Terminal

Sommaire

Intro

Me, myself and I

Happiness is a sad song

Fuck my soul and love my ass

For Love's sake

Stand alone

Where's my sanity ?

Smile, you're not dead !

Don't leave ! It's not over yet…

Le gros mot de la fin

Intro

Il s'appelait 17-18 il y a encore deux jours… Je parle du titre du recueil pour ceux qui suivent pas, qui viennent de rentrer de boîte de nuit complètement défoncé ou qui sont sous perfusion de somnifère. Il s'appelait ainsi par référence à mon âge quand je l'ai écrit. Et donc, si on calcule, ça correspond à mon année de terminale. Et donc, je l'ai commencé quand j'avais dix-sept ans et finit quand j'en avais dix-huit.

D'où le titre définitif 'Terminal', jeu de mots entre ma dernière année de lycée et la fin d'une époque.

Me revoilà donc avec un troisième recueil. J'ai abandonné l'idée de faire des paragraphes de présentation avant chaque partie parce qu'il reflétait assez mal selon moi le contenu du bloc qu'il présentait dans la mesure ou je les écrivais quand la partie ne contenait pas encore tous ces poèmes et donc, elle ne reflétait bien qu'une partie du paragraphe. J'ai donc opté pour un titre plutôt qu'un texte et je trouve qu'ils sont beaucoup plus proches de l'ensemble de la partie que mes long discours des recueils précédents. Comme quoi, quelques mots en disent bien plus que de long discours (Ah ! Les vieux souvenirs de philo !!).

Mais bon, j'attends des critiques, des commentaires et tout ce qui peut me faire avancer. Donc, s'il vous plaît, pas de 'C'est nul !' 'Va te faire mettre, sale pédale !' ou autres mots d'amour dans le genre. J'aime biens les critiques constructives plutôt que les 'va chier'. A bon entendeur…

J'aime bien aussi les éditeurs. Si vous lisez ça et que vous avez acheté mon recueil dans le commerce, d'abord 'merci !!!' et puis ça voudra dire qu'un éditeur a lu mon appel et y a répondu. On peut toujours rêver… Oui, je suis un maître de l'auto-flagellation. J'aime beaucoup m'envoyer des piques à moi-même… On s'amuse comme on peut !

Allez, trêve de plaisanterie pas drôle, je vous laisse en compagnie de ma folie (souvent furieuse !). Amusez-vous bien !

Miguel Sánchez

Me, Myself and I

Daño y amor

Es mi vida !

Haré lo que me de la ganas

Y ningún hombre

Ma hará tanto daño como tú.

El amor de mi vida no era tí,

Ahora lo entiendo.

Me faltaron meses

Para ponerme de nuevo à vivir

Pero al final salió

Mucho más fuerte.

Encontraré el amor

Ya que el no quiere

Encontrarme.

Será dificil

Y ya lo ha estado mucho.

Otra vez, lloraré.

Otra vez, no dormiré.

Otra vez, tendré miedo.

Pero te encontraré…

Je m'en balance.

Je m'en tape.

Rien à foutre.

Ça me gave.

Ça me fait chier.

Marre d'être de l'argile

Qu'on façonne,

Qu'on modèle

Puis qu'on jette.

Je veux qu'on m'aime.

Je veux être libre.

Je veux être moi.

Encore un qui essaie de m'imposer

Une voix sur laquelle marcher

Et je l'éclate.

Je ne le supporte plus.

Personne n'a le droit

D'orienter ma vie.

Que ce soit clair,

Je serai maître de mon destin,

Maître de ma vie.

Et je serai aimé,

Si c'est encore possible.

Je serai moi

Et pas quelqu'un d'autre.

I've no regrets

For what I've done.

I did it.

Just did it.

That's all.

All is clear for me.

I know where I come from,

I know where I'm going,

I know where I am.

I keep walking.

My destiny has been written,

Not by someone

But by my hand.

I'm me,

Not someone else.

I've desires

And I've means.

I'll do it

And you won't stop me.

Happiness is a sad song

Fucking life

What the hell is going on ?

Why am I so fuckin' sad

In that bullshit world ?

Does love exist ?

Maybe…

But he doesn't give a shit for me !

Maybe he's fuckin' dead

As I seem to be.

Lonely.

Always lying,

Always crying,

Never loved.

My anger is sad,

My sadness is angry.

I wanna live

But I stay in that goddamn nothing.

Where is the love ?

My love is drunk.

He loves whatever he sees,

No matter who it is.

My love is mad.

He loves the wrong way,

The way that hurts,

That makes me suffer.

My love is strong,

He never completely disappears.

He always stays

Even when my heart's broken.

My love is despaired,

Since he's never loved.

He keeps falling in love,

But he stays alone.

My love is unreal.

How could he be real ?

Not even nothing…

What does going too far mean

When you never went anywhere ?

For me,

Far is anywhere else,

Anywhere that can change my misery.

I don't think I'm nothing,

But no one.

I'm a John Doe

Who forgot how to cry,

How to scream,

When he forgot how to live.

Since I can't remember

What living is,

I do not exist.

Void filled

My empty being,

Destructing

Everything

Within me.

What's left ?

No name,

No memory,

No soul,

No life.

Not even an animal…

Then,

What am I ?

Peur d'avoir été un autre ?

J'ai peur,

Peur de quoi,

Je n'en sais rien.

Ma seule certitude

Est que j'ai peur.

Peur de changer ?

Peur de mourir ?

Peur de vivre seul ?

Je n'en sais rien.

Etre conscient que je ne sais pas

Me terrorise un peu plus.

Qu'est-ce qui m'arrive ?

Je n'ai jamais ressenti cela,

Et pourtant, cette sensation ne m'est pas

Inconnue.

C'est comme si j'avais

Déjà ressenti cela,

Mais pas dans cette vie…

Etrange…

Avoir été quelqu'un d'autre ?

Avoir vécu une vie

Avant celle-ci ?

Avoir été

Avant de naître ?

Ai-je eu peur

Sans savoir pourquoi

Durant cette autre vie ?

Ai-je été angoissé ?

Anxieux ?

Qui étais-je ?

Toutes ces questions alors que

La seule est et reste :

Qui suis-je ?

Fuck my soul and love my ass…

When a man loves another man

I wanna blow your mind

Not your ass.

What the hell were you thinking ?

I'm not a fucking son of the bitch

Who fucks and leave

Without saying goodbye.

It's definitely not

A fuck & breakfast.

I don't give a shit to your dick or your ass.

Boy, I want your heart.

If I want casual sex,

If I wanna get laid

Never forget I have my right hand.

But for love,

I need someone.

And that's you.

I've never been so sure.

You're my love,

My only true love

And I have more respect for you than

For all the guys I've ever fucked.

I love you !

Is it so hard to understand ?

Ouvre les yeux

Quoi ?

Pourquoi tu tournes la tête ?

Pourquoi tu veux pas entendre ?

Pourquoi tu veux pas comprendre ?

Hé oui ! J'suis gay !

J'aime les mecs.

Je fais l'amour,

Je baise.

Oui, j'ai kiffé un de tes potes.

Y m'filait la gaule

Quand je le matais dans les vestiaires.

Et il est où le problème ?

A la différence

Des mecs que tu kiffes,

Moi je siffle pas ceux qui me plaisent.

Je les regarde en silence

Et j'assume.

J'les considère pas

Comme des bouts de viande

Et j'ai sûrement plus de respect

Pour toi

Que la plupart des mecs

Qui rêvent de te déshabiller.

Je suis gay.

Je kiffe pas les moeufs.

C'est tout.

Et si ça te plait pas,

La cour est grande…

Très peu pour moi

Oh stop !

C'est mon sexe,

Pas un joystick.

Si on est là,

C'est pour s'aimer.

Si on en est là,

C'est que t'as rien compris.

