Bonjour à tous !

Voici ma toute première petite fiction originale que j'ai faite toute seule avec ma petite tête de piaf.

Je remercie tout particulièrement Zelena, ma première lectrice et correctrice fidèle à son poste ! Merci beaucoup à toi ! (et continue tes fictions, feignantes va ! lol)

Encore un merci à Adely, qui a corrigé des fautes qui sont passées entre les mailles de la correction.

Soyez tout de même indulgents (c'est ma première fiction tout de même !) et envoyez-moi une petite review, ça fait toujours plaisir même si c'est pour critiquer (c'est en reconnaissant ses erreurs qu'on progresse ).

Attention! Cette fiction est classée yaoi, je répète, CETTE HISTOIRE EST CLASSE YAOI!

Même si c'est un peu loin du yaoi pur et dur, certaines scènes décrivent des relations sexuelles entre hommes. Si vous n'avez pas encore fêté vos 16 ans, va faire un tour dans les fictions rated de K à T mon petit père. Si l'homosexualité vous choque ou vous rebute, les âmes prudes doivent passer leur chemin. Ne m'accusez pas de ne pas vous avoir prévenu...

Je vous souhaite à tous une agréable lecture.


C'est l'heure du dîner. Une mère de famille sort une quiche du four et la dépose délicatement sur la table de la salle à manger. Son fils regarde tranquillement les dessins animés dans la pièce d'à côté. Elle entend la voix de Bugs Bunny lancer sa célèbre réplique sous les cris d'un Daffy Duck enragé. Un rire discret lui échappe, un sourire marque encore un peu plus ses deux petites fossettes. Elle tourne la tête vers la pendule au-dessus du réfrigérateur décoré d'une bonne douzaine d'aimants, de dessins aux coups de crayons grossiers et enfantins. 19h35. Son mari ne devrait plus tarder à rentrer.

Soudain, des petits gémissements parviennent à ses oreilles. Elle va dans le salon et trouve son rejeton en train de pleurer à chaudes larmes. Inquiète, elle éteint le téléviseur et s'installe à côté de lui sur le canapé. Elle berce doucement l'enfant.

" -Qu'est-ce que tu as mon trésor ? Pourquoi tu pleures ?

-Pourquoi Pôpa est toujours fâché après nous môman ? renifle le bambin. Je l'aime Pôpa et toi aussi mais lui il nous aime pô…

-Allons allons, dit sa mère en resserrant encore plus fort son étreinte. Il nous aime Papa. Il nous aime beaucoup. Papa est juste un peu contrarié à cause de son nouveau travail.

-Mais Pôpa dit des choses méchantes, Pôpa…

-Je sais mon trésor, je sais… murmure la jeune femme en baissant les yeux. Mais quand il le fait, il se sent encore plus mal après parce qu'il nous aime.

-Mais pourquoi Pôpa le fait si il se sent encore plus mal après? dit l'enfant, les yeux encore embués de larmes. Si il arrête, il se sentira heureux !

-C'est trop compliqué. Ce sont des affaires d'adultes mon trésor. Mais sache qu'il t'aime très très fort Papa. Mais laisse-le faire car même si cela lui fait beaucoup de peine, ça l'aide beaucoup. Tu verras, bientôt, tout sera comme avant et Papa redeviendra gentil…

Un claquement de porte les fait soudain sursauter. Des bruits de pas. Un homme de haute carrure entre dans le salon. Il jète son manteau sur une chaise et dénoue nerveusement sa cravate. Ses yeux noirs sont injectés de sang et son haleine empeste l'alcool. La mère, inquiète, entrouvre la bouche.

-Bonsoir mon ché…

-Qu'est-ce qu'il a à pleurer le gosse ? l'interrompt-il sans gène. Qu'est-ce qu'il a foutu encore ?

-Mais rien chéri, je te jure que…

-S'il pleure c'est pour quelque chose ! Alors, qu'est-ce qu'il a encore fait, hein ?

-Mais rien, je…

Sans qu'elle ne puisse avoir le temps de rajouter quoi que ce soit, l'homme lui prend brutalement le bras et la projète violemment contre le mur. Le gosse, apeuré, regarde sa mère à moitié consciente étendue sur le parquet.

-Arrête de le défendre ! C'est bien toi ça, à le protéger tout le temps ! Si je n'étais pas là il commencerait déjà à faire des vols à l'étalage ce sale mioche !

Il fixe ensuite l'enfant. Ce dernier est tétanisé et ne peut quitter le regard empli de fureur de son père.

-Toi, viens là ! Je vais t'apprendre ce qu'il arrive lorsque tu fais des conneries !

Il lui attrape brutalement la main. L'enfant se retient de pleurer pour son poignet à moitié broyé sous la pression du poing de son géniteur. L'individu agressif accourre rapidement en direction d'une pièce quelconque de la maison. Le petit, encore tout fébrile pour son âge, trébuche sous la cadence des pas bien trop grands et rapides de son père. Celui-ci le relève sans douceur et le gifle.

-Arrête de chialer ! Si tu n'avais pas fais le merdeux je n'aurais pas eu besoin de te corriger ! "

Le père et le fils entrent dans une pièce. La porte claque. Un moment de silence. Un violent coup étouffé se fait entendre derrière la porte. Puis un cri de douleur couvert aussitôt par un autre plus bourru.

D'autres coups et petites plaintes successives se font entendre derrière cette porte durant la soirée.

C'était l'heure du dîner. La voisine sort son rôti de veau du four et le pose délicatement sur la table de la salle à manger. Son mari et ses deux filles s'installent à leur place et chacun à leur tour raconte leur journée; Quelques soucis et de bonnes nouvelles.


Fin de l'introduction. C'est un peu glauque, je vous l'accorde. Cependant, comme cette partie est appelée grossièrement 'prologue', la véritable histoire débute dans la partie suivante. Cliquez sur le bouton tout en bas à droite. Si si vous pouvez le faire !