Alors, ça, c'est une histoire dont j'avais écrit deux pages l'année dernière mais que j'avais en projet de continuer uniquement quand j'aurais fini paradiZe et Quand deux vies se croisent. Et vu que cette occasion s'est présentée d'écrire à deux, je lui ai proposé de continuer cette histoire plutôt que celle que j'avais inventée pour l'occasion qui était très nulle selon moi. Tiens, je vais la mettre sur notre page pour que vous la voyiez !7

Taïlinn

Chapitre 1

(Les phrases en italique sont des pensées et non des paroles dites de vive voix)

« Allez, arrête-moi !

- Euh… ok… Alors… Stop, s'il vous plaît

- Qu'est-ce que je t'ai dit ?! Pour imposer une image mentale, tu dois être sûr de toi ! Tu dois penser l'ordre que tu envoies de manière clair et précise ! Regarde, je vais te montrer. Avance vers moi. »

Elle s'exécuta et commença à marcher vers lui.

« STOP ! »

Le mot prononcé par Yuan retentit dans l'esprit de Taïlinn. Mais bizarrement, il n'eut pas l'effet escompté… Taïlinn aurait du se figer sur place et ne plus pouvoir bouger. Pourtant, elle continua à avancer, furieuse, tout en pensant :

« Non mais ! Et s'il te plait, ça t'écorcherait la langue, espèce de débile en tunique ridicule. Je t'en foutrai moi des : STOP ! Tu veux des : STOP ! En voilà : STOP ! »

Alors, elle releva la tête vers lui et vit ses yeux implorants. Elle se souvint alors de sa toute première leçon.

oOo

« L'image mentale qui permet d'empêcher une personne de continuer à avancer est la technique de base des mentalistes. Mais elle peut être une des plus meurtrières. Pour l'utiliser, il faut employer un mot simple et clair qui signifié 'arrêt'. Tu peux utiliser 'arrêt', mais on lui préfère le mot 'stop'.

- Et ça fait quoi ?

- La personne est immobilisée. Et tant que tu ne lèves pas l'ordre, elle reste ainsi.

- Et ça marche tout le temps ?

- Oui, sauf si la personne est plus forte que toi. Dans ce cas, elle peut te renvoyer l'ordre.

- Et donc, c'est moi qui joue les statues.

- Oui, sauf s'il l'amplifie.

- C'est-à-dire ?

- Si tu prononces une fois le mot, tu immobilises la personne. Deux fois, tu la rends en plus muette. Trois fois, tu ralentis en prime ses fonctions vitales. Quatre fois, tu stoppes toutes ses fonctions vitales.

- Ce qui veut dire ?

- Qu'elle crève.

- Ah ok… »

oOo

« Hé merde ! J'ai dit trois fois st… Euh le mot. Donc, si je le redis, y meurt. Et comme ce crétin m'a pas dit quel mot y fallait prononcer pour lever le sort et que ses fonctions vitales sont ralenties, je suis mal barré… Allez concentre-toi ! Euh… Marche ! Parle ! Vie ! Chante ! Vole ! Allez, dois bien y avoir quelque chose qui a marché ! »

Elle observa Yuan qui pouvait effectivement marcher, parler et vivre. Mais il flottait aussi au-dessus du sol et chantait très faux.

« Ouh là ! Je crois que j'ai un peut trop bien réussi… Euh, ne chante plus !

- Merci ! Maintenant, fais-moi redescendre.

- Et le mot magique ?

- Fais-moi descendre tout de suite !!!!!!

- Très bien. Bat des ailes et caquette comme une poule ».

Yuan n'eut d'autre choix que d'obéir et se mit à faire ce que lui avait dit celle qui était censé être une novice.

oOo

Une heure plus tard, elle le laissa redescendre et reprendre le contrôle de son corps.

« Tu es effrayante, Taïlinn…

- Et toi, tu chantes faux.

