Bonjour tout le monde.Voici ma première petite histoire d'amour.

J'espère qu'elle vous plaira. N'hésitez pas à me faire des critiques, ça me fera évoluer.

1. La Fête

Emilie n'avait pourtant jamais été jalouse de sa sœur.
Même pas pour sa beauté ou ses grandes capacités en art.
Mais là, elle lui enviait cette facilité, cette aisance à converser avec chacun, qu'elle le connaisse ou pas.
Elle, à son grand désespoir restait là, à regarder tout le monde. Comme une andouille qui ne sait pas quoi faire de sa peau ?

Ce qui la rendait envieuse, également, c'était que Laura flirtait à droite ou a gauche, alors qu'elle avait déjà quelqu'un. Emilie n'avait personne et le fait de flirter aurait voulu que déjà elle s'approche de quelqu'un.
En ce moment, Laura collait un peu trop un type brun.
Remarque c'était bien fait pour cette poire de Thomas. Non pas qu'elle ne l'aimait pas, mais dès qu'il apparaissait chez ses parents, ce qui était régulier depuis quelques mois, elle se sentait mal à l'aise. Ses sourires, son ironie… elle ne savait pas trop pourquoi mais il l'énervait.
Il faut dire qu'il la poussait à bout assez souvent avec son humour mordant.
A se demander d'ailleurs si lui ne s'en amusait pas de ce malaise.

Enfin, le problème en ce moment c'était sa sœur. Elle avait organisé une soirée en l'absence de leurs parents. Avec leur accord bien sur… Laura sait s'y prendre pour obtenir ce quelle veut.
Donc sa sœur aînée, avait organisé une « petite » fête avec plus d'inviter que ne pouvait contenir le salon de la maison.
Avait-elle invité toute son année de fac ???
Emilie soupira… Elle, elle s'était enfermé dans sa chambre défendant tant bien que mal son territoire, c'est le seul moyen qu'elle avait trouvé pour que personne ne squatte dedans.
Et donc de sa chambre elle voyait Laura, à l'aise comme un poisson dans l'eau, entrain de passer une main dans les cheveux du garçon brun.
Thomas est blond… Ce n'est donc pas Thomas.

Et bien que le blondinet soit énervant, elle est horrifiée pour lui.
Thomas et Laura sont ensemble depuis 2 ans !!! Et elle avait le toupet de… d'embrasser devant tout le monde…un autre !
Mon dieu !!! Et Thomas??? Elle regarda partout mais ne le vis pas.

Tout d'un coup on frappa à sa porte de chambre.
Emilie se renfrogne…

- Barrez-vous, c'est condamné !

- C'est ça ma jolie, et la maison est en construction. Aller Em !! Laisse moi entrer.

C'était Thomas. …
Qu'est ce que voulait ce crétin cocu ?

- Barre-toi Thomas, Rentre chez papa et maman… tu risque de devenir intelligent en me fréquentant.

- Em !!! Tu penses que je suis un imbécile ?? Je suis déçu

Ca ne s'entendait pas à sa voix, se dit-elle.

- Aller laisse moi entrer gamine, je t'aime bien en fait, et j'ai pitié de toi, je t'ai amené à boire et de quoi manger.

Emilie finie par bouger de la fenêtre pour aller ouvrir.

- Pourquoi tu ne me lâches pas, Thomas Bélisant !

Il força le passage avec dans les bras 4 bouteilles, 2 verres et un paquet de chips. Comment il arrivait à tout tenir ?? Mystère.

- Gamine, je me suis senti seul à la soirée de ta sœur, elle va toujours par monts et vaux et on ne peu la suivre… alors, je me suis dit : Tiens, je vais gêner l'ennuyeuse petite Em !

Il pausa son chargement sur le bureau sous la fenêtre.
La fenêtre !!! Emilie espéra que sa sœur avait arrêté son petit jeu !
Thomas se figea en relevant la tête, il avait une vue directe sur Laura.

- Par monts et par vaux… c'est ça, siffla-t-il…. chienne…

Emilie se rapprocha vite de Thomas pour l'écarter de cette vue… Il semblait ne pas pouvoir s'empêcher de regarder.

- Thomas, elle doit être soule, elle ne doit pas savoir ce qu'elle fait.

