Titre : Tic Tac

Auteur : Niwa-himé

Genre : yaoi, one-shot

Disclamer : ce sont MES persos !! Et MON histoire !! Pas touche ou je mords !!

Notes importante de l'auteur : Histoire traitant d'homosexualité donc si ça plait pas, vous lisez pas !

hum hum... ça fait un petit moment déjà que ce one-shot est écrit, et j'ai l'impression qu'il manque quelque chose à l'histoire... ma béta-chérie m'a dit :"bah... il lui manque rien... elle est très bien comme ça!"(merci à toi ma chérie!)...enfin, impossible de m'enlever cette idée dans la tête, c'est affreux... je le mets quand même sur fictionpress... si vous voulez bien me donnez votre avis après l'avoir lu ça serait sympa !! mici et bonne lecture à vous !

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Tic tac tic tac tic tac…

Je suis heureux. Vraiment. Absolument. Totalement. Heureux. Qui pourrait être plus heureux que moi ? Hm. Voyons voir. Si je prends le temps de réfléchir je pourrais dire… tout le monde ! Je suis à l'agonie. Deux semaines. Deux semaines !

Ça fait exactement, 1 222 648 secondes. Soit 14 jours, 3 heures, 37 minutes et 28 secondes. J'ai envie de hurler. J'ai envie de sortir d'ici et de courir te retrouver. Mais non bien sûr. Moi je ne fais rien de tout ça. Je reste là, allongé sur mon lit. Et cette foutue pendule qui ne cesse de me rappeler que je passe chaque seconde loin de toi.

Tic tac tic tac tic tac…

Je ferme les yeux. Et que vois-je ? Toujours la même scène. Toi. Là. Assis en face de moi à la table de la cuisine, prenant tranquillement notre petit déjeuner comme d'habitude. Tu aurais pu attendre que je finisse mon croissant avant de me le dire. Mais non. Il a fallu que tu me le jettes à la figure. Sans même me préparer un peu. Tu m'as trompé. Et dans la pièce, il n'y a plus eu que le bruit du tic tac de la pendule que ta mère t'a offerte.

C'était juste une nuit. Seulement une nuit. Tu as insisté sur le « seulement ». Mais tu m'as trompé quand même. Et moi je restais là. Comme un abruti. Incrédule. Incapable de dire quoi que ce soit. Je me suis forcé à avaler ma bouchée de croissant. J'étais si perplexe que je ne suis pas arrivé à avoir mal, ou à être en colère sur le moment. Et maintenant, j'ai mal. Je suis tombé de haut et me suis fracassé le crâne contre la froide et dure réalité que tu m'as balancé comme une claque.

Je n'ai rien dit. Alors tu as parlé. Tu m'as demandé pardon. Tu ne pouvais plus me le cacher. Tu n'as jamais aimé garder un secret. Trop pesant. Même si c'était pour faire une surprise agréable, tu le laissais toujours échapper. Et même si une partie de moi te remercie d'avoir été franc, une autre ne peut s'empêcher de te blâmer pour me l'avoir dit.

Nous nous étions disputés. Encore. Je me rappelle. De la colère, tu étais parti en claquant la porte. Je n'ai pas dormi de la nuit. Je t'attendais. Et tu n'es pas rentré. C'est seulement au matin que tu as franchi la porte. J'aurais dû me douter de quelque chose. Maintenant encore que la scène se rejoue dans ma tête, je te vois détourner le regard. Et moi comme un idiot, je t'ai demandé pardon. Pardon pour cette dispute. Mais qu'aurais-je pu faire d'autre ? J'ai eu tellement peur de ne plus te voir revenir.

Et pendant que moi je me rongeais les ongles d'inquiétude, toi… toi tu prenais du plaisir avec un autre. J'espère que tu as pris ton pied cette nuit là. J'espère vraiment qu'il en valait la peine.