Je pensais qu'on pourrait s'aimer,

Se connaître,

S'apprécier

Avant de jeter l'un sur l'autre.

On est pas des bêtes !

On a pas besoin de pérenniser la race !

D'ailleurs, on peut pas.

Je te rappelle qu'on est deux mecs.

Donc, le désir vertical,

Y'a pas que ça.

Je conçois pas le bonheur

Comme un coup de butoir

Entre deux portes.

Et je peux difficilement

Exprimer mes sentiments

La bouche pleine.

C'est peut-être abstrait

Quand on pense avec son pénis,

Mais c'est comme ça !

Entre nous deux,

C'est de l'amour

Et pas autre chose.

Sur ce,

Je te laisse en tête à tête

Avec ta main droite.

For Love's sake !

Il était une fois…

Amour,

Tu m'as pris,

Tu m'as jeté.

Tu m'as repris,

Mais tu ne m'aimais pas.

Tu es revenu et tu m'as envoyé

Ta meilleure amie

Pour me dire que ce n'était pas possible.

Encore une fois,

Et tu m'as oublié

Avant de m'avoir connu.

A chaque fois que tu passes dans ma vie,

Tu me fais du mal.

Tu viens et tu me brises.

Laisse-moi te poser une question :

A quoi tu sers ?

Tu ne m'as fait que du mal.

Tu es mauvais !

Tu n'as du conte de fées

Que l'ogre qui vient éventrer l'innocent.

Une dernière question

Et je t'oublie à jamais :

Si tu es un sentiment si pur,

Pourquoi as-tu brisé mon âme

Qui ne voulait que le bonheur ?

Missunderstanding

Your arms are warm

But you're so cold,

So distant.

Why do you keep avoiding me

Now we've reveal

Our true and deep love ?

Why don't you hold my hand ?

Why don't you kiss my neck ?

You told me you weren't afraid,

So, what's the problem ?

My only wish

Is to see you happy.

But you're obviously not.

I keep asking myself

Why you're acting like that

But I don't understand.

Maybe I don't know you

As well as I thought.

But, what's sure

Is that I love you.

If I'm the source of the problem,

I can let you alone

For a moment.

But talk !

Tell me what's wrong.

I can't bear to see you like that.

I want to know

As hard as it can be.

I need to know…

The game is over

Stop !

C'est à moi !

C'est mon tour !

Pourquoi ce serait toujours les autres

Qui rompraient avec moi ?

Pourquoi ce serait

Toujours moi

Qui prendrait les coups ?

Ce coup-ci, c'est à moi.

Je vais me payer le luxe

D'être un monstre,

Un goujat.

Tu cherches à comprendre.

C'est simple :

Je te quitte.

C'est fini,

Terminé.

Je vais pas attendre

Que ce se soit toi qui arrête tout.

Je sais bien

Que je ne suis plus le seul.

Tu ne m'aimes plus

Et tu ne veux pas me faire de mal.

Pas de pot,

C'est déjà fait.

T'avoir vu dans ses bras,

Ça m'a suffi.

J'arrête les frais

Et tu sais quoi :

Tu dégages.

Et pitié,

Pas d'excuses bidon.

Tu prends tes clics et tes clacs

Et tu te casses.

Tu disparais,

Tu te désintègres,

Tu te vaporises,

Tu t'évapores,

Tu fais ce que tu veux

Mais tu disparais

De mon champ de vision

Et de ma vie.

Je peux aussi te faire un dessin

Pour que ce soit plus clair.

J'aurais du m'en rendre compte avant,

Mais ma foi, mieux vaut tard que

Jamais.

Et avec toi, c'est

Jamais.

Plus Jamais.

Poker menteur

Tu mens… Et je le sais.

Mais toi, tu l'ignores.

Et tu me mens,

Encore et encore.

Excuses bidons,

Mensonges pas omission,

Et j'en passe…

Tu te joues de moi

Et tu crois que je n'y vois

Que du feu,

Que je suis

Aveugle et con.

Tu te trompes lourdement.

