disclamer : tous les personnages sont ma création et n'appartiennent qu'à moi

genre romance/ humour/ horreur parfois

Résumé : Après une jeunesse très mouvementée où les gens qu'il aime disparaissent, meurent ou l'abandonnent. Alan en sort plus fort qu'avant, il apprend l'amour, mais sa vie n'est pas devenue toute rose pour autant. Il déclenche les passions et les guerres pour attirer son attention autour de lui.


JE VOUS AIME.

Au matin Rosalyne s'inquiète que son père ne se soit pas encore levé. Ce n'est pas un lève tard, toujours debout avant huit heures.

A dix heures, ce 5 juin, elle pousse la porte de sa chambre. Il est là, étendu, le sourire aux lèvres.

-« Te voilà près des deux amours de ta vie, papa. Je dois prévenir Billy. C'est lui qui a les instructions. »

Rosalyne appelle Aurélia, qui contacte son mari.

-« Bon, samaritain, Eau tranquille est parti ! »

-« Je rentre de suite. Le pilote as-tu entendu ? »

-« Oui, Bon samaritain. J'annule aussi » dit Olivier.

-« Tante Té pour Bon samaritain. C'est quand ? »

-« Dans deux jours, même endroit qu'il y a vingt ans. »

-« Bon samaritain, tu voudras bien confirmer l'accord du coursier ? »

-« Oui, Tante Té, je confirmerai. »

-« Bon samaritain pour Canari. »

-« Canari a pris note, Bon samaritain. Nous fermons. »

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Alan repose enfin auprès de Gene et Mary Lou. Les enfants ont enlevé l'épitaphe. « Ta mission ici-bas n'est pas finie. » Billy a fait inscrire « A un mec formidable, sois heureux pour l'éternité. Tu le mérites. »

Après l'enterrement, il fait la distribution du courrier. Rosalyne reçoit la propriété, si Gino peut continuer à y vivre. Les autres enfants reçoivent, moins Rosalyne, le reste de son compte en banque à diviser par le nombre d'enfant vivant, à l'exemption de Rosalyne qui a déjà eut sa part, Mary Lou Mc Namary remplaçant Hana pour l'héritage, était-il spécifié.

Alan a écrit à Anne de ne pas lui en vouloir, mais elle avait reçu l'argent de Joé et était déjà à l'abri du besoin pour le restant de ses jours. A Thomas qu'il lui avait fait le cadeau d'un fils en bonne santé et qu'il regrettait que sa mère n'ait pas autorisé qu'il ait plus de contact.

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Gino,

Tu fus le premier de mes enfants, je suis heureux d'avoir oublié de t'adopter. Pas que je ne t'aime pas, mais cet oubli à fait ton bonheur et le nôtre.

Merci pour avoir entretenu la propriété de main de maître, me faisant moins regretter Pedro.

Je suis fier de toi et de ton dévouement.

Papa.

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Bruno,

Tu le sais, mais je te le redis. Mon seul regret fût que je n'étais pas ton père génétique.

Pour le reste je l'ai été. Je t'ai aimé comme mon fils. Tu n'étais pas différent pour moi de Gino et mes autres enfants.

Tu es un artiste, ton cœur est présent dans toutes tes œuvres. Reste comme tu es.

Je t'aime mon fils.

Papa.

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Aurélia, la puce de ma puce,

Tu l'as toujours su, tu as été ma préférée. Tu étais moi dans le corps de ta mère. Comment ne pas t'aimer ?

La plus grande joie que tu m'as donnée, fût le puceron. Ton mariage avec Billy aussi. J'aime ton homme, mais pas comme Andréa le pensait. Tu n'avais pas à te méfier.

Je te remercie pour avoir si bien secondé ta mère avec les jumeaux et les plannings. Sans toi, elle serait sûrement morte d'épuisement bien avant, et je l'aurai perdue plus tôt.

Ton papa chéri.

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Andréa.

Tu étais la préférée de Gene. Tu es un savant mélange de lui et de moi.