Tu m'as dit que tu avais bu. Mais est-ce suffisant ? Est-ce que ça justifie ton acte ? Apparemment, pour toi c'est important. Est-ce que tu aimerais que je me dise que c'est l'alcool qui t'a conduit à ça ? Que tu n'y es pour rien ? Ou peut-être pas entièrement ? Crois-tu vraiment que de savoir que tu étais ivre va apaiser ma douleur ? Peu importe l'état dans lequel tu étais. Tu as eu besoin de quelqu'un d'autre que moi. Et ça. Oui, ça plus que tout, ça fait mal.

Je me suis juste levé. Et je suis parti. Tu m'as rattrapé. Et tu m'as supplié de dire quelque chose. Et tout ce que j'ai pu sortir ça a été un minable petit : « ce soir… on verra tout ça ce soir ». Et je t'ai laissé là. Je suis parti travailler. Comme tous les matins. Mais ce n'était pas exactement comme tous les matins. Non. Ce matin fut comme une grande chute. Je suis tombé de mon joli petit nuage rose, sur lequel je flottais joyeusement depuis que nous nous étions enfin mis ensemble officiellement, accompagné seulement de ce maudit tic tac.

Tic tac tic tac tic tac…

Je me suis précipité chez une amie. Et je me suis jeté dans ses bras en lui racontant tout. Il fallait que je le dise à quelqu'un. J'avais besoin d'un avis extérieur. Je ne savais plus quoi faire. Après je suis allé travailler. A la fin de la journée, je suis rentré. J'avais une boule dans l'estomac et la gorge serrée. Et là je l'ai vu. Elle m'a entraîné en vitesse à l'intérieur en me tirant par la main. Je n'ai rien compris sur le moment. C'est seulement lorsque je l'ai vu remplir un sac de mes affaires que j'ai commencé à comprendre. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m'a dit que je devais m'éloigner, que tu n'étais pas bon pour moi. Tu me fais du mal. Il fallait que ça cesse. Alors j'allais venir chez elle. Je ne voulais pas. Il y avait son mari, son fils. Mais elle s'en fichait. Et après qu'elle ait fini de prendre quelques unes de mes affaires, elle m'a pris la main et m'a tiré vers la porte.

Bien sûr. Les choses ne sont jamais faciles. Il a fallu que ce soit pile au moment où nous nous apprêtions à ouvrir la porte que toi, tu l'as ouverte. Tu as froncé les sourcils en la voyant. Je souris. Vous ne vous êtes jamais tellement appréciés. Et tu as écarquillé les yeux quand tu as vu le sac. Tu m'as immédiatement fixé. Je me suis senti si mal. Elle t'a dit de nous laisser passer, que tu avais assez fait de dégâts comme ça, alors pas besoin de rajouter une crise. Elle t'a dit que je te quittais. Et moi je n'ai pas compris. Je n'ai pas compris ce que ça signifiait. C'est seulement maintenant que je saisis toute l'ampleur de ces mots. Tu m'as demandé si c'était vrai. Je me suis tu. Et tu nous as laissé passer, quand je me suis retrouvé à côté de toi, tu m'as retenu par le bras et m'as dit que tu m'aimais. Après tu m'as embrassé sur la joue. J'ai envie de pleurer. Pourquoi est-ce que je l'ai laissé m'emmener loin de toi ?

Tic tac tic tac tic tac…

Et me voilà depuis deux semaines. Ici. À occuper la chambre d'ami de ma si charmante amie. J'arrive pas à croire que j'en suis venu à la détester. Enfin peut-être pas à ce point… mais c'est de sa faute. L'idée de le quitter ne m'était même pas venue à l'esprit. Et elle m'a amené à le faire. Je me demande ce que tu fais ? Si tu es seul. Si tu t'es déjà trouvé un autre amant. Est-ce que tu as eu mal quand je suis parti ? Comme j'aurais aimé que tu me retiennes…

Tic tac tic tac tic tac…

Je déteste plus que tout au monde ce maudit bruit de pendule. Il me rappelle que je passe chaque seconde loin de toi. Loin de tes bras. Loin de tes baisers. Loin de tes mots doux.

