04- Même pas un morceau de papier…

La Française resta interdite un instant, s'attendant à tout sauf à ce que Katsuo l'invite à entrer. Elle prit une profonde inspiration, réunit tout son courage et poussa la porte qui menait au jardin de la demeure.

L'endroit avait certainement été très beau et agréable autrefois, mais il ne ressemblait plus en rien à l'un de ces délicats jardins qu'elle se plaisait à visiter lorsqu'elle était au pays du Soleil Levant. Non. A vrai dire cet amas de verdure poussant au hasard, par caprice du temps, ressemblait davantage à une reconstitution de la jungle équatoriale qu'à un jardin japonais. Elle essaya de se concentrer sur le dallage de pierres posées au sol, et finit par voir se détacher devant ses yeux la silhouette massive de la maison, la porte principale entr'ouverte. Elle tenta de reprendre son calme tout en approchant du bâtiment, déposa ses chaussures à l'entrée et referma la porte derrière elle avant de demander le plus poliment possible :

« Nikarii-san, où puis-je… ?

-Je suis dans le salon, et je n'ai pas l'après midi devant moi, pressez-vous. »

Alors les rumeurs quant au caractère de cochon mal luné du grand Nikarii Katsuo étaient bel et bien fondées, pensa Alice, en se disant que non, décidément, elle aurait mieux fait de mettre ce fichu bracelet aux enchères sur internet. Elle se dirigea néanmoins vers la pièce d'où la voix semblait être provenue, et elle finit par déboucher dans un salon à l'ambiance malsaine, où des bouteilles vides gisaient au sol, près d'autres déchets divers. Elle vit un homme assis dans le canapé miteux face à l'écran de télévision, lequel semblait programmé pour diffuser toutes les émissions les plus abrutissantes et insipides de toutes les chaînes nippones. La seule chose qui tranchait dans l'intérieur misérable de la pièce était une belle guitare acoustique de bois noir luisant, mais à laquelle il manquait une corde. Il fallut à Alice un moment à scruter le visage pour reconnaître sous la barbe qui n'avait pas été rasée depuis de nombreuses semaines et les longs cheveux totalement négligés celui qui avait été son idole. La vision lui causa un choc, mais elle fit comme si de rien n'était et s'approcha de l'homme, qu'elle salua, avant de déclarer :

« Je suis Française, comme je vous l'ai déjà dit, et il se trouve que j'ai assisté à votre dernier concert, celui où…

-…

-Enfin, le concert…

-Celui ou Setsuna a claqué sur scène. Je ne suis ni amnésique ni sénile. En bref, voulez-vous ?

-Je… Euh… Bien. J'étais au premier rang, et lorsqu'il m'a serré la main, j'ai senti un objet métallique tomber dans ma paume, un bracelet de Setsuna, et je pensais qu'il vous revenait de droit.

-Très gentil à vous. Mettez-le sur la table et quittez cet endroit.

-Avant de partir, je… J'aime beaucoup ce que vous faisiez, et-ce que je pourrais avoir un autographe ? »

Cette fois, ce fut le japonais qui se figea pour un instant. Qui était cette fille pour oser lui demander un autographe ? Ils étaient dépassés, ils étaient morts, et cette gamine d'occidentale le suppliait presque de poser un gribouillage de sa main sur un bout de papier ? Il lui lança un regard noir, et déclara qu'il ne signait plus d'autographes. Il sentit quelque chose vibrer, quelque part en lui, sans savoir exactement si c'était de plaisir ou d'amertume, quand il vit une ombre se lever sur les yeux verts d'Alice, qu'elle baissa la tête, acceptant l'invitation insinuée mais pressante à quitter les lieux, et tourna les talons après une dernière salutation policée.

Une fois certain qu'elle fut dehors, Katsuo se leva et se dirigea vers la table où l'occidentale avait déposé l'écrin, et se décida après un temps d'hésitation à l'ouvrir. La vue du bracelet fit remonter à sa mémoire nombre de souvenirs douloureux. Il aurait du s'en douter, c'était toujours ceux qui revenaient les premiers… Il finit par refermer le coffret et l'abandonner là, sur cette table basse, au milieu des déchets, avant de se concentrer de nouveau sur la bouteille la plus proche.


Alice vida son sac pour la troisième fois en moins d'un quart d'heure. Ce billet d'avion était bien quelque part… Il était nécessaire qu'il soit quelque part ! Si elle l'avait perdu, elle… Non, non, c'était impossible qu'elle ait pu le perdre, elle s'en serait forcément rendu compte. Non, il fallait qu'elle cherche méticuleusement tous les endroits où elle aurait pu le laisser, par accident… Mais depuis près d'une semaine qu'elle était ici, et à moins de 40h de son départ, elle ne pouvait quand même pas avoir perdu son billet. Impossible. C'était tout bonnement impossible, surtout vu l'état de son compte en banque. Non, vraiment, impossible… Nécessairement. Purement et simplement impossible. Elle finit par essayer de retrouver son calme, assise sur sa valise, essayant de se remémorer le moment où elle l'avait vu pour la dernière fois. Ou l'avait-elle rangé en quittant Tokyo ? La poche extérieure de son sac à main ! Elle était sauvée, il était forcément là ! Il…

Elle avait beau se dire que le billet était incontestablement là, sa main fouillant dans la poche ne se refermait sur rien. Même pas un petit morceau de papier. Et un détail lui revint rapidement en mémoire alors qu'elle se souvenait plus clairement que jamais d'avoir rangé le billet à cet endroit précis en quittant la capitale. Elle se rappela de son déjeuner au sushi-bar du quartier, où elle s'était rendue compte que sa poche devait être plutôt lâche quand elle avait retrouvé les clefs de sa chambre d'hôtel aux pieds d'un client. Alice se creusa les méninges pour savoir si elle avait senti à ce moment précis le billet d'avion, pour réaliser que non, à ce moment là, à l'exception des clefs qu'elle avait manqué d'égarer, la poche était déjà vide. Elle jura violemment, de rage contre sa maudite tête-en-l'air et se dit qu'il fallait qu'elle retrouve ce billet. Première escale : le restaurant de l'hôtel, et elle remonterait jusqu'à la tanière de Nikarii Katsuo s'il le fallait…


Encore cette sonnerie… En rage, Katsuo lança sa bouteille vide qui alla se briser contre le mur du salon avant de se lever pour répondre à l'interphone d'un ton sec, et sa colère lui sembla multipliée par dix quand il entendit la voix aigre de sa vieille voisine lui annonçait qu'elle partait en vacances, et qu'il serait gentil de sa part qu'il ne change pas son jardin en taudis pendant son absence, et finit sur un très sarcastique :

« Vous voulez quelque chose ? Petit souvenir ? Carte postale ? »

Que t'oublies de revenir ou que ton avion se crashe, vieille truie…

« Non merci, Hegami-san, mais c'est une charmante attention de votre part. Bon voyage. »

En raccrochant l'interphone il se dit que plus ça allait et plus le difficile travail de sa mère pour faire de lui un charmant petit garçon bien élevé commençait à prendre forme. A ce train là il deviendrait un grand-père parfait. Il grimaça. Non, en fait, il fallait qu'il meure avant d'être devenu l'un de ces pantins hypocrites.

Ouais… Se suicider c'était cool. Dommage qu'il n'aie pas eu un sabre et un meilleur ami compatissant sous la main à l'instant, autrement il l'aurait bien fait, en suivant la tradition locale… Ca faisait classe. Et demain dans le journal on aurait lu « Un ancien chanteur de rock se fait seppuku dans son appartement. »

Non, en fait, on n'aurait probablement rien lu du tout dans le journal, à moins qu'il ne choisisse de mourir en se faisant exploser au milieu d'une gare. Les suicides étaient courants, et aux yeux des journalistes il n'était même plus un « ancien chanteur de rock ». C'était un anonyme comme un autre. Dire que lui, qui avait tellement aspiré à la tranquillité lorsqu'il était célèbre, serait maintenant prêt à se damner pour un peu d'admiration…

Non ! Il ne devait pas penser ainsi. Et puis de toute façon plus personne ne l'admirait, et plus personne ne l'admirerait jamais. A part la petite française, mais elle devait certainement avoir eu très peur de lui et il ne risquait pas de la revoir. Tant mieux. Il n'en avait pas besoin. Il n'avait besoin de rien de toute façon. Il était très bien là, à savourer son alcool et les programmes de la télé locale… Et à se mentir à lui-même.

Fatigué de tout cela, il se laissa glisser le long du mur du salon et ferma les yeux sur les montagnes d'immondices et l'odeur d'alcool qui l'entouraient.

Il s'endormit, et ce fut encore la sonnette de la porte qui le tira de sa léthargie. Décidément, il était populaire ces temps-ci. Il se leva doucement, la tête lui tournait, vacilla un instant avant d'aller jusqu'à l'interphone, où il lança d'une voix pâteuse :

« Non, Hegami-san, je ne polluerai pas votre jardin, et si vous voulez tout savoir, je vous emmerde. Bonnes vacances. »

Il allait raccrocher l'interphone quand il entendit une voix jeune au débit rapide avec un fort accent français lui demander d'attendre, de l'excuser encore du dérangement mais est-ce qu'il n'aurait pas retrouvé un billet d'avion par hasard.

Il haussa un sourcil. Soit cette fille était une vraie tête en l'air, soit il s'agissait d'une fangirl tenace, le genre qui irait vous demander en mariage le jour où vous vous faîtes opérer de la prostate jusque parce que vous avez marqué sa jeunesse. Il secoua la tête et implora dieu, s'il y en avait un, quel qu'il soit, pour qu'elle soit juste dans la lune…

« J'ai rien trouvé, mais si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours regarder par vous-même. »

Il débloqua la porte. Ce n'était pas faux, il n'avait rien trouvé. Cela dit, il n'avait pas cherché non plus… Après tout son billet était peut-être bien dans le salon, sous une pile de déchets quelconques… Qu'elle le cherche, ça ne le concernait pas, après tout… Il retourna s'asseoir devant la télé et ne la regarda même pas entrer.

Après avoir, avec dégoût, retourné chaque tas d'immondices, Alice en arriva à la conclusion qu'elle redoutait le plus. Le billet n'était pas là non plus. Elle était passée par le sushi bar en passant, ils n'avaient rien non plus. Ce qui signifiait qu'elle avait dû le perdre dans la rue ou se le faire voler. Dans les deux cas, elle était dans de sales draps. Elle tomba à genoux et lâcha :

« Oh, putain… »

Il lui lança un regard en coin et demanda ce que signifiait le truc en français qu'elle venait de dire. Elle ne répondit pas immédiatement, et lorsqu'elle le fit se fut avec une voix chevrotante, marquée par la panique. Elle lui dit qu'elle l'avait perdu, probablement dans la rue, qu'elle le remerciait beaucoup de lui avoir permis de chercher, mais qu'il n'était pas ici.

« Ok. De rien.

-Je…

-Vous pourriez au moins ranger tout ça comme vous l'avez trouvé, hein… »

Il jeta un regard circulaire, désignant la pièce, et elle le regarda avec stupeur, puis se pinça le bras pour s'assurer qu'elle ne cauchemardait pas. Il haussa un sourcil et en réponse elle haussa les épaules. Ce type était taré. Cette pièce puait le fauve et le renfermé, l'alcool et la sueur, elle avait du fouiller des tas de cadavres de bouteilles, d'emballages à moitié moisis et de vieux restes de nourriture, et il lui demandait de « ranger comme elle avait trouvé » ? Il fallait qu'il se fasse soigner, ce pauvre Katsuo. Elle commençait sincèrement à regretter d'avoir quitté son hexagone natal, pour tomber sur un déchet humain pareil. Au moins, le Katsuo dont elle rêvait autrefois était fringant et vif d'esprit, du moins, il en avait l'air. Même cette image de son idéal était morte, parce que le Katsuo qui se trouvait en face d'elle sentait le chien mouillé et avait encore la bouche pâteuse de son dernier coma éthylique…Quelle déchéance.

