PREMIERE PARTIE

Chapitre premier

Première agression

Décidément il n'y a rien au monde de pire que les romans de vampire. Ce sont toujours de véritables navets juste bon pour les amateurs de sang et de violence. J'avais toujours cru qu'ils ne feraient jamais pires que Dracula, mais je me trompais. Personnellement je trouve que les humains ont toujours et de mauvaise idée mais je ne pensais pas qu'ils puissent parler de nous en étant aussi faux. Détruit par le soleil quelle blague. Personnellement le soleil me fait plus souvent attraper des coups de soleil que disparaître. Le pieu dans le coeur est lui aussi totalement stupide. Si vous voulez nous tuez, pourquoi ne pas simplement nous envoyer une balle dans la tête ou dans la poitrine ? C'est beaucoup plus rapide et trois fois moins douloureux. Et en plus nous ne sommes pas tous des tueurs. Mon boulot c'est prof de musique. Rien à voir avec le métier de tueur en série. À la limite mes élèves seraient même plus dangereux que moi. Bon bien sur je suis plus rapide que tous les humains et beaucoup plus souple. S'ils voulaient me mettre une balle dans la tête, ils devraient courir un moment avant de m'attraper. Et même si ils m'attrapaient ils n'auraient sûrement pas la chance de pouvoir appuyer sur la gâchette. Après tous ce n'est pas pour rien que je pratique le Karaté, le judo et la boxe française. Je ne me débrouille pas mal au tir non plus sans parler de la course à pied, le saut en hauteur, l'escalade, l'escrime et encore quelque autre petite chose de ce genre. Je peux même mémoriser quelques pages du bottin de téléphone en quelque seconde. Seulement en cas d'urgence ce qui n'arrive pas souvent, voir même jamais. Bon à y bien réfléchir je suis quand même plus dangereux qu'une bande de gamins de 17 ans. Mais même sans tous cela, quand on à 20 ans, qu'on vit chez sa mère et qu'on est un vampire… Oui, j'ai bien dit un vampire, et bien la vie n'est pas toujours rose. Elle a même tendance à me faire voir rouge… Surtout quand j'ai soif.

Je commencerais cette histoire en vous parlant de ma mère. Je sais, un vampire qui vit chez sa mère, ça ne fait pas très sérieux. Ma mère donc est une femme qui a ce qu'on appelle une forte personnalité. Malgré le fait qu'elle ne soit pas un vampire, elle manipule très bien les gens. C'est d'ailleurs elle la directrice adjointe de l'établissement où je travaille ce qui me vaut une réputation de fils à maman auprès des autres profs. C'est un peu à cause d'elle que je suis ici. Elle me voulait absolument prof et elle m'a à peine laissé le choix de la branche. Nous les vampires somme très sensibles à la musique discipline dans laquelle nous possédons un talent particulier. D'ailleurs beaucoup de vampires deviennent compositeurs ou musicien, en tout cas ceux qui ne deviennent pas chasseurs de prime ou tueurs en série. Bref, ma mère m'apporte autant d'ennui que d'autre chose. Je crois qu'elle ferait un meilleur vampire que moi.

Vous devez vous demander comment il se fait que ce soit moi le vampire et pas elle. C'est très simple. Contrairement à la croyance populaire, il ne faut pas boire le sang d'un autre vampire ou se faire mordre ou encore le regarder dans les yeux et d'autre et des meilleurs. Soit on naît vampire soit on ne l'est jamais. Ça commence toujours de la même façon. D'abord on commence à avoir toujours faim et en même temps, la nourriture nous dégoûte, on devient plus fort et plus rapide aussi. De plus on apprend tout à coup trois fois plus vite qu'un humain normal, Imaginer la tête des profs quand le jeune vampire est un des dernier de la classe. Si les parents ne sont pas eux-mêmes des vampires ou si l'ado ne se fait pas rapidement trouver par d'autres, il devient de plus en plus dangereux et fini par mourir de faim.

