Titre: Eros to Thanatos

Auteur: shû

Base: originale

Genre: yaoi, lemon tout mimi, cours de philo pervertis

Disclaimer: ben… cours de philo pervertis quoi, lol! C'est tout, je peux pas dire plus… ou comme me le signale Glenn, c'est du "Freud remasturisé". Le "to" du titre est à la base le "et" japonais, mais on peut aussi le lire comme le "de…à…" anglais.

Noreilles: Pierrot - Private Enemy

Eros to Thanatos

Le soleil se levait lentement sur la plaine, et une petite brise chaude glissait entre les brins d'herbes verts et gras.

Plus loin, sur une colline, si l'on suivait un petit sentier en pente douce, on trouvait, au centre d'une agréable clairière, après avoir croisé quelques bichez, une toute petite maison avec une roue à aube qui puisait de l'eau dans une rivière clair et calme.

A l'intérieur de la bâtisse de bois, composée en réalité que d'une unique pièce, se trouvait une foule d'objets divers: pendus aux poutres basses, posés sur des étagères, étalés au sol, des fleurs, des pierres, des bijoux, des fourrures, des sièges, des cartes, des pigments de peinture, tout ce qui appartenait à la civilisation humaine.

Dans un recoin, après un rideau de velours pourpre, sur un tapis épais de laine blanche et douce, entre mille coussins de soie colorée et de peaux de bêtes, reposait un adolescent à demi nu.

Sa peau brillait d'une légère lueur dorée sous la caresse du soleil, ses boucles brunes étalées sur les coussins avaient de délicieux reflets cuivrés, et ses membres finement musclés et déliés faisaient du garçon l'incarnation même de la beauté pure et parfaite.

Un oiseau vint se poser sur le bord de la fenêtre et gazouilla gaiement pour réveiller l'éphèbe endormi en douceur.

Celui-ci ne tarda pas à s'écarter des tendres bras de Morphée, lui promettant inconsciemment de le retrouver bien vite, et ouvrit ses yeux améthystes.

Il s'assit lentement, laissa ses doigts courir sur les tissus autour de lui, frissonnant de plaisir à la vue du ciel si bleu au-dehors.

Il quitta sa couche à pas gracieux et sortit dans la clairière, pour rejoindre un sanctuaire de pierre blanche juste derrière sa demeure.

Au centre d'un cercle de colonnades trônaient deux statues magnifiques, un archer nu et une femme à demi drapée dans une toge de marbre lisse.

L'adolescent déposa à leurs pieds un plat de fruits mûrs et une vasque d'eau fraîche qu'il avait préparé un peu auparavant, puis s'agenouilla devant leurs regards immobiles.

Père, Mère, je vous salue.

Il prit une pêche regorgée de jus sucré, au goût d'été, et se servit un peu à boire avant de se relever.

Je retourne en ville. Mes songes m'ont à nouveau montré son visage… Notre rencontre est imminente, je le sens. Pourtant, je ne puis m'empêcher de douter… car si ma certitude s'avère infondée, je crains de ne pas pouvoir supporter un nouvel échec. Aussi vous demanderai-je de me donner votre force, Père et Mère, votre entêtement, car ma quête sera certainement longue et pénible.

Il resta un moment debout et droit, comme pétrifié, à l'image de ses parents, puis retourna lentement dans sa maison.

Là-bas, il laça ses sandales, s'enroula dans une cape de toile peu décorée, garnit une besace de vivres et d'un peu d'argent puis quitta ce havre de paix douillette.

Tout le long du chemin, jusqu'à la sortie de la forêt, il fut accompagné par différents animaux, êtres calmes et compréhensifs qui composaient en quelque sorte sa famille.

Mais lorsque le plaine s'étendit devant lui, ils le quittèrent.

Seuls les papillons qui courraient sur ses bras et ses cheveux avaient décidé de rester. Les oiseaux aussi, dans le ciel, jouant leur rôle de vigie et de musicien au service exclusif du garçon.

Le temps lui souriait.

Pourtant son esprit était sombre et mélancolique.

Son cœur peu à peu plongeait dans les ténèbres.