Tic tac tic tac tic tac…

Je me suis énervé après elle. Elle m'a dit d'arrêter de jouer au con et de retourner travailler. Des hommes, c'est pas ce qu'il manque! Dans la masse j'en retrouverai bien un autre ! Ne comprend t-elle pas que c'est de toi dont j'ai besoin ? Juste toi ? Apparemment non. Et pourquoi moi, je m'obstine à l'écouter ? A rester loin de toi ?

Je suis devant chez nous… l'est-ce encore ?

Tic tac tic tac tic tac…

Je frappe doucement à la porte. Je ferme les yeux comme un dingue. J'ai peur que tu sois là. Mais j'en ai tellement envie. La porte s'ouvre. Je n'entends rien. Je te fixe finalement. Tu ne bouges pas. Je fais un pas vers toi. Et tu t'empresses de te pousser pour m'indiquer silencieusement de rentrer. C'est ce que je fais. J'avance un peu. Nous ne parlons pas. Je te sens derrière moi. Je sens ton regard sur moi. Le silence est accompagné de ce tic tac habituel.

Je me retourne. Tu as l'air nerveux. Je me mords la lèvre. Je n'en peux plus. Je me jette sur toi. C'est si soudain. Je crois que moi-même je ne m'attendais pas à faire ça. Nous tombons sur le sol. Tu gémis de douleur. Mais je te fais vite oublier la chute en posant mes lèvres sur toi. Sur le moment tu te figes. Puis tu passes rapidement tes bras autour de moi, appuyant solidement une main contre ma nuque de peur, sûrement, que je m'éloigne. Mais je n'en ai pas l'intention. Plus jamais.

Tu me renverses sous toi. Tu t'appuies de tout ton poids sur moi. Nous nous embrassons. Encore. Et encore.

Tu me déposes de légers baisers chastes sur les lèvres, le nez, les joues… tu poses finalement ton front contre le mien. Et je ne peux pas m'empêcher de te sortir la première chose qui me passe par la tête à cet instant précis.

« Attaches-moi… ou même tues-moi… mais par pitié ne me laisse plus… jamais. Qu'importe ce que tu fais, ce que je fais… je t'en pris ne me laisse pas te quitter… ne me laisse pas m'éloigner de toi »

Tu prends mes lèvres entre les tiennes avec un gémissement sourd.

Tic tac tic tac tic tac…

Ton torse est collé à mon dos. Ton nez est juste derrière mon oreille. Ça me donne des frissons. Et tu me serres dans tes bras. Tu me serres même un peu trop fort. Mais ce n'est pas grave. Je suis bien. Tu m'as traîné jusqu'à notre lit. Et nous voilà. Je suis heureux. J'ai déjà oublié ces deux semaines de tortures. J'ai déjà oublié que tu m'avais trompé. Tout ça importe peu.

Je n'arrive pas à dormir, alors que toi tu ronfles joyeusement. J'ai toujours détesté ça. Mais finalement c'est plutôt apaisant. Je me dégage de tes bras.

Je bois un verre d'eau. Je m'appuie à l'évier. Je regarde la pendule. Je crois que j'adore ses tic tac. Ils me disent que je suis là. A ma place près de toi. Que chaque seconde de mon temps, je suis avec toi. Ou dans l'attente de ton retour. J'aime ce bruit. Le temps passe et tu es toujours avec moi.

Je crois que je vais mettre une pendule à tic tac dans toutes les pièces.

Je retourne me coucher. Je me mets contre toi et tu m'entraînes dans une étreinte avec un petit marmonnement. Et tu reprends illico tes ronflements qui tombent directement au creux de mon oreille. La pendule ne servirait vraiment à rien dans la chambre. Il faudrait peut-être mieux placer une grosse horloge…

Fin