Coucou à tous !!!

Voilà je mets Le Prophète légèrement entre parenthèses pour poster cette nouvelle histoire. J'en avais déjà posté le début du premier chapitre, mais je l'ai remanié depuis, grâce à vos rewiews et vos mails. J'espère que ça vous plaira !!!

Bisous et bonne lecture !


Le bal de fin d'année aurait lieu dans un mois et il ne lui manquait qu'une chose : une robe. Pour remédier à ce problème, Célia avait décidé de se faire une après-midi shopping avec sa meilleure amie. Il fallait à tout prix qu'elle trouve une robe que personne n'aurait, mais qui attirerait tous les regards. Il fallait qu'elle fasse sensation le soir du bal. Après tout, n'était-elle pas bien placée pour devenir pour la troisième et dernière année, reine de son lycée ?

Elle arriverait avec son petit ami à la soirée, habillés tout deux très élégamment, et accueillerait avec un sourire magnifique tous les compliments auxquels elle était désormais habituée. Alors qu'elle sortait de la cabine, une robe rouge sur le dos, elle s'imaginait déjà sur scène, sa couronne sur la tête, et récitant son discours devant des centaines de regards admirateurs.

Elle se regarda dans la glace en pied, tout en jouant avec ses cheveux blonds pour imaginer quelle coiffure lui irait le mieux. Finalement, la robe ne lui plaisait pas du tout. Le rouge était une couleur qui ne lui allait pas malgré le fait que sa peau ait légèrement bruni grâce à ses séances d'UV. Elle soupira et commença à retirer sa robe. Sa meilleure amie lui en fit passer une autre, noire celle-ci, que Célia s'empressa d'enfiler.

Elle sortit ensuite et recommença à s'admirer devant la glace. La vendeuse lui apporta des coffrets à bijoux qui pouvaient aller avec la tenue. Célia était très connue dans la ville pour les fêtes qu'elle organisait chez elle, une grande villa en bord de mer, mais aussi et surtout grâce à ses parents, riches et très souvent absents.

La vendeuse s'occupa d'elle comme d'une reine, obéissant au moindre de ses caprices, sachant que, au final, la jeune femme dépenserait une fortune dans le magasin. Habillée, maquillée et coiffée, Célia imaginait son petit ami à ses côtés. Il s'appelait James, et avait 19 ans, soit un an de plus qu'elle. Il était très grand, brun avec des yeux verts. Aussi connu que Célia à leur lycée, il était capitaine de l'équipe de football et avait mené son équipe à la première place des championnats. Il était le compagnon idéal pour Célia afin de réaliser son souhait de devenir reine du lycée. Et il la suivait depuis la seconde, son amour n'ayant jamais montré de failles.

« Alors tu comptes vraiment te séparer de James après le bal ? demanda sa meilleure amie.

- Bien sûr, à quoi me servirait-il une fois à l'université ? »

Les deux amies se mirent à rire de bon cœur.

Voilà comment était Célia. Elle se débarrassait très vite de ce qu'elle avait bien utilisé et usé. Elle n'avait jamais vraiment aimé James, mais était restée avec lui, se servant de son excellente réputation de capitaine.

Finalement, elle décida d'acheter la robe noire avec une paire de chaussures pointues à talons noires, ainsi qu'une légère étole pour couvrir ses épaules et une parure de bijoux dont le prix était exorbitant. Elle passa à la caisse, utilisa la carte de ses parents pour payer le tout, eux qui ne refusaient rien à leur fille chérie, et sortit du magasin en riant avec son amie. Elles se dirigèrent vers le parking souterrain pour prendre la voiture de Célia, mais arrivée à sa New Beatle, Célia fit tomber ses paquets. Sa meilleure amie lui demanda alors ce qui lui arrivait, mais la jeune femme ne put lui répondre.

Quelques mètres la séparaient d'une golf noire à côté de laquelle deux hommes s'embrassaient. Elle reconnu facilement l'un d'eux.

ooOOoo

Il avait des frissons sur tout le corps, à la fois de peur et de plaisir. Les lèvres posées sur les siennes avaient une saveur exquise, et il n'avait pas attendu longtemps avant de céder à son compagnon qui réussit à franchir la barrière des lèvres avec sa langue. Pourtant, James lui attrapa le devant de son tee-shirt et le repoussa avec douceur.

« Pas ici, on pourrait nous voir.

- Les seuls qui pourraient nous voir sont les vigils, grâce aux caméras de surveillance, » répondit son compagnon.

