Titre : Deux mondes dans un univers

Note : Une pensée pour mon petit frère pour le jour où il viendra faire un tour ici, s'il vient un jour bien entendu.

Note 2 : Je ne sais pas si ce message à un but réel, ni même s'il veut dire quelque chose, mais y a pas si longtemps, on m'a dis que j'avais trop de « non-dits » en moi et que ça m'empêchait de vivre. Alors j'évacue par l'écriture. A vous de me dire si ça vaut quelque chose.

Note 3 : Le poème à la suite à été écrit le 5 mai après des paroles bien blessantes… Aujourd'hui encore je me demande s'il l'es pensés réellement.

Deux mondes dans un univers

Je te regardes te détruire petit à petit. A chaque soirée. A 15 ans, je ne sais pas si c'est une vie de boire jusqu'à en vomir. Fumer jusqu'à planer…Tu as 15 ans et tu essayes de vivre comme si tu en avais 20. Prends le temps de vivre, ça arrivera bien assez vite…

Mais je te regardes et je ne peux rien faire. Tu ne m'écoutes pas. Tu es bourré a 17h de l'aprem… C'est sûr, je ne bois pas et je ne fumes pas… Je suis loin de tout ça moi, je suis loin de toi, mais je fréquentes des gens qui fument et qui boivent…Mais ça me fait peur de voir ce que tu fais, sans même t'en rendre compte. Tu te fiches bien de tout ce que je peux dire. Pour toi, tout ce qui t'importe c'est ce que Babou te dis. Parce que elle, elle a le même tripe que toi. Seulement, je ne crois pas qu'à 15 ans elle était comme toi.

J'ai l'impression que tu bois pour boire et fumes, pour fumer. Juste pour montrer que tu existes. Les autres font bien ce qu'ils veulent, tu n'est pas obliger de les copier pour rester avec eux. Si c'est le cas, alors ce ne sont pas des amis. Dans la vie, il faut apprendre à accepter les différences des autres. Etre différents, c'est aussi être soi.

C'est dingue, y a trois ans, j'aurais voulu que les parents se soit arrêter après Babou et moi. Mais je ne sais pas si tu te rends compte à quel point tu es important pour moi ?!

Je ne sais pas si c'est lorsque Sylvain est mort, si c'est quand j'ai failli t'éclater la tête dans l'angle du comptoir ou si c'est l'internat, mais tu es devenu important pour moi. Et c'est normal après tout, tu ne crois pas ? Tu es mon petit frère. On est pas du même monde tous les deux, c'est vrai, mais ça n'empêche pas qu'on vis dans le même univers.

Oui, je sais, d'habitude on dis qu'on est pas du même univers, mais si tu regardes bien, on vis dans la même baraque. Nos chambres sont côte à côtes. Et finalement, tu es presque comme un étranger.

Des fois, je pense, -c'est horrible- que si il n'y avait pas eu se problème avec Sylvain, je t'aurais éclaté la tête contre cet angle. Parce que, si j'ai décalé mon geste de trois centimètres, trois centimètres qui ont fais une réelle différence, crois moi. Et bien ce geste il m'es venu à l'esprit parce que je ne dormais plus à cause des cauchemars. Avoir perdu Sylvain a été quelque chose d'horrible. Et ce n'était que – QUE ! Oui je sais, c'est horrible de dire « QUE »- notre cousin. J'ai eu du mal à imaginer la peine d'Alice et Guillaume, et encore maintenant, je n'y arrive pas. Mais ce jour-là, j'ai pensé, comment est ce que je pourrais vivre sans toi ? Sans nos chamailles ? Nos batailles à la con pour un PC ? Juste un PC ! Un bout de ferraille qui jamais ne te remplacera.

Tu m'as déjà fais mal en disant souvent que tu n'avais qu'une sœur et que c'était Babou ! Mais aujourd'hui, nos conversations, me laissent à penser que, moi aussi, maintenant, tu m'intègres dans la famille. Dans TA famille, et je t'assure, ça me fais chaud au cœur.

Mais te voir te bousiller la vie comme ça me fais mal. J'imagine te voir allonger sur une civière. C'est horrible. J'imagine que tu serais près a essayer tous les styles de drogues si tu les avaient sous la main. J'imagine par moment que tu penses même pas à nous. Tu penses avant tout à planer…a tes amis, à vivre à ta manière… C'est bien, toi au moins tu vis, mais fais gaffe à toi.

Je vais partir comme Babou l'a fais. Je ne vais pas te voir pendant un ans et en revenant j'aurais sûrement l'impression de me retrouver face à un autre étranger, parce que je sais que tu auras encore changé. Que tu ne me dira toujours pas tout, sinon rien.

C'est horrible de vivre avec un étranger, je t'assure. On a quand même vécus 11 ans sous le même toit en ne s'adressant jamais la parole sauf pour se balancer des insultes. Je m'en suis rendu compte à ton dernier anniversaire. On a passé si peu de temps ensemble…

A chaque perte familiale j'ai peur. Y a trois ans c'était le cousin, cette année la tante et j'ai peur que la prochaine fois ce ne soit toi. Tu n'est pas le seul à fumer et à boire dans la famille, mais tu es le seul à le faire comme ça. Et c'est là que tu me fais peur.

Petit frère, je t'aime ! Prends soin de toi ! Je t'aime et je ne veux pas te perdre, toi encore moins que d'autres, parce que tu es l'une des personne qui m'es le plus attachés sans que je ne veuille l'admettre, et je m'en voudrais longtemps si tu partais sans qu'on est partagé plus de chose ensemble. Freine la fumette et la boisson.

Parasite

A tes yeux je ne suis qu'un parasite,
Juste quelqu'un qui t'as « vu » naître,
Juste quelqu'un de toujours pessimiste,
Quelqu'un que tu voudrais voir disparaître.

Quelqu'un qui n'a rien a voir avec elle,
Juste quelqu'un qui te pourris la vie,
Quelqu'un qui n'a pas de cervelle,
Juste quelqu'un...Même pas ton amie.

Jamais de conversation,
A quoi bon ?
Pourquoi communiquer ?
Je ne suis d'aucune utilité.

Elle, elle partage tes soirées
Et tes centres d'intérêts.
Elle à tes délires, elle te comprends elle, pas comme moi.
Alors, c'est vrai, pourquoi m'inquiéterais-je pour toi ?

Apres tout, je ne suis qu'un parasite,
Juste quelqu'un qui existe.
Quelqu'un que tu voudrais effacer, écraser.
Juste quelqu'un de qui tu ne veux pas être aimé.