- Non, je ne plaisante pas. Je sais que tu as un grand potentiel mais tu n'as jamais eu conscience de tes dons et ils sont censés être au niveau zéro. Tu n'aurais jamais du arriver à résister à mon attaque mentale. Tu n'as pas le niveau ! C'est incroyable. En plus, tu peux lancer toutes sortes d'ordres sans utiliser les mots conventionnels.

- Ce qui veut dire ?

- Tu as une telle force mentale que tu n'as pas besoin d'utiliser les mots simples que la plupart des mentalistes utilisent. Faire une phrase entière pour donner un ordre mental est épuisant pour n'importe qui mais toi, tu y arrives en ne t'étant jamais entraîné.

- Ça veut dire que je suis super forte ?

- Oui, ça résume assez bien. Bon, on arrête là pour aujourd'hui. Y'a la vaisselle à faire. Et c'et ton tour aujourd'hui, Taïlinn.

- Non, je refuse ! Va faire la vaisselle ! Hé, pourquoi ça marche pas ?

- Dommage pour toi, tu dois être fatiguée !… Allez, vaisselle ! Et fais le singe.

- Je te hais Yuan ! siffla Taïlinn, tout en agissant comme un singe.

- Mais oui, moi aussi, je t'aime ! »

oOo

Il était déjà tard, mais Yuan ne trouvait pas le sommeil. Rien de bien étonnant, vu la démonstration de force de tout à l'heure. Et la colère était insomniaque…Certes, il avait eu le dessus, mais à quel prix ! A tout juste vingt ans, il était l'un des professeurs mentalistes les plus illustres de sa génération d'incultes écervelés par trop d'avachissement et de rejet des traditions.

Quoi qu'il en fut, il aurait bien aimé trouver les mots adéquats pour remettre à sa place cette adolescente péremptoire de dix-sept ans, quitte à emprunter au sage de la cité un peu de son ancestrale poudre blanche, sobrement appelée cocaïne, pour devenir plus créatif. Mais il savait que cela ne serait pas du goût de son père. Il y avait quatre ans, il avait surpris la grande sœur de Yuan en pleine phase maniaque suite à une consommation cachée et, somme toute, bien excessive de ladite substance qui lui avait valu dix coups de schlague fort effrayants. Yuan décida donc de remettre ses envies d'expériences illicites à plus tard.

Et de toute façon, il lui fallait du neuf ! Mais sa rage était improductive, juste un peu sexuée. Cela lui donna une idée dont l'origine était en dessous de la ceinture. Et si Taïlinn n'était pas consentante, et bien tant pis ! Il allait lui apprendre les « choses de la vie », comme disait sa mère, une femme lettrée et disciple d'Amélie Nothomb, un écrivant qui vivait il y avait de cela cinq siècles et qu'elle citait à tout va.

oOo

En moins de trois minutes, Yuan était arrivé à la porte de l'appartement. Mais il n'eut pas besoin de frapper, la porte était ouverte. Il n'y avait personne, juste des meubles renversés symbolisant une lutte, et deux mots sur les murs écrits en peinture rouge : à bientôt.

Pas de doute : Taïlinn avait été kidnappée.

Yuan couru jusqu'à chez son père, Krichninn, un grand maître mentaliste. Il frappa fort à la porte. Ses parents, qu'il avait réveillés, finirent tout de même par lui ouvrir.

« Non mais tu as vu l'heure ! lança le père en même temps tant qu'une gifle violente.

- Taïlinn a été enlevée, dit Yuan que la « marque d'affection » de son père n'avait pas choqué.

- Je croyais qu'elle était une mentaliste prodige. Elle aurait pu les arrêter. Tu es sûr de toi ? dit le père.

- Cette petite idiote a du paniquer, voilà tout ! Ces parents auraient du l'étrangler à la naissance, elle nous emmerderait pas ! »

Deuxième gifle. Les insultes n'étaient pas plus tolérées que les visites tardives.