                Ailleurs, plus loin, dans une autre ville, le ciel était noir et chargé de nuages bas.

La pluie tombait sans cesse, les rues ruisselaient d'eau grise et les fenêtres éclairées demeuraient closes.

Les seules personnes qui se risquaient au-dehors se pressaient sous leur capuche ou leur ombrelle, désireuses de rentrer au chaud, dans leur foyer accueillant.

Les commerçants somnolaient derrière leur comptoir, les magasins vides n'ayant pas besoin de surveillance.

Au fond d'une ruelle étroite, un jeune homme entra dans une maison aux volets fermés.

L'intérieur était plongé dans la pénombre; des bouts de cire allumées étaient disposés ça et là, sur les marches d'un escalier ou sur le parquet poussiéreux et grinçant.

Le garçon, grand et blond, avança lentement dans le couloir, regardant partout autour de lui en tentant de deviner les visages des peintures sous la couche de sale, et laissa tomber sa capeline au sol, découvrant ses épaules nues et ses jambes.

Tout en gravissant les marches inégales, il quitta ses chaussures et sa ceintures, pour finalement arriver dans une grande pièce uniquement vêtu d'une courte tunique rouge.

Cela ressemblait à une salle de banquet: rectangulaire, avec de petites alcôves aux vitraux brisés à régulière distance. A l'intérieur de chacune d'elle étaient posées des vasques où flottaient de petites flammes violettes.

Le jeune homme s'émerveilla devant la magie de la chose lorsqu'un craquement le fit sursauter.

Au centre de la pièce, apparu comme un mirage, se tenait un fantôme: une peau laiteuse, légèrement transparente, habillé de guenilles ternes, de longs cheveux emmêlés à la couleur du temps. Ses yeux, d'un bleu éblouissant, reluisaient dans l'obscurité.

- Qui êtes-vous?" demanda le blond, tremblant.

L'autre ne répondit pas. Il se contenta de lui intimer l'ordre de venir par un geste de la main.

- Est-ce vous qui m'avez appelé?" continua l'adolescent en s'approchant pourtant.

L'apparition hocha de la tête.

- Pourquoi…?" fit-il, déjà dans les bras froids et translucides de l'apparent propriétaire des lieux.

Celui-ci se tut et se contenta de lui enlever le peu de vêtement qui le couvrait encore.

Le blond se laissa faire.

Il n'était qu'à moitié conscient de ce qui lui arrivait.

Seuls la caresse gelée des doigts noueux sur sa peau jeune, les flammes qui vacillaient sur l'eau, la lumière étrange que diffusait le corps de l'autre et ses yeux incroyablement bleus comptaient.

Il savait juste qu'il devait accepter tout ça.

Les lèvres pâles se refermèrent sur son torse.

Le jeune homme gémit et glissa ses mains sur la tête de l'apparition.

Ils se retrouvèrent au sol en un mouvement imperceptible.

L'être était-il un humain? Il en avait du moins l'apparence, et la - consistance - .

Il arpentait son ventre, sa gorge avec délectation, en goûtant chaque partie.

Lentement, le blond se sentait couler vers un autre monde.

La voix étrange de son partenaire l'appelait dans le creux de son esprit.

Il se sentait engourdi, prit d'une grande fatigue, mais il ressentait aussi de plus en plus fort le plaisir qui enflammait ses sens.

Au dessus de lui, à moitié couché, comme une bête répugnante et affamée, le fantôme prenait de la couleur, tandis que le jeune homme perdait la sienne.

- Ainsi, est-ce cela, la mort?" murmura ce dernier en se tendant sous le coup d'une jouissance extrême.

Son cœur essoufflé finit dans le gosier énorme de la chose, qui regarda naïvement ses mains couvertes de sang avant de les lécher soigneusement.

Une flamme violette s'alluma dans une des vasques.

Déjà, une autre personne entrait dans la demeure pour y subir son destin.

                On lui avait apprit à écouter.

Les gens racontent toujours quelque chose qui, un jour, peut devenir utile.

Et comme il ne savait pas quelles questions poser, et que ses songes ne le guidaient plus, il lui fallait trouver des informations par un autre moyen.

