Comme il n'y a pas de section pour cette série sur , je mets cette histoire ici. J'ai essayé de contacter les webmasters de mais ils n'ont pas crée la section. Je mets donc cette fan-fic ici en attendant qu'il crée la section !

Un Paso Adelante

Temporada 7

Capitulo 1 - Descontrolame la vida

N.B. : Un Paso Adelante est le nom original de la série en Espagne. Il veut dire : Un Pas en Avant. D'où la particule UPA du nom du groupe UPA Dance. C'est un clin d'œil au titre de la série, UPA étant la reprise des initiales de Un Paso Adelante... Un, Dos, Tres est assez lamentable comme nom pour la version française, je trouve !

'Temporada 7' signifie : saison 7 et 'Capitulo 1' veut dire : Chapitre 1. 'Descontrolame la vida' veut dire 'Décontrôle ma vie'. Décontrôler n'existe ni en espagnol ni en français, et c'est volontaire. Ça colle bien au chaos qui règne à la fin de la saison 6 et dans ce chapitre. Et puis, d'abord, je fais ce que je veux !!

Ahora, volvemos en la escuela de Carmen Arranz…

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Nacho entra dans l'appartement. Elle sortait de la douche avec pour seuls vêtements une serviette de bain. Ses cheveux mouillés collaient à sa peau encore humide. Dès qu'il la vit, il ne fit plus que la fixer. Elle en faisait autant. Lentement il commença à marcher vers elle. Une fois arrivés vers elle, il défit sa serviette. Elle ne bougea pas. La serviette tomba sur le sol.

A présent nue devant lui, ils se regardèrent. Il l'attira contre lui et l'embrassa. Elle répondit au baiser. Il la prit alors dans ses bras et l'amena sur le lit. Il l'y allongea et, tout en défaisant sa chemise, il la rejoignit. Embrassant son corps, il commença à descendre le long de ses formes. Elle se mit à gémir.

Elle se réveilla brusquement. Elle regarda autour d'elle. Elle était seule dans sa chambre.

« Oh mon dieu… »

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Silvia se réveilla seule dans sa nouvelle et immense maison. Elle descendit seule à la cuisine, déjeuna seule, prit sa douche seule, s'habilla seule et partit seule pour l'école.

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Alicia découvrait les joies de l'épilateur électrique que lui avait prêté Irene. Elle qui passait toujours par une esthéticienne pour ces choses-là découvrait le douloureux sens du mot « épiler ».

« Bon sang ! Quel est le crétin qui a inventé ça ?!

- Probablement un homme qui s'est fait planter par sa femme le jour de son mariage. »

Alicia arrêta son épilation et cacha son corps à demi nu avec sa pile de linge sale… Ou tout du moins le linge qu'elle avait essayé de laver dans une des machines de l'école et qui était ressorti plein de tâches blanches de lessive.

« Quelle désagréable voix que j'entends-là, siffla Alicia.

- J'en ai autant à ton égard, rassure-toi. »

Il la détailla de regard. Elle portait les mêmes habits qu'avant le début du week-end, quand Sylvia avait annoncé au reste de l'école qu'elle devenait l'un des investisseurs principaux de l'école. A présent lundi, sa pile d'habits pleins de tâches blanches était pour le moins douteuse :

« Mon dieu, Alicia ! Dis-moi que ces tâches, c'est de la lessive !

- Non, je vends mon corps à la sortie de l'école. Ça t'intéresse ? Tu dois se sentir seule en ce moment à force de sortir avec ta main droite !

- Non merci, Alicia. Je préfère les femmes.

- Très spirituel. Sors.

- Je te rappelle que tu n'es pas chez toi, lui fit remarquer Horacio.

- Toi non plus.

- Alors, on est au même niveau, Cendrillon.

- Cendrillon t'emmerde, Horacio.

- Quelle langage ! Une vraie fille du peuple ! Tu vois, tu t'y fais ! T'es sûr que tu veux pas mon ancienne caravane ?

- Sors d'ici. »

Horacio n'eut pas le temps de répliquer qu'Erika entra dans la laverie.

« Hé les amoureux ! Vous habitez peut-être ici, mais on vous attend en haut ! C'est la journée de clôture avant les vacances de Noël.

- Je… J'arrive ! bredouilla Alicia. »

Erika repartit.

« Elle… Elle sait que j'habite là ? reprit Alicia.

- La moitié de l'école le sait. Tu as beau dormir dans l'ancienne chambre d'Antonio, tu ne passes pas inaperçue. Et puis, tu ronfles…

- C'est la fin… se lamenta Alicia.

- Allez, monte là-haut. Je lance ta machine de fringues tristes et coincées et je te rejoins. »

Elle ne bougea pas.

« Quoi ?

- Tu peux te retourner pour que je me rhabille ?

- J'ai déjà vu pire, tu sais. »

Elle lui lança une chaussure à la tête qu'il évita. Une fois prête, elle partit en courant vers l'escalier menant à l'école à proprement parler. Horacio prit ses habits, les tria et les fourra dans deux machines différentes.

« Un simple merci aurait suffi, vieille sorcière.

- J'ai entendu ! cria Alicia qui était restée en haut des escaliers pour finir d'attacher ses chaussures.

- Rien à foutre ! »

oOo

Il était vingt heures. Cette dernière journée de cours avait été banalisée. Les examens avaient déjà eu lieu la semaine précédente, excepté pour les quatrième année qui n'en avaient pas et qui n'auraient qu'un examen final. Ils s'étaient dans l'ensemble bien passés, excepté pour Marta qui était recalée dans toutes les matières demandant une importance dépense physique… Autant dire presque toutes les matières.

Dans le hall, une scène avait été montée. De nombreuses décorations avaient été installées. Mais il n'y avait personne.

Peu à peu, l'ensemble des professeurs et de l'administration arriva : Irene, Carmen, Eva et Mariano, Alicia, Nacho, Juan et J.J (ventousés l'un à l'autre), Paula et Horacio.

Une fois qu'ils furent tous devant la scène, les lumières s'éteignirent. Un murmure naquit. D'abord à peine audible, il s'amplifia peu à peu, repris et répété par de nombreuses voix. Elles répétaient continuellement : « Contigo, my baby… »

Une fois qu'elle eut atteint un niveau sonore important, un spot éclaira le haut des escaliers. En haut des marches se tenait Roberto, Tanya et Cesar. Ils commencèrent à chanter le début de la chanson dont le titre avait été murmuré quelques secondes plus tôt. Le spot suivait leur descente et restait la seule lumière dans l'école. Une fois sur la scène, plusieurs spots de couleurs éclairèrent une dizaine d'élèves qui descendirent les escaliers par lesquels étaient passés les membres de UPA Dance. Arrivés en bas, ils se répartirent au pied de la scène et continuèrent à danser. Puis, peu à peu, le reste des lumières se ralluma, révélant tous les élèves de l'école. Ils étaient partout, faisant d'une simple chanson un véritable spectacle. Disséminés partout, que ce soit en haut des escaliers, autour de la scène ou autour des profs, ils réalisaient une immense chorégraphie.

Quand la chanson prit fin, un tonnerre d'applaudissements retentit. Il venait tant des profs que des élèves eux-mêmes qui se félicitaient mutuellement. Tous les problèmes déjà oubliés durant la chanson restèrent au placard durant la fête qui s'ensuivit. Cela faisait partie des rares moments de l'année où l'harmonie régnait au sein de l'école. Un moment rare, précieux et fugace, selon Carmