Laisse-moi…

Genre : One-shot, Drama/tragédie, romance, post-suicidaire, la mer…
Inspiration : Ressortis mes vieux tubes…Et je suis tombé sur Evanescence, Fallen…Ça m'a aidé pour cette fic…Aussi «Yo ho! A pirate's life for me » version Disney la troupe joyeuse. :) Et aussi un vieux poème que j'avais écrit.
Disclaimer : Tout est à moi!

Et oui! Habby est de retour! J'espère que vous aimerez ce one-shot. Je sais, je ne peux jamais écrire quoique ce soit de joyeux…Désolé à ceux que ça saoule…v.v

Je dédie ce texte à Arnya, qui est une brillante conseillère, comme une amie fidèle et une auteure passionnante…Merci pour toutes les conversations passées, sérieuses ou non…Simplement, merci.

Je regarde la mer. Elle est belle, elle est pure, la liberté. Sous le soleil, un chemin se trace jusqu'au ciel. Il m'incite de le rejoindre.

Lâche ma main…

Les couleurs s'entrelacent, pastel contre obscurité, formant un tout uniforme et splendide. Comme toi et moi. Avant. Avant que tu ne bouscules tout. Que tu détruises ma vie.

Lâche ma main, laisse-moi…

Tu ne l'as sûrement pas voulu, certes. Tu n'as pas voulu me faire mal, seulement m'utiliser, me glorifier de mille tendresses, de mille bonheurs, pour ensuite me jeter en pâture aux chiens du désespoir et du chaos. Foutaise étaient toutes ses promesses de vie, de futur dans tes bras, de ta protection!

Lâche ma main, laisse-moi, laisse-moi partir…

Je me souviens…Oh Psyché! Je me souviens. Comme des glaçons contre ma peau brûlante, ils se fondent en moi tel un océan de douleur. Trois petits mots, si simples, j'ai trouvé, prononcer par ta bouche.

Je. T. Aime

Pour moi, ils signifient autre chose maintenant :

Douleur. Rage. Cicatrices.

Un pacte avec le diable. L'enfer. Un pacte que j'ai signé avec empressement, sans lire les petites écritures en bas, sans penser aux conséquences. Et maintenant, j'en paie le prix…

Et en regardant la mer, je vois combien elle et toi êtes semblables. Vous promettez la sécurité, le plaisir, la douceur et d'un coup de vent, d'un coup de colère, tout change. Vous ne formez plus qu'une tempête dévastatrice, annonceuse de calamité et de massacre.

Mais moi, tel un marin trop hardi, trop confiant, qui se jette entre les bras houleux de sa tendre mer, je me suis jeté à tes lèvres, je me suis imprégné de ton corps, de ta force, de tes yeux, de ton cou, de ton sourire…Et dusse-je me maudire, je n'en regrette aucun instant maintenant. J'ai vécu le bonheur. Certes, un bonheur éphémère.

Tu étais mes ailes. Tu étais mes pieds. Tu étais mes yeux. Et mon cœur.

Combien de temps sommes-nous passé ici, mon cher et tendre aimé? Au bord de la mer, pendant que celle-ci nous berçait de ses vagues se fracassant contre les rochers, telle une sirène qui appelle les pauvres marins pour se jeter bras ouverts à la mort? Combien de temps? Trop, selon moi, et pas assez. Pas assez pour que je ne vois pas tout le superflu de ces rencontres romantiques, de ces rires et sourires jetés à la désinvolture dans notre folle passion.

Nous parlions de nos rêves, nos ambitions, nos projets. Malheureusement, je n'en faisais point parti. Je ne le savais pas encore.

Ne comprends-tu pas? Je t'appartenais. Tout mon corps, mon esprit, mon âme était devenu tien.

Lâche ma main, laisse-moi, laisse-moi partir, tu m'as blessé…Trop blessée…

La mer. Elle est calme. Elle est si douce, si relaxante, si belle…Tout comme moi maintenant. Mais si tu pouvais savoir quel volcan est prêt à exploser à l'intérieur de mon être! Mes entrailles brûlent de vengeance, mon cœur cri d'injustice, mes yeux veulent te voir souffrir.

Mais je ne puis. Ne comprends-tu pas?

Regarde comme elle est belle, la mer. Elle semble douce, calme, et relaxante. Ce n'est qu'une illusion. D'un coup de vent, de tonnerre, d'éclair, elle tourne toute vie au drame.

Des voix. Je les entends, transportés par les flots de jadis. Ta voix. Elle est là, elle niche à l'intérieur de ma paume, de la mer. Le vent la cueille pour moi.

« Cassandre…»

Et comme si tu étais là, comme si tu tenais toujours là, sur ce rocher où je gis, je lève mon regard d'océan vers ton ombre.