Les vampires n'ont pas besoin de nourriture humaine et nous ne pouvons absolument pas la digérer. Nous n'avons pas besoin d'autant d'heure de sommeil et nous préférerons les salles noires du cinéma au bronzage. Mais sinon nous ne somme pas très différent des humains normaux.

Mais je suis en train de m'égarer. Donc, si ma mère n'est pas un vampire, mon père lui c'est autre chose. D'après ce qu'on a bien voulu me dire, il serait le descendant d'une assez grande famille de vampire plutôt à cheval sur les principes. Il a rencontré ma mère, il y a longtemps et ils se sont mis ensemble. Sauf que le reste de la famille de mon père n'a pas approuvé et a mis tout le monde sous pression jusqu'à ce que mes parents se quittent. (Être vampire n'empêche pas de craquer) Vous allez me dire que ça fait assez roman à l'eau de rose mais croyez-moi tout est vrai. Quand ma mère à appris tout ça, elle est entrée dans une colère monstre et à décider de son propre chef de partir et de disparaître. Et je ne saurais pas la moitié de ce que je sais si je n'étais pas ce que je suis. En fait le hasard a infligé une dure punition à ma pauvre maman en faisant de moi un vampire. Mais au final, ce n'est pas plus mal.

Nous sommes aujourd'hui vendredi midi et à partir de maintenant, je dois avoir rendez-vous avec un ami pour un petit match d'escrime. Cet ami est lui aussi un vampire car un mortel ne ferait tout simplement pas le poids. Tous les vampires apprennent en moyenne au moins un sport de combat en défense et deux sport d'attaque. Inutile de préciser que l'escrime n'est pas le sport le plus rependu. De nos jours, on préfère plutôt le tir au pistolet à ce sport jugé désuet. Mon partenaire s'appelle Vivian, c'est le serveur vampire du Baraka, un chouette bistro pour loup-garou, sorcière, vampire et autres créatures du même genre. Le Baraka compte encore deux serveurs, Evans le loup-garou et Rick qui est un humain presque normal. Le patron est lui aussi pour des questions de sécurité un humain du genre de Rick. Il s'appelle Thomas et est plutôt jeune, mais c'est un bon ami. Le Baraka est le seul bistro de la ville où l'on peut commander un ver de sang sans qu'on vous emmène dans un asile. C'est aussi le seul endroit de la ville où les humains ne peuvent pas entrer.

Je vous l'ai déjà dit, aujourd'hui, c'est vendredi et j'ai rendez-vous avec Vivian à la salle d'escrime. Comme d'habitude, il était déjà là. Je me suis habillé, j'ai fait un peu d'échauffement pour commencer et me suis mis en garde. Ensuite, c'était la danse habituelle. Quintes et tierces se succédaient à une cadence aléatoire entre une botte ou une feinte. J'ai perdu quatre touche à trois, du coup, c'est moi qui invitais pour boire quelque chose.

On s'était décidé pour une limonade (même si on ne supporte pas la nourriture, il faut quand même boire) et nous nous dirigions bien gentiment vers le bistro le plus proche quand je me suis entendu appeler. On s'est retourné tous les deux, mais c'était juste Philli. Ma voisine le garçon manqué. Accessoirement elle fait partie de l'une de mes classes.

- Salut Prof (elle m'appelle comme cela depuis le début de l'année pour embêter) coucou Vivian. Vous faites quoi ?

- On fête ma victoire, répondit Vivian, tu voulais qu'on fasse quoi d'autre avec un type qui confond sa gauche et sa droit ? a-t-il ajouter.

- Le type qui confond sa gauche et sa droite te remercie pour le compliment et te rappelle amicalement que la première touche était pour ta pomme. ( Ça c'est ma réplique) De plus pour la fête, ce sera dur, je ne suis pas sure que ta tête passera la porte.(Ça c'est la plaisanterie habituelle du perdant, on se venge comme on peut). Philli fut compréhensive, elle ne se moqua de moi que pendant cinq minutes.

Elle n'avait d'ailleurs pas fini de se moquer de moi lorsque Maximilien et les trois J firent leur apparition (dans la même classe que Philli et donc en cours avec moi une fois par semaine, Maximilien est le chef des enquiquineurs de service et les trois J sont en fait Joe, John et James) Je dois avouer que je n'étais pas ravi de les voir. Et je n'étais pas le seul vu la grimace de Philli. Maximilien nous a repéré en moins de deux secondes et est venu s'installer près de nous.

- Tiens, mon prof préférer et sa petite chouchoute. (Maximilien n'est pas connu parmi les profs et les élèves pour son respect). Vivian quant à lui observait la scène avec le plus grand sérieux. Le connaissant, il devait être en train d'analyser tous ça et dans un instant il allait soit sortir une vacherie soit parler avec un ton tellement glacé que le sang de ces imbéciles allait geler dans leur poitrine.Finalement j'espérais presque que Philli leur sauterait dessus avant qu'il n'ouvre la bouche, mais peine perdue, c'était trop tard.

- Qui es-tu pour parler comme cela à un adulte ? Vivian avait choisi son ton glacé.

Mais l'hésitation dura peu et un instant après, Maximilien revenait à l'attaque.

- On pourrait te poser la même question.

Vous ais-je dit que Vivian malgré son grand âge ans en fait à peine 17 ? C'est un des rare dans ce cas, en général, les vampires ne s'arrêtent de vieillir qu'aux alentours de 30 ans. Ce qui rallonge notre vie d'environ trois cents à cinq cents ans. Vivian est resté très enfantin et une fois qu'il s'est mis quelque chose dans la tête, c'est difficile de la lui en déloger. Alors tenter de le raisonner dans une situation comme celle-là est tout à fait inutile. D'ailleurs, je ne m'y essaie même plus

Malheureusement ou heureusement, ça dépend de qui examine la situation, le cher Vivian était de bonne humeur et quand il est de bonne humeur, il a tendance à faire le malin. Du coup il s'est vite amadoué et il a profité de la situation pour se moquer de moi et mes chers élèves s'y sont mis à coeur joie. Finalement, comme Vivian et mes élèves commençait à sérieusement trop bien s'entendre pour ma santé, j'ai opté pour une retraite stratégique qui m'a conduit à la maison.

Je n'irais pas jusqu'à dire que je déteste l'ambiance qui règne chez moi, je vais me contenter de le penser très fort. Ma mère ne vit pratiquement que pour son boulot et le reste du temps, elle est avec moi comme si je n'existais pas. C'est juste si elle ne m'oublie pas quand nous sommes invités quelque part. En plus, elle possède toujours le mot qui tue. Du genre qui détruit l'ambiance quand vous êtes de bonne humeur. Mais elle reste tout de même la première personne à m'aider quand j'en ai besoin.

Quand je suis rentré, il n'y avait personne. Pour une fois j'ai décidé de faire quelque chose pour voir si ma mère saurait apprécier et je me suis mis au soupé. Au menu, ma spécialité. Cervelle d'humain bouilli dans du sang? Non, je rigole. Pour le souper, crème de légumes suivis par un soufflé au fromage. Ce sont deux choses que je réussis très bien et que ma mère apprécie particulièrement. Il va sans dire que je prépare juste assez pour une personne. C'est là que tout s'est mis à aller de travers pour la première fois. Ma mère est rentrée soudainement comme folle et en m'apercevant elle m'a littéralement sauté dessus.

- Toi !!! C'est-elle écriée. Comment oses-tu après tout ce que j'ai fait pour toi ? Espèce de démon malfaisant.

Et malgré son sac à main et sa veste qu'elle n'avait toujours pas lâché, elle s'est jetée sur moi.

Je vais vous avouer que rien que le fait que ma mère se soit rendu compte que j'existais dans l'un de ses moments de colère était déjà un choc mais qu'elle soit capable de s'énerver contre moi était totalement nouveau. Elle s'était déjà montrée aimante, sardonique et même excédée, mais elle n'avait encore jamais tenté de me frapper.

Je lui ai saisi les poignets en lui demandant de se calmer, mais cela ne changea strictement rien. Elle continuait à se démener comme un beau diable tentant même de me donner des coups de pieds. Finalement assez énerver, je l'ai secoué comme un prunier en lui disant sur un ton que j'espérais moins tremblant que ce que j'avais entendu.

- Mais enfin calme-toi !!!

Elle a enfin arrêté de se débattre et s'est presque laissé tomber en pleure dans mes bras et elle ne cessait pas de demander comment j'avais peu être assez cruel pour faire ça.

- Mais pour faire quoi, me suis-je écrié, explique-moi à la fin, je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler. Et c'est là qu'elle m'a sorti le bocal. C'était plus un pot à confiture qu'un bocal, mais dans les deux cas, c'était un récipient et à voire la couleur et la consistance, ce n'était certainement pas de la confiture qu'il y avait là-bas dedans. Tous mes soupçons furent confirmés lorsque j'ouvris le bocal et que mes narines furent littéralement assaillies par l'odeur métallique et caractéristique du sang.

- Comment tu as eu ça ?! Me suis-je exclamé.

- C'est ça, fait l'innocent s'est écriée ma mère dans sa rage, comment as-tu peut me jouer un tour aussi cruel ? Mais qu'est-ce que je t'ai fait pour mériter une pareille punition ?

Un moment, j'ai presque cru qu'elle allait recommencer à me frapper, mais ce ne fut pas le cas. Quand elle s'est un peu calmée, je lui ai demandé de m'expliquer ce qui s'était passé.

Cet après-midi-là, elle était en cour de science. Elle enseignait la chimie aux 8e années et elle avait prévu de leur montrer une grenouille conservée dans du formol. Et à la place de la grenouille, elle avait trouvé le pot que voici. Imaginer la tête des élèves quand elle avait ouvert le bocal?

Par contre, je ne voyais pas pourquoi c'est moi qui devais porter le chapeau. La confiance règne. Je sais que je ne suis pas dégoûté par le sang mais n'importe quel élève aurait pu en faire autant. Et en plus je ne suis pas un adepte des mauvaises plaisanteries contrairement à d'autres. Mais aller faire avaler ça à ma mère. Elle devait être drôlement secoué. J'ai donc décidé d?aller faire un tour au Baraqua.

Le Baraqua est vraiment un endroit super pour les gens comme moi. Je peux y rencontrer d'autres vampires comme Vivian et les autres êtres étranges s'y donnent aussi rendez-vous. J'y ai d'ailleurs fait la connaissance d'une sorcière et de quelques-unes de ses copines. Contrairement à la croyance populaire, les sorcières ne sont ni méchantes, ni laides, ni vieille. Disons plutôt qu'elles vieillissent comme tout le monde. Evans le deuxième serveur est d'ailleurs le fils d'une sorcière, mais il tient plus de son père qui était un loup-garou. Malheureusement le pauvre homme s'est ramassé une balle en argent quelque part en Irlande alors qu'il poursuivait un EMFD (Être Magique Fou et Dangereux). Le père d'Evans faisait partie de la police des êtres magiques. C'est à peu près la même que pour les mortels sauf qu'en plus, la nôtre doit faire attention à ne pas se faire repérée.

Ce soir-là, le bar était bondé et assourdissant. Le nouveau pianiste n'était pas trop mauvais, mais il écorchait un peu mes oreilles de mélomane. Je me suis assis au bar derrière lequel Vivian préparait un truc vert et peu ragoûtant.

- Qu'est ce que c'est ? Demandais-je en m'asseyant.

- Une spécialité, commença-t-il en riant. C'est pour un client sorcier.

- Et qu'y a-t-il dedans ?

- Divers insectes. Le type les a tous emportés avec lui et m'a juste dit de tout mettre dans un verre avec une sorte de bave et de passer le tout au mixer et au shaker.

- Beurk !? Je croyais que les sorciers s'étaient tous mis au vin et à la bière.

- Celui-là doit avoir au mois trois cent ans. Il est peut-être attaché aux vieilles traditions.

Ce disant, il me désigna un vieux type tout râblé et tordu dans le fond de la salle qui devait en effet approcher l'age annoncé.

- Mais dis-moi, je croyais que tu venais le mercredi. Qu'est ce qui se passe ?

- Ma chère maman fait une crise d'hystérie. Répondis-je dans une grimace. Elle est persuadée que j'ai remplacé un de ses sujets d'expérience par un bocal de sang et elle ne m'écoutera pas avant d'être complètement calmé.

- Et… C'est vrai ?

- Ça va pas ? Tu connais ma mère, il faut être suicidaire pour la contrarier. Est ce que j'ai l'air de vouloir mettre fin à mes jours ?

- Qui veut mettre fin à ces jours ?

Ça, c'est Evans, le loup garou. C'est aussi un assez bon copain. Mais ce soir lui non plus n'est pas sensé se trouver là.

- Est-ce que tu es capable de comprendre quoi que ce soit aux femmes ? A-t-il demandé en s'écroulant sur une chaise.

- Pourquoi ? Karenn t'as encore mis dehors ?

Vivian s'est esclaffé derrière son comptoir. C'était la troisième fois cette semaine qu'Evans se faisait mettre à la porte. Sa nouvelle copine ne savait pas qu'il est un loup garou alors elle le soupçonne de voir une autre fille en cachette depuis que la pleine lune avait commencé. Ce n'est pas à moi que ce genre de chose risquait d'arriver, ma mère ferait fuir même la fille la plus éprise.

Trois heures après, j'ai décidé que j'étais là depuis assez longtemps pour que ma mère soit calmée à mon retour et Evans à dû penser la même chose à propos de sa petite amie car il a proposé de m'accompagner. Nous avons donc laissé Vivian à ses blood-shake et autres boissons pour créature étrange et nous avons pris le chemin du retour. Un bon point pour nous (c'est en tout cas ce que nous avons cru sur le moment) la lune était cachée par les nuages donc Evans pouvait marcher avec moi dans la rue sans devoir se cacher.

On discutait gentiment quand tout à coups Evans s'est arrêté.

- Tu as entendu ?

L'ouïe des loups-garous est légendaire alors quand l'un d'eux paraît avoir entendu quelque chose d'anormal le vampire avisé la ferme et écoute. Sauf que je n'ai rien entendu. Pas tout de suite en tout cas. Il a fallu que quelque chose me tombe dessus par-derrière pour que je sache que nous étions suivis. Et pour que cette personne ait peu le faire sans que je l'entende, c'était au moins un vampire ou un sorcier. Je n'ai pas eu le temps d'approfondir le sujet par ce que le type qui se trouvait derrière moi m'a envoyé un coup de poing dans les côtes avec assez de force pour que ça face mal même à un vampire. J'ai tenté de le faire passer par-dessus mon épaule mais il est retombé sur ses pieds et il m'en a balancé un dans le tibia. J'ai beau être d'un naturel peu violent, je tiens à ma peau. J'ai essayé de lui donner moi aussi un coup de poing, mais il était plus rapide que moi et il l'a évité comme de rien. Du coin de l'oeil j'ai juste eu le temps de repérer Evans qui essayait lui aussi de se débarrasser d'un autre gars je ne pouvais donc pas attendre d'aide de son côté. Mon adversaire m'a alors foncé dessus j'ai senti une douleur au côté et j'ai eu à peine le temps de bloquer la main qui tenait le couteau avant qu'il ne me le plante dans le corps pour la deuxième fois. À mon avis, attaquer un vampire désarmé avec un couteau, c'est de la triche. Surtout quand c'est moi le vampire désarmé.

