Voilà un chapitre.
Je sais je suis longue... Mais en fait je prépare mes vacances... 3 semaines de rêves....
Je pars !!! Enfin !!!

En tout cas, merci de tous ces encouragements.
Et surtout merci à Aceintuna de sa patience....

Un jour je ferais une longue review !!
Ca pourrait arrivé vu que cette fois j'ai fait un chapitre plus long... ;op

Biz et bonne lecture.

OH... s'il vous plait... parmis celles ou ceux qui édite... j'ai besoin de votre aide...

Je n'arrive pas à faire des interlignes... dites moi l'astuces ... S'il vous plait... suplie à genoux



Chap 7- Week-end tant attendu.

Contrairement à ses dires, Thomas ne donna pas signe de vie le samedi.
Ce qui en soit était normal vu qu'il travaillait dans un bar depuis quelques années tous les week-ends ou presque.
Laura ventait tellement les mérites de son chéri, de l'époque, sur le fait qu'il travaillait et que du coup il était indépendant financièrement. Cela en faisait le mec parfait…

Souvent femme varie.

N'empêche qu'Emilie l'attendit toute la journée, au cas où.
Elle ne fit rien, sauf guetter.
Elle s'en voulait de surveiller le chemin de sa maison. Mais c'était plus fort qu'elle.
A chaque fois qu'une fenêtre apparaissait dans son champ de vision… elle jetait de petits coups d'œil.
Voyant venir 22h… elle se sentie déprimée et tourna en rond dans sa chambre.
Une heure plus tard, elle se releva et retourna dans le salon voir si ses parents étaient encore levés.

Bien sur, de Laura il n'y avait pas de trace. Elle avait déserté la maison familiale pour sortir ou aller chez Mika.
Pour une garce elle semblait assez fidèle à ses flirts. Etonnant.

Dans le salon, personne. Comme elle s'en doutait ses parents n'étaient pas là. En fait, ils lui avaient laissé un petit mot, pour lui annoncer qu'ils allaient au cinéma à la dernière séance.

Emilie soupira. A bien y réfléchir… ses parents avaient de la chance. Ils s'étaient trouvés.
De guerre lasse, elle alluma la télévision du salon et pris un cahier et un crayon.
Mainte et mainte fois elle avait fait ces dessins.
En trois partis.
Une histoire si romantique…

« Un jour, son père, le beau gosse du coin, avait fait un pari avec ses copains »

Emilie crayonna un jeune homme dans le fond d'une pièce, entouré de personnes aux contours flous.

« Le pari consistait à inviter à danser le laideron de la soirée et de l'embrasser devant tout le monde »

De l'autre coté de l'image, une petite forme, seule…une demoiselle forte aux cheveux raides.
Elle tira un trait et passa à l'image suivante.

« Il releva le pari et invita la jeune personne à danser et ensuite l'embrassa. Bien sûr elle n'était pas idiote et comprit tout de suite qu'on se moquait à ses dépend.»

Emilie redessina la scène mais avec les personnes floues avec des sourires moqueurs.
Le couple dansant au centre de l'image, la jeune fille faisant un pas de recul et le garçon haussant les épaules.

« Mais le garçon tomba amoureux et du se faire pardonner. Il patienta, offrit des fleurs…et petits à petit conquit la demoiselle, qui, en grandissant devint une beauté.

Le dernier dessin représentait le mariage de ses parents.

Deux personnes heureuses. (1)

Soupir.

Cette histoire aurait pu mal tourner.
Emilie regarda plus précisément les dessins afin de faire des corrections.
Etrange, le garçon avait des faux airs de Thomas.
Décidément elle le voyait partout.
Dans les deux premiers dessins, le garçon avait des similitudes, mais les cheveux étaient bruns… pas le troisième. Dans l'ouvrage elle n'avait pas charbonné les cheveux.

Fâché, elle barra violement son travail et se tapa la main sur son crâne.

- Mais tu vas sortir de là oui ?
Tu ne me plait même pas ! En plus, Tu me parles comme si j'avais cinq ans !

&&&&&&&&

Dimanche fut encore un jour calme.
Thomas travailla jusqu'à 3h du matin les deux nuits passées.
Il s'en sortait approximativement avec 150 � par week-end travaillant 3 fois sur 4. C'était peu… mais toujours utile.
Il travaillait aussi dans la semaine, dans une superette selon les besoins des équipes et des périodes..
Mais cela n'était pas suffisant.
Pas assez pour payer un loyer, manger, payer les cours ou encore pour sortir.