On lui avait déjà dit que, au nord, loin de sa clairière natale, se trouvait une ville où beaucoup d'étrangers venaient une fois et ne réapparaissaient plus.

Cela l'intriguait.

Il avait déjà eu la vision d'une habitation, où, effectivement, on entrait mais jamais on n'en ressortait.

Mais il avait déjà tant cherché…

Il s'éloignait de plus en lus de chez lui, et cela lui déchirait le cœur.

Pourtant, même au centre de ses couvertures brodées et parfumées, son cœur était meurtri… d'une autre manière.

Il lui manquait l'autre partie de son être, et c'était cela qu'il recherchait désespérément.

De minuscules diamants roulèrent sur la table où ils était assis.

Il ne pleurait que très rarement, car les animaux de la forêt étaient là pour lui. Mais à présent, il était si seul… Les oiseaux l'avaient abandonné un à un, et il ne restait qu'un papillon sur sa joue, presque endormi.

Ou mort.

Cette pensée le glaça, de même qu'elle raviva l'espoir en lui.

En effet, c'était le signe qu'il approchait de son but.

Et même si cela le faisait cruellement souffrir, le sacrifice était nécessaire.

Il décida de partir de l'auberge.

Rester en place plus que quelques heures était impensable. D'ailleurs, il avait laissé tomber l'idée de dormir ou de manger. Seule sa quête importait.

Une jeune fille pleurait près d'une fontaine, sur la place.

- … il y a un mois, c'était ma mère, et à présent, mon frère! Mais qu'y a-t-il donc dans cette ville pour les arracher à leur famille, sans remords?" disait-elle, entre deux sanglots, à son amie.

- Mon grand-père aussi." répondit-elle. " Tout le monde, paraît-il. Pourtant, je n'ai jamais entendu parler de brigands ou de source d'or.

- Oh, par les Dieux," se lamenta la pleureuse. "est-ce là le destin que vous nous avez choisi?

L'adolescent brun se mit devant elle et ferma ses mains comme s'il tenait un petit animal.

Aussitôt, il les ouvrit en coupe, et la jeune fille découvrit, émerveillée, des milliers de fleurs délicates et colorées.

Il lui sourit, elle fit de même, toute trace de larme disparue, puis il la quitta sans un mot.

Le vent soufflait vers l'Ouest; il le suivit et abandonna le village au crépuscule.

Sa marche rapide et régulière n'était régie que par le désir qu'il avait de trouver son autre, la clef de ses songes.

S'il échouait, cette fois encore, il en périrait, il le savait.

Et alors, rien dans le monde ne serait plus jamais pareil.

Trois jours après, toujours porté par le souffle du ciel, il arriva sur une falaise.

Plus bas se dressait une immense cité aux murs noirs.

Les nuages étaient gris et le tonnerre résonnait. Nul doute qu'une fois aux portes de la forteresse, il lui pleuvrait dessus.

Il se mit à courir, trébuchant sur les cailloux, jusqu'à l'entrée de son salut.

Une foule de personne attendait là. Certains parlementaient avec un interlocuteur caché derrière un guichet.

Les portes ne laissaient apparemment passer que quelques voyageurs.

Le jeune homme se glissa dans une file et attendit. On ne payait rien pour entrer. La chose noire dans le cabanon disait "oui" ou "non" de sa voix caverneuse, et soit on quittait l'endroit sans répondre, soit on essayait de la dissuader de nous laisser pénétrer dans la ville.

Ceux-là avaient beau argumenter pendant des heures, ils recevaient éternellement le même hochement de tête négatif, et finissaient par abandonner, abattus.

Ils retournaient alors chez eux et attendaient le moment de revenir.

Bizarrement, quand le brun se présenta, les yeux blancs ne le fixèrent même pas avant de donner une réponse. On lui présenta la porte, le poussa à l'intérieur et referma le lourd battant de métal.

La pluie, qui tombait déjà hors de l'enceinte, se fit à présent plus forte.

Il rabattit sa capuche sur ses boucles auburn et commença à arpenter les rues grises, à la recherche d'indices.