Tu avais peur que je n'accepte pas Patrick, que je t'oblige à le quitter, si je le connaissais mieux. Tu avais tord, ton bonheur était plus important que ce que je pensais de ton homme.

Merci de m'avoir confié Mary. Oui, elle m'a permis de vivre. C'est pour ça que je ne voulais pas te la rendre. C'est aussi pour ça qu'elle est la seule de mes petits-enfants à hériter, sans la clairvoyance de John, je l'aurais adoptée pour te la voler.

Excuse-moi de te l'avoir prise, mais je suis aussi sûr qu'en restant chez toi, Patrick aurait fini par la tuer. Tu aurais perdu les deux.

Papa.

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Mike,

Ton amour de la mécanique et ton génie du bricolage fût une joie pour moi. Avoir quelqu'un pour comprendre mes passions est quelque chose qui m'a manqué après qu'Harry ait quitté le circuit. Avec toi, j'ai retrouvé ces moments de joie que j'avais eu avec mon père, Sony.

C'est dommage pour toi que Bruce n'aime pas ça non plus, pour continuer la chaîne des passionnés de moteur. Peut-être dans tes petits-enfants, il y en aura un qui me remplacera.

Je t'aime. De tous mes enfants, tu fus le plus sage, tu ne m'as apporté aucun tracas. Ce n'est pas pour ça que je ne t'aimais pas.

Papa.

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Terry,

J'ai déchiré la lettre que je t'avais écrite en France. J'ai eu le temps de me rendre compte que notre discussion a porté ses fruits.

Continue de protéger et de veiller sur Joackim comme tu l'as toujours fait. Tu en as certainement été plus le père que moi.

Tu es un type super, comme l'a dit Joackim à onze ans, c'est dommage que tu n'aies pas eu d'enfant. Tu aurais été un papa merveilleux. Pour Joackim, tu l'as été. Encore une chance pour lui, j'étais quand même là. Tu aurais pu lui faire beaucoup de mal aussi. Réfléchis un peu plus à l'avenir, je ne suis plus là pour vous surveiller et réparer tes bêtises derrière toi.

Je te confie Joackim, il aura encore besoin de toi. Aime-le pour nous deux.

Papa.

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Wendy, ma perle.

Merci pour le livre que tu as écrit sur moi. De moi, tu connais tout avant les autres, et même des choses que tu n'as pas écrites. Tu n'as jamais porté de jugement. Merci pour ça aussi et pour les moments d'intimité que nous avons partagé. Revivre mon passé avec toi fût un bonheur et une bonne thérapie.

Tu trouveras ci-joint les dernières discussions que j'ai eues. Fais-le tri, monte ça comme tu as fait le reste.

Ton style est magnifique.

Papa.

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Rosalyne,

Je ne veux pas que tu te reproches quelque chose pour Hana. J'ai eu une discussion avec elle. C'est un engrenage, la drogue. Elle-même ne l'a pas vu venir. Elle fréquentait un mauvais café où on servait des cocas améliorés. Elle ne voulait pas toucher à ça. Quand elle était à croc, elle n'a pas eu la force de caractère pour décrocher. Elle a essayé, mais n'a pas pu. Je lui ai même fourni ces doses pour qu'elle ne prenne pas de la marchandise de mauvaise qualité.

Je crois qu'elle s'est suicidée quand elle a appris qu'elle était séropositive. C'est pour ça qu'elle a fugué. Pour mettre fin à ses jours.

Ne te fais aucun reproche, avec plus de volonté, elle aurait pu s'en sortir. Sa vie était dans ses mains, elle a fait son choix.

Sinon, merci pour être resté au ranch pour les jumeaux. De m'avoir permis de ne pas me retirer trop tôt de la vie active, je serais mort de chagrin, si je n'avais pas pu continuer de rouler après le décès de te ta mère.

Je t'aime.

Papa.

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Canaille,

Qu'est-ce que j'en ai bavé avec toi ! Tu ne m'as pas épargné dans mes vieux jours. Mais tu m'as aussi apporté beaucoup de bonheur. Nos vies ne sont pas semblables, même si elles se ressemblent.