Pour une fois que ce n'est pas moi

Qui suis trompé.

Juste revirement de situation, non ?

Mais je n'en profiterai pas.

Je ne jouerai pas avec toi,

Comme tu l'as fait avec moi.

Ne crois pas que je te hais

Ou que je te méprise.

Ce n'est rien de tout ça,

N'aie crainte.

Je ne t'aime plus,

C'est tout.

Et je ne te mentirai pas :

Quand tu liras ces mots,

Je ne serai plus là.

Suffer

I'm happy.

Just happy.

Nothing more.

Nothing less.

I feel good.

Just good.

I'm fine.

All is great.

I'm happy

and nothing can spoil it.

I love him,

He loves me,

What can more can I ask ?

Maybe some tolerance

From my own father…

A little comprehension

More than cries and pain.

Maybe some understanding

Before fast judgement

Than brings sadness.

I love him,

That's all.

Hard to accept ?

I understand.

But must I stop loving him

To please you ?

Must I ease your pain

By increasing mine ?

Must I be sad

To make you happy ?

Parce que…

Parce que j'ai des amis...
Parce que des couples se forment...
Parce que certains sont malheureux...

Parce que Cupidon a trop bien planté ses flèches...
Parce qu'un concours de circonstances a formé des illusions de couple...

Parce que j'ai peur de le perdre...

Parce qu'il y a de l'amour...
Parce qu'on a peur de blesser quelqu'un...
Parce qu'on le blessera encore plus en le berçant d'illusions amoureuses...
Parce que la vérité sera dure, mais moins dure que le mensonge...

Parce que la vérité doit éclater, avant qu'il soit trop tard...
Parce que c'est de l'amour, le seul, l'unique, le vrai et il doit émerger.

Parce que j'ai trop peur de le perdre.
Parce que j'ai peur qu'il parte alors que l'amour est à sa porte...

Parce que je suis en train de tomber amoureux de la mauvaise personne.

Mais je me tairai, parce que leur amour est beau, tellement beau... Et je veux qu'il vive, je veux qu'ils vivent.

Stand alone

Dead kingdom

When I close my eyes,

I don't see anything.

All is empty.

Love has deserted my land.

I no longer see the face of

The beloved one

Since I no longer have feelings

For anyone.

My land were flowered

Then she went on fire.

Now, there's nothing left.

My land is dark,

Dust has covered my eyes

And smoke has made my soul

Stop breathing.

You made me believe

You brought love

But you left

Leaving behind you

An heartbroken man.

There's a thing worse

Than dying :

A one-way love…

Décadence

Mon âme est une forteresse

Dont jamais personne n'a pu percer les défenses.

Les catacombes de mes remords

Pourrissent d'une insidieuse gangrène.

Le château de mon âme est vide.

Je n'ai pas capitulé au siège de mes sentiments,

Je me suis replié,

Exilé.

J'ai cessé d'aimer,

Cessé de pleurer.

J'ai aboli la servitude

Mais je reste un esclave,

Esclave d'un monde

Où je ne suis qu'un roi

Parmi tant d'autres.

Mon royaume est une terre de chaos,

Un sol nu

Où il n'y a rien d'autre

Qu'un cœur désolé

Qui a oublié comment vivre…

Abandon

L'amour est un lac

Où tu m'as noyé.

Je ne me suis pas débattu,

Trop content que tu fasses

Un peu attention à moi,

Que tu poses tes mains sur moi,

Que tu me touches.

Mais tes baisers

Sont autant de morsures

Qui ont fait couler

Les larmes de mon cœur.

Ton amour est un venin

Qui m'a paralysé,

M'a laissé incapable de bouger,

Incapable de vivre.

Avec toi, tu as amené la Mort.

Ma mort.

Entre tes bras,

Lové dans ton corps,

J'ai connu l'étreinte mortelle.

J'ai entrevu le Néant

Et il m'a happé.

Aimer rend vivant.

T'aimer m'a tué.


Mismo Corazón

Se volvió en dos almas.

