Titre : Je ne t'aime pas, un point c'est tout !

Auteur : Niwa-himé

Genre : yaoi, one-shot

Disclamer : à moi !

Note importante de l'auteur :

1/ Histoire traitant d'homosexualité donc si ça plait pas, vous lisez pas !

2/ Je suis désolé pour la présentation, je sais que certaines n'aiment pas quand ça fait « bloc », mais je vois vraiment pas comment je pourrais faire de petits paragraphes, alors encore désolé et…Bonne lecture ! (et pas d'hésitation ! Laissez-moi une review, même toute petite, c'est toujours encourageant pour continuer à écrire!)

OoooooooooOOOOOoooooooooo

Un silence mortel s'était installé dans le petit salon de l'appartement 102 au troisième étage. L'homme assis au centre du sofa fixait son compagnon qui, face à lui, s'était figé. Il se mordit la lèvre. Il n'aurait pas dû lui dire qu'il l'aimait. Mais surtout, il n'aurait pas dû lui encore demander si LUI, il l'aimait. Il suivit son compagnon des yeux qui commença à faire les cents pas de l'autre côté de la table basse. Et enfin, il entendit sa voix briser ce silence si lourd :

« Comment peux-tu être aussi borné ! Je ne t'aime pas ! Je te l'ai déjà dit. Je te le répète sans cesse ! Et ne me fais pas les yeux doux, ça ne marche pas ! Tu ne me connais pas. Comment peux-tu dire que toi, tu m'aimes ? Je ne comprends pas, et ne veux pas comprendre. Non. En fait, il n'y a rien à comprendre. Tu es simplement stupide de croire en l'amour. Aimer ne signifie rien. Les couples ne restent pas ensemble par amour. Bien sûr que non. Bon, je t'accorde qu'il se disent des « je t'aime » tout dégoulinant de bave, et c'est répugnant d'ailleurs. Mais ce ne sont que des mots ! Ils ne s'aiment pas. C'est juste une question d'éthique. Tout le monde le dit. Ça fait bien de dire à ses proches en papillonnant des yeux « je suis amoureux ! ». Mais moi, je ne suis pas comme tous ces imbéciles. Je vois les choses comme elles le sont. Fais-toi une raison ! Je ne t'aime pas! Et je ne t'aimerai jamais ! Parce que l'amour n'existe pas. Et puis franchement, l'amour c'est débile. C'est un truc que les adultes disent aux enfants pour qu'ils supportent plus facilement la vie. Parce que la vie, elle est pas vraiment belle, mais elle est pas horrible non plus au point de mourir. Et puis moi, je ne peux pas mourir. Tu oublies que je t'ai. Ne va pas croire que c'est une déclaration. Ça jamais ! Mais c'est juste la vérité. Tu es là. Alors je reste. Et puis je me suis habitué à toi. Tout est une question d'habitude ou de changement. D'un seul coup je pourrais dire « oh je suis désolé, tout est fini, j'ai rencontré quelqu'un et je l'aime! » c'est stupide. On ne quitte pas une personne parce qu'on ne l'aime plus. Mais parce qu'on veut du changement. C'est tout. Et puis si je ne vais pas coucher à gauche et à droite avec n'importe qui, c'est simplement par fainéantise. Tout à fait. Je suis fainéant. C'est tout bête. Mais c'est ce qui est vrai. Je pourrai aller chercher d'autres amants mais honnêtement, les hommes ne tombent pas dans mes bras comme des mouches après un coup de bombe dans l'air. J'ai la « chance », si on peut dire, d'attirer les machos qui veulent dominer. Mais c'est moi qui domine. Bon d'accord. Je t'accorde que ces derniers temps c'est plutôt toi qui me prends que l'inverse, mais c'est parce que j'en ai envie un tout petit peu, et aussi parce que tu me fais de la peine. La première fois que tu me l'a demandé, non en fait tu m'as supplié de me prendre, j'ai eu pitié et j'ai accepté. Comment voulais-tu que je n'ai pas pitié ? Bref. Tu es un bon amant. Et arrête de sauter de joie comme un gamin à qui on viendrait d'offrir une stupide glace au chocolat ! Oui au chocolat. Parce que le chocolat, y a rien de meilleur ! Et arrête de rire de moi ! Je ne fais que dire la vérité depuis le début ! Tu ferais bien de prendre des notes d'ailleurs. Parce que je ne suis pas sûr que tu comprennes. Avec un peu de recul, et en les relisant, là tu comprendras sûrement mieux. Et je suis absolument sérieux. Je suis en train de te révéler l'une des vérités les plus tue dans l'univers. Alors accroche-toi. L'amour n'existe pas. C'est pour cette raison que je peux affirmer haut et fort que je ne t'aime pas et que toi non plus tu ne m'aimes pas. Et ne dit pas le contraire ! Ne me contrarie pas sur point là ! De toute manière je sais que j'ai raison. Et donc pour en revenir aux amants. Oui, tu es un bon amant. Là, t'es content ? Si ça peut te faire plaisir de l'entendre. Enfin, tu es bon parce que tu as un excellent partenaire bien sûr. Non je ne me vante pas. C'est la réalité. C'est tout. Tu me suffis, point. Passons à autre chose.