J'en étais là de mes réflexions lorsque le type qui se battait avec Evans à pousser un véritable rugissement de douleur. J'étais trop occupé avec mon propre adversaire pour pouvoir regarder ce qui se passait mais l'autre, lui, n'a pas résisté à la tentation de savoir et j'ai profité des quelques seconde où il a tourné la tête pour lui assenez le plus formidable coup de boule de toute ma carrière de bagarre de rue. Le type s'est écroulé par terre et je lui ai sauté dessus pour essayer de l'immobiliser pour de bon. Mais il devait y avoir une part de comédie dans son malaise car il a roulé sur lui-même et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il était loin.

Je me suis assis par terre et j'ai regardé autour de moi. Pas de trace du deuxième type qui nous avait attaqué. J'ai entendu des bruits de course qui venaient vers moi et j'étais sur le point de me faire la malle moi aussi lorsque la voix d'Evans m'a fait tourner la tête.

- Eh ! Prof ? Tu compte me laisser là ?

Il était appuyé contre le mur dans un coin formé par un conteneur et son bras faisait un angle bizarre. Je l'ai ramassé par ce qu'il avait l'air de ne pas pouvoir marcher tout seul et nous sommes retournés au Baraka le plus vite possible. Là-bas, ils fermaient et nous avons pu entrer sans trop se faire remarquer. Lorsqu'il nous à vu, Vivian a haussé les sourcils et quand il a vu le bras d'Evans il a carrément fait la grimace. C'est seulement quand il m'a regardé comme si j'étais un martien que j'ai remarqué que ma chemise commençait à goutter par terre tant elle était pleine de sang du côté où le type m'avait enfoncé son couteau. C'est aussi seulement à ce moment que j'ai ressenti à quel point ça faisait mal. J'ai lâché Evans et j'ai dû le rattraper quand il a manqué tomber par terre, ensuite c'est Vivian qui a dû me rattraper moi quand j'ai failli m'évanouir à cause de la douleur qu'avait provoquée le mouvement.

Quand Thomas est descendu dans la grande salle, Vivian était en train de nettoyer le sang qui coulait de mes côtes et Evans était assis sur un tabouret devant un vers d'alcool fort. Dans le genre tableau pitoyable, il doit être difficile de faire mieux. En voyant dans quel état nous étions, il a remis l'interrogatoire à plus tard et il est venu examiner le bras de notre ami le loup-garou.

Après j'ai moins fait attention par ce que Vivian mettait une bande sur ma blessure et ça faisait un mal de chien En plus, il n'arrêtait pas de pester sur l'inconscience de certains qui ne faisaient pas attentions et se retrouvaient mêlés à on ne sait quel truc louche et il ne faisait pas beaucoup d'effort pour m'épargner la douleur. Il a fallu que je manque m'évanouir une deuxième fois pour que Thomas lui dise de faire attention. Nous avons finalement pu nous asseoir tous ensemble à une table et raconter ce qui s'était passé. Vivian avait l'air septique, mais Thomas, lui, avait l'air de nous croire.

On est donc tous rentré chacun chez soi. Enfin… Thomas a porté Evans jusque chez lui par ce qu'en plus de son bras cassé l'autre lui avait passé son couteau au travers de la jambe. Et Evans m'a accompagné chez ma mère par ce qu'il avait peur que je m'évanouisse pour de bon avant d'y arriver.

On s'était fait le plus discret possible, mais il faut croire que cette chère maman a des pouvoirs de devins par ce qu'on a été accueilli à la porte d'entrée avant même que je puisse y glisser la clé. Quand je vous disais qu'elle ferait un meilleur vampire que moi. Je ne lui ai pas parlé de ce qui s'était passé, il serait toujours le temps de le faire plus tard. Mille ans me semblait le délai la plus recommandable.

Je n'ai jamais été plus heureux de retrouver mon lit que cette nuit-là