Titre : Je te quitterai…

Auteur : Niwa-himé

Genre : yaoi, lime, one-shot

Disclamer : ce sont MES persos !! Et MON histoire !! Pas touche ou je mords !!

Notes importante de l'auteur : Histoire traitant d'homosexualité donc si ça plait pas, vous lisez pas !

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Tu t'allonges à mes côtés. Tu ne me touches pas. Je sens ta respiration se calmer. Le matelas s'allège. Tu t'es levé. Je jette un bref coup d'œil dans ta direction. Tu allumes ta cigarette. Comme d'habitude. Tu ne me regardes pas. Je me tourne. J'ai envie de pleurer. Je me lève brusquement. Je cours presque jusqu'à la salle de bain. Je m'y enferme. Je me place sous le jet d'eau. Et je laisse mes larmes couler. Tu as gardé les yeux fermés. Tu ne le faisais jamais. Tu insistais toujours pour me regarder lorsque tu me faisais l'amour avant. Mais il y a des moments où tu les fermes. Je me sens minable quand tu le fais. Mais cette fois-ci n'est pas comme les autres. Cela fait trop longtemps. J'appuie ma tête contre le mur. C'est si douloureux. Tu n'es plus le même. Tu ne me fais plus l'amour. Tu me baises. Je déteste ce mot. Il est si vulgaire. Si froid. Et pourtant, je me laisse faire. Même si j'ai horreur de ça. Uniquement parce que c'est toi. Nos moments de tendresse me manquent tant. Je ne comprends pas ce qui se passe. Tu es tellement distant. Que t'ai-je donc fait ? J'aimerais que tu me parles. Mais tu n'as jamais voulu exposer tout ce que tu penses, tout ce que tu ressens. Non, ça c'est un truc de fille, comme tu le dis si bien. Tu me critiques toujours sur ce point d'ailleurs. Ce n'est pas ma faute si j'ai besoin de parler des choses. Mais là je n'ai pas envie de parler. Pas cette fois. Je sais très bien ce qui se passe. Je ne suis pas celui avec qui tu passes tes nuits. Et j'aimerais tant savoir à qui tu penses quand tu me prends. J'ai tellement mal. Tu ne m'aimes plus. Comment ne pourrai-je pas le voir ? C'est si évident. Tu ne me prends plus dans tes bras. Tu ne m'embrasses plus comme avant. Tu ne me parles plus. Tu ne me fais plus l'amour. Tu m'ignores. Tu ne rentres presque plus à la maison. Pourquoi es-tu toujours là ? Pourquoi ne parts-tu donc pas ? Ça t'arrive des fois. Tu te comportes de cette foutue manière et puis tu reviens. Mais tu ne reviens pas. Plus aujourd'hui. Brise-moi le cœur une bonne fois pour toute, et que cette mascarade cesse. Je n'en peux plus. Je t'aime tant.

Tu es allongé. Tu es sous les couvertures. J'ai envie de me coller contre ton dos. J'ai envie que tu te retournes. J'ai envie que tu me souris. J'ai envie que tu me prennes dans tes bras. J'ai envie que tu me dises que tu m'aimes. Je m'allonge à côté de toi. Je fixe le mur en face de moi. Je te sens remuer dans mon dos. Est-ce que tu vas me prendre dans tes bras ? Je me mords la lèvre inférieure. Tu ne me touches pas. J'enfouie mon visage dans l'oreiller. Je ne recommencerai pas à pleurer. Il faut que je sois fort. Demain, j'arrêterai tout. Si toi tu n'en es pas capable, alors je le ferai, même si je suis dingue de toi. Il faut que tu sois heureux. Et tu ne l'es pas avec moi.

Je me réveille. Tu n'es plus dans le lit. Je me lève. Je n'entends rien. Tu as dû partir. Est-ce que tu rentreras ce soir ? Je dois me tenir à ce que j'ai dit avant de m'endormir. Tu ne m'aimes plus. Alors tout sera terminé à jamais. Dès que je te verrai, je te quitterai. Je t'aime mais je n'en peux plus. Je ne te comprends pas. Tu es là. Tu me serres dans tes bras. Tu me fais rire. Et quelques jours après, tu m'ignores. Tu me blesses. Mais cela fait trop longtemps maintenant que ça dure. Tu n'as jamais été aussi cruel si longtemps. Tu ne m'aimes plus. M'as-tu seulement aimé un seul instant ? Je sais que je vais m'arracher le cœur ce soir. Si tu rentres. Mais je ne peux plus continuer. La situation n'a que trop durée.