« Et puis, intervint la mère, n'oublie pas ce qu'écrivait Amélie Nothomb à ce sujet : c'est une habitude délétère / D'étrangler ceux que l'on préfère. »

Sans commentaire.

« J'en suis sûr, repris Yuan, il était écrit « à bientôt » à la peinture rouge sur le mur de son salon.

Krichninn se glaça.

- Tu as dit rouge? Alors c'est que la guerre a commencé.

- La guerre ? se moqua Yuan. Encore une stupide bataille de vieux cons en toge qui… »

Il réalisa ce qu'il venait de dire et ne put que regarder le pied qui s'abattit dans son ventre.

« Ne dis pas que tu l'as pas cherché, reprit sa mère. »

Yuan ne répondit pas et se dirigea tant bien que mal vers la porte en titubant.

« Tu ne veux pas savoir ce qu'il en est ? demanda son père.

- Rien à foutre de vos petites guerres de clans stupides. Si tu veux aller te faire ouvrir les entrailles sur un champ de bataille, vas-y. Moi, je vais aller récupérer Taïlinn et lui apprendre ce qu'est la vie. Je ne veux plus voir mes amis mourir pour des idéaux stupides. »

Sur ce, il fit comme il put une révérence à ses parents compte tenu de l'état dans lequel il était à présent et ajouta :

« Et allez vous faire mettre, les vioques. »

Son père se jeta sur lui mais Yuan pensa très fort le mot 'barrière' dans son esprit et un mur invisible se leva entre lui et ses parents. Il leur montra son majeur tendue et sortit de la maison. Comme c'était bête que deux des ennemis de Krichninn ait utilisé leurs pouvoirs afin de sceller la maison du père de Yuan. Ils avaient levé une barrière mentale très puissante autour de la maison. Ainsi, sa femme et lui ne pouvaient plus en sortir. Par contre, n'importe qui pouvait entrer chez Krichninn et Kaara. Certes, même enfermé dans leur maison, il conservait leurs pouvoirs mais jamais il n'avait réussi à lever la barrière. Leur vie se résumait depuis lors à supplier pour qu'on les ravitaille en vivres ou à menacer.

D'ailleurs, le père de Yuan ouvrit une fenêtre et cria :

« T'aurais pas un quignon de pain, mon Yu-yu chéri ? »

Yuan lui lança une grosse pierre.

« Va te faire sucer par des chacals en Enfer !!! hurla son père dont les barrières de la bienséance étaient quant à elles, tombées depuis bien longtemps.

« Je n'y manquerai pas, Père ! »

oOo

Yuan partit. En chemin vers on ne sait où, il repensa à ses parents. Même l'histoire de son propre prénom était pleine de mépris. Il aurait du s'appeler Yuann, avec deux 'n' comme le voulait la tradition dans sa famille pour les garçons. Le doublement de la consonne symbolisait la force et la puissance de sa famille. Mais, dès son plus jeune âge, Krichninn avait dégradé son fils en faisant modifier son prénom en Yuan. Selon son père, il se serait jamais un grand mentaliste.

« Pas un grand mentaliste ? Et qui a la charge du petit prodige ? Et qui a aidé Korst à lever la fameuse barrière autour des deux démons ? Enfin bon, mes vieux ne sont plus un problème, maintenant ! C'est pas toi qui me diras le contraire, Korst, petit tas de poussière que tu es devenu… »

C'est ainsi qu'il chemina en se rappelant ses événements douloureux, dans tous les sens du terme, qui avaient jalonnés sa vie.

oOo

« Allez Iccs ! Tu peux le faire !!! T'es un mentaliste, oui ou merde ?

- Hé ho, on se calme, l'excité ! Je viens de découvrir que j'avais des pouvoirs, alors, je les contrôle pas ! Tu pourrais finir en tas de cendres si je m'énerve !

- Oh, j'ai peur. Allez, utilise tes putains de pouvoirs et ouvre-moi la porte de ce château. T'as bien réussi à endormir les gardes alors, une porte, ça devrait pas être bien dur ! »

Iccs se concentra. Il imagina la porte qui s'ouvrait. Il l'imagina très fort, y crut très fort… Rien.