Fatigué, il se réveilla vers 13h, l'esprit enivré de rêves divers.
Il avait rêvé que la demoiselle tant désirée lui disait oui pour une demande en mariage qu'il n'avait pas faite. Il avait rêvé qu'il conduisait une voiture les yeux clos et impossible à ouvrir.
Il rêva que Laura lui ordonnait de forcer la porte de sa sœur pour l'emmener avec lui.

Quelles nuits… songea-t-il en s'étirant.

Il avait envie de la voir.
Une envie pressante de la voir réagir à ses piques et allusions.
Le petit jeu qu'ils vivaient était drôle. Mais il espérait bien que cela ne dure pas trop longtemps.
Emilie allait finir avec lui.
Restait à la persuader.
Il se fixa quand même une obligation avant d'aller la voir.
Travailler un peu.
En effet, Ses résultats étaient bons, mais pas les meilleurs. Ce qu'il ne pouvait se permettre vu qu'il souhaitait obtenir une bouse d'étude.

Thomas racontait à tout le monde qu'il vivait encore chez ses parents pour ne pas à avoir inviter chez lui ou à avoir à expliquer pourquoi il était là.
Pour rien au monde il aurait expliqué comment il en était venu à vivre dans ce genre de lieu…
Le plus fou c'est qu'il voulait faire de hautes études, mais sans argent…. Et ce n'est pas en travaillant certains soirs et les week-ends, comme il le faisait, qu'il pourrait se faire assez de tune pour financer les études et se payer un logement.

Il avait un sérieux problème, en plus du manque d'argent.
Ses résultats étaient bons, mais pas les meilleurs. Ce qu'il ne pouvait se permettre vu qu'il souhaitait obtenir une bouse d'étude.
Il s'en savait capable.

Le seul hic était se concentrer.

Il sortit ses livres de cours et essaya de refaire l'un des examens où sa note ne le satisfaisait pas. Il avait eu 16 sur 20, mais ce n'était pas suffisant. Un grand nombre de jeunes pouvait faire mieux que lui. Une moyenne de 16,54 ne suffisait pas pour attirer les regards des donneurs de subvention. Il se devait d'augmenter de 1 point au moins.
Il recommença le calcul erroné.

Emilie… c'est marrant qu'il songe à elle sans arrêt. Qu'avait-elle pour l'attirer à ce point ? Sa sœur était deux fois plus jolie et plus dégourdie. Pourquoi comme ça, du jour au lendemain il…
Non, on ne pense pas à autre chose qu'aux études !

Ca se trouve ça faisait longtemps qu'il la voulait, c'était peut-être pour cela qu'il la titillait tout le temps, qu'il l'avait chahuté quand elle sortait avec ce minable de Jérôme, quand il la croisait au bahut.
Et les Avrette, ils pensaient quoi de lui ?? Il avait envie de les revoir.
Les études !!! Bon sang, tu es têtu Tom, se dit-il. Il se re-pencha sur calcul.
Et se plongea dedans jusqu'à ce que la nuit tombe.

&&&&&

Thomas rêvait qu'il était à table avec la famille Avrette, il riait et faisait du pied à Emilie en souriant à Laura…

- Eh ! Le môme !

Thomas reçu un coup de pieds dans les côtes. Là c'était sûr il n'était plus à coté d'Emilie. Il s'assit en se frottant les yeux.

- Putain, Quoi !

- T'as quelque chose à manger ?

- Non, la paye c'est jeudi.

Le vieil homme lui lança un petit paquet de chips, et en sorti un autre de sa poche… celui-ci était tout écrasé.

- Ca ne nourrit pas son homme, mais t'aura quelque chose dans le bide.

- Merci Larsen.

Thomas posa le paquet à coté de lui et observa le vieux d'un œil inquisiteur.

- Qu'est ce que tu fou là, tu monte jamais ! Je n'avais pas pausé un verrou ?

- Pourquoi t'es mauvais aujourd'hui Thomas ? Je suis juste venu te voir. Pis ton verrou c'est de la nioniote, il est trop simple pour moi.