Ah oui! Tu ne me connais pas! Alors ne dis pas que tu me connais. C'est pas parce que tu sais que je suis dingue de chocolat, que j'aime pas le café, et que d'ailleurs je trouve stupide que parce qu'on est adulte il faut en boire. Tu sais quoi aussi ? Ah oui, que j'aime pas le gel douche à l'orange et à la vanille, que j'aime faire la cuisine, que j'aime pas quand y a un soleil de plomb qui me brûle ma jolie peau toute délicate, que j'aime pas que la voisine me parle parce que j'en ai pour des jours avec elle, que j'aime particulièrement les chansons stupides qui parlent d'amour stupide qui n'existe pas. Oui, ce n'est pas parce que tu sais tout un tas de trucs comme ça sur moi que tu me connais. Et c'est pas parce que tu sais aussi que j'adore quand tu me fais tout ce que tu me fais que tu me connais. Et c'est pas non plus parce que tu sais que j'aime me coller à toi. Non, non. Tu ne me connais vraiment pas. Et puis quoi ? C'est pas parce que je me colle à toi que je t'aime. Parce que si je me colle à toi c'est juste parce que je suis très très frileux et que t'es une bouillotte. Exactement mon cher. Tu es une bouillotte utile que j'apprécie parce qu'elle me chauffe. Et puis franchement, je ne me connais pas moi-même alors comment tu pourrais me connaître hein ? C'est stupide.