Il voulut reprendre là où il s'était arrêté, mais James se retourna pour ouvrir la portière de sa voiture. Son compagnon le prit alors par les hanches pour le bloquer entre lui et le véhicule et s'aida de sa jambe droite pour que James écarte les siennes. Il lui murmura à l'oreille :

« Fallait me le dire que c'était de ça que tu avais envie. »

Il lui donna un léger coup de hanches. James se retourna alors pour le repousser franchement. Il le menaça de son poing mais l'autre jeune homme leva les mains en signe de paix.

« Ce ne sont pas à tes poings que je veux goûter ! »

James soupira en levant les yeux au ciel, puis il monta en voiture.

« T'es irrécupérable Cyril ! »

Ledit Cyril lui fit un sourire ravageur alors que James fermait la portière. Il mit le contact, et ouvrit sa fenêtre sur laquelle se pencha son compagnon qui fit une moue boudeuse :

« On ne va plus faire les magasins ? Tu ne voulais pas t'acheter un nouveau jean pour remplacer celui qui est complètement foutu ?

- Je te rappelle que si ce jean est foutu, c'est de ta faute. »

Cyril lui fit un grand sourire :

« Je n'ai pas eu l'impression que la suite t'ait déplu… »

James rougit légèrement, et détourna le regard pour fixer son volant. Il se reprit et dit :

« Tu comptes rester là ?

- Bien que le fait de t'imaginer allant nu au lycée m'excite, je préférerais quand même qu'on aille t'acheter un nouveau jean. Comme ça les autres n'en verront pas plus qu'il ne faut, et quant à moi… J'ai toujours aimé voir tes fesses dans un jean ! »

James ferma les yeux, désespéré.

« J'ai d'autres jeans tu sais.

- Mais… » Cyril se pencha vers le visage de James. « J'ai envie de te voir essayer de nouveaux jeans, moi…

- Tu ne préfèrerais pas plutôt me voir sans vêtements ? »

Cyril ouvrit de grands yeux ronds.

« Arrête de baver et monte, idiot ! »

ooOOoo

Son amie lui posa alors une main sur l'épaule pour la ramener à la réalité. Célia la regarda et comprit qu'elle n'avait pas vu les deux hommes. Elle se força à sourire :

« Je n'ai rien, je… j'ai juste hâte que ce bal arrive ! »

Son amie acquiesça, tout à fait d'accord avec elle. Après avoir ramassé les paquets elles montèrent en voiture, et Célia prit bien garde de ne pas passer près de James. Elle tenta de conduire d'un air tranquille, mais en réalité, elle fulminait. Il la trompait. Non pas qu'elle ne l'ait jamais trompé, mais lui la trompait avec un autre homme. Un homme qu'elle n'avait pas reconnu. Était-il à leur lycée ? Était-ce là-bas qu'ils s'étaient rencontrés ? Elle allait devoir mener son enquête, mais seule et discrètement. Personne ne devait savoir. Sa réputation était en jeu…

ooOOoo

Le lendemain, Célia décida de prendre les choses en mains. Tous les dimanches, James avait un entraînement de foot, et elle se ferait un plaisir d'aller le chercher en fin d'après-midi. Elle était encore assise dans sa voiture, en train de se remaquiller, les images de James se faisant embrasser par un autre homme ne cessant de la hanter. Elle sortit de sa voiture et attendit. Elle s'était garée juste devant l'entrée du terrain, afin que son petit-ami ne la rate pas. Une quinzaine de minutes plus tard, cinq personnes sortirent, dont James. Célia afficha un grand sourire sur son visage, mais ses yeux scrutaient attentivement ceux qui entouraient son petit ami. En vain. Elle ne reconnaissait pas celui qu'elle avait surpris avec James la veille. Peut-être ne faisaient-ils pas de foot ensemble… James l'aperçut et elle lui fit un signe de la main. Il dit quelque chose à ses amis et s'approcha d'elle. Il la prit dans ses bras et déposa un rapide baiser sur ses lèvres.

« Surpris ? demanda Célia.

- Oui. C'est la première fois que tu viens me chercher après un entraînement.

- Ça ne te dérange pas au moins ?

- Non… bien sûr que non. »

Célia passa ses mains dans le cou de James et l'embrassa. Il répondit à son baiser, mais elle sentit tout de même une gêne. Elle se serra un peu plus contre lui et l'obligea à approfondir leur baiser. Elle finit par se reculer, et lui dit :

« On rentre ? »

James hésita. Il s'écarta et fit :

« On avait prévu d'aller boire un verre avec les autres. C'est ce qu'on fait souvent après les entraînements.