Thomas se redressa et proposa une des chaises à Larsen. En soit, le squatte n'était pas si mal, sauf qu'il n'y a pas d'eau chaude ni d'électricité et que le les lieux n'ont pas le droit d'être occupé.

- Aller gamin fait moi la conversation, je m'ennuis.

- Pfff…. Tu aimes quand il m'arrive des galères, hein ? Et bien en voilà une nouvelle. J'ai fait une boulette, il se passa les mains sur le visage avant de s'étirer.

- Raconte fit le vieux en grignotant les chips.

- J'avais une copine, tu sais, tu l'as vu dans la rue…

- Ouaip. Blondinette, bien faite et joyeuse… trop peut-être.

- Oui ben, je commence à trouver la petite sœur…

- Ohhhh…tu gouterais bien à la petite……..

- Oui… en gros.

- Ben tant pis ! Dis à la mignonnette que tu lui préfères sa sœur.

- ... C'est si simple...

- Thomas, écoute un vieux sage…

Thomas souri, le vieux sage ne payait pas de mine, surtout avec des miettes de chips partout.

- Tu ne lui as jamais dit à ta nana que t'es ici depuis 4 ans maintenant.

Thomas lui confirma ces dires en secouant la tête.

- Ca veut donc dire que tu ne lui faisais pas confiance sur tout. Donc tu ne l'aimais pas.

La logique semblait tellement simple…Thomas doutait que ceci explique cela.
Il n'aimait pas parler du squatte, point à la ligne.

- Mouaip… j'suis pas convaincu à 100 de ta théorie.

- Mais bon, soit. Mais va dire aux parents… « Oh ben en fait, je me suis trompé de fille, je préfère l'autre. Comme ça je vais pouvoir faire la comparaison. »

- Je pense que tu réfléchis trop pour les autres, le môme. Laisse venir, tu verras bien.

- Bon je vois que tu n'as rien d'intéressant à me raconter. Donc je me barre.

- Je retourne chez moi, il fait meilleurs. Et bouffe ça ! Il montra le paquet de chips.

Thomas, alla refermer son verrou, même s'il ne valait rien, soupira, et alla se laver à l'eau froide.

- Oui ben pour l'instant ça me suffit. Je galère déjà assez !

&&&&&

A 20h, Il se trouvait devant le perron des Avrette, le cœur battant.
Il tenait à ces gens plus qu'il ne le pensait.
C'était la première fois qu'il rencontrait une famille qui s'aimait autant, et qui avait encore assez d'amour pour offrir aux autres.
Il avait toujours été bien accueilli.
Il y passait depuis deux ans, trois jours par semaine, grand maximum, ne voulant pas les envahir plus.
Réglé comme du papier a musique, il y a encore peu de temps, il venait le mardi soir, le jeudi et parfois le samedi. Belle époque terminée.

Prenant une grande inspiration, il sonna à leur porte.

- Thomas, s'exclama Monsieur Avrette. Entre donc ! Emilie est dans sa chambre.

Thomas le regarda avec des grands yeux.
Que se passait-il ??? Comment pouvait-il savoir qu'il venait voir Em.? Il resta bêtement dans l'entrer, dépassé par les événements.
Monsieur Avrette, qui était parti devant, revint le chercher.

- Qu'est ce que tu traîne bonhomme ? Viens dans le salon, je l'appelle.

Se sentant plus bête que jamais, il fit ce qu'on lui dit.

- Thomas, accueille sa mère des jeunes filles. Je suis heureuse de te voir, j'ai à te parler.

Thomas respira un bon coup attendant la sentence.

- Je ne dis pas que je suis heureuse de ce qui se passe. Mais les filles semblent en avoir parlé, du moins je l'espère. Je pense que nous ne pouvons intervenir Daniel et moi.
Mais ne fait pas de mal à Emilie, Laura est plus forte qu'elle moralement.
J'espère que tu ne sors pas avec Emilie juste pour te venger de Laura ou juste pour nous voir, tu n'as pas besoin de cela. Tu seras toujours le bien venu.

- Mais je ne …

- Je voulais te dire aussi, l'interrompit-elle, que nous souhaiterions rencontrer tes parents, même si tu es majeur, voilà près de 2 ans et demi que nous te connaissons et nous ne les avons toujours pas vu.

- Heu, c'est normal, fit-il.

