Au loin, là…

Chapitre 4

Et le lendemain. Dans un restaurant chinois, rempli. Azazel prenait des risques, surtout celui de sortir en public en compagnie de Beau. C'est une généralité avec les monstres. Le pouvoir les rend imprudents. Mais Beau n'en avait que faire. Une tristesse dans le regard, la gorge nouée, les larmes dans la tête, tout le temps, à en perdre le goût de vivre, oui, il était déjà loin, plus rien ne valait la peine, tout était si loin, trop, le cœur avait disparu sous une montagne de souffrance imposante et impassible imposée par un destin manipulé par l'horreur, cette horreur qui ne rit que du malheur, ce malheur là, pour l'éternité. Azazel de dévorer quand sa victime picorait ; les plats se suivaient et se ressemblaient, et Beau n'y voyait même plus une nausée qui aurait été bien trop violente pour un mourant de l'esprit.
Un homme dans un imperméable. Emmitouflé. Il passa près de la table de Beau et Azazel, sembla être bousculé par une grosse femme et son conjoint, vacilla, se rattrapa de toutes ses forces contre l'épaule d'Azazel.

« Aïe ! cria Azazel.

- Pardon… Heu… Je… Désolé…, balbutia l'homme, avec un geste de la main montrant sa confusion. »

Son visage était presque totalement caché par son vêtement. Et déjà, il était repartit, en direction de la sortie. Et déjà, il était dehors, loin.
« Putain, mais c'est qu'il m'a fait mal, ce con ! Reprit Azazel en se massant le haut du bras, le visage crispé. Vraiment mal, en fait. J'ai…
Et soudain, la voix se coupa, la sueur sur le front, beaucoup, la peau devint extrêmement blanche. Et la tête s'effondra dans l'assiette. Azazel. Mort.

oOo

Quelques heures plus tard. Beau sortit du commissariat de Bronx. Il avait réussi à se tirer d'affaire. Il avait fait croire aux forces de l'ordre que son tortionnaire était en fait un rencontre d'un soir, et qu'il ne savait que son prénom, John. Et les policiers ne furent pas étonnés de découvrir que selon sa carte d'identité, il était en réalité Sean Crafford. Ces derniers supposèrent que le défunt lui avait simplement mentit. Et non, il n'en savait pas plus, rien. Et la police de se préoccuper de l'identité du poison, introuvable, qu'on lui avait injecté en intramusculaire. Sean était la quinzième victime en trois mois, sans aucun rapport avec les autres. Il y avait même eu un enfant une fois. Et bien sûr, aucune trace du tueur à l'imperméable.

Beau décida de marcher jusqu'à chez lui. Ce n'était pas à côté, il fallait passer dans des rues mal fréquentées, mais il s'en fichait. Totalement. Il avançait depuis cinq minutes, regardant le sol, quand une voix, celle d'un homme adossé contre le mur d'un immeuble en ruine, l'interpella.
« Vous vous en êtes plutôt bien tiré, dit l'inconnu.
- Vous ! Hurla Beau, mais pas très fort, consterné par cette rencontre.
- Et oui. Encore moi.
- Comment avez-vous fait ça ?
- Vous êtes bien curieux. Un poison en intramusculaire, la police ne vous l'a pas dit ? Mais pour son nom, ne cherchez pas. Il n'a aucun intérêt pour vous. Sachez simplement que j'en ai toujours deux seringues dans ma poche.
- Soit. Mais pourquoi lui ? Vous saviez qui il était vraiment ?
- Vaguement. Mes employeurs du moment m'ont juste donné son signalement. Je ne suis pas regardant quant aux victimes, pourvu que l'argent soit là.
- J'avais entendu dire, dit Beau, qui en sous-entendait long quant au meurtre forcément atroce de l'enfant dont il avait entendu parlé quelques heures plus tôt.
- Et bien, qu'attendez-vous pour me remercier ? Reprit l'homme.
- Vous remercier ? Vous êtes fou ou quoi ?
- Parfaitement. Grâce à moi, vous êtes débarrassé de votre bourreau, et en plus vous êtes lavé de tout soupçon.
- Je vois que vous êtes bien renseigné. Alors vous devez savoir que les autres membres de God's Hand me retrouveront sans peine. Votre geste, qui je suppose n'était pas animé par une quelconque compassion à mon égard, n'a donc servi à rien en ce qui me concerne.
- Vous avez raison.
- Et puis de toute façon je m'en fiche.
- Ne jouez pas à ce jeu là avec moi.
- Pardon ?
- Je sais tout à votre sujet.
- Je ne vois pas de quoi…
- Vous n'avez pas le SIDA. »