Mais un problème se posait: dans les allées, il n'y avait personne. Ils s'entassaient tous dans les maisons défrichées collées les unes aux autres, embuant les vitres de chaleur humaine.

Il se trouvait dans l'obligation d'entrer quelque part, dans la première auberge venue.

Il s'arrêta sur le palier. Tout les clients étaient debout, ou assis, muets et immobiles.

Leur regard ne reflétait que le vide, et la seule chose qui indiquait qu'ils vivaient encore était le mouvement machinal de leurs mains: amener la cuillère ou le verre à la bouche, avaler, reposer le bras.

Le garçon se sentit la joue égratignée.

Ses yeux améthystes se posèrent au sol, sur son dernier papillon, mort.

Il pleura encore, mais le cliquetis de ses perles ne fit réagir personne.

Ici, il ne trouverait rien.

Il se sentit prit de la même langueur que ces voyageurs étranges.

Il retourna dehors. L'air froid et la pluie lui fouettèrent le visage, mais il n'y fit guère attention.

Il reprit sa marche, lentement, au hasard, là où ses pas voulaient bien le mener, laissant ses doigts fins courir sur les murs délabrés.

Rien ne bougeait dans cette ville, à part l'eau du caniveau et le vent. Les gens ressemblaient à des spectres, ils étaient presque aussi gris que le paysage.

L'éphèbe s'approcha d'une vieille dame assise sous un parasol détrempé.

Elle ne leva pas les yeux vers lui.

Il posa délicatement son index sur sa joue fripée, et une petite tache dorée apparu sur la peau. Elle s'évanouit aussi vite qu'elle était venue, dès que le brun retira son doigt.

La femme tourna mollement la tête vers lui et un sourire imperceptible naquit sur ses lèvres abîmées.

Un douce chaleur avait envahi son cœur.

- Merci…" murmura-t-elle. "Ils ont encore besoin de moi.

Et elle s'en alla en direction des portes, rejoindre ceux qu'elle aimait pour les accompagner encore un bout sur le chemin trouble de la vie.

Lui se sentit rempli de joie et une force nouvelle naquit en lui.

Encore un peu, et il le trouverait.

Les voyageurs se rendaient dans cette ville pour trouver la mort. L'adolescent leur rendait l'espoir et le goût de vivre.

Nul doute que celui qui se chargeait de couper le fil voudrait venir à sa rencontre, lui, le perturbateur.

Avec sa volonté nouvelle, il aborda un groupe d'enfants en bas âge et fit naître pour eux un jardin miniature qui les enchanta.

Dans un grand éclat de rire, ils s'éparpillèrent dans les rues disséminer un peu de lumière dans cette étouffante cité.

                Ailleurs, plus loin, dans une autre maison, la répugnante suceuse de vie enrageait de voir ses uniques repas, son unique source de plaisir lui échapper.

Quelque chose, pas très loin, lui ôtait littéralement le pain de la bouche.

Et sans cela, sans ces crimes pourtant légitimes, elle s'éteignait.

C'était en réalité la seule raison de son existence. Jadis, elle en avait une autre, mais elle avait cessé d'y croire, tant l'effort qu'elle faisait pour comprendre le sens de ses songes l'épuisait et tant il lui brisait le cœur de voir ses espoirs vains.

Elle jeta rageusement le corps qu'elle tenait, et ne le regarda même pas aller se fracasser contre le mur.

Elle était aveuglée par la fureur: l'ordre des choses était bouleversé, et dans sa propre ville en plus!

La fantomatique créature se sentit obligée d'aller chasser au-dehors.

La terreur allait régner; elle allait devoir prendre des humains qui n'étaient pas encore prêts, mais peu lui importait: elle ne voulait pas disparaître.

                L'éphèbe brun dansait sous la pluie.

Autour de lui, foule d'autres badauds, sur un parterre fleuri, riaient et discutaient gaiement.

Déjà, un peu partout dans la ville, la joie s'installait sous différentes formes: de l'insecte coloré au sourire bienveillant d'un grand-père.

Soudain, il sentit que le moment était venu.

Son cœur fit un bond dans sa poitrine, et il se mit à courir instinctivement à travers les rues.