« Tu sais, Maad, je crois que ça marche plus. Je dois être cassé.
- Et mon cul, c'est du poulet basquaise ??!! Tu vas voir si t'es cassé ! ».

Tout en disant ça, il mit ses mains en porte-voix et cria :

« Oh hé, du château !!! Viens nous ouvrir ! Mon ami n'arrive pas à utiliser ses pouvoirs et on voudrait bien venir voler tout ce que vous avez. »

Là, Iccs paniqua.

« Merde, merde, merde ! Y fait ça pour déclencher mes pouvoirs sous l'effet de la peur !!! Mais j'y arrive pas. Allez, porte : ouvrir ! »

Rien ne se passa.

« Merde, merde, merde ! Comment ça marche ce putain de pouvoir ?! »

Il tendit les mains en mimant un mouvement d'ouverture. Toujours rien.

« Mais ouvre-toi ! Allez ! PORTE !!! OUVERTURE !!!! OUVERTURE !!!! EXPLOSION !!!! »

Les mains toujours tendues, il vit des rainures se former sur la porte. Le métal se veina de rouge comme s'il était chauffé à blanc. Les rainures prirent de l'ampleur jusqu'à recouvrir toute la porte.

« Qu'est-ce t'as branlé, grosse nouille ? l'engueula Maad.

- Ben, j'ai juste dit « porte explosion ». Comme « porte ouverture », ça marchait pas…

- On se barre ! La porte va vraiment exploser. Et après on va se faire arrêter… Et si tu fais exploser les gens de la Milice par mégarde, on est foutus. Vite, court !!!! »

Il n'eurent pas beaucoup à courir car le souffle de l'explosion les fit décoller.

oOo

Ils heurtèrent violement le sol, derrière un buisson.

« On a eu chaud, Maad ! »

Pas de réponse.

« Hé Maad, t'es mort ? »

Il se retourna. Maad était grièvement brûlé.

« Désolé, Iccs. On pourra pas aller voler le palais de l'Empereur tous les deux.

- Pourquoi tu dis, ça ?

- Parce que… Mais je te fais confiance. Tu y arriveras tout seul. Je crois que j'ai compris comment marche ton pouvoir : il se canalise dans tes mains et pour ça, il faut que tu penses avec des mots ce que tu veux faire. C'est tout ce que j'ai pu comprendre. A toi de faire le reste ! »

Maad leva sa main et forma avec ses doigts le 'V' de la victoire, leur signe à eux pour dire que tout irait bien. Puis sa main tomba. Iccs fit à son tour le V puis ferma les yeux de son ami. Comme ils se l'étaient jurés, il ne pleurerait pas. Il le prit dans ses bras et partit.

oOo

Le lendemain matin, Yuan se réveilla avec un mal de crâne dont il ne comprenait pas l'origine. Mais la mémoire lui revint vite : une bouteille vide de ce que sa toxicomane de sœur aurait appelé « whisky du pauvre » trônait sur sa table de nuit. Il n'avait cependant aucun souvenir de la fin de la soirée de la veille, ce qui ne l'empêchait pas de conclure que la seule solution à ses douleurs serait la prise d'une dose massive de médicaments. Et si ces derniers pouvaient aussi soulager les nausées qui venaient d'apparaître, tout irait pour le mieux.

