Suite aux nombreuses houspillassions (bizarre ce mot !) de Lakesis, je me décide enfin à faire la suite. Vous voulez savoir comment est né cette histoire ? Ben, si vous êtes gentils, je vous le dis à la fin ! Comme ça, vous lirez en entier… Ou alors vous ferez défiler jusqu'en bas…

Allez, c'est parti !

Brand New Life

Episode 1 : Past is prologue

Oh, un monde éthérée dans mon rêve. Et j'ai conscience d'être dans un rêve. Mon Dieu, le cauchemar recommence…

« Bonjour ! lance une voix.

- Euh, bonjour, madame la voix.

- Monsieur s'teu plait ! répond celle-ci.

- Euh, si vous voulez !

- Et tutoie-moi par pitié ! Je ne suis pas si vieux que ça.

- Ben, c'est-à-dire que si vous preniez une forme, ça serait bien.

- Ah oui, j'avais oublié. ».

Une forme se matérialise alors et prend la forme d'un vieil homme. Il est grand, mince et très vieux. Il a de courts cheveux blancs comme la neige et un une barbe taillé en triangle qui lui donne un air austère.

« Enchanté ! lance-t-il.

- Euh, enchanté, monsieur.

- Détends-toi, je vais pas te manger.

- J'espère.

- Oh mais c'est vrai que tu ne me connais pas.

- Oui, en effet. Si vous, enfin tu, as en projet de me prendre mes pouvoirs, je te les donnerai. Je me suis pas battu depuis deux ans, alors, je fais pas le poids.

- C'est justement pour ça que je suis là.

- Ok. »

Je forme instinctivement une boule de feu.

« Mais je vais pas me laisser faire.

- Non, attends ! On s'est mal compris. Je suis là par rapport à ta mission.

- Et c'est reparti ! C'est quoi ce coup-ci ?

- Je ne le sais pas. Mais quelque chose est en train d'émerger.

- Encore un grand méchant vilain et pas beau.

- C'est à peu près ça. Mais je sens une autre question. Tu veux savoir qui je suis moi, et le méchant, tu t'en tamponnes la haricot ?

- Je l'aurais pas dit comme mais c'est à peu près ça.

- Ta franchise t'honore ! Je vais raviver de mauvais souvenirs, mais te souviens-tu de l'apparition juste avant que tu déploies ta force. Et aussi des fois où une voix t'a guidé pour combattre l'un des quatre guerriers.

- Ah oui, la voix. Et la forme humaine blanche. L'essence des anciens Elus ?

- Oui, exactement.

- Et où tu veux en venir ?

- Je suis l'un d'eux.

- ??? Et pourquoi t'es pas sans forme et tout blanc comme… Eux…

- Parce que je me suis détaché d'eux. Nous avons convenu que tu avais besoin d'un guide car ce qui vous attend, toi et tes amis, semble d'une ampleur phénoménale.

- Chouette !

- Je ne te le fais pas dire. Ce qui nous fait le plus peur est qu'il arrive à se dissimuler de nous. Il est très puissant. On ne sait même pas s'il est seul.

- En gros, on y va à l'aveuglette…

- Oui, et j'en suis désolé. Je préférerais que ce soit une menace mineure et que je ne sois pas là, mais le fait est que je suis bien là et que celui qui se cache a une idée derrière la tête.

- Donc, on va en chier. Et pourquoi y sont pas tous venus ?

- Pour le côté humain, pour que tu n'aies qu'une seule personne en face et une personne physique.

- Et pas un nuage blanc…

- Voilà, t'as tout compris.

- Et, tu as un nom ?

- Bien sûr. Anabel.

- Ok, Nab !

- NAB ??? C'est quoi, ça ?

- Ton surnom !

- Je…Ok.

- Fais pas cette tête ! Si je te surnomme, c'est que j'ai t'ai accepté dans ma vie !

- Ok ! Bon, je vais te laisser te réveiller parce que, quand je suis dans tes rêves, tu n'es plus en phase de repos. Je suis un être plus puissant que les guerriers élémentaires, donc, me matérialiser dans tes rêves te fatiguera physiquement à ton réveil. Je puise dans ton énergie pour prendre corps.

