Prologue :

Il était 18 heures sur Wombley…

Le quartier du Taurey était plongé dans une douce tranquillité.. On était Vendredi soir et chacun s'apprêtait à décompresser et profiter du week-end…

Dans une maison du quartier, une petite fille et un petit garçon jouaient au ballon dans leur jardin…

« Passes-moi le ballon ! » se plaignait la petite fille.

Le garçon ne semblait pas vouloir le lui passer et l'ignorait royalement.

Il essayait de jongler avec le ballon, il voulait faire comme ces grands footballeurs à la télé… Mais fallait bien avouer que c'était loin d'être le cas !

Il avait proposé à sa sœur de venir jouer avec lui mais à vrai dire il jouait seul.

La petite fille qui commençait à s'impatienter, décida d'aller lui prendre le ballon… ce qu'elle fit assez adroitement pour une fillette de 7 ans.

Le garçon stupéfait de voir comment sa sœur l'avait eu se mit à sourire.

« Pas mal ! » se contenta-t il de dire de manière à ne pas trop faire de compliment à sa sœur…

Puis, sans préavis, il fonça sur sa sœur et lui chipa le ballon avant même qu'elle n'ait le temps de comprendre…

Celle se mit aussi tôt à pleurer :

« Arrête !! T' as dit tu joue avec moi et tu joue tout seul !! Jvais l'dire à maman ! » sanglota-t elle capricieusement..

A peine eut elle proféré ses menaces, qu'elle entrait déjà dans la maison en direction de la cuisine… Sa mère était là, elle préparait le dîner… En la voyant arrivée en pleurs, celle-ci se pencha sur sa fille :

« Qu'est ce qu'il y a ma chérie ? Pourquoi tu pleures ? »

« Cédric veut pas jouer avec moaa… » se plaignit elle comme si c'était le plus grand malheur du monde…

A ce moment là, Cédric entra dans la cuisine avec un air désolé sur le visage… Sans dire quoique ce soit il tendit le ballon à sa sœur et lui prit la main pour l'entraîner dehors…

Sa mère les regardait partir…

Une fois dehors, Cédric se mit face à se soeur et de ses doigts essaya ses petites larmes…

« Allez pleures pas… » dit il

« Snif… Mais t'es pas gentil.. tu me dis viens jouer et après tu joues tout seul! » protesta-t elle.

Cédric aimait lorsqu'elle faisait sa bouille de fille en colère… Cette expression furieuse et triste rendait sa sœur trop mignonne…

« Mais non Didine… tu sais bien que tu es ma princesse ! » lui dit il doucement en lui souriant tendrement…

Elle adorait quand son frère l'appelait sa princesse, elle se sentait fière d'être la princesse de Cédric. D'ailleurs comme toute les petites filles de son âge, elle se disait souvent : « Lorsque je serais grande je ferai le métier de princesse ! »

Si tôt Cédric avait il prononcé ces mots magique, qu'elle se remit à sourire de toute ses petites dents… Elle se blottit un instant dans ses bras, puis elle s'éloigna. Elle attrapa le ballon et alla se placer à l'entrée près du petit portail laissant Cédric près de la maison.

« Allez vas-y envois le ballon ! » s'exclama t elle

Cédric ne se fit pas prier… il lui envoya le ballon et elle n'eût pas trop de mal à l'intercepter. Elle le lui renvoya de sa petite force de fillette donc autant dire que Cédric n'eût pas du tout de difficultés à l' attraper tellement il était lent…

Il renvoya la balle bien plus fort et celle-ci passa par-dessus le portail pour aller dans la rue...

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Alain Mancy était chez des amis. C'était l'anniversaire de mariage d'un de ses mais d'enfance et lui et sa famille avait été invités à la fête donnée pour cet événement… Il avait passé toute la journée chez eux à se remémorer le passé... Les bêtises faites dans leur jeunesse jusqu'à leur rencontre respective avec celle qui à présent partageait leur vie…

« Ha ha !! Qui aurait cru à cette époque tu épouserais Aline alors que vous ne vous entendez pas du tout ! » s'exclama Alain.