Après un passage par la salle de bain, et par les toilettes où il put se vider par voie orale des excédants alcoolisés de la veille, Yuan se déclara fin près pour une promenade en ville. Cela ne pourrait que rafraîchir ses pensées et, mais cela lui semblait peu probable, l'aider à comprendre les raisons de l'enlèvement de Taïlinn. La pauvre fille devait subir en ces heures un châtiment sans nom pour une cause guerrière certainement absurde provoquée par une bande de vieillards séniles. Et dire qu'il voulait abuser d'elle hier soir ! Quel goujat il était ! D'autant plus que pour ce genre de chose, il n'avait qu'à demander à sa sœur, Gling-Gló, de lui présenter une de ses filles qu'elle côtoyait dans des endroits malfamés et qui ne demandait rien d'autre que de longues nuits d'acte sexuel. Tout ceci le motiva à finir sa ballade chez sa sœur, qu'il n'avait pas vue depuis une semaine.

oOo

Une fois devant chez elle, Yuan ne ressentit pas le besoin de frapper avant d'entrer. Il ouvrit donc brutalement la porte, ce qui fit sursauter Gling-Gló. Elle fut tellement surprise par cette visite impromptue qu'elle ne put s'empêcher de crier :

« Ça n'est pas moi, ça n'est pas ce que tu crois, je n'ai rien pris et ça n'était pas de la coke ! »

Elle se rendit vite compte qu'en face d'elle se tenait son frère, et non son père, dont elle craignait les excès de violences dont elle avait toujours été la cible privilégiée. Krichninn l'avait toujours considérée comme une moins que rien, au point de la baptiser Gling-Gló, car il considérait qu'elle avait le Q.I. d'une cloche.

Yuan se décida, pour entrée en matière, à utiliser une de ses boutades favorites:

« T'as de la poudre blanche sur le nez ! »

Et, bien que cela fut totalement faux, sa sœur se frotta compulsivement le nez.

« Qu'est-ce que t'es con ! soupira-t-elle. Tu veux quoi ?

- Ben… discuter un peu… J'ai une de ces gueules de bois… ajouta-t-il.

- J'ai des pilules formidables si tu veux…

- Non, sans façon, dit-il d'un air effrayé qui en sous-entendait long sur les horreurs qu'il pensait trouver dans ces médications étranges. En fait, je voulais te parler d'un truc de fou qui s'est passé hier soir.

- Tu veux parler de l'explosion de la porte du château ?

- Sans blague ??

- T'es pas au courant ? Les gens parlent que de ça aujourd'hui. Y a eu 5 morts. La Milice cherche les responsables. 'Sont pas prêts de trouver, crois-moi !

- Ok. Mais je suis pas venu pour ça. Hier… »

Un homme, qui n'avait visiblement lui non plus pas appris les bonnes manières, entra sans frapper et les interrompit.

« Vous êtes les enfants de Krichninn ? Prononça-t-il d'une voix grave et monocorde.

- Oui, murmura Gling-Gló.

- Alors dites à votre père de ramener la Pierre au temple s'il veut voir Taïlinn vivante. Il comprendra. Oh, une dernière chose. »

La suite n'était pas verbale, mais physique. En effet, l'inconnu mis une droite ravageuse à Yuan, qui n'avait rien vu venir. Il s'écroula par terre.

oOo

L'homme partit ensuite, sans plus d'explications. Gling-Gló tira son frère inconscient jusqu'à son lit. Là, elle fouilla dans la table de nuit à côté du lit et sortit un petit flacon avec une substance jaune. Elle l'ouvrit et l'approcha des narines de son frère. L'effet fut instantané. Il toussa violemment et ouvrit les yeux.

« Putain, ça pue ! Tu t'es encore oubliée dans tes brailles, Gling-Gló ?

- Ta gueule ! Respecte un peu ta grande sœur ! C'était un de mes remèdes secrets ! Ça marche très bien quand je veux réveiller une de mes amies camées qui fait un bad trip.

- Tu m'as drogué ? Tu vas me le payer !!! cria-t-il en commençant à rassembler ses pouvoirs.

- T'excites pas ! C'est juste de l'essence naturelle d'urine de yack. Y parait que ça peut réveiller un mort !

- De l'urine ? J'ai envie de vomir…

- Oh, pauv' p'tit chou à sa maman !

- Ne me parle pas de ses bâtards ! s'emporta-t-il en essayant à nouveau de rassembler ses pouvoirs. »

Cependant, comme une minute auparavant, il se rendit compte qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas.