- Un peu comme une sangsue ?

- Bonjour la comparaison. Très flatteur.

- Je suis très doué pour les métaphores.

- Je vois ça. Bon, réveille-toi à présent sinon tu seras mort après.

- Mort au sens figuré ?

- Oui, bien sûr ! Sauf si tu restes trop longtemps... Allez, débout ! Et une dernière chose : je suis ton guide. Donc, seul toi me verras en rêve. Ce n'est pas comme avec les guerriers des éléments. C'est vrai qu'on a un peu aidé Amy une fois mais en théorie, je suis lié à toi seul car tu es un Elu. Mais bien sûr, tu peux parler de moi à tes amis.

- Ok, Nab ! A bientôt !

- Au revoir ! »

A peine a-t-il dit ça que je le vois disparaître dans une fumée blanche. Puis, c'est moi qui disparaît et qui rouvre les yeux. Je suis a moitié découvert et j'ouvre lentement les yeux.

Je vois une chose. Surtout, ne pas hurler pour ne pas alerter mes parents…

ooo

« Mais t'es malade ! Qu'est-ce que tu fais là ? ».

Devant moi se tient le guerrier du Feu, les bras croisés.

« C'est pas parce que vous pouvez vous matérialiser qui faut le faire n'importe où ! Imagine que ma mère débarque…

- On a un problème.

- Oui, je sais. Une nouvelle menace. On arrive pas à les sentir et donc il est très puissant vu qu'il arrive à bloquer son 'signal'.

- Je… Oui, c'est ça…

- T'inquiète, j'ai un guide personnel. Un ancien Elu : Anabel.

- Anabel ? C'est un grand homme. Tu as de la chance de l'avoir pour appui.

- J'attends de voir mais il a l'air cool.

- Tu ne seras pas déçu. Mais ce n'est pas le seul problème.

- Ah bon ?

- Oui. Moi comme les trois autres guerriers sentons de l'instabilité. Les éléments sont en ébullition. Ils ont peur de quelque chose mais comme pour cet ennemi, on ne sait pas ce qui se trame. C'est pour ça que je suis venu.

- Pour faire totem dans ma chambre ?

- Non, pour te demander un service.

- De quel genre ?

- En tant qu'Elu, tu es connecté aux éléments. Si tu ressens cette connexion, vu que tu es plus puissant que nous tous réunis, tu pourras percer cette barrière dressée par l'ennemi et voir ce qui se prépare.

- Ben, comme on dit : pas de repos pour les braves. En avant ! »

Suivant les conseils de Feu Follet, surnom qu'il adore, je m'assieds en tailleur sur mon tapis et pose mes mains sur mes genoux.

« Alors, je t'ai manqué pendant ces deux ans ?

- Concentre-toi, est sa seule réponse.

- Tu caches ton jeu mais je suis sûr que tu priais pour une nouvelle menace, rien que pour revoir ma belle gueule d'ange.

- Tu tiens vraiment à ce que cette menace nous anéantisse tous ?

- Ça va, je m'y mets ! »

Je me concentre donc, essayant d'oublier le monde qui m'entoure. Je me focalise sur les quatre éléments qui régissent le monde.

L'eau… Je vois une rivière qui coule. Son débit est faible mais elle coule inlassablement. Je la sens comme si elle coulait sur mes doigts.

La terre… Elle est au milieu d'un parc ou la végétation pousse inlassablement, alimenté par la terre nourricière. Des fleurs, des feuilles, des branches. La sève pulse en eux, leur insufflant une âme que seuls ceux qui sont connectés peuvent sentir.

L'air... Légère brise sur nuque qui me murmure à oreille. Elle souffle et passe partout où elle peut, charriant avec elle ses senteurs douces et sucrées.

Le feu… Il ne manque que lui. Il n'est certes pas présent ici mais je le sens prêt à jaillir. Je le laisse sortir de ma main et le pose sur le sol où il ne répand pas. Tel un animal, il reste à mes côtés, me berçant d'une douce chaleur.

