ELLE ATTEND TOUJOURS...

A/N: I had to write a story as an assignment for one of my French classes. There are probably a couple of errors in this story, and I would be glad if people who are very well acquainted with the French language could point them out to me. Thanks a bunch :-) Furthermore, I wish to extend my warm thanks to M.E., my teacher who supplied me with an excellent source of inspiration for this story...

12th September 2004: I wish to thank Fifine (http://www.fictionpress.com/profile.php?userid=425842) for pointing out several nasty errors in this story and taking the time and trouble to suggest corrections.

Unfortunately, since I can no longer post html/htm documents on fictionpress.com (the formatting gets all funny), I have to post my stuff in txt format...which means that the italics get lost. Therefore, I have inserted plus signs in order to separate the two little poems from the rest of the text.



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Voici l'histoire de Rhiannon.

Dans une petite ville, une jeune femme rêveuse qui s'appelait Rhiannon aimait se promener où il n'y avait personne ; la nuit, elle regardait par la fenêtre de sa petite maison en soupirant, en se demandant pourquoi la vie était si lourde et ennuyeuse.

Un soir, Rhiannon sortit de sa maison et s'appuya contre sa clôture blanche tandis que quelques rayons de lune jouaient avec les ombres autour d'elle et les étoiles riaient dans le ciel nocturne. Elle voulait tant que la lune puisse parler avec elle et que les étoiles aient la capacité d'au moins chuchoter ! Il n'y avait que du silence et de la solitude. Si seulement quelque chose lui arrivait pour qu'elle puisse échapper à ce vide ! Combien de temps encore devrait-elle attendre ?

Elle dit : " J'attends toujours ! "

+

Elle attendit patiemment en vain ;

La lune la regardait avec dédain.

Puis, elle fut embrassée par la tristesse :

Elle fut alors conquise par la détresse.

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Elle retourna à l'intérieur de sa maison, s'étendit sur son lit, et elle ne bougea plus pas même quand le soleil chassait l'obscurité. Elle resta immobile pendant toute la journée. Les heures passèrent. Déjà, le soleil se retira lentement, et le ciel avait l'air de saigner.

Après deux jours, un voisin soucieux de Rhiannon vint frapper à la porte. Comme il n'y avait pas de réponse, il posa sa main sur le loquet ; la porte n'était pas fermée à clef. Alors, il entra et il trouva Rhiannon assez vite dans sa chambre à coucher, étendue sur son lit. Le bon homme fut soulagé pour un tout petit instant parce qu'elle semblait sommeiller. Puis, son regard pénétra les ombres dans la chambre obscure et il vit que la robe de Rhiannon était pleine de sang dont la source était un petit trou dans sa poitrine. Des frissons le secouèrent, et il trembla de nouveau quand il remarqua la présence d'un petit couteau avec une lame très longue, très fine et très cruelle à côté des doigts amorphes de la main droite de la jeune femme.

Effrayé, il prononça son nom, mais les morts n'ont plus l'accès à la parole, et donc Rhiannon resta muette et ses yeux restèrent fixes. Dehors, la nuit chassa le jour, et dans son âme, la même chose se déroula : il s'évanouit.

Rhiannon fut enterrée et sa maison abandonnée; le vent, la pluie et les orages la firent écrouler lentement. Bientôt, elle fut oubliée comme son ancienne habitante.

Tout de même, si on écoute très attentivement, on arrive à entendre une voix qui chante tristement :



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Je croyais dire adieu à la tristesse après ma mort.

Maintenant je sais que j'ai eu terriblement tort.

Je suis une ombre

Pâle et sombre.

J'attends toujours.

+

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