Beau en resta sans voix. L'homme reprit.
« Vous vous demandez sans doute comment je l'ai appris, mais cela n'a aucune importance. Le fait est que je sais. L'histoire est simple. Quand vous avez réalisé le dépistage exigé par l'organisation, vous avez appris à votre plus grand étonnement que votre test était négatif. Vous en avez déduit que vos tortionnaires vous avez injecté par erreur du sang non contaminé. Évidemment, vous avez eu la présence d'esprit de truquer votre feuille de résultat afin de leur faire croire que vous étiez malade. Heureusement pour vous, ils ne vous imposent pas vos victimes et ne cherchent même pas à connaître leur identité, et donc à vérifier si vous leur passez la maladie. Ils supposent que vous contaminez tous vos partenaires, alors que ce n'est évidemment pas le cas, ce qui prouve que la vanité provoquée par l'illusion de pouvoir rend stupide. Vous allez même jusqu'à pousser le vice en mettant des préservatifs ! »
Long silence.
« Ne vous inquiétez pas, reprit l'homme, je n'ai pas l'intention de vous dénoncer. Et tant qu'aucun de nous deux ne leur dit rien, ils n'en sauront jamais rien. Vous pouvez dormir tranquille. Sur ce, je vous laisse. On se reverra. »
Et il partit, laissant Beau sonné face aux découvertes que ce tueur avait faites sur lui.

oOo

Mon nom de code est IceStar. Je suis un tueur. Cela fait bien longtemps déjà. Je suis un solitaire. Ma réputation est immense et je ne ratte jamais ma cible. La vie m'est d'un terrible ennuie, mais je fais avec, l'arme à la main. Je n'ai pas de pitié, pas de remords. Tout est bon tant qu'on me paye, et bien. Jeunes, vieux, hommes, femmes, blancs, noirs, riches, pauvres. Ce ne sont que des ombres vagues sans aucun intérêt. Depuis quelques mois, j'ai un nouvel instrument délétère ; un poison que même la police n'arrive pas à identifier. Ils ne me retrouveront jamais. Je vais, au gré du vent, là où le meurtre m'appelle, là où mes employeurs m'envoient. Et je me faufile, personne ne peut me voir. Je suis l'homme à l'imperméable, et personne ne pourra m'arrêter.

oOo

Le lendemain matin, Beau fut réveillé par le téléphone. Il avait un mal de crâne atroce qui attribuait à juste titre au litre de Vodka qui avait consommé hier soir en rentrant chez lui. Il attendit un long moment avant de décrocher.
« Bonjour, Beau, dit la voix au bout du fil. Tu n'espérais pas te débarrasser de nous, tout de même ?
- Je n'avait pas cet espoir, en effet, soupira Beau. Que me voulez-vous, membre de God's Hand de mes deux ? »

- The Dancer, ce soir à 23h00. Milano à très envie de te troncher. Et n'essaie plus de nous insulter de la sorte, ou tu finiras dans une poubelle. Tu n'es rien. »

oOo

Quand on travaille pour God's Hand, c'est à la vie, à la mort. Plus souvent à la mort qu'à la vie et ce, pour diverses raisons. Ce soir, après lui avoir défoncé le cul, Milano déciderait peut-être de le prendre « sous un aile », pour des jeux plus sanglants. Quand il était énervé, il le faisait savoir.