J'entends la porte. Tu es là. Je ne dois pas me décourager. Tu ne me regardes même pas. Je te dis qu'il faut que nous parlions. Tu me regardes enfin. Tu fronces les sourcils. Tu ne dis rien. Tu attends. J'ai envie de te frapper. Tu sembles si indifférent à ce que je pourrais te dire. Tu m'énerves. Je voulais d'abord essayer de comprendre mais je suis tellement à bout que je te dis directement que je te quitte. Je serre les dents. Tu ne dis toujours rien. Tu ne bouges pas. Tu ne fais que me fixer. Je veux te frapper. Je veux te faire réagir. J'ai envie que tu me frappes. J'ai envie que tu me dises combien tu ne m'aimes pas. Je t'en prie. Ne sois pas si distant. Je te déteste. Autant que je peux t'aimer. Je me redresse. Je veux partir. Le plus vite possible. Je sens ta main sur mon bras. Tu me retournes. Je te fais face. Je veux hurler. Tu me demandes ce que je fais. Je ris. C'est un rire hystérique qui sort de ma gorge. Tu fronces un peu plus les sourcils. Tu n'as pas compris ? Je te quitte. Tout est terminé. Je te le dis. Tu me réponds non. Non ? Je ne comprends pas. Je suis perdu. Non à quoi ? Tu ne veux pas que je parte ? Pourquoi je resterai ? Tu me retiens. J'essaie de dégager mon bras. Tu as toujours été plus fort que moi et tu le sais. Je suis encore plus énervé. Tu souris. Tu me prends dans tes bras. Cela faisait si longtemps. J'en ai tellement envie. Tu me souffles que je suis incapable de te laisser. Je te repousse. Tu ne t'y attends pas. Tu t'appuies contre le dos du sofa. Je te regarde avec rage. Je te déteste. Je te gifle. Tu ne réagis pas. Tu me fixes. Tu me saisis par la nuque. Je me mords la lèvre. Tu vas me le faire payer. J'écarquille les yeux. Tu m'embrasses. Tu es brutal. Je te le rends. Tu me tires les cheveux à l'arrière. Je pousse un cri malgré moi de surprise et de douleur. Tu me mords le cou. Tu me fais mal. Mais je n'arrive pas à te repousser. J'agrippe ton épaule d'une main et de l'autre je prends une poignée de tes cheveux. Tu grognes. J'espère que tu souffres. Tu continues tes attaques. Mais tu deviens plus doux. Et je ne peux plus m'empêcher de gémir de plaisir. Je te veux. Tu me veux aussi. Je le sens contre ma hanche. Je suis excité. Rien ne se passe comme je l'avais prévu. Tu m'entraînes dans la chambre. Tu me jettes sur le lit. Je ne veux pas me laisser faire. Je veux vraiment te quitter. Je vais pour te parler mais tu m'embrasses. Tu me déshabilles. Et je suis impressionné. Je me suis débattu. Mais tu y es arrivé avec une telle aisance que ça me laisse perplexe. Tu es tout aussi nu que moi. Au-dessus de moi. Tu me dégages le cou en me basculant la tête en arrière. Tu me mords. Et je ne peux pas m'empêcher de penser que j'adore ça. C'est horrible. Je gronde. Je te déteste. Je le crie presque avec une voix terriblement rauque. Mes yeux s'ouvrent en grand alors que, pour te venger, tu m'écartes les cuisses et me pénètres brutalement. J'ai mal. Je griffe ton dos. Tu ne bouges plus. Je pleure. Et je murmure combien je te déteste. Moi qui disais que je t'aimais. Je réalise soudain que ce n'est peut-être pas toi qui change mais moi. Je te regarde. Mes yeux croisent les tiens. Tu te penches alors et tu m'embrasses. Tendrement. Je m'accroche à toi. Ne me laisse pas. J'ai tant besoin de toi. Tu commences à te mouvoir doucement. Tu me caresses si délicatement. J'ai l'impression que tu veux te faire pardonner d'avoir été si brutal un peu plus tôt. J'aime tes attentions. Je ne gémis plus que de plaisir. Tu me fixes avec envie et désir. Je sais combien tu aimes quand je suis bruyant. Tu me fais un suçon sur l'épaule. Je soupire. Je t'aime. Je n'ai pas pu me retenir de te le dire. Tu te redresses. Tu passes tes bras sous mes genoux, me relèves un peu plus le bassin et me prends plus profondément. Je crie presque. C'est si bon. Tu es un bon amant. J'ai fait l'erreur de te l'avouer une fois. Tu n'as pas arrêté de me charrier avec ça après. Tu