Il abaissa son regard sur Emilie, puis sur la main qui agrippait son bras, des yeux vagues, triste et résigné.

- Laisse tomber Em, je pense que ce n'est pas la première fois. J'avais juste des oeillères.

Emilie tenta de l'attirer vers son lit à l'opposé de la chambre
Il résista, Il déboucha une bouteille de tequila neuve, et versa une dose dans chaque verre, plus dans un peut-être. Ajouta du jus d'orange et de la Grenadine. La dernière bouteille, un soda, resta intacte.
Il amena l'un des verres à Emilie.

- Trinquons Em ! Tu vas être débarrassé de moi !

- Thomas, ce n'est pas parce que …

- Arrête Em ! Je sais ce que j'ai vu et je sais que je ne peux pas avoir confiance. Alors on trinque à ta victoire.
Tu ne m'aimes pas trop hein ??? Je ne jamais su pourquoi, Tu n'aime pas les blonds peut-être ?

- Si, mais je …

- Ca se trouve, tu me trouves con. Il avala une longue gorger de son verre

- Non ! S'exclama-t-elle. Mais…

- Bois Em ! Bois à ma disparition de ta vie !

Emilie regarda son verre, elle n'avait pas envie de boire a ça.

- Oh, je vois, Miss Em est trop parfaite pour boire un peut d'alcool. Il vida son verre.

- Arrête ! Je ne te souhaitais pas ça !!!

- Menteuse, fit-il en retournant verre le bureau pour se resservir.

Il jeta un coup d'œil dehors.

- Je suis ridicule. Je le sentais, depuis qu'elle a mit les pieds à cette Fac les choses ont changé entre nous… je le savais, mais je ne pensais pas à ce point.

Il leva à nouveau son verre plein, triqua dans le vide et le vida d'un trait.

- Quoique tu en dises petite Em, tu vas me manquer.

Emilie avait à peine finie son premier verre.

- Em, tu lambine à boire ton verre, gamine va...

- Je ne suis pas habituée à l'alcool tu sais…

- Je sais. Tu sais que tu fais enrager ta sœur à être trop parfaite ???

Il s'était encore resservi, sans grenadine, et s'assit par terre appuyé sur le cadrant du lit.

- Vous avez seulement deux ans d'écart mais vous êtes tellement dissemblable....( boit une gorgé ) Mais t'est mignonne, je ne comprends pas que tu sois seule.
T'as pas d'amoureux. Tu t'amuses à faire peur au garçon ou quoi ?

- Arrête de me parler comme si j'avais trois ans, Thomas !

Emilie finie par terminer son verre. Elle avait chaud…

- Je ne vois pas pourquoi je parlerai de ma vie sentimentale avec toi.

- Parce que moi j'en ai plus !

Il repris le verre d'Emilie et la resservi ainsi que le sien. Après une petite seconde d'hésitation, il pris les bouteilles et les posa par terre à ses cotés.

- Thomas, tu as déjà bu deux verres d'affiler… doucement…

Elle se doutait que ce n'étaient pas les premiers de la soirée ; elle essaya d'intercepter le verre qui montait vers la bouche du jeune homme.

- Em, laisse moi me mettre une tête, j'en ai le droit.

Il vida son verre et soupira.

- Pas dans ma chambre !!!

- Je vomirais pas !!! Et j'ai besoin de compassion.

- Je n'ai pas de compassion pour toi.

- Arrête petite Em, je suis sûr qu'on fond de toi, quelque par tu m'aime bien.

- Je suis folle de toi, tout le monde le sait. Tu veux que je te ramène chez toi ?

- C'est vrai que tu viens d'avoir ton permis !!! Encore un truc à fêter !!!

- Thomas, je l'ai eu il y a deux mois…tu t'en foutais éperdument. Tu m'as juste demandé si je n'ai pas soudoyé quelqu'un pour le passer à ma place et l'avoir.

Thomas se redressa et s'assit à coté d'Emilie. Il lui passa une main sur la joue.

- J'étais pas très sympa avec toi ? Hein, mais je ne sais pas pourquoi j'aime bien te vanner.

- Ca fait mal des fois… Surtout quand tu arrives à casser un moment de joie.