Beau ne découvrirait peut-être jamais qui avait tué Ray. C'est avec cette pensée qu'il se rendit au Dancer. Il passa par nombre de rues glauques pour arriver là-bas. A environ deux cents mètres du bar, une voix s'éleva :

« Ne va pas plus loin. Et ne tente rien de stupide. »

Une présence se rapprocha. Beau sentit une main commencer à le souiller. Puis il sentit une aiguille se planter dans son cou.

« Un sérum de vérité. Ne t'inquiète pas. Personne n'a payé pour que je te fasse disparaître. On va juste voir si le Destin est de ton côté. Maintenant, avance droit devant toi. Si tu essaies de te retourner pour vérifier qui je suis, on ne retrouvera même pas tes cendres. »

Beau reprit sa route. Encore ce IceStar. Qui d'autre ?

oOo

Tanya dansait ce soir. Au moment où elle enlevait son soutien-gorge, on lui fit signe de descendre de la « scène ». Le molosse qui l'avait gentiment agrippé par le bras et jeté en bas de la scène l'amena devant Milano. Quiconque travaillait de près ou de loin avec Milano savait qu'on ne le voyait que quand on allait mourir… Ou quand il voulait s'amuser.

« Bonjour Tanya, commença-t-il en lui caressant les cheveux. Ce soir, tu vas t'occuper d'un client. »

Il s'écarta et lui présenta Beau. Elle se dit que ce n'était pas si mal. Un bel homme. Dans les trente-cinq ans. Il avait l'air gentil. Mais des fois, les gueules d'ange aimaient bien vous humilier… Milano les emmena dans son bureau.

« Il va te faire l'amour comme jamais, chérie. Il a le SIDA comme toi, alors, tu n'as rien à craindre, à part une légère surcontamination ? Oh mais oui, c'est vrai. Tu n'as pas le SIDA. Il semblerait qu'on est un agent double qui travaille à la fois dans nos rangs et pour le FBI. Et d'après ses aveux avant que je ne le découpe, il aurait échangé certaines éprouvettes de sang contaminé dans l'espoir de rallier à sa cause d'autres personnes. »

Il fit un signe et son homme de main ouvrit un placard. Un corps… Ou tout du moins, un morceau mutilé de corps tomba mollement sur le sol.

« C'est grâce à lui que tu es en vie. Jarod Harper, de son vrai nom. Et c'est à cause de toi qu'il est mort. Tu l'as tué, Tanya. Et maintenant, je vais te donner ta récompense. »

Milano ordonna à Beau de la sodomiser, afin d'en faire une vrai disciple de God's Hand. Il les fit retourner dans la salle de spectacle et Beau s'exécuta, au milieu des autres filles de joie et des clients qui ne manquèrent pas de se masturber devant ce touchant spectacle.

Tanya voulait juste gagner de l'argent facilement. Elle n'avait aucun projet professionnel. Elle voulait gagner sa vie sans trop se forcer. Alors, se cambrer de temps en temps, elle n'était pas contre. Mais elle n'aurait jamais imaginé ça…

oOo

Beau rentra chez lui à deux heures du matin, après avoir satisfait Milano. Et détruit Tanya psychologiquement. Il était à peu près sûr de ne pas lui avoir refilé le SIDA. Il avait fait l'amour avec beaucoup de personnes pour le « bien » de ses patrons, qui qu'ils soient, mais il s'était protégé. Il risquait sa vie en faisant ça car, si God's Hand découvrait cela, ils le tueraient. En y pensant, il se demandait comment ils avaient pu ne pas s'en rendre compte…

Tout en réfléchissant à cela, il buvait. Il espérait que l'alcool le nettoierait, en brûlant ce corps qui était le sien de l'intérieur.

A quatre heures, il reçut un coup de fil.

« Quoi ? lança-t-il en décrochant.

- C'est comme ça que tu salues tes amis ?

- Qui êtes-vous ?

- Comment était mon sérum de vérité ? Il semblerait que tu t'en sois bien tiré. Tu n'as pas trop eu à parler ce soir. Mais dis-moi, comment fais-tu pour t'en tirer à chaque fois ?

- Tu vas me le dire, cracha Beau.

- D'abord, sache qu'il y en a trois comme toi, qui n'ont pas reçu le don. Le troisième reste un mystère, même pour moi. Un chanceux, en somme. La deuxième n'est plus un problème. Et il y a toi. Et toutes ces victimes que tu as faites.

- C'est un mauvais jeu de mots ?

- Oh, ne crois pas ça. Je te suis depuis longtemps, Beau. J'ai fait en sorte que bon nombre de tes victimes tombent bien malades. Mais pas toutes. Juste assez pour que ça semble naturel. Un séropo qui baise sans capote et qui jouit dans le cul de ses victimes, c'est quoi ? Quatre-vingt dix pour cent de chances de contaminer ses victimes ? Mais bon, ne t'en fais pas, Tanya est séropositive maintenant. »

Beau arracha le téléphone de maison et le jeta contre un mur. Quelques minutes plus tard, il reçut un texto sur son portable. Beau dut le lire, au cas où ce soit God's Hand.

« ILS savent que vous êtes trois. Mais ils ne savent pas qui vous êtes. Et je compte bien te protéger. Parce qu'on m'a payé pour ça. »

oOo

Une bouteille de Vodka plus tard. Elle ne vous laisse jamais tomber, elle. Toujours là, fidèle à l'appel, toisant le moindre espace dans le cerveau pour déceler le moment où elle peut agir et lancer son armée de fausse consolation, à l'ombre du vice qu'elle suggère en toute impunité. Mais la souffrance reste la même, juste réchauffée. Pour mieux se refroidir, vite, trop. Et Beau avait bien compris tout cela. Oui.

Très bien compris.

Et pour l'heure, il n'avait plus rien. Il cherchait toujours un nom qui semblait se perdre dans un infini d'oubli et de désolation, où la mort ne cessait jamais de vous sourire.
Et aucune solution.

Mais se ressaisir, vite. Oublier tout ça. Prendre un Valium. Non. Garder les idées claires. Réfléchir. Penser à Ray, refouler la nausée qui monte à cause de l'alcool et de la tristesse. Se calmer, surtout. Et la lumière dans l'esprit, tout d'un coup. L'homme à l'imperméable. Puisqu'il semblait tout savoir, il aurait peut-être ce nom, celui qui a tué Ray. Oui. Il venait d'envoyer un sms, donc Beau avait son numéro. Mais, surprise ! Le numéro qui était inscrit : erreur du système. Le tueur avait donc trouvé une parade pour rester anonyme. C'était assez logique. Cependant Beau devait lui parler, lui dire toutes ces choses, lui poser les questions, les bonnes questions, et alors l'espoir renaîtrait. Mais comment le revoir ? Et où ?
Alors Beau sortit de l'appartement. Il partit acheter une bombe de peinture, bleue – son instinct avait parlé pour la couleur, il savait que c'était la bonne. Il ne restait plus qu'à se rendre vers le restaurant chinois de l'autre jour, et d'y inscrire sur un mur tout proche : « ô, délétère imperméable, viendras-tu me voir pour me refaire des révélations ce soir, au même endroit et à la même heure que l'autre fois ? »
Il ne signa pas. Personne ne lui prêta attention, les habitants du quartier devaient être habitués à bien pire.

Une boule commença à lui nouer le ventre. Soit le message était trop explicite, et la police comprendrait trop de chose - ce qui serait catastrophique. Soit le message était trop flou, ou alors l'homme ne le lirait peut-être pas, après tout rien ne l'obligeait à passer par-là -ce qui serait pire encore; Mais Beau voulait y croire, c'était tout ce qu'il lui restait. Alors ce soir, il serait à l'endroit convenu, et il attendrait.

oOo

Et le soir, donc. Beau désespérait, car il était seul. Il ne croyait plus, quand soudain il le vit, et c'était comme de la lumière dans son cœur, un rêve, minuscule, mais tellement immense en même temps.