J'ai été heureux, tu l'es aussi. Je te souhaite autant de bonheur avec Pépita que j'en ai eu avec ta mère.

Garde ton humour. N'oublie pas une petite place pour Terry dans ta vie, sinon il risque de s'enflammer de nouveau pour toi.

Tu es comme moi, tu déclenches les passions, ce n'est pas toujours facile à gérer. Ne te laisse pas emporter par tes sentiments au risque de souffrir.

Tu as le meilleur de la vie, alors garde-le.

Papa.

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Mary,

Ma mission ici-bas, le cadeau surprise de tonton Billy. Les cadeaux font toujours plaisirs. Tu m'as fait plaisir, tu as été ma bouée de secours quand je me noyais dans ma tristesse.

Tes frères vont sûrement encore être jaloux. Tu es la seule à hériter mais je te considérais comme ma fille, plus que comme ma petite fille.

Tu as été un ange tombé du ciel. Mon bonheur absolu, mon rayon de soleil dans mes vieux jours.

Ton courage devant les épreuves fait de toi quelqu'un de bien. Tu m'as été d'une grande aide pour Abigaël. Ne change pas et ne m'oublie pas.

Ton papy.

Billy reçu une lettre presque blanche. « Nous nous disions toujours tout. Je n'ai rien d'autres à te dire. »

-« Tu vois que tu n'es qu'une fripouille. C'est de toi que Joackim a hérité cet humour. Mais toi tu le caches » dit Billy en éclatant de rire, en regardant le ciel.

Harry,

Tu ne sais pas la joie que tu m'as apporté pendant nos folles courses de voitures. C'était plus facile pour moi de supporter les tensions des tournois.

Merci de ne pas avoir essayé de revendiquer des droits sur Bruno avec un test de paternité, ainsi que d'avoir attendu que nous le prévenions de son passé et que nous le fassions à notre façon.

Je te remercie encore pour le coup de main que tu m'as donné pour annoncer à Thomas qu'il ne pouvait pas sortir et aimer Wendy.

Merci d'avoir aimé Thomas comme un fils, d'avoir veillé sur lui à ma place, malgré ton divorce avec Elise, alors que mon fils était encore un bébé. Tu aurais pu te laver les mains de cette enfant qui n'était pas de toi et accepter comme Elise te le demandait de faire un renom en paternité. J'aurai perdu toute chance d'avoir des nouvelles de lui.

Merci pour tout ça, ainsi pour le piment que tu as mis dans ma vie

Tchao, mon pote.

Wendy lu son courrier, adapte le style de son père au sien. Demande l'autorisation à ses frères et sœurs de pouvoir publier l'essentiel de leur lettre d'adieu d'Alan. Elle l'obtient de tous. Leur père ne leur avait rien caché de sa vie. Ils estimèrent que c'était dans la continuité de son livre, une autre part de sa vie.

Durant un mois, elle relit la totalité de l'ouvrage. Riant, pleurant à certains passage. Avant de le porter chez son éditeur.

-« Où trouves-tu toutes ses idées, Wendy » lui dit son éditeur après lecture.

-« C'est du vécu, Sam. C'est la vie de mon père, on y a travaillé ensemble depuis trente ans. Je ne change rien, il faut le publier tel quel. Les derniers temps, il m'écrivait au fur et à mesure les conversations qu'il avait avec tout le monde. J'ai fait le tri de ce qui était important. »

-« Tu es sûre de toi ? »

-« Je me fous que ce soit un best-seller. Celui-là, c'est un hommage à mon père, à son courage. Le style est le mien avec une touche de lui, je le veux comme ça. »

FIN


REMERCIEMENTS

Merci aussi à tous ceux qui m'ont lu depuis le début.

Merci à Sandra, ma nounette qui fût la première à me servir de correcteur.

A ma fille Vicky, a qui j'ai lu l'histoire en premier.

A mon père qui m'a permis de corriger la première version, pour en arriver à celle-ci. Etant seul avec l'histoire il a mieux ciblé les lacunes, les incompréhensions. Corrigé aussi les dernières fautes d'orthographe, même si je sais qu'il en reste.