Lorsqu'il arriva, essoufflé, échevelé et la cape tombante sur ses bras, dans une impasse, il découvrit une femme acculée et une silhouette pâle.

La rouquine hurlait et se débattait, tandis que l'être qui diffusait une douce lueur bleue l'attaquait avec ses mains griffues et ses dents acérées.

Arrête!

L'homme aux cheveux argentés lâcha les poignets de sa victime et se retourna lentement.

Arrête… Thanatos…

L'adolescent se rapprocha, et la jeune femme en profita pour se défaire totalement de l'emprise mortelle du fantôme.

Ce dernier se retrouva agenouillé devant le brun, les yeux levés vers son visage si parfait.

L'éphèbe posa délicatement ses doigts sur le front translucide de Thanatos et les fit glisser jusqu'à son menton, redonnant à l'homme sa pâleur originelle.

Eros…

Le brun lui fit signe de se taire d'un clignement de paupières. L'autre lui prit les mains et les baisa avec ferveur, récupérant toujours un peu plus de sa couleur.

Rentrons chez nous…

                Au cœur de la clairière, après les vertes plaines, dans la maisonnette de bois, au centre de la pièce, un bain avait été coulé, chaud et parfumé.

Les deux contraires s'aimaient à présent, le plus adulte assit et dominé par le baiser que lui donnait l'adolescent agenouillé sur lui.

Ses mains blanches et noueuses parcouraient inlassablement le dos et les fesses ambrées de son amour.

Leurs cheveux, boucles de cuivre et fils d'argent, ainsi que leur corps, sable et neige, avaient été lavés de la saleté accumulée dans la sombre forteresse.

Ils étaient maintenant deux beaux amants, symboles de l'amour parfait.

Thanatos porta son compagnon jusqu'à la couche douillette et l'allongea délicatement entre coussins et fourrures. Il posa encore ses lèvres sur les siennes, le laissa entourer son cou de ses bras fins, et caressa avidement sa cuisse offerte.

Patiemment, il couvrit l'être entier d'Eros de ses baisers chauds.

L'éphèbe le laissait aller à son gré, jouant avec ses longues mèches grises, souriant d'avoir enfin trouvé son bonheur.

Son amant ne lui fit pas atteindre l'extase cette fois-ci. Il se coucha docilement à ses côtés et, sans lâcher la bouche pulpeuse et fruitée du brun, l'attira sur lui. Le jeune homme s'assit sur son bassin maigre, une jambe de chaque côté, repliée, et fit lui aussi glisser sa langue sur la peau pâle et frémissante. Puis, lentement, il l'accueillit en lui.

Presque sans gémissements, uniquement quelques soupirs rauques, yeux dans les yeux, mains surs les hanches ou sur le torse, ils firent l'amour de la plus douce des façons.

Lorsqu'ils atteignirent simultanément l'extrême jouissance, une grande lumière blanche inonda la pièce, et les deux amants disparurent dans une gerbe d'étincelles.

Depuis ce jour, chaque être humain, dès sa naissance, reçoit en son âme un éclat de cette fusion.

***

- … le bonheur puis son énergie dans les pulsions de la libido. Ces pulsions sont double et forment un tout: la Vie et la Mort, l'Eros et le Thanatos. Des questions?" le professeur barbu, debout sur son estrade, regarda l'auditoire littéralement captivé. Il en remarqua cependant un, un jeune homme assez tête-en-l'air, à moitié couché sur son bureau. "Monsieur Dröner, si ce que je vous dit ne vous intéresse pas, rien ne vous empêche d'aller dormir ailleurs…

L'élève sursauta.

- Mais… non, professeur Freud, pas du tout, je…" bredouilla-t-il. "Je rêvais…

Le médecin haussa un sourcil puis sourit avec bienveillance avant de reprendre son cours.

Fin

Et voilà!

On remarquera que Eros domine allègrement Thanatos. Il y a une raison bien simple à cela ^^ c'est toujours dans l'esprit de la psychanalyse de ce cher Sigmund: si les pulsions de mort prennent le dessus sur les pulsions de vie, cela amène l'individu à des actes pervers, comme le SM ou plus simplement le suicide…

Vous savez tout, lol!