te souviens ? Tu as l'air fier de toi. Bien sûr que tu l'es. Tu m'as fait dire je t'aime. Tu ne peux que l'être. Tu murmures. Je ne comprends pas. Je me redresse. Mais tu me rallonges aussi sec. Et tu fais glisser tes mains le long de mes cuisses pour venir t'agripper à mes hanches. Tu te couches légèrement sur moi. Sans me lâcher pour autant. Mais tu arrêtes tout mouvement. Tu m'embrasses comme un affamé. Tu l'as toujours été. Affamé et impatient. Colérique et cruel. Mais si tendre quand tu le veux. Si humain et si compréhensif. Et si diablement sexy. Tu reprends ton souffle. Je bouge le bassin. Mais tu crispes tes mains sur mes hanches. Tu ne veux pas que je bouge. Je suis frustré. J'ai envie que tu continues. Tu murmures. Je comprends. « Tu es à moi ». Voilà donc ce que tu ne cesses de répéter. Je prends l'initiative d'un baiser. Tu y réponds avec autant de fougue. Tu te mets sur tes genoux et reprends là où tu t'es arrêté. Tu me domines avec toujours autant de force. Comment peux-tu être aussi bestial et aussi attentionné à la fois ? Je ne suis jamais arrivé à le savoir. Tu me possèdes totalement. Je suis à toi. C'est indéniable. Tu as raison. Je ne peux pas te quitter. Même si tu m'arraches le cœur pour le piétiner un nombre incalculable de fois, je ne peux pas te quitter. Je me cambre. Je viens. Je me crispe. Toi aussi. Tu donnes encore quelques coups de rein avant de me rejoindre dans l'extase. Tu te laisses tomber sur moi. Je m'en veux. Je voulais vraiment rompre. Je garde obstinément mes mains étalées de chaque côté de ma tête. Tu as le visage plongé dans mon cou. Ton souffle est court. Je le sens qui se répercute contre ma peau. J'en ai des frissons. Je sens tes lèvres se poser sur moi. Je ne résiste plus. Je plonge ma main dans tes cheveux. J'appuie ta tête un peu plus contre moi. Tu mets encore plus d'ardeur dans tes caresses. J'ai toujours raffolé des moments après l'amour. J'encercle ta taille de mes jambes. Tu grognes et te laisses un peu plus aller sur moi. Je t'aime. Je glisse ces trois petits mots dans ton oreille. Et en réponse tu me mords gentiment. Je ronronne presque. Tu te redresses, places une main sous ma nuque et la masses doucement. Et tu enlaces les doigts de ton autre main avec les miens. Tu me demandes si je compte toujours partir. Je te déteste. Je t'envoie un regard furieux et tu ris. Je te repousse. Je suis vexé. Comment ose-t-il ? Je m'assieds au bord du lit. Tu t'installes derrière moi. Tu m'englobes de tes bras. Tu souris. J'en suis sûr. Tu me parles. Tu me dis que je suis à toi. Je l'ai avoué moi-même. Tu dis que j'ai juré de rester jusqu'à ce tu ne m'aimes plus. Mais tu m'aimes encore. Tu n'es pas prêt à me laisser. Je ne te comprends pas. Pourquoi ces silences ? Pourquoi ne me regardais-tu donc plus ? Je bascule ma tête sur ton épaule et plonge dans tes yeux. Tu es sérieux. Tu m'aimes. Enfin, je crois. Oh et puis je m'en fiche. Je ne partirai pas. Tant que tu ne me diras pas que tu ne m'aimes plus. Tant pis si je souffre. Tant pis si tu me fais ramper. Tant pis si tu me blesses. Tant pis si tu me rejettes. Parce que tu me relèves. Parce que tu me fais oublier. Parce que tu me reprends. A chaque fois. Comme toujours. Mais surtout parce que je t'aime. Je ne peux pas m'empêcher de m'accrocher à toi. Tout ce qui pourrait me faire partir, c'est toi. Si tu ne veux plus de moi. Si tu ne m'aimes vraiment plus. Tu es capable de me condamner à un enfer. Autant que tu peux me traîner dans un paradis rien qu'à nous. Je me laisse aller dans tes bras. Tu te laisses tomber sur le matelas et je te suis. Je suis contre toi. Je déteste le pouvoir que tu as sur moi. Je te déteste. Tu es le seul. Tu es unique. Je t'aime. Si bien que j'en arrive à te haïr. Je te quitterai. Je ferme les yeux. Je sens tes lèvres se poser sur mon front. Oui, je te quitterai. Un jour. Je te quitterai. C'est indiscutable. Je te quitterai… un jour, peut être…

Fin