- Je vois… C'est qu'on ne se voit pas beaucoup en ce moment. »

Célia regarda James droit dans les yeux, mais il ne tenta même pas de la réconforter. Elle haussa les épaules et dit avant de monter en voiture :

« On se rattrapera dans la semaine, d'accord ?

- Oui, promis. »

Elle sourit et mit le moteur en route avant de s'éloigner.

« Un verre hein ? Tu n'as jamais su mentir, James… »

Depuis toutes ces années passées aux côtés du jeune homme, Célia avait vite appris qu'il ne savait pas mentir et elle s'en était toujours servi pour obtenir ce qu'elle voulait. Elle ne prit pourtant pas le risque de suivre le jeune homme. Peu de personne possédait une voiture comme la sienne, et il l'identifierait donc trop facilement. Mais elle pourrait toujours le suivre un autre jour. Il lui suffisait juste de se procurer un autre véhicule. Et elle savait très bien où aller pour cela.

ooOOoo

James se gara dans le petit parking situé devant un immeuble haut de quatre étages et composé de deux porches, de couleur beige et orange. Il sortit un sac de sport de son coffre et alla vers l'un des porches. Il sonna à l'interphone et un bip retentit, indiquant l'ouverture de la porte. Son sac toujours à la main, il gravit la centaine de marches qui le séparaient du quatrième étage. Essoufflé, il y parvint en moins d'une minute. Cyril l'attendait sur le perron, devant une porte orangée. James tenta un sourire et dit :

« Il faudrait que tu penses à déménager un ou deux étages plus bas…

- Tu n'avais qu'à pas courir ! »

Cyril rentra dans son appartement, suivi de près par son amant qui dit :

« La prochaine fois je me dépêcherai moins pour venir te voir. »

Cyril sentit au ton employé que James était vexé. Il se retourna vers lui, prit son sac qu'il lança dans un coin du couloir, ferma la porte d'entrée et s'approcha du jeune homme avec un regard menaçant.

« C'est pas ce que j'ai voulu dire. Je ne voudrais pas que tu tombes avant d'arriver dans mes bras c'est tout. »

Il agrippa la veste de James et l'attira à lui. Ils échangèrent un baiser passionné, James ayant passé ses mains dans les courts cheveux bruns de Cyril. Celui-ci fit lentement glisser la fermeture de la veste de James, puis la lui retira. La veste tomba au sol alors que Cyril passait ses mains sous le haut de son amant qui en frissonna de plaisir. Il en passa ensuite une dans son dos, et se mit à le caresser de haut en bas, alors que James semblait vouloir dévorer ses lèvres. Il passa alors sa deuxième main dans le dos de son amant et les fit glisser afin de pouvoir malaxer ses fesses.

« C'est comme je le disais, tu portes très bien le jean ! »

James recula.

« Laisse-moi prendre une douche avant de me l'arracher comme l'autre !

- Je ne te l'ai pas arraché ! On ne s'étaient pas vus depuis deux semaines, alors j'ai eu du mal à me contrôler… »

James se mit à rire et ramassa son sac. Cyril et lui étaient ensemble depuis trois mois maintenant, se cachant comme ils le pouvaient des yeux des parents de James… et de Célia. Il savait bien qu'il aurait du la mettre au courant, mais après tout, c'était à cause d'elle si ils étaient ensemble. Lui, à la base, n'avait rien à se reprocher. Il se dirigea vers la salle de bains et fit à Cyril :

« Tu nous fait du café en attendant ?

- Yep ! »

James pénétra dans la salle de bains, et commença à se dévêtir. Il s'était donné à fond durant l'entraînement, et une seule douche ne lui avait pas suffit à le revigorer. Il fit couler l'eau de la douche, et se faufila sous le jet avec un frisson. L'eau était vraiment glacée par rapport aux caresses de son amant. Il ferma les yeux pendant un instant, appréciant l'eau qui tombait sur son visage. Il prit ensuite le gel douche et un gant et commença à se savonner. Il entendit alors :

« Besoin d'un coup de main ? »

Il manqua sursauter, et se retourna vers l'entrée de la salle de bains. Cyril était adossé à un mur face à James et le regardait avec des yeux avides. James sut qu'il allait regretter sa réponse :

« J'ai un peu de mal, oui. Je suis plein de courbatures. »

Cyril n'en demanda pas plus. Il commença à se déshabiller sous les yeux de James qui ne pouvait détourner le regard de son corps. Cyril avait cinq ans de plus que lui, mais cela ne se voyait pas vraiment. Il faisait des études de droit, une filière bien sérieuse pour un homme comme lui. Mais c'était aussi un grand sportif, ce qui lui avait permis de se tailler un corps de dieu. Il était légèrement plus grand que James, mais tout aussi musclé. Il plongea ses yeux marron clair, dans ceux, verts, de James. Il lui sourit et dit :

« Je finis et tu pourras toucher mon corps de rêve. »

James se retourna pour cacher les rougeurs qui marquaient son visage. Il sentit ensuite deux mains sur son corps qui commencèrent à le caresser, l'une sur son torse, et l'autre dans son dos.

