Le masque

Minuit a sonné, bas les masques

Que l'on voit sous les paillettes

Vos trognes ridicules, vos horribles faces

Pris entre le marteau et l'enclume

Plus qu'un comédien sans costume

Doit on le pointer du doigts en murmurant traître

Car il n'était pas ce qu'il semblait être

Pas de pitié pour la raison qui le poussait ?

Pas de considération pour la nécessité qui le tirait ?

Mais où est donc parti

Celui que vous appeliez ami ?

Où l'avez-vous exilé,

Que personne ne semble plus s'en soucier ?

Qui êtes vous pour juger ?

Pour faire disparaître la confiance,

Les années partagées,

Les moments de souffrance ?

Auriez-vous pris tout ça pour des grimaces,

Allant de pair avec le costume ?

Choisit-on d'être couard ou d'avoir de l'audace.

Comme certains se parent de rubans ou de plumes ?

Je n'avais pas menti,

Mon amitié était sincère.

Maintenant que le plus important a été dit,

Vous pouvez bien me faire taire.