de Jirô caressa son sexe.

Il pouvait presque voir la bouche du brun s'avancer, comme au ralentit, bien qu'il ait les yeux fermés.

Mais le contact ne se fit jamais.

Il haleta et sentit la langue soyeuse de son protecteur sur une de ses cuisses.

Le coup classique. Pourquoi n'y avait-il pas songé ?

Sans doute était-il trop perdu dans les sensations brûlantes que faisait naître les caresses du russe sur son corps…

Content de lui, Jirô sourit en voyant les suçons apparaître sur la chaire sensible de l'adolescent.

Il aurait voulu jouer un peu plus, mais il avait envie de posséder son amant, et il savait que ce dernier n'attendait aussi que ça.

Il prit entièrement le membre en bouche et le caressa de sa langue.

Le cri de Shuya fut franc cette fois, et il griffa légèrement le crâne de Jirô dans son spasme.

Le russe se laissa guider par les désirs de son uke, et le porta jusqu'à l'assouvissement.

Le japonais, qui s'était brusquement redressé au moment de l'orgasme, retomba lourdement sur le matelas, comme une poupée de chiffon.

Le brun remonta l'embrasser, lui faisant goûter sa propre semence.

Cette pensée l'excita un peu plus, et il ne put se retenir de relever les jambes de son amant et de presser son membre non contenté contre l'intimité moite de Shuya.

- Mon cœur… je… " commença-t-il, mais il se retrouva dans l'incapacité de continuer.

Sans savoir pourquoi, il se sentait mal à l'aise.

Devoir demander ça le gênait.

Le junkee avait dix ans de moins que lui, à quelque chose près.

Cette idée le bloquait.

Et il ressemblait tant à son frère…

C'était comme le faire avec lui…

- Prends-moi… " murmura Shuya.

- Tu… Tu en es sûr ? " demanda le brun, la voix tremblante.

- Je ne rêve que de ça depuis qu'on est rentré, imbécile… Et dépêches-toi ou je vais avoir des crampes aux jambes… !

Jirô pouffa mais se reprit bien vite.

Lentement, avec toute la douceur dont il était capable, il le pénétra profondément.

A nouveau, les cris se répercutèrent contre les parois de la chambre, mélange de plaisir et de douleur.

Le japonais planta ses ongles dans le dos musclé de son aîné et se laissa asseoir sur les cuisses de celui-ci.

Il lâcha une nouvelle plainte en sentant le membre raide bouger en lui et s'enfoncer plus loin alors qu'ils changeaient de position.

Le brun le souleva par ses fesses rondes et débuta de lents mouvements, de façon à les habituer tout deux et pour ne pas atteindre le sommet trop rapidement.

Au bout de quelques allers et retours, le sexe du jeune homme s'était redressé et leur étreinte se fit plus bestiale, chacun répondant en échos aux gémissements de l'autre.

Dans un râle, Jirô se libéra à la suite de Shuya, et s'écroula en arrière, son amant sur lui.

Ils mirent quelques minutes à retrouver leur souffle, puis le jeune japonais roula sur le matelas, à l'endroit où les draps étaient encore frais.

Son amant ne tarda pas à rejoindre son dos pour y déposer de doux baisers fatigués.

- Je t'aime… " souffla-t-il tout contre sa peau.

Shuya ne répondit rien, mais sourit dans la pénombre.

La lumière s'éteignit, et il sentit le sommeil l'envahir.

Sûrement que cette nuit allait être une des meilleure de sa vie…

A suivre…

NdShû : bon ben voilà… je ne sais pas quoi faire pour la suite. Si vous avez des suggestions, je suis toute ouïe !

Je tiens à remercier tout spécialement Tipheretj pour ses conseils avisés. C'est grâce à elle que vous ne lisez pas des choses " pas glamour "… lol

J'adore cette expression. Elle l'utilise si bien en plus )

Merci tout spécial aussi à Lakesis qui me soutiens depuis toujours (bon ok… pas depuis toujours mais presque, lol).