« Vous… lança Beau.
- Quel culot, c'est vous qui m'avez invité ! Alors ne prends pas cet air surpris, il ne te sied pas.
- Certes. Venons en aux faits, veux-tu ?
- Soit. Pour Tanya, je m'excuse. Mais rassure-toi : sa séropositivité te contrariant, j'ai pensé qu'il était de bon ton de la supprimé avant que les ravages de la maladie ne la défigure.
- Espèce d'ordure !
- En définitive, cet air vulgaire ne te sied pas non plus.
- Tu me dégoûtes. Mais ce n'est pas cela qui m'amène ici. Dis-moi qui a tué Ray.
- Tu en as mis du temps à me poser la question !
- Donc tu sais qui en est l'auteur !
- Oui, mais ce n'est pas important. Ce qui l'est est de savoir si je vais te révéler son identité.
- Oh, tu vas le faire, sinon…
- Sinon quoi ? Tu vas me tuer ? Alors tu resteras dans l'ignorance. Donne-moi une bonne raison de te dire toute la vérité.
- Je n'en ai qu'une : ma vie ne pourra redémarrer que lorsque je saurais qui l'a tué. Alors aide-moi.
- Tu me parles mieux tout d'un coup, hein ? Mais je ne te dirais rien. D'ailleurs, tu ferais mieux de chercher quels sont les plus grands remerciements islandais.
- Quoi ?
- J'ai horreur de répéter. Bon courage. »

Et en une seconde il avait tourné les talons, laissant Beau seul devant cette énigme qui ne le rassurait en rien.

oOo

Il y pensa toute la nuit. Son esprit était tellement confus qu'il en parlait tout seul.
« De longs remerciements islandais… Je sais simplement que dans cette langue « merci » se dit « takk ». Rien de plus. »

Et soudain, ce fut comme un engrenage dans sa tête. Il aimait beaucoup un groupe de ce pays dont le dernier album s'appelait Takk…. Et la chanson la plus longue du disque – plus de dix minutes – portait le nom de… Milanó ! Comme le tueur de God's Hand ! Cela ne pouvait être une coïncidence. Et pour la première fois depuis longtemps, Beau se dit qu'il allait enfin réussir à rendre justice à son grand amour disparu.

TBC…

Les fidèles de Jessica Blandy (qui doivent pleurer la fin de la série) auront reconnu en IceStar le personnage d'Edie Cox, la tueuse au service de Missie Lizzie dans le dernier volume... Quoi qu'il en soit, bonne lecture à tous, et please, R&R !!!!!

oOo

Et vas-y, je te lâche une moitié de révélation et démerde-toi !!!! Lol, je suis pas en colère du tout, c'est juste que je veux pas raconter de bêtises sur cette chanson qu'il évoque et sur les paroles(et qui existe vraiment d'après un certain logiciel dont l'avatar est un âne fou !) et que je connais pas du tout ce groupe : Sigur Ros donc, je suis dans la mé-merde !!

Arf… C'est dur d'écrire cette histoire !!!! Mais bon, comme je ne cesse de le répéter, c'est extrêmement intéressant et enrichissant ! En plus, ça faisait longtemps que je voulais écrire une histoire dans ce style, sans jamais y arriver. Je dérivais toujours sur les thèmes qui me sont chers, à savoir, entrecouper les moments les plus sérieux par des phases de sérieux délire ! Là, les contraintes du genre m'obligent à me cantonner à ce style, qui, même s'il n'est pas le mien, me plait assez !

A dans un moment, parce que mon emploi du temps, et aussi celui d'Hubert, je suppose, nous empêche d'être aussi productif que pendant l'été !

Miguel