Ton visage rempli du soleil couchant, me rappelait les héros grecs qui ont fait de mon enfance une utopie. Inconsciemment, je souris. Mon nom dans ta bouche avait une toute autre signification pour moi. Tu étais le seul à lui donner un pouvoir particulier.

Lâche ma main, laisse-moi, laisse-moi partir, tu m'as blessé…Trop blessée…Laisse-moi…

Mais toi, le tien, avait disparu. Mon cœur avait chaviré. Pourquoi était-il parti si soudainement? L'amour d'une autre te l'avait volé…

« Qu'est-ce qu'il y…» M'entends-je formuler dans la veine espoir que tout cela n'était qu'une illusion des rayons traîtres du soleil.

D'un mouvement vif, tu posas tes lèvres sur les miennes. Ce dernier baiser était différent, comme s'il voulait prendre une part de moi. Un souvenir, une empreinte. Prendre ma vie dans un simple baiser. C'est ce que tu fis. Tes yeux étaient vides, sans vie, étranger aux miens. Tu étais désolé…

« Je ne t'aime plus, c'est finit…»

J'ai cru mourir en entendant ses mots percuter mes oreilles. J'ai couru, couru dans ma peine. Où je m'y suis noyée. Tu n'as pas tenté de m'en empêcher. Tu étais désolé…

J'ai voulu fermer mes yeux à jamais. Ne plus les ouvrir, car les larmes ne finissaient plus de couler sur mes joues. Comme un lac qui se jette dans un océan. Une mer de douleur et d'agonie.

Et quand j'ai ouvert les yeux, tu étais là, comme avant. Mais la seule chose qui avait changé, était que je te haïssais.

Je te hais, je crache sur ta misérable carcasse. Tu m'as fait mal. Mon âme s'est déchirée.

Tu n'es plus mes ailes. Ni mes pieds. Ni mes yeux. Ni mon cœur.

Tu n'es rien.

Lâche ma main, laisse-moi, laisse-moi partir, tu m'as blessé…Trop blessée…Laisse-moi…Mourir.

Laisse-moi mourir. Tu ne m'aimes plus, laisse-moi partir. Tu m'as dit que tu étais désolé. Je ne te crois plus, je te hais.

Je ne veux plus vivre dans le même monde que toi. C'est trop dur. Comment peux-tu te permettre de rire, de sourire, de…vivre? Alors que moi, je ne fais que mourir?! Comment oses-tu seulement me regarder encore? Comment oses-tu encore me parler, effacer du revers de la main tout ce que nous avons vécu?

La mer n'efface pas ses douleurs, ses massacres, ses catastrophes. Ils restent, d'une façon ou d'une autre, marqués à jamais dans l'esprit des hommes, dans les maisons ravagées, dans la mort, dans la vie, dans le sable. Il reste pour toujours.

Laisse-moi quitter ce monde où tu peux vivre. Lâche ma main. Lâche cette main qui te fuit, que tu as embrassée. Si tu savais comme je déteste mon corps, chaque parcelle de ma peau, celui où tu as posé ta marque?

Je t'ai aimé. Mais plus maintenant. Je te hais. Je te déteste.

Tu étais mes ailes, et maintenant, je ne peux plus voler.

Du haut du monde, du haut de la mer, je regarde le chemin qui se dessine devant moi, le chemin de lumière. Le seul, car tu as tout éteint autour de moi. Il ne me reste plus qu'un solution : rejoindre la lumière. La lumière libératrice.

Un sourire fripé se chemine sur mes lèvres désertées de bonheur, sèches, violées, depuis que tu as déposé ta dernière marque, celui qui signait la fin du pacte, le début de l'enfer.

La mer est si belle, si tu la voyais…

Le soleil se couche.

L'heure de ma mort arrive.

Lâche mes mains, je t'en prie.

Regarde, la mer est belle…

Je ne t'aime plus, maintenant…

Non, car je tombe…

J'accepte les reviews, savvy? ;P

Oh! Avant que j'oublie (je suis humaine, quoi ;P) j'ai un message IMPORTANT à toutes les anciennes lectrices de Hold On. Si vous vous souvenez, cette magnifique (mais oh combien courte!) histoire n'avait pas été écrite de ma plume mais d'une de mes amies. Maintenant, elle a son propre compte! Je vous encourage à aller jeter un coup d'œil. Elle a commencé une nouvelle histoire intitulée Rien à perdre, qui est aussi bonne que Hold On. À propos de cette fic, celle-ci va être ou est retirée car Arnya a décidé d'écrire la version longue, pour votre bon plaisir! Souhaitez-lui bonne chance et n'hésitez pas de lui envoyer des reviews!

Voilàle lien: w w w. fictionpress. com/ read.php?storyid1798229(Sans les espaces, bien sûr…)

Quant à moi, je vous dis merci d'avance à tous ceux et celles qui laisseront la marque de leur passage. (Pour cette fic, mais aussi pour celle d'Arnya)

Ciao!

Habby