« Je croyais que tu devais m'aider ? dit-il.

- Oui. Mais je dois utiliser mes mains étant donné que tu ne m'as pas donné de gant. »

James lui tendit alors le gant qu'il avait utilisé un peu plus tôt et Cyril fit ronchon :

« C'est moins marrant comme ça…

- Et le café ?

- Il attendra. Tu es encore sale. »

James leva les yeux au ciel. Cyril enfila le gant sur sa main et continua à savonner le jeune homme qui se laissait faire, comme une marionnette. Les deux mains de Cyril s'activaient sur lui, la main gantée parcourant tout son dos, ses fesses, ses cuisses. Pendant que la main droite faisait des va-et-vient sur son torse, descendant toujours plus bas. James se sentit durcir, et il déglutit, espérant que l'eau froide le calmerait un peu. Malheureusement :

« James, retourne-toi pour que je te lave devant.

- Non… Je l'ai déjà fait. »

Sentant que le ton de James avait changé, Cyril l'obligea à se retourner. Lorsqu'il comprit la raison pour laquelle son amant était si gêné, il sourit.

« Même avec un gant je suis si doué que ça ?

- Arrête… »

Cyril fit non de la tête. James essaya de regarder ailleurs pendant qu'il continuait à lui passer le gant sur le torse, ce qui l'amusa beaucoup. Il finit de lui passer le gant, et le posa dans un coin de la douche. Il le poussa ensuite sous le jet afin de le rincer, l'accompagnant d'un long et fougueux baiser qui n'arrangea pas les choses aux deux jeunes hommes.

« C'est bon, je suis propre, fit James.

- Non, pas vraiment. »

Cyril passa une main entre leurs deux corps pour prendre le membre de son compagnon dans sa main. Il commença par le caresser, du plus bas qu'il puisse aller jusqu'au plus haut, sous les gémissements de James qui avait posé ses deux mains sur les épaules de Cyril.

« Tu vois, je n'avais pas fini. »

Sentant le jeune homme devenir encore plus dur, il se mit à genoux et le prit dans sa bouche. James était au paradis. Il n'aurait jamais cru ressentir autant de plaisir avec un homme, mais Cyril avait su lui prouver le contraire. Ce dernier le prit dans sa main et s'amusa à le lécher à des endroits sensibles. James dut s'adosser au mur de la douche pour ne pas vaciller. Cyril s'y prenait bien, trop même.

« Cyril… recule-toi… »

Mais Cyril ne l'écouta pas et James ne put empêcher un cri de plaisir. Cyril se releva en essuyant ses lèvres, puis il l'embrassa. James pouvait le sentir dur contre son ventre, et il posa alors sa main sur lui. Il le sentit frissonner, mais aucun des deux n'arrêta leur baiser pour autant. Alors qu'il le caressait, James sentit une main se faufiler dans son dos pour descendre sur ses fesses, ce qui le fit intérieurement sourire. Cyril mit fin au baiser en entendant la sonnerie de portable de James.

« Tu devrais répondre…

- Je n'ai pas fini avec toi. »

Il l'embrassa, puis lui murmura à l'oreille :

« Prends-moi. »

Il n'en fallut pas plus à Cyril. Il lui fit lever une jambe, puis le pénétra violemment. Il le suréleva légèrement, puis il commença une série de va-et-vient en lui. James, qui avait poussé un cri lorsque son compagnon était entré en lui, se mordait à présent la lèvre inférieure. Cyril lui lécha les lèvres, et James lui ouvrit alors le passage, tout en balançant son bassin au rythme des coups de reins de son amant. Cyril posa une main sur le membre de James contre son ventre, et il ne leur fallut pas longtemps avant de s'effondrer dans les bras l'un de l'autre.

James reprit son souffle :

« Je n'ai plus qu'à reprendre une douche ! »

Tous deux éclatèrent de rire.


Le 17/05/2007

A bientôt !!!