« Eh, ça va ? C'est bon, rangez pas, c'est pas la peine, je le ferais. Quand j'aurais le temps. Et pour le billet, vous n'avez qu'à retourner en chercher un à l'aéroport, un vol pour Paris c'est pas si cher.

-« Pas si cher » ?

-Bah, avec les compagnies à bas prix de maintenant, vous devriez vous en sortir avec un truc correct pour pas trop cher…

-Probablement. Je pense que c'est ce que je me serais dit si j'avais encore eu de quoi me le payer. Mais vu qu'il doit rester, sur mon compte en banque, l'équivalent de quatre repas sans boisson au restaurant de mon hôtel miteux, je crois que je vais plutôt céder à la panique. Merci encore de votre aide, Nikarii-san.»

Il la regarda d'un œil dubitatif. Cette fille allait devenir SDF et sans papier dans un pays qui se trouvait à l'autre bout de la terre par rapport à son pays natal, et elle attendait d'être dehors pour céder à la panique ? Bizarre… Une petite voix dans sa tête lui dit qu'il aurait bien pu lui payer son billet de retour, parce qu'en plus ça serait s'assurer qu'elle ne viendrait plus jamais frapper à sa porte, et puis ce n'était pas comme s'il n'en avait pas les moyens… Elle s'apprêtait à quitter la maison quand il lança :

« Eh, ça te dis que je te le paye, ce billet ? »

Alice lâcha le lacet de la Converse qu'elle était en train de nouer, se retourna sur Katsuo et déclara avec stupeur :

« Quoi ? Vous… Vous feriez ça ?

-Nan, t'as raison, je le ferais pas. Désolé de t'avoir dérangé pendant que tu faisais ton lacet.

-C'est rien, Je suppose que ça doit être marrant de procurer de faux espoirs aux gens, comme de les insulter quand ils sonnent chez vous. C'est un passe-temps qui en vaut bien un autre… »

L'ancien chanteur sourit légèrement. Elle était vraiment pas stupide, cette fille, pour une fangirl… Finalement, ils pourraient peut-être s'arranger. Il demanda :

« Ton visa est valable combien de temps ?

-Encore deux mois.

-Okay… Eh ben je te payerai ton billet de retour, mais pas gratuitement. En attendant, tu devras me rendre quelques… Services.

-Je vous préviens de suite, si c'est d'ordre sexuel, je préfère encore rentrer à la nage.

-Nan, petite, t'emballe pas ! Mais t'as peut-être pu constater que j'ai pas trop le temps de prendre soin de cette maison, du jardin, tout ça… Si tu m'y aidais pendant deux mois, ça payerait ton billet. Ca te va ?

-C'est tout ?

-Tu peux aussi devenir mon esclave personnelle sur tous les plans si tu considères que c'est pas assez.

-Euh… Le jardin et la maison, ça ira.

-Je te laisse aller chercher tes affaires…

-Euh…

-T'attends le dégel ?

-Je… Je n'ai plus assez pour me payer le taxi…

-Putain… Il est où ton hôtel ?

-Vous… Vous n'allez pas conduire, ni m'y accompagner, n'est-ce pas?

-Tu crois peut-être que je vais te prêter ma Porsche ?

-Non, mais, sauf votre respect, vous… Enfin, pour conduire vous n'êtes pas… Vous êtes…»

La petite brune baissa la tête et se contenta de penser : t'es pété comme une huître, mon pauvre Katsuo, si ça continue comme ça, demain, tu me ficheras à la porte parce que t'auras oublié notre discussion…

« Je suis pas bourré ! T'insinues quoi, là ? Finis tes phrases !