« D'autant plus qu'Aline était plus que convoitée ! » renchérit sa femme.

« Je me rappelle la fois ou elle t'avais giflé alors que tu lui avais fait une réflexion sur sa tenue vestimentaire… Mémorable ce coup-là…Bravo Aline ! Je crois que ce jour là tu as gagné mon admiration pour toute une vie !! HA HA !

Ta joue était restée rouge durant deux semaines tellement elle n'y était pas allée de main morte… Mais je persiste à dire que tu le méritait mon vieux!! » lança Alain à Philippe.

Alain et Philippe soutenaient qu'ils étaient les meilleurs amis depuis le fœtus et l'histoire étant trop belle pour être contredite, les gens s'en amusait !

« C'est vrai que j'avais un peu exagéré ce jour-là.. » Admit le dit Philippe.

« Un peu !?? » s'exclama Aline sur un ton rempli de reproche…

« Je te signale que tu m'as littéralement traitée de rat de laboratoire en blouse blanche !!! Et tout ça pour quoi, pour épater tes « potes » ! » s'emporta-t elle !

Apparemment cette histoire lui était resté et elle ne l'avait pas oubliée…

« Oh ma chérie, mais c'est du passé ! Et puis je t'ai déjà expliqué que c'était un pari que j'avais stupidement fait avec… » il en hésitait à dire la suite…

« Oui ! Avec cette pimbèche de Vanessa ! Oouuh comme elle m'avait mise hors de moi celle-là.. Excuse moi Liliane je sais que c'était une de tes amies mais elle était vraiment insupportable ! » renchérit Aline.

« Oh mais tu sais.. Elle n'était pas vraiment mon amie, c'est elle qui s'était imposé à moi sans me demander mon avis… Du jour au lendemain je l'ai vu me sourire hypocritement et me faire tout un tas de compliments grotesques dont elle ne pensait pas la moitié ! J'ai fait de mon mieux pour la supporter mais j'ai jamais réussi.. Tu ne le savait pas mais c'est elle qui colportait des ragots sur toi.. D'ailleurs je sais pourquoi elle s'évertuait à ne pas me lâcher d'une semelle : Elle ne supportait pas le fait que je puisse parler si facilement avec le beau Lionel alors qu'elle n'arrivait pas même à attirer un de ces regards !

Puis j'ai cru comprendre qu'elle s'était mise en tête de « chasser » Philippe, mais elle a vite déchanté quand elle a vu qu'il passait tant de temps avec toi... Parce que malgré vos disputes, tout le monde voyait bien que vous passiez le plus clair de votre temps ensemble... » Fit elle en souriant malicieusement.

Ils passèrent encore beaucoup de temps à parler du passé... Ils rirent en s'en faire mal au ventre tellement leurs souvenirs de jeunesse était hilarants… Puis, sonna les 19 heure, et entre autre l'heure de rentrer ! Ils avaient passé la journée entière ensemble. Les autres invités étaient partis depuis longtemps... Il était temps de partir, la route serait longue et la fatigue se faisait déjà sentir. Alain fit la bise à Aline et Philippe et posa alors sa main sur le ventre d'Aline…

« Bon les tourtereaux, Félicitations encore !! Faite nous un beau petit !! Quant à moi je vous dit à la prochaine !! On repassera demain pour la sortie à la plage ! »

« Oui et en attendant repose toi bien Aline… Faut pas nous faire un bébé stréssé ! » dit Liliane en prenant affectueusement la main d'Aline.