Ensuite. Ce n'est parce que je ne supporte pas que les autres te regardent que je t'aime. Tout à fait ! Si je ne le supporte pas c'est parce qu'ils n'ont pas à le faire, c'est tout ! Et ne va pas me sortir un truc du style « t'es jaloux ! ». Je suis pas jaloux ! En plus la jalousie c'est comme l'amour, ça n'existe pas. Et pourquoi ces imbéciles te regardent ? Tu es beau. Ok. Ça c'est un fait que je ne peux pas nier. Mais c'est très désagréable d'être fixé. Je sais, ce n'est pas moi qu'ils fixent, c'est toi. Mais ça revient au même. Et puis on m'a tellement fixé que je sais ce que ça fait, et je sais que c'est désagréable. Quoi ? Non. Ce n'est pas désagréable quand c'est toi qui me fixe. Pourquoi ? Je t'en pose moi des questions ? Tu n'as pas à savoir. En fait je sais pas. Parce que c'est toi sûrement et que j'y suis habitué. Enfin. Le pire c'est encore ceux qui osent venir te draguer. Comment peuvent-t-ils te draguer devant moi ? Ok. J'ai dit au début de notre relation que c'était purement sexuel et que je m'en fichais si tu sortais avec d'autres mais quand même. Ça ne se fait pas de draguer quelqu'un qui est en compagnie de quelqu'un. Mais où ont-ils été élevés ? Et si moi j'ai fait comme eux, c'était parce que tu avais vraiment l'air de t'ennuyer. C'est pour cette raison que je me suis permis de venir te draguer. Et puis ne va pas t'en plaindre. De toute manière je ne te croirais pas. Et puis je sais que je t'ai interdit d'être avec quelqu'un d'autre que moi, il n'y a pas si longtemps. Je vais te dire pourquoi. C'est parce que je ne veux pas partager mon partenaire. Je ne veux pas t'entendre dire je ne rentre pas ce soir parce que je vais chez un tel. Ah non ! On a eu un accord. On baise ensemble. Donc tu dois toujours être là, un point c'est tout. Et si tu avais quelqu'un d'autre et bien tu ne serais pas là. Et ensuite si je t'ai proposé qu'on emménage ensemble, c'est une simple question de pratique. C'est vrai, c'est assez agaçant de se réveiller chez toi et ne pas trouver ses affaires pour se changer. j'étais obligé de pendre tes affaires. Je sais. Aujourd'hui encore je porte pratiquement tout le temps tes affaires, mais c'est parce qu'elles sont belles et qu'elles me vont bien. Et puis elles sont confortables. Et puis arrête de râler. Grâce à moi tu as agrandi ta garde robe.

Si je t'ai proposé de partager le restant de ta vie avec moi c'est juste parce que je ne t'aime pas et que tu ne m'aimes pas. L'amour n'existe pas. Je te l'ai déjà dit. Et puisque je suis habitué à toi et que toi tu sembles habitué à moi, et bien restons ensemble pour le restant de notre vie sans trace de ce stupide amour qui n'est pas réel. Honnêtement, tu as été d'accord pour passer le reste de ta vie avec moi parce que tu t'es dit que jamais tu ne pourrais avoir meilleur amant que moi. Ne cache pas la vérité. Et je te comprends sur ce point. De toute manière qui pourrais-tu trouver qui supporterait tes manies et ton foutu caractère, à part moi ? Personne bien sûr. Et je t'interdis de vérifier s'il n'y a vraiment personne pour prendre ma place. Tu le fais, je te tue. Et puis ne crois pas que je te laisserai faire. Tu es à moi. Enfin. Je ne veux pas dire que tu es un « objet » à moi. Mais tu es dans ma vie donc dans mon monde. Et je ne laisse rien m'échapper qui est dans mon monde, donc qui m'appartient, sans le vouloir pleinement. Autrement dit, tu es coincé avec moi. Parce que je ne veux pas que tu partes. Tu aurais dû réfléchir avant de t'engager à quoi que ce soit avec moi. Mais maintenant que c'est fait, tu ne peux pas reculer. Je te l'interdit ! Bref. On est bien tous les deux. C'est pour ça qu'on est ensemble. Pas pour une stupide raison d'amour.

En bref. Pour toutes les raisons que je viens de te dire, je peux affirmer que je ne t'aime pas. Et que tu n'as pas intérêt à penser à me quitter sous peine de menace de mort que je mettrai à exécution. Tu es à moi. Je suis à toi. Tout est bien. Alors arrête de me demander si je t'aime. Parce que je ne t'aime pas, un point c'est tout ! »

A la fin de sa tirade, il se plaça brusquement devant son amant et le regarda droit dans les yeux, le défiant de le contre-dire. Il fronça les sourcils. Son amant, toujours assis sur le sofa, le fixait les yeux pétillants de malice et avec un large sourire, franchement amusé. Il lui répondit alors d'une voix enjoué, presque chantante : « et bien dans ce cas, on peut dire que moi aussi, mon cœur, je ne t'aime pas »

FIN !