- Oui je sais, ils sont souvent en déplacement, on en a déjà parlé. J'ai déjà laissé des messages, mais ils ne rappellent jamais. Qu'ils me contactent, quand même, il ne s'intéresse pas à tes absences répétées ??? s'indigna-t'elle.

- Si je vous disais que non, songea Thomas.
Je pense que vous allez être déçu, murmura-t'il en se promettant de chercher une solution a ce problème.

- Ah voilà Emilie.

Thomas tourna la tête, en effet la jeune fille, les joues rouges comme à chaque fois qu'ils se voyaient, apparu.

- Thomas, dit-elle avec un sourire crispé. Je ne t'attendais pas.

- Je sais.

- Tu manges ici Thomas, fit Daniel Avrette.

- Non, merc.. fit Thomas

- Oui fit Emilie

Thomas la regarda, que lui arrivait-il ?? Un coup elle lui disait de dégager, ensuite elle insiste pour qu'il reste ? Soit, il n'allait pas refuser une deuxième fois un bon repas fait maison.

- Volontiers, madame. Merci

Sur ceux, Emilie, lui attrapa la main et le tira vers sa chambre.

- On monte, cria-t-elle à ses parents. A tout à l'heure.

Il prenant le siège du bureau, il s'assit à l'envers en croisant les bras sur le dossier. Une fois qu'elle s'assura qu'elle avait bien fermé à clef, elle s'assit sur le lit, les mains croisées.

- Explique jolie Em… je ne te suis plus du tout.

- On a dit à nos parents que Laura et toi c'était fini.

- Et ??? Il posa son menton sur ses bras croisés.

- J'ai dis que c'était de ma faute. Que je t'avais pris à ma sœur.

Emilie regarda attentivement ses mains. Quelle fille compliquée…

- Et donc je suis ton petit ami officiel ??

- Hummm… je ne sais pas ce qui m'a pris… Laura allait tout dire, mais je suis intervenu, je ne sais pas pourquoi !

Elle mit son visage dans ses mains.

- Peut-être que tu me veux réellement, petite Em.

Il s'approcha d'elle, se mit à ses genoux et lui releva son visage rouge de honte.

- Peut-être que tu te rends compte que tu veux les mêmes jouets que sa soeur.

- Tu n'es pas un jouet !! S'exclama Emilie.

- Emilie, je parle de toi, pas de moi, sourit Thomas.

Il s'assit à ses cotés et la pris dans ses bras. Elle voulu se débattre mais il l'en empêcha.

- Tu es trop généreuse Em. Tu l'as fais pour ta sœur et pour moi, c'est ça ? Pas parce que tu as envie que je sois ton petit ami.

D'une main ferme, il la força à le regarder dans les yeux.

- Tu sais quoi Em ? Moi, je ne suis pas aussi généreux que toi. Je ne te laisserais pas tranquille. Tu seras ma petite amie !

- Mais, mais.. Bafouilla t'elle.

- Je ne ferais rien que tu ne souhaite, je vais même t'aider à te trouver. Mais vu que j'ai découvert qu'en fait, tu savais embrasser, je souhaite en profiter.
Tu embrasse divinement, fit-il avant de lui capturer sa bouche.

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Quelques minutes après on les appela pour dîner.

Angoisse, le couple devait affronter Laura.
Chose étonnante, Laura se montra charmante. A tel point qu'on se demandait si elle avait eu quelques sentiments pour Thomas. Pas une pique ne sortie de sa jolie bouche.
Et malgré un sentiment de gêne pour Thomas et Emilie, le repas se passa tranquillement.
Thomas pris rapidement congé et retourna dans son squatte.

Il rentra chez lui encore plus perturbé qu'avant. Comment les parents d'Emilie pouvaient être si gentils… incompréhensible.
Ce n'est pas comme sa famille.
Pourquoi ses parents n'étaient-il pas pareil que les Avrette, pourquoi l'avaient-ils chassé si simplement de leur vie ? Ils n'avaient même pas attendu qu'il ait 18 ans pour le mettre à la porte.
Il pris ses notes et s'allongea sur le matelas. Il fallait travailler encore un peu ! Plus que 6 mois pour faire ses preuves.
Au moins ce soir il avait fait un vrai repas, c'était déjà ça de gagner.


(1) pour information cette histoire est vraie. C'est celle de mon oncle et de ma tante…qui ont maintenant 4 enfants, une maison et des poissons rouges. lol