« Allez rentrez bien.. et Alain fait attention sur la route ! Ah oui et embrasse ta fille pour moi !!» lança joyeusement Philippe sur le pas de sa porte pendant qu'Aline et lui regardait les Mancy entrer en voiture…

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Amandine ouvrit le portail et s'engouffra dans la rue à la recherche du ballon…

Cédric n'avait pas eut le réflexe d'empêcher sa sœur d'aller sur la route…

« Amandine reviens ici ! Il fait nuit ! On cherchera le ballon demain ! » fit il alors qu'il s'approchait lui aussi de la route.

« Attend je le vois ! Il est pas loin… Je vais le chercher ! » fit elle en se lançant joyeusement vers le ballon qui en réalité était assez loin…

La mère de Cédric était sortie appeler ses enfants pour dîner... Elle s'avança vers Cédric surpris de le voir si près de la route et chercha des yeux sa fille…

« Où est Amandine Cédric ? » fit elle en essayant de la trouver du regard.

« Elle.. euh.. elle est allé cherché le ballon là-bas » fit il en montrant un endroit de la route sur la droite…

Sa mère semblait ne pas voir grand chose mais elle avait l'air fâché et un peu inquiète…

« Cédric tu sais bien que je ne veux pas vous voir jouer près de la route ! C'est dangereux ! Combien de fois faut-il que je te le dise » fit sa mère en s'avançant rapidement vers l'endroit indiqué.

A peine eût t'elle repéré sa fille, qu'elle remarque aussitôt une grosse paire de phare qui s'approchait dangereusement d'Amandine en ne semblant pas la voir… Amandine quant à elle était absorbée par son ballon et ne voyait rien d'autre… Amandine entendit des talons marteler dans son dos… Il y avait aussi quelqu'un qui avait crier son nom… elle n'eût pas le temps de se retourner qu'elle se senti projetée violemment sur le sol…

Cédric était affolé.. Il ne savait que faire.. Il resta un moment immobile.. Il était terrifié… Il courra alors dans la maison et alla chercher son père.

Il était 22 heures à présent... Cédric était assis dans un couloir blanc et l'odeur que dégageait l'endroit n'était pas des plus agréable. Cédric regardait son père parlementé avec des hommes en blouse blanche... Il semblait désemparé.. Il le vit prendre sa tête dans ses mains et cru déceler sur ses joues des larmes silencieuses… Dans la salle en face, un lit. La personne sur ce lit était branchée à un tas d'appareils bizarres dont Cédric ignorait l'utilité… Accroché au lit on pouvait lire sur une fiche : Cécile Sauro - Coma

Amandine ne supportant plus l'atmosphère de cet endroit, se sentait sombrer peu à peu dans la noirceur… Elle voulu crier, bouger, dire quelque chose, mais ne pu que se voir basculer… voir le sol se rapprocher… Et plus rien…

Elle entendit vaguement des gens accourir près d'elle… elle reconnu la voix de son père dire «Aidez-moi S'il…ma fille… perdue connaissance… fi… rou… »

Cela faisait deux mois déjà depuis l'accident…

Cédric voyait des gens... pleins de gens…

Presque tous des étrangers pour lui… Tous vêtu de noirs.. Il défilaient sous ses yeux… Parfois lui disant des mots gentils et parfois l'embrassant…

Mais il n'était pas là, il était ailleurs...

Devant lui se dressait un cercueil... Sur la pierre tombale on pouvait lire :

« Cécile Sauro repose en paix ».

Près de lui Amandine pleurait à se déchirer le cœur...

Lui ne versa pas une larme...

Il repensait, il revoyait, le visage de cet homme, le conducteur, qui contrairement à sa mère s'en était sorti, non sans dommage mais peu importe...

Ses poings se serrèrent lorsqu'il le vit parmis les gens, et surtout lorsqu'il le vit s'approcher de la tombe de sa mère pour y déposer une fleur…

Quel hypocrite !!

Il était tellement furieux qu'il ne su déceler toute la tristesse que cet homme avait dans ses yeux… Il lui jeta un regard assassin !

Voilà pour le prologue..

Liorme.