-Je.. Non, rien, je crois que je vais partir, mais merci de votre proposition généreuse, Nikarii-san. »

Alice s'inclina avec politesse, mais Katsuo lui donna un violent coup dans l'épaule qui la fit basculer en arrière et lui dit avec rage :

« C'est ça, refuse ma proposition et va vendre ton cul dans les rues de Tokyo pour te payer ton billet, pense à mettre une pancarte « je suis Française », t'auras du succès !

-Vous êtes complètement dingue ! Et en plus complètement bourré ! Et pour couronner le tout, vous puez la crève !! »

La jeune femme se mordit violemment la lèvre Trop tard. Les mots étaient sortis sans qu'elle arrive à y faire quoi que ce soit. A vrai dire elle se fichait de blesser Katsuo, c'était pour elle qu'elle avait peur. Elle savait pourtant qu'un type dans cet état pouvait être violent. Elle ferma les yeux et retint sa respiration, se préparant mentalement à être frappée. Mais il ne se passa rien. Le Japonais la regardait avec incrédulité, puis il se détourna et retourna au salon, attrapant une bouteille de saké au passage. La brunette se prit la tête entre les mains et déclara :

« Excusez-moi, Nikarii-san ! Ce n'est pas ce que je voulais dire, j'ai du avoir un problème de vocabulaire, vous savez, nous, les étrangers, on est tous super mauvais pour le japonais, je voulais vous remercier de votre offre généreuse et…

-Tais-toi, petite. Tu crois que j'ai pas remarqué que tu parles couramment japonais ? A part ton accent, c'est fluide comme tout. Même quand tu insultes c'est dans un japonais à la fluidité exemplaire. Je suis une loque humaine, mais ça ne signifie pas que j'ai perdu mon cerveau en route… »

Alice baissa la tête face au ton sombre de la voix. Peut être qu'il restait encore quelque chose d'humain sous la façade de l'alcoolique sale et misanthrope… Elle s'inclina encore, pour appuyer un mot d'excuse. Il eut une expression agacée, se leva d'un bon, tira de la poche d'une des vestes qui était sur le sol une poignée de billets et lui dit :

« J'espère que t'en as assez pour le taxi. Va chercher tes affaires si tu veux venir ici. Sinon, garde ça et fais-en ce que tu veux. Si tu reviens, t'auras qu'à sonner, je saurais que c'est toi.»

La Française posa son regard sur la liasse de billets, la prit entre ses doigts et remercia l'ancien chanteur, avant de se diriger de nouveau vers le vestibule, constatant en sortant qu'elle était entrée dans la maison avec ses chaussures, et qu'il n'avait même pas relevé.

A suivre

Notes : Hi everyone !

Bon, je sais que ça fait un bail que vous l'attendez celui-là ! En fait, j'étais totalement en panne d'inspiration, et puis là, en trois heures j'ai bouclé ce chapitre et j'ai quelques idées bien arrêtées pour la suite. J'espère qu'elle mettra moins de temps à sortir, et j'espère également que ce chapitre ne vous fait pas trop regretter l'attente. En ce qui concerne les modalités administratives du visa, le comportement à tenir quand on perd son billet d'avion qu'on a pas assuré, etc… Je n'en ai aucune idée, Alice non plus. Et j'avoue que je ne me sens pas de téléphoner au ministère des affaires étrangères, à Air France et à l'ambassade du Japon pour éclairer ma lanterne… Après tout, je ne suis qu'une humble raconteuse d'histoires, et j'aspire seulement à ce que mes histoires vous plaisent.

Si c'est le cas, autant que si ça ne l'est pas, je ne m'oppose pas à une petite review, et puis j'aime bien avoir vos avis, de plus, pour ceux à qui ça plait, ça m'encourage à continuer.

Merci à tous pour votre temps et votre attention, et à la prochaine !