Linked by the blood,

Enemies by the sword.

Une vida juntos.

Une lucha para la vida.

The strongest wins

Has he not been already dead,

Killed from within.

« Mi vida es tuya »,

Solían decirse.

Ahora lo tienes en tus brazos.

"He's dead, I'll be"

You think, horrified

By what you've done.

Piensas que eres un monstruo,

An horrible monster.

Ahora, realizas

He was right :

Cuando todo es perfecto,

It can only worsens…

Where's my sanity ?

Don't be

Move up !

Stand up !

Don't stop !

Keep moving !

Keep acting !

Stop believing !

Be calm !

Don't speak !

Just move !

Be nice

Not wild !

Stop crying !

Just live !

Don't think !

Don't be someone !

Be a puppet !

Just live !

Just die !

Arrêter le temps

Qu'il ne s'écoule plus

Arrêter de vivre

Plus de contraintes

Ne plus être misérable

Ne plus être rien

Ne plus être

Arrêter de voir sentir et penser

Cesser de ressentir

Chuter dans le Néant

Ne plus agir

Ne plus savoir

Etre vide

Entouré de vide

Vide de tous sens

Le ciel et la Terre

Des étendues mortes

Fosses communes de l'humanité

Tout arrêter

Plus de demain

L'aujourd'hui se fige

Se cristallise

Plus d'épreuves

Plus de vie

Plus de mort

Plus rien

Tout est passé

Plus rien ne passe

Je me suis couché là

Et j'y suis resté.

J'ai cessé de bouger.

A présent,

Je suis bien,

Serein.

Plus d'inquiétude,

Plus de peurs,

Plus d'angoisse.

J'ai été,

Et maintenant je suis,

D'une manière différente.

Je suis quelqu'un d'autre.

Je suis moi.

Plus de préoccupations.

Maintenant, je peux fermer les yeux,

Pour les rouvrir

Dans un autre monde.

Je suis tout à ma rêverie.

Je peux laisser aller mon imagination.

Je peux être,

Exister,

Là et ailleurs.

Plus d'essence et d'existence.

Plus de dissociation.

Mon âme,

Mon cœur

Et mon corps

Se sont fondus dans le sol.

Je me suis couché là

Et je suis né.

le réel le faux

le vrai l'irréel

où suis-je ?

l'avant l'ailleurs

l'ici l'après

où vais-je ?

toi elles

eux moi

Qui ?

aller jeter

garder revenir

Pourquoi ?

aimer pleurer

rire haïr

un pas ?

mourir tuer

vivre naître

que faire ?

arrêter commencer

finir continuer

que veut-il ?

Réceptacle du monde,

Voilà ce que je suis.

Sentir leurs joies,

Tel est ma loi.

Ressentir leurs souffrances,

Leurs errances,

Leurs coups de gueule,

Leurs coups de cœur,

Leurs vies,

Leurs envies,

Tel et ma litanie.

J'ai leur age,

Je parle leur langage.

Je suis eux,

Je suis peu.

Qui suis-je ?

Que suis-je ?

Creuset de sensations,

Je n'ai pas de personnalité.

Je suis tout,

Je suis tous,

Mais rien en particulier.

Un tout qui devient Néant.

Un havre de vie qui se meurt.

Un corps fait d'âmes

Sans vie propre.

Mot

Pardonner.

Oublier la vague.

Rattraper la folie.

Retourner les pas.

Conduis ma nuit,

Nuage de couleur

Qui me souffle.

Mort assassine

Mais si pénétrable.

Triste à ne plus savoir pourquoi.

Tourmenté par du papier.

Enchaîné par un tout

Qui ne prend rien du mal.

Mes mains baignent,

Mon cœur rit,

Mon corps brûle.

Je ne suis plus qu'une tâche,

Une tâche qui s'engouffre,

Qui crie

Et qu'on envoie.

Je crie,

Je hurle,

Muet d'un coup de couteau

Dans les yeux.

Scellé par le feu,

J'ai froid

D'une langueur

Qui consume ma peau

Et refroidit mon âme.

Le néant de la foule

M'a absorbé,

Creuset de taille,

Fourmi d'un espace

Trop inconséquent.

Rien d'un tout trop mouvant

Si immobile,

Je suis ce que je ne suis pas.

Je suis le rien qui sait tout,

Le tout qui a tué le rien.

Parti pour l'infini d'un espace clos,

Je me repose.

Smile, you're not dead !

Tu sais quoi ?

Casse-toi.

Taille-toi.

C'est fini,

Point à la ligne.

L'histoire est terminée.

Maintenant,

On passe à autre chose,

Moi, d'un côté,

Et toi, loin de moi.

Tu n'es plus rien pour moi.

C'est terminé.

Point final de l'histoire.

Le conte de fées qui n'en est plus un

Est bel et bien terminé.

Je t'ai pardonné

Une fois,

Deux fois

Mais faut pas pousser

Mémé dans les cactus non plus.

La troisième fois,

C'est la dernière.

La coupe est pleine.

Elle déborde même.

Va donc te noyer dedans.

Autant de moments de grâce

Que par trois fois

Tu as foulé du pied,

C'est à se demander

Si tu m'as jamais aimé.

Encore une fois,

J'ai été aveugle.

J'ai recollé les morceaux

Mais tu t'es entêté à les briser

A nouveau à chaque fois.

Ce coup-ci,

Tu prends les débris

Et tu peux te les foutre où je pense.

Bon, c'est pas tout ça,

Mais je dois te laisser

Pour aller jouer aux fléchettes

Avec ta photo.

Et au fait, je t'ai laissé un gâteau :

Etouffe-toi avec !

Niark niark niark…

Ce petit être paternel qui me regarde,

Désirant me voir composer,

Il voit tout ce que j'écris.

Qu'est-ce que ça ma stresse…

Je comprends maintenant

Les auteurs soumis à la censure.

Effrayant…

Vivre avec un juge au-dessus de la tête,

Quelle horreur !

Surtout quand il a une haleine de chacal

Qui a oublié sa brosse à dents…

Remarquez,

Je pourrais aussi le traiter

De gastéropode neurasthénique

Et il ne comprendrait pas.

Hé !

Je peux dire n'importe quoi

Si j'emploie des mots compliqués !

Espèce de tensioactif non miscible…

Bien sûr, ce serait mieux avec un sens…

And if I write in my best english

He also won't understand…

You, dirty pig !

Pour lo contrario,

Si hablo Español,

Tendré que impresionarlo

Al emplear expresiones

Que nadie conoce,

E incluso yo...

Ich bin ein Berliner,

Jetzt in Kino,

Du bist meine freunde…

Was ist das ?

Là, c'est moi qui comprend pas…

Ben oui, je parle pas allemand !

Bon, ça m'énerve !

Allez, c'est terminé !

Houste !

C'est trop relou

D'avoir un rempa

Qui mate pard'ssus

Mes keutrus !

Les Royaumes Perdus

Princesse perdue.

Loin de ton royaume,

Sans mémoire…

Devenue voleuse,

Tu erres sans but,

Pillant et tuant

Pour te donner le sentiment d'exister,

D'avoir un but.

Ta pierre runique

Est ta seule amie.

Tu t'es vu,

Enfant,

Et, durant quelques instants.

Tu as parlé avec toi-même.

Puis plus rien.

Il était dix heures

Et il fallait arrêter le jeu vidéo

Pour aller

Faire dodo.

Lonely

He's late.

He won't come.

I've been waiting for too long.

Now, I just have to sit

And be despaired.

No cries, no tears.

I'm not eight.

Anyway, it's no use.

He'll never come.

He has forgotten me,

Once again.

I no longer exist in his thoughts.

He just did something else

And forgot.

I'm alone,

Lost in the dark.

It's half past six p.m.

It's winter,

Already night.

I'm all alone.

All my classmates went home

But my father is late,

Like usually.

We can't change him,

It'd be easier to change

The world's order.