Emilie sentie une larme couler. Quelle essuya rapidement, pas question de pleurer devant cet abruti.
Thomas savait quoi dire pour faire mal, durant ces deux ans, il ne s'en était pas privé.
Même le soir où elle avait perdu sa virginité, elle ne saurait jamais comment il l'a appris, mais il avait réussi à lui faire regretter, surtout que la semaine suivante le garçon avec qui elle l'avait fait la quitta.

- Tu veux que je te ramène ? Soupira-t-elle.

- Tu es quelqu'un de bien Em, change pas. Même si y'a des imbéciles comme moi qui te taquine.

Il continuait à lui caresser la joue, Emilie lui attrapa la main, et insista :

- Thomas, que veux-tu faire ? Je te ramène ?

- Non, je ne souhaite pas voir mes parents.

Il eut un petit rire de dérision, ses yeux verts étaient brumeux.

- Tu imagines ça ? Le grand Thomas Belisant, qui ne veut pas voir ses parents.

- Pourquoi ???

- Tu n'as pas remarqué que je passais mon temps ici ?

- Si mais je croyais que c'était pour Lau…

- Non, la coupa-t-il, c'est parce que vous êtes une famille super. Vous m'avez accueilli les bras ouverts. Comme n'importe quelle personne d'ailleurs. Vous avez un cœur énorme chez vous.

Emilie n'en revenait pas, sa famille était on ne peut plus normal. Du moins il lui semblait.

- Tu veux rester en contact avec ma famille ??

Thomas eut un regard de petit garçon suppliant et fini son verre. Puis son regard s'éclaira.

- Tu te rends compte !!! C'est notre première longue conversation !!!

Il se resservit, la bouteille se vidait à une vitesse impressionnante.

- Trinque Em, il la resservit, tu ne conduis pas. Moi non plus. Après on arrête, juré !

Encore ce sourire de gamin. Emilie se sentait fondre au fur et a mesure que l'alcool la réchauffait. Thomas faisait partit des meubles presque, il allait lui manquer quand même.

- Tu veux quoi, Thomas ?

- Pour l'instant laisse moi dormir ici. On verra demain.

Il s'allongea sur le lit de la jeune fille.

- Em, allonge-toi, on va continuer à parler.

- Thomas, quand on s'allonge dans un lit avec un garçon on…

- Un homme, je suis un homme Em, J'ai l'air d'un gamin ?

Disant cela il retira son tee-shirt, en lui faisant admirer son torse avec une belle ligne de poil blonds descendant jusqu'à la ceinture et ses bras musclés, tranquillement il se glissa sous la couette.

- Hummm c'est trop bon.

- Thomas, vas te coucher ailleurs !

- Allez viens, je te toucherais pas. J'suis même pas sûr que tu saches bien embrasser alors aller plus loin, laisse tomber.

Et voilà, même avec un fort taux d'alcool dans le sang, il lui disait des méchancetés.
Emilie se leva, et commença à prendre ses affaires et pour aller dormir dans la chambre parentale.

­- Tu vas où ?

- Ailleurs.

- Reste avec moi.

- Pfff, t'es soul et en plus tu me soule.

Les yeux de Thomas devirent pendant quelque instant dur.

- T'as raison, casses-toi, t'es comme ta sœur t'en a rien à faire de moi.

- Thomas dors, soupira Emilie, tu verra demain tout ira mieux.

Il se redressa et fut à coté de Emilie à une vitesse incroyable. Il l'attrapa par le poignet et la fit s'allonger. Doucement il lui retira ses chaussons et chaussettes. Puis il se mit à califourchon sur elle, et s'attaqua à sa ceinture.

- Thomas je ne retirerais pas mon jeans !!! Je ne dors pas nue avec toi !

- Nunuche, sourit-il, je te retire simplement ta ceinture, ta boucle va te faire mal.

Effectivement, une fois la ceinture retirée il s'allongea à ses cotés.
Il prit la couette et la remonta sur eux.
Face à face. Thomas lui sourit et lui souhaita bonne nuit.

- Une dernière chose, fit-il.

Et il retira la queue de cheval d'Emilie.
Alors qu'il jeta l'élastique parterre, Emilie se remit à respirer.
Ca ira se disait-elle. Ca ira, on va juste dormir.
Ce qu'ils firent rapidement, l'alcool aidant.

Dehors la fête continua jusqu'au petit matin.
Et Laura de son coté ne fini pas seule la soirée.