L'harmonie est parfaite entre les quatre éléments. Ils résonnent d'une seule voix, celle de la paix. J'étends alors ma vision pour voir une plus grande parcelle. Et c'est là que tout bascule. Le feu s'emballe. Il m'entoure et se sauve, brûlant tout sur son passage. Je vois la terre brûler, l'eau se tarir et l'air se raréfier. Mais ce n'est pas la faute du feu. Il n'agit pas de son propre gré. Il n'est que le jouet d'un autre… élément ? Je ne comprends pas. Y aurait-il autre chose ?

J'essaie de voir au-delà de ce feu qui ravage tout. Et la seule chose que je vois, ou aperçoit, c'est une montagne. Non, un volcan. C'est de lui que tout vient. Ce que je vois n'est pas encore arrivé, mais bientôt, si je ne fais rien, ce sera le chaos…

ooo

Je rouvre lentement les yeux. Je suis dans chambre.

« Alors ? demande feu follet.

- On a des ennuis.

- Tu as percé la barrière ?

- Oui. Et ce qu'il y a derrière, c'est… un autre élément.

- Quoi ? Mais…

- Le feu s'est emballé et a tout ravagé. Mais il ne l'a pas fait délibérément. Il était guidé par un autre. Et c'était un autre élément. Un élément que je n'avais jamais vu.

- Alors, c'est vrai…

- C'est vrai, quoi ?

- La légende qui veut qu'il existe quatre autres éléments qui viennent compléter les éléments de base. On dit qu'ils sont nés en même temps que l'eau, l'air, le feu et la terre mais que leurs gardiens sont restés enfouis dans les profondeurs de la Terre, attendant patiemment leur heure. Ils étaient comme bridés par la puissance du Maître et des démons élémentaires. Il semblerait que leur heure soit venue. Sans le Maître et els démons, ils sont libres à présent d'émerger. Et ils nous vouent probablement une rancœur terrible, à nous qui avons vécu depuis tout ce temps alors qu'eux sont restés prisonniers… ».

Il regarde autour de lui et me voit en train de m'habiller. Une fois terminé, je sors de la maison. Il disparaît et continue à me parler dans ma tête alors que je marche.

« Si je t'ennuie, dis-le, s'enquiert-t-il.

- Non, non, je t'écoute, t'en fais pas. Oui, bon, j'en ai rien à foutre. J'ai retenu l'essentiel. Quatre nouveaux éléments, donc quatre nouveaux guerriers. Ce qui veux dire, une version gentille et une version méchante. On tue les méchants et on garde les gentils. Mais là, j'ai autre chose à faire.

- Et quoi ? Aller te faire tuer ?

- Entre autre. Ce que j'ai vu derrière les flammes, tu sais ce que c'est ?

- Si je le savais, je ne t'aurais rien demandé.

- C'est un volcan… En éruption.

- Oh…

- Donc, j'y vais, je bute celui des quatre qui a fait ça et avec un peu de chance, la version gentille se montrera pour m'aider.

- C'est là qu'il y a un 'hic'.

- Quoi ? Y'a un nouveau Maître aussi ?

- Non. Ils ne sont pas comme nous, ni comme les quatre démons qui habitaient les corps d'humains. Ils ne s'ont qu'un.

- Comment ça ?

- Le bien comme le mal vit en eux. Les deux entités n'ont pas été séparées.

- Ils sont schizophrènes alors ?

- Non, souviens-toi des humains. Jamais leur personnalité n'a repris le dessus. Le Mal est prépondérant. La colère qu'ils ressentent ne fait qu'ajouter à cela.

- Mais je comprends pas. Pourquoi ils sont 'enfouis', comme tu dis ? S'ils correspondent à des éléments, ses éléments en question doivent les réclamer.

- Non. En fait, nous croyions à une légende. Nous pensions que les quatre éléments que nous incarnons étaient les seuls qui avaient besoin d'être représentés pour assurer l'harmonie.

Et comme nous sommes parvenus à maintenir l'équilibre parfaitement…

- Vous vous êtes pris pour les seuls maîtres à bord ?

- Oui.

- Et pourquoi ils n'ont pas été scindés en deux ?

- Nous ne l'étions pas non plus à la base. C'est Anabel qui nous a séparés.

- Ah… Ah bon ? Ça veut dire que j'ai quatre guerriers que je dois combattre mais avant de les tuer, je dois extraire le bien en eux.