Don't leave ! It's not over yet…

You fool !

I'm gonna cry !

Don't you see it ?!

Please stop that…

It's too hard.

If I start crying,

I'll never stop.

Please don't…

Too late…

Pleurer

Il y a encore quelques secondes,

Je pleurais.

J'ai encore les larmes aux yeux ;

Elles menacent de parler à chaque seconde.

Pas de peines de cœur,

Je n'ai jamais pleuré pour ça.

C'était juste un moment émouvant

Qui m'a fait pleuré.

Une fin de série…

Dans laquelle je me suis reconnu.

Qui pleure pour une série ?

Moi.

J'en avais besoin.

Ces larmes m'ont soigné.

Avec elles sont parties

Beaucoup de moments

Où j'ai voulu pleurer

Sans y parvenir.

Maintenant, j'ai la certitude

Que je n'étais pas devenu insensible

Comme je le croyais.

Je peux encore pleurer,

J'ai pleuré

Et je me sens bien,

Apaisé

Et serein.

Ça faisait tellement longtemps ;

J'avais oublié ce que ça faisait…

Fallen man,

That's how you're called…

You don't like it

But you do it.

Forced to live

By selling you.

You disgust yourself

And customers don't have respect

For what you are.

They just see an attractive body

And they enter in.

But you're a man.

You have a heart.

You're not a sexual puppet.

You can ask help.

You deserve living a descent life.

I'm here.

We're here.

People want to help you.

Don't spoil your chance…

Vie antérieure

Une image :

Une autre époque,

Le dix-neuvième siècle.

Un homme habillé

D'un costume de ce temps

Assis dans un salon,

Un grand salon même,

Assez luxueux.

Sûrement une belle maison.

Et dans un coin,

Un autre homme.

Il attendait.

Il l'attendait.

Il rejoint à présent la personne assise

Pour une douce étreinte

Où se mêlent amour, tendresse et

Passion.

Pure imagination ?

Peut-être…

Mais pourquoi alors

Ai-je l'impression

Que l'homme assis,

C'est moi ?

Colors of life

Je dis rouge

Et je vois le sang et la guerre,

L'amour et la haine,

La passion et la destruction.

Je dis blanc

Et je vois le drapeau,

Flottant au vent de la liberté,

D'où s'envole la colombe..

Je dis bleu

Et je les vois heureux,

Amis, amants pour la vie,

Que même la mort ne pourra séparer.

Je dis arc-en-ciel,

Et je vois un monde heureux

Havre de tolérance

Ou s'affiche la différence.

Fields of innocence

J'ai grandi.

Je suis devenu

Adulte

Avant l'âge.

Mais je ne l'ai pas voulu.

La vie m'a façonné

De ses peines.

Elle m'a forgée,

M'a formée.

Adulte dans un corps d'adolescent,

Raison dans la déraison,

Dureté dans la douceur.

Conscience du malheur.

Rêves d'enfant

Oubliés.

Grand amour envolé.

Je ne suis plus qu'un homme,

Un homme désespéré

Qui a perdu trop tôt

Son innocence.

Sexy fuck

Sex for sex's sake.

Sometimes, that's the way it is.

Sometimes, we need to fuck.

Just fuck.

Sometimes, we need to be men,

Even beasts.

Sometimes, we don't wanna love

Or be loved.

We just want to fuck,

To dock,

To rim,

To suck.

That's nothing simpler.

I'm not the twenty first century

Oscar Wilde.

I'm just enouncing

A reality.

Love stays

The greatest thing.

But sex is good.

Je veux qu'on m'aime.

Je veux des caresses,

Des attentions,

Des mots doux.

Je veux un homme qui m'aime.

Je veux de l'amour.

Pas de l'amour parental.

De l'amour amoureux.

De l'amour qui réchauffe,

De l'amour dont les bras réconfortent

Quand on pleure.

De l'amour dans le giron duquel

On peut se lover.

De l'amour dans lequel

On peut avoir confiance

Et avec qui je pourrais passer ma vie.

