Je m'excuse d'avance si vous trouvez des fautes, mais ma correctrice n'est pas encore passée derrière moi... TT

Ce texte est très sombre, mais j'espère qu'il vous plaira quand même...

Encore merci à mon pti ange, à ma blonde et à tous ceux qui continuent à me lire !

Cannibale, c'est lors de nos discussions que j'ai trouvé le sujet de ce texte... La fin tu devrais la connaître...


Choix.

Un vent d'hiver, violent et glacial, entraînait les branches des arbres dans une danse folle, donnant un peu de vie à ces géants nus. Aucun nuage ne venait assombrir le ciel, et la lune éclairait les alentours de sa douce lueur argentée, donnant une allure encore plus pâle aux pierres qui se dressaient hors du sol. Ces pierres, de tailles différentes, étaient toutes gravées. Sur certaines, seules des dates apparaissaient, d'autres été suivies du nom et du prénom de la personne enterrée sous la dalle.

Devant l'une de ces pierres tombales, la plus discrète, une jeune femme était agenouillée. Ses longs cheveux noirs flottaient au rythme du vent, fouettant son visage sur lequel coulaient de fines larmes. Elle portait une longue robe noire, sous un châle de même couleur qu'elle avait passé sur ses épaules. Ses mains aux doigts fins étaient agrippées à la pierre, comme si elle pouvait tomber dans un trou imaginaire et que cette pierre était son seul moyen de survie.

Cette jeune femme avait tout ce qu'elle pouvait désirer : ses parents qui l'aimaient étaient les plus riches de la région, c'était une élève brillante qui ne cessaient d'étonner ses professeurs et elle pouvait compter sur ses amis qui répondaient toujours présent au moindre problème.

Tout cela, elle l'aurait donné pour ne pas le perdre, lui.

Ses larmes ne coulaient pas pour l'un de ses parents décédé, ni pour l'un de ses amis. Elle pleurait l'homme qu'elle aimait plus que tout et qui était mort dans un accident de voiture qui devait le ramener auprès d'elle après un long voyage.

Elle caressa avec tendresse les lettres formant le nom de son amour et baissa la tête pour laisser couler ses larmes sur la surface grise et froide. Elle pensait à tout ce qu'avait vécu l'homme qu'elle aimait. Il était tout son opposé : orphelin, il n'avait pas connu ses vrais parents et avait été déplacé de foyer en foyer, vivant dans des conditions de quasi-pauvreté. Il lui avait fallu du temps avant de trouver une certaine stabilité, à la fois familiale, amicale, mais aussi dans ses études. Aucune famille, presque pas d'amis, des conditions de vie difficile… Il avait fini par trouver un bon travail quand la mort l'avait emporté. Il n'avait que 24 ans.

Le ciel s'assombrit soudain. D'énormes nuages noirs apparurent juste au-dessus du cimetière, le plongeant dans une obscurité inquiétante. La jeune femme se redressa légèrement et hurla en apercevant la créature penchée sur la pierre devant elle.

Une longue cape noire, déchirée en plusieurs endroits mais dont la capuche cachait complètement le visage de la créature, flottait autour du maigre corps. L'apparition tenait une faux dans sa main droite qui était entièrement décharnée. C'est d'une voix tremblante, qui vous donnait des frissons, qu'elle s'adressa à la jeune femme :

« Faible créature, Moi, la Mort, suis venue te proposer quelque chose… »

Le cœur de la jeune femme s'était arrêté de battre dans sa poitrine lorsque la créature avait prononcé son nom. La Mort… Elle baissa les yeux, éprouvant une certaine souffrance à la regarder.

« Ta tristesse est si forte, et si sincère, que tu as touché mon Maître. Ce dernier m'envoie pour te proposer quelque chose… quelque chose de très important. Nous pouvons rendre la vie à celui que tu pleures. Mais c'est à toi de décider si tu veux le voir revenir.

- Vous… Vous me le rendriez ? Il serait comme avant ? »

La jeune femme avait croisé les mains contre sa poitrine, elle avait du mal à croire à ce qui lui arrivait, mais l'offre de La Mort avait ravivé la flamme en elle.

« Oui. Exactement comme avant, la même vie, la même personnalité… Comme s'il n'était jamais parti. »

La jeune femme allait accepter, trop heureuse, quant elle se souvint de la vie qu'avait mené celui qu'elle aimait. Alors, elle hésita. Est-ce que lui voulait retrouver cette vie ? N'était-il pas mieux la où il se trouvait ?

Elle porta une main à ses lèvres, hésitante, honteuse…

« Je… je… »


Le 24/06/06

Et vous, pourriez-vous répondre ?