Voici une histoire que j'ai écrit il y a des lustres. On ne porte si peu d'importance dans chaque petits gestes, peut important que l'on puisse les regretter. C'est par de simples gestes que l'home construit, comme c'est par eux qu'il détruit...

-Sans elle-

Des mains si froide

Il les serra un moment contre son cur, laissant y glisser de sa propre chaleur. Elle dormait, oui. Simple rêve ou absurdité, mensonge masquant l'ombre d'une cruelle réalité. Elle rêvait, sans aucun doute. Peut-être en un château, une maisonnette sur le bord de la mer, laisser les vagues lécher ses chevilles. Une étoile, suspendue au ciel, qu'elle admire la terre d'un il nouveau et que tous, si petits furent-ils foulant la pierre de ses terres, puissent percevoir au cur d'un firmament cette jeune sirène a son astre.

L'immortaliser en ce regard, se mourir peut a peut a ses lèvres. Il voulait serrer se corps, si menu corps brisé. Abréger sa douleur, oublier cris et pleurs, les voilant d'un fin écran rosé. Oublier, tout oublier; recommencer.

L'avenir se joue a l'instant, alors que larmes serpentent ses joues, il en oublie raison d'être. Il ne se questionne plus que sur l'unique volonté, l'erreur du céleste de lui avoir enlever sa bien aimée. Par quelle erreur, quelle calomnie? Affreuse cruauté eut-on abusé pour laisser tendrement sa belle sombrer en ce royaume inconnu.

On ne pouvait lui enlever non, jamais! Il ne laisserait cette femme s'envoler, le malin l'emporter ou vent le mène. Il lui fallait lutter, lutter a l'appel de l'ange sombre venu a sa rencontre, en oublier pleurs et lamentes tel un nouveau jour, l'astre rayonnant d'une éternité. Il voulait l'emporter, la mener avec lui sur un nouveau chemin. Que ses pieds délicats foulent le sol froid des hivers, en oublier ses propres absurdités.

Pourquoi?

L'eau perlant a sa chevelure, la cendre a sa bouche, aura sanglante baignant son corps. Elle virevoltait, lentement, se tortillait sous le vent, s'évadait de souffrances vers un nouveau regard; la ou elle ne souffrirait

A quoi bon souffrir pour l'en laisser la? Seul et impuissant, mort a ses yeux sans l'être. Qu'un simple corps, sans âme et esprit, au cur arraché d'une vague cruauté. Cette femme enlevée des flammes, une vie sans rien pour exister. Il ne pouvait ne voulait. Tout ceci semblait au dessus de toutes forces, se morfondait en l'inexplicable. Comment vivre? Ne serait ce que prendre un nouveau respire, laisser cet air meurtrier l'emporter en une quelconque flagrance, lui rappelant tout du genre humain. A quoi bon ressentir le sang couler a ses veines, coulé d'un cur mutilé, se déverser en son corps tel l'eau d'un vulgaire ravin. A quoi survivre? Rien, il n'y avait que terres et douleur, qu'âmes et douceurs. Douceurs d'une absolution prochaine, d'un trépassent prévue, recalculer a maintes reprises. Ses événements avaient défilé en sa tête, encore jamais ne les eut-il ressentit d'une telle manière. Ses sentiments ne lui était apparus qu'en un songe, l'ombre d'un vulgaire tableau auquel il ignorait encore toutes couleurs. La lourde vérité l'avais frappé, l'adversité envoyé a la base même des enfers, au bûché des sorcières. Que vent le mène, oui, que vent le mène vers souffrance et mort certaine. Il ne méritait de n'avoir pu porter de ses épaules la folie qui l'embrumait. Il s'en voulait de n'avoir pu se libérer d'un voile de mensonge tissés a même sa propre histoire. Fabulations montées de toutes pièces, rires envolés, disparus par sa faute, il ne voulait récolter le fruit de son blasphème.

La mort lui avait toujours parut froide, encore ne l'avait-il imposé lui-même. Elle lui était apparut en un songe, une idée folle a espérer autre que réalité, a se croire plus puissant que dieu lui même. Ce n'est que d'une folie que l'on calcul geste pareil, encore de folie on ne pourrait commettre ce qu'il eut fait, ou du moins, il nous l'eu semblai.

Elle ne lui pardonnerait, peu lui importait. Il ne voulait l'observer un nouvel instant, ses yeux perles ouvert sur le monde, immobiles en leur ultime contemplation. Sa peau, si froide, a jamais épongée des larmes des anges maudits des ciels redescendus sur terre en une dernière grâce. Il ne pouvait mettre feux a son corps, que flammes l'emporte en un amas de cendre, si loin de son esprit. Il ne pouvait, simplement ne pouvait.

Que le vide se résignant a sa route, il ne pouvait supporter un nouvel instant sans elle