Fallen angel,

Here in my hands,

Blooding your life,

Giving your last breathe.

Feathers flying,

War not ending.

Fallen here,

Field of innocence,

Saint of purity.

An evil hand

Took you the flame.

Here in my arms,

Crying and bleeding,

You're dying.

White was your life,

Red is your death.

He murdered your childhood,

He took your body.

You were a toy.

Now you're a broken puppet.

Living is too harsh now,

But who deserve such a fate ?

Where are you ?

Who am I ?

How could I do that…

Casual

Let's go to bed.

Let's make love.

Let's be happy for half an hour

Or more if lucky.

Let's jack off,

That's so sweet,

So good.

Let' have five seconds of joy,

Mere joy.

Let's be happy

With no feelings at all.

Let's get naked,

Let's touch each other

Without love.

Let's suck,

Let's fuck

And be partners.

Let's move our bodies

On that damn bed

And say goodbye

Without a smile.

Kiss.

Naked.

Fuck.

Sadness.

Goodbye.

Long time no see.

Fuck me.

Goodbye.

Epilogue Alternative

Une main de brume a couvert nos deux corps.

Nos deux corps enlacés.

Morts dans la Grâce.

Morts avec le sourire de la paix.

La paix du Cœur.

La paix de l'Esprit.

La paix de l'Ame.

Le monde nous oubliera bien vite

Mais la terre restera marquée.

Marquée par le véritable amour

Contenue dans nos deux corps

Qui ont ouvert les yeux sur la Réalité.

Enveloppes à présent mortes,

Nos esprits s'élèvent,

Terminant notre fusion

Dans l'azur céleste.

Plus rien ne nous séparera.

Nous sommes nés

Et nous allons vivre

Dans un maintenant perpétuel,

Pour l'Eternité et bien plus encore…

Haïku

Une main qui se tend.

Une larme, un sourire.

Je crois que je t'aime bien.

Je crois que je t'aime tout court.

Le gros mot de la fin

Et voilà pour cette fois ! Maintenant, je suis en fac… Une nouvelle vie s'ouvre, vraiment nouvelle. Plus de libertés, plus de boulot, de nouveaux amis, un petit ami… La vie se passe pas si mal, je vous l'assure. Mais pour ce qui est des poèmes sur lui, il y en a beaucoup mais ils ne sont rien qu'à lui ! Mais bon, je suis super heureux alors j'espère arriver à faire des poèmes un peu moins suicido-larmoyant.

Mais bon, faut pas compter sur des poèmes sur les petites fleurs et les oiseaux sur des nuages en sucre rose… J'ai une réputation à tenir, moi !

Je sais pas pourquoi dès que j'ai quelqu'un dans ma vie, je veux de suite écrire sur lui et en parler dans tous mes textes parce que quand ça casse après, je me retrouve tout con avec un texte à continuer où la personne est mon ex et c'est particulièrement dure d'écrire quand la personne a stoppé sa relation avec vous. Je pourrais simplement changer le prénom du perso, mais son souvenir reste gravé dans l'histoire.

Et donc, comme vous vous en doutez, c'est ce qui s'est passé… C'est la vie, dira-t-on, mais putain, qu'est-ce qu'elle est cruelle quand elle s'y met…

C'est aussi un autre de mes problèmes. Je laisse beaucoup mes textes en plan en ce moment et donc, quand je les reprends (comme cette conclusion), je suis plus dans le même état d'esprit. Ça rond un peu l'unicité mais bon, ça m'a donné une idée pour mon prochain recueil qui pâlira à ce problème et innovera un peu…

Je vais pas reprendre ce mot de la fin une troisième fois alors, je vais arrêter là. Ce petit séjour en Enfer s'achève ici (Enfer dans le sens 'calvaire', parce côté gore j'ai vu pire sur certains blogs…)…

En souhaitant très fort retrouver quelques lecteurs pour le prochain recueil, je vous dis à bientôt !

Miguel Sanchez