« Qu'est-ce qui ne va pas, Yu-yu ? Tu te rends compte que tu agis exactement comme Papa et Maman en utilisant tes pouvoirs sur les autres pour calmer ta colère ?

- Je peux plus utiliser mes pouvoirs.

- Hein ? Tu crois que c'est…

- Ton urine de yack ? Non, je pense plutôt que c'est ce gars qui m'a frappé. Il doit pouvoir concentrer son pouvoir dans ses mains. Et il a du l'utiliser pour brider mes pouvoirs. »

Comme l'expliqua ensuite Yuan, la personne qui leur avait ordonné de dire à Krichninn de ramener la « pierre » au temple, devait être quelqu'un de très puissant pour avir réussi à brider les pouvoirs du jeune homme en une seule attaque. Car Yuan était quelqu'un de très puissant. Moins que Taïlinn, certes, mais puissant quand même. Il était donc surprenant que cet homme ait pu réaliser un tel acte si facilement.

Gling-Gló émit l'hypothèse que cette personne ou ceux qui avaient envoyé cette personne ne les connaissait peut-être pas très bien. En effet, la brute avait demandé à ce que Krichninn ramène cette pierre au temple, ce qui sous-entendrait qu'il ignorait que leur père ne pouvait plus sortir de chez lui.

Yuan n'étais pas d'accord avec elle. Selon lui, il avait probablement uniquement évoqué Krichninn car c'était lui qui avait volé cette pierre à la base. Et ceux qui l'avaient envoyé (car il y avait forcément quelqu'un au-dessus de celui qui avait frappé Yuan ; les puissants ne se déplaçaient jamais en personne et envoyaient toujours des sous-fifres, c'était bien connu) savait pertinemment que Krichninn ne pourrait jamais ramener cette pierre lui-même. Il comptait donc sur Yuan (ou sa sœur… Non, plutôt sur Yuan…) pour la ramener à sa place.

Oui, tout faisait sens… Pour être sûr que l'objet leur revienne, ils avaient enlevé Taïlinn et envoyé quelqu'un vers Yuan afin de lui dire qu'il ne reverrait jamais sa protégée s'il ne ramenait pas la pierre. Et l'évocation vaseuse de leur père n'avait pour but que de brouiller un peu les pistes afin qu'il ne comprenne pas leur façon de penser. Mais Yuan s'y connaissait en matière de plans. Il en avait vu d'autres. Et des meilleurs.

Mais il dut néanmoins admettre que dans l'état actuel des choses, ils étaient sûres du retour de leur précieuse pierre et ne craignait pas de représailles de la part de Yuan qui était à présent inoffensif, tant sur le plan de ses pouvoirs que sur le plan émotionnel.

« On va chez Krichninn ! ordonna Yuan.

- On ?

- Oui, toi, tu as encore tes pouvoirs. Même si t'es une bonne à rien, je pourrai avoir besoin de toi.

- Débrouille-toi tout seul.

- Je t'achèterai de la coke de premier choix si tu viens avec moi.

- Je fais mon sac et j'arrive ! »

TBC

Voilà, c'est fini pour cette fois ! Cette histoire est dépendante de notre motivation à tous les deux ! De plus, on a nos propres histoires chacun de notre côté donc, on ne vit pas que pour les deux histoires qu'on écrit à deux. Alors, ne hurlez pas si on ne met pas la suite tout de suite, on fait ce qu'on peut !

Miguel

oOo

Et un chapitre, un !

Bon l'important, outre le fait qu'on a pris du plaisir à écrire cette histoire, c'est de savoir ce que vous en pensez!!!! Voilà... Perso, ce que j'aime beaucoup, c'est tout faire partir en live, avec toujours de la drogue, du sexe, de la maltraitance et de l'alcool lol ! Je trouve ça fun!

Bon pour la suite on se dépêche, promis... Et puis on va mettre en ligne la deuxième histoire à deux mains, alors bon...

A ciao !

REYkjavik