- Ce serait souhaitable vu que leur émergence va modifier l'équilibre. Et s'il n'y a pas un guerrier pour chacun de ses quatre éléments…

- Ce sera la fin des haricots…

- Et de beaucoup d'autres choses…

- Chouette ! est ma conclusion personnelle quant à ce récit.

- Et ce volcan dont tu m'as parlé…

- Oui ?

- Lequel est-ce ?

- A ton avis ? Le volcan emblème de notre belle région avec une antenne de télé dessus qui normalement ne se réveillera jamais.

- Je vois. Le Puy-de-Dôme.

- Bon ben, j'y vais de ce pas.

- Moi, j'y suis déjà. Je t'attends.

- Très drôle, gros malin ! Moi, je peux pas me téléporter.

- En fait si, répond une autre voix.

- Bonjour, Mistral ! »

Il ne relève pas et continue.

« Tu peux te téléporter. Il te suffit de te concentrer sur ton corps et d'utiliser le pouvoir de l'air pour le décomposer en une infinité de molécules qui se mêleront à une sphère d'air protectrice. Ensuite, tu peux voyager très vite d'un point à un autre.

- Très intéressant. Mais là, j'ai pas le temps de me concentrer. Alors, fais-le pour moi si tu veux un monde encore habitable demain.

- Très bien. »

Je vais me placer dans un coin où il n'y a personne. Il apparaît et me tend la main.

« Tu veux qu'on se serre la pince ? Très bien… »

A peine l'ai-je touché que je me sens devenir très léger. J'ai l'impression d'être… de l'air… Tiens, ça me rappelle qu'Amy l'a fait une fois, mais pas de son plein gré. Je parie que c'était un coup de pouce des anciens Elus, ça… Ou peut-être d'Anabel…

Et moi… Ben je vole… Je vole très vite. Tellement vite que je vois le volcan en question se rapprocher déjà. Hé, doucement ! Je vais me le prendre en pleine gueule, sinon. Enfin, si j'en ai encore une dans cet état…

Heureusement, je m'arrête, ou tout du moins, il me fait arrêter avant. Peu à peu, je retrouve mon corps.

« Heureusement pour toi que tu m'as pas remonté à l'envers…

- Les humains disent 'merci'… Enfin en général…

- Serait-ce de l'humour que j'entends ? Mais c'est miraculeux. A quand le sourire ? ».

Je plaisante mais quand je vois l'état du cratère, je prends peur.

« C'est quoi ces traits rouges partout sur le sol ?

- Je crois qu'il est en train de détruire le bouchon, explique Feu de camp.

- Merci, j'avais compris. Mais alors, il est dans le volcan ?

- Oui, en effet.

- Bon ben, je fais quoi, moi ? Je vais cramer si je vais là-dedans.

- Oui, en effet.

- Je pourrais essayer de l'empêcher de péter le bouchon en utilisant la Terre.

- Oui, en effet.

- Toi, dis encore une fois 'Oui, en effet.', et je ne réponds plus de rien, dis-je en lançant un regard assassin à Incendie. »

Il comprend et se tait. Moi, je m'assois par terre. Je pose mes mains sur la terre et je me concentre. Comme ce matin, je me connecte mais à un seul élément. Je rouvre les yeux. Je vois les stries rouges qui menacent de s'agrandir. C'est alors que j'utilise mes pouvoirs pour resserrer ces fissures. Comme si je tenais les morceaux de chaque côté des fissures, j'essais de les rapprocher. Je t'ente de ramener l'un contre l'autre ceux qui n'auraient jamais du être séparés.

Malheureusement, rien ne se passe. Découragé, je pense à me déconnecter pour chercher un autre moyen. Mais deux mains que je sens être celles de deux personnes différentes viennent se poser sur mon épaule. Toujours en lien avec la terre, je les reconnais. Yohko et le guerrier de la Terre.

« Tu veux un coup de main ? demandent-ils. »

ooo

« C'est pas de refus.

- Et nous, on peut jouer ? demandent Amy et Renaud. »

Mon visage se fend d'un large sourire.

« Hé oui, on est là ! lance Charlotte. Bon moi, je sers à rien mais je vais compter les points. Mais la prochaine que tu pars sans nous pour casser du méchant, gare à toi.

- Je vous préviens la prochaine fois, c'est promis. »

Chacun se met alors au boulot. Comme l'équipe que nous n'avons encore jamais pu former au complet, chacun s'atèle à sa part de boulot.

Renaud utilise l'eau pour l'infiltrer dans les traits de lave. Ainsi, il refroidit la terre. Le guerrier de l'eau l'aide et ainsi, il arrivent à refroidir la masse rouge.

Amy, elle, aidé par le guerrier de l'Air, fait pression sur le sol afin de l'empêcher de répandre sa lave. En agissant ainsi, elle retient ce qui bouillonne à nouveau dans le volcan pour l'empêcher de s'échapper.

Quand à moi, aidé du guerrier de la Terre et de Yohko, nous tentons de littéralement boucher les trous. Comme un puzzle, nous rassemblons les morceaux, lentement mais sûrement. Les failles se rebouchent lentement. Tout se passe bien.

Mais d'un coup, elles s'élargissent plus qu'elles ne l'étaient à la base. Puis un filet de lave en sort et s'élargit.

« Vous le sentez ? lance Yohko.

- Oui. Ce n'est pas de la lave. C'est lui, explique le guerrier de la Terre.

- Alors, c'est ça l'élément. C'est la Lave… »

Et celle-ci, s'entendant être dénommée, prend alors forme. Elle se redresse, s'élargit et prend la forme d'un guerrier en armure. Devant nous se tient l'un de nos nouveaux ennemis, vêtu d'une armure faite de lave tantôt incandescente, tantôt figée, noire striée de rouge ou de jaune. Ses mains elles aussi sont veinées de filaments saillants mais rien à voir avec du sang. Il est fait de lave, uniquement de lave.

« Alors, ça vous amuse ? lance-t-il. Vous avez rien de mieux à faire ?

- Hé ben, non ! lance Charlotte. On aime bien sauver le monde. Tu as quelque chose contre ça ?

- Oui, en effet.

- Bon, ben, dans ce cas, on va se battre, lance Amy.

- Quoi ? Vous battriez à neuf contre un ? C'est pas très loyal, ça !

- Qui a dit qu'on était loyal ? lance Renaud. Tout ce qu'on veut, c'est te détruire.

- Et vous vous croyez fort avec vos minables pouvoirs… Vous savez faire ça, au moins ?. »

Il décrit un arc de cercle de ses mains et les fissures deviennent des gouffres. Autour de moi, il n'y a que des gouffres dans lesquels crépite de la lave en fusion et où des torrents de flammes s'élèvent. Sur la plate-forme qui reste, il n'y a plus que lui et moi. Regardant plus loin je vois mes amis, mais très vite, il fait se déchainer la lave qui vient former un rempart infranchissable.

ooo

Je ressens bien quelques attaques aquatiques ou aériennes visant à le percer, mais rien n'y fait.

« Hé bien ! Quelle chance, j'ai ! Je vais provoquer une éruption et détruire les alentours et je vais tuer l'Elu. Ensuite j'irai réveiller tous les volcans du monde encore éteints et nous pourrons régner tous les quatre sur ce monde dévasté.

- Je sens un peu de rancœur. Tu en veux aux quatre autres guerriers, c'est ça ?

- Tu crois ? Nous n'avons passé que quelques millénaires prisonniers, mais pas de quoi en faire un formage…

- Je sens de l'ironie aussi. Et euh… Tu crois franchement que je vais te laisser faire ?

- Ben, disons, que c'est déjà en route. Je vous ai laissé perdre votre temps à essayer de faire mumuse avec le cratère. Mais comme c'était déjà trop tard… D'ici une heure il y aura des bulletins d'alerte à la télé et vous mourrez tous, raconte-t-il calmement.

- Tu sais ce qui va se passer, là, maintenant ?

- Non, dis-moi.

- Je vais te coller la raclée de ta vie et tu rentreras en pleurant chez toi.

- J'attends de voir ça. »

Y'a qu'à demander, crétin. Je sens déjà l'eau venir s'enrouler autour de mes bras. Elles s'impatiente. Je la lance du plus fort que je peux sur lui. Il est projeté contre son dôme.

« Alors, ça t'a plu ? ».

Il se relève et sourit.

« Pas mal. A mon tour. »

Il lance ses bras devant lui et deux serpents de lave sortent de ses mains. Ils foncent sur moi à toute vitesse. Je n'ai pas le temps de les éviter. Je tends une barrière d'air mais ils la traversent tant ils vont vite.

Sans avoir le temps de réagir, je me retrouve prisonnier des deux reptiles de magna. Je peux retenir un cri tant leur contact brûlant est douloureux.

Toujours reliés à leur créateur, ce dernier se sert d'eux pour me soulever de terre. Il m'envoie ensuite valser contre les parois incandescentes. Et il recommence, encore et encore.

Je ne sais pas quoi faire. A ce rythme-là, je ne vais pas tenir longtemps. En plus, les serpents m'ayant entouré au niveau du torse, mes bras sont pris et je ne peux pas les remuer à mon aise pour utiliser les éléments. La seule chose que je pourrais faire, à la rigueur, c'est toucher de mes mains ces serpents. Très utile si on veut se brûler au dixième et ne plus jamais se servir des dites mains qui ne seront plus que des moignons calcinés.

'Tu as le pouvoir'.

Je sais que c'est une phrase de Buffy. Saison 7 Episode 1, même, si vous voulez des précisions, quand elle emmène Dawn patrouiller. Elle m'est venue subitement. Et elle est tellement vraie. J'ai le pouvoir. Et si…

Le feu. Je veux capter son essence, comme quand je suis devenu lui pour abattre le démon du Feu. Je veux être le Feu. Le seul fait de le vouloir semble suffire. Je sens les flammes crépiter en moi. Et elle ne s'arrête pas à mon intérieur mais sortent de moi. Je deviens incandescent. Je suis le Feu. Mon corps entier est un brasier, mélange de feu et de… Pouvoir.

Les serpents de lave me lâchent, brûlés. Mais je ne les laisserai pas reprendre l'avantage. Je les attrape à pleines mains, ne craignant plus leurs morsures et me laisse descendre doucement en les entraînant vers le sol.

« Bravo, tu peux les toucher ! ricane le Démon du Feu. Et tu vas faire quoi ? Les détruire ?!

- Exactement... ».

ooo

Il vient de comprendre pourquoi je le tiens toujours. J'insuffle toute ma force dans son attaque. Des flammes viennent consumer la lave. Elles dansent sur elle, comme si elles effectuaient un rituel. Un rituel mortel, car les flammes pénètrent brusquement la lave.

Le démon hurle alors que ces deux reptiles de magma rougeoient violemment puis deviennent noirs.

« Attention, il va neiger ! ».

A peine ai-je fait ce commentaire que les deux prolongements de ces bras tombent en poussière.

« Alors, heureux ? Je les ai dressé tes serpents !

- Peut-être. Mais tu comptes faire quoi maintenant ? La même chose avec moi ?

- Hé oui ! ».

Je réponds d'une voix sûre et dénuée de sentiment. Seul un rictus vient déformer la sérénité que dégage mon visage, rictus qui semble le faire douter de sa force. Un simple éclair de doute dans ses yeux, en fait. Ça me suffira.

« Epée de feu ! »

Obéissant, le feu prend forme. D'abord un pommeau de flammes jaunes. Puis une lame de flammes rouges et oranges. Voilà mon arme.

Je suis prêt à battre le fer tant qu'il est chaud, sans mauvais jeu de mots. Je me lance sur mon ennemi qui use de son élément pour se munir d'une arme semblable à la mienne.

Les deux armes s'entrechoquent, prenant une réelle consistance quand elles se rencontrent. Je tente de nombreux assauts pour percer sa défense mais rien n'y fait. Son âge plusieurs fois millénaire en fait un combattant bien plus expérimenté. De plus, la rage, la haine et la rancœur qu'il a en lui donne une force quasi-bestiale. C'est un guerrier, à présent. Plus un démon.

A moi d'en jouer. Il se prend pour un chevalier. Je serai son enfer. Un enfer de flammes. Le feu qui émane de moi, de pars en pars, je le concentre en un point : mes mains. L'épée se rétracte alors que je bondis en arrière pour éviter ses assauts. Elle vient se fondre dans mes mains. De même, toutes les flammes qui crépitent sur mon corps, je les somme de converger vers mes mains. Elles affluent à grande vitesse, concentrant le pouvoir.

Très vite, toute la force du feu est concentrée en deux points. Le guerrier ne comprend pas. Il n'arrive pas à percer le secret de mon plan et se contente d'abattre son arme sur mon crâne alors que je reste immobile.

Cependant, il surprend mon visage plus que confiant et finit par comprendre. Je tends mes deux bras en l'air et intercepte la lame qui file. Au contact de mes mains, comme avec les deux reptiles, elle rougeoie, noircit puis tombe en poussière. A présent désarmé et très proche de moi, je n'ai qu'à achever mon plan. J'abats mon poing gauche sur son visage, lui laissant une marque noire qui ne s'effacera jamais. Fou de rage, il se jette sur moi. Je ne fais rien, si ce n'est le retenir en apposant une main sur son cœur. Il me fixe de ses yeux exorbités, sachant ce que je fais.

Ce contact physique m'a connecté à lui. A présent en lui, je peux discerner les deux entités qui ne faisaient jusqu'alors qu'une. Le Bien et le Mal. Il est temps de les séparer. Faisant un signe de scission de la main comme si je scindais son corps en deux, j'enclenche le processus. Alors qu'il hurle, un deuxième corps émerge du sien. Il tente de le retenir mais rien n'y fait. Un jumeau naît de lui sans qu'il puisse rien y faire.

Très vite, ils sont deux, dos à dos, haletants. La seule chose qui les différencie est le visage. L'un respire la pureté et l'autre l'entropie, marqué à jamais d'une cuisante défaite.

Subir cet 'accouchement' l'a d'ailleurs trop affaibli. Ajouté à la honte qu'il ressent de porter pour le restant de sa vie cette marque, il n'ose riposter et disparaît dans les profondeurs de la Terre où il rejoint son élément. Son dôme disparaît et les gouffres se referment d'eux-mêmes sans maître pour les maintenir ouvert.

ooo

Le guerrier qui est né, jusqu'à présent dos à moi, se tourne et me fixe. Il ne prononce d'abord qu'un mot :

« Merci.

- Oh, mais de rien ! C'était tout naturel. »

Comme je dis ça, le souvenir de la catastrophe annoncée par le démon me revient en tête. Je ressens alors une violente secousse sous mes pieds. Le sol se fend à nouveau, laissant échapper sa colère rouge.

« Je suppose que c'est à moi d'empêcher ça ?

- Oui, tout a fait, Elu.

- Allez, ramenez-vous tous qu'on bouche les trous.

- Non, m'arrête le guerrier de la Lave. C'est à toi de le faire !

- Et comment ?

- En contrôlant ce volcan pour qu'il n'entraîne les autres avec lui.

- Ah ah ! Très drôle ! Et je fais ça comment ?! Avec les pouvoirs de la Lave ?

- Tout à fait. Tu as ce pouvoir en toi. Te connecter à lui et à moi l'a en quelque sorte débridé. Maintenant, tu es le maître de cet élément.

- Si tu le dis, Magmar ! ».

Comme j'en ai pris l'habitude aujourd'hui, je m'assois en tailleur puis pose les mains sur le sol. Je suis automatiquement connecté à la Terre. Néanmoins, je vais plus profond pour atteindre cette lave en fusion qui menace de jaillir. Je la vois bouillir et crépiter. Le démon l'a apeurée, excitée et attisée.

A présent sans personne pour la contrôler, elle veut jaillir. Mon rôle consiste à la calmer et l'apaiser pour qu'elle s'endorme à nouveau. Pas besoin d'attaquer pour cela. Il me suffit de me mêler à elle et de lui transmettre mes sentiments.

Paix, sérénité et calme. Cela suffit à calmer le volcan. S'imprégnant de ce que je ressens, il renonce à exploser et reprend un sommeil qu'il regrette déjà d'avoir quitté. Les traits de lave qui ont fendu l'herbe se referment, redonnant son unité au lieu qui ne porte à présent plus de traces de ce qui vient de se passer

ooo

« Et voilà, dis-je, tout en m'allongeant sur l'herbe.

- T'endors pas ! lance Amy. On va pas s'éterniser ici !

- Euh, si je fais ça, c'est que je suis pas capable de marcher tout seul. Faudrait que quelqu'un me porte pendant quelques minutes le temps que je retrouve l'usage de mes jambes… Hé ! pourquoi vous partez ?! Me laisser pas !!!! Je peux pas marcher tout seul !! Je rigole pas. Bon, très bien, si c'est comme ça : Anzu et Yohko, hé ben… »

Yohko entendant le nom de la jeune femme, se retourne brusquement et d'un bond me rejoint et me met une main sur la bouche.

« C'est bon, je te porte si tu la fermes.

- Voilà qui est mieux. »

Il me prend donc dans ses bras et rejoint les autres

« Tu me fais un bisou aussi ?

- Plutôt mourir.

- Très bien, Anzu est une femme qui a fait à Yohko des choses que… »

Il me fait taire en me faisant un bisou sur la joue.

« Je le voulais pas là le bisou. Plus au milieu s'teu plaît. »

Ce coup-ci, Amy réagit. Elle fait signe à Yohko de me lâcher, ce qu'il fait. Ensuite, elle m'attrape et me tire comme un sac trop lourd qu'on ne peut pas soulever.

« Méchante fille ! Moi je sauve le monde et c'est comme ça qu'on me remercie. Anzu, elle aurait pas réagit comme ça. Elle, elle était gentille. Et belle. Pas comme toi. »

Charlotte vient me taper sur l'épaule. Je tourne la tête vers elle. Elle montre une boule de feu dans sa main qu'elle fait rebondir comme une belle de tennis

« Maintenant, tu la fermes et tu te fais traîner comme le ver de terre impotent que tu es ou je te crame la gueule.

- Oui, madame… ».

ooo TBC ooo

Amy : Alors, tu racontes comment elle est née cette histoire ? On va pas coucher là…

Moi : Ben, un jour, j'ai rencontré une fille nommée Anzu…

Amy (qui devient toute rouge) : Anzu, sale petite…

Yohko : Du calme, toi ! On parle pas comme ça de ma…

Moi (qui vient lui mettre une main sur la bouche) : Ne le dis pas, gros nigaud, tu vas tout gâcher ! Ah ! Quel crétin celui-là ! Abruti, je te jure…

Yohko : Tu sais, là, on est plus dans la fic. Donc, je n'ai plus mon self control légendaire…

Moi : Tu parles d'un self control. Qui est-ce qui a entravé Amy pour aller se faire le Maître ?

Yohko, Renaud, Amy et Charlotte : C'EST TOI !!!

Renaud : C'est aussi toi qui as failli nous faire tous tuer, à chaque fois.

Julien, Gabrielle, Francis, Gaëlle : C'est ta faute si on est mort… Tu vas souffrir !

Charlotte (prenant une massue qui traînait en évidence sur le table) : Donc, on va se venger… Renaud, sors l'anthrax.

Amy : Ouais, on va se venger. C'est la guerre !!!

Le Maître : Je peux venir ?

Renaud : Bien sûr si t'as une arme.

Le Maître : Bazooka, ça va ?

Renaud : Parfait. Allez, explose-lui la tête.

Moi : Maman, j'ai peur…

Je m'enfuis comme une gonzesse.

Tous les autres : Champagne !!! L'auteur est parti, vive l'auteur !

Amy : Allez, viens dans la chambre Yohko. Maintenant qu'il est plus là, on va s'amuser un peu…

Renaud : Francis, t'as déjà fait l'amour dans l'eau ?

Charlotte : Hé ! Toi avec le costume noir.

Le Maître : Moi ?

Charlotte : Oui, toi. Y'a une troisième chambre, tu sais…

Gaëlle : C'est n'importe quoi ! Allez, Gaby, on va baiser ?

Gabrielle : Ok !

Julien : Et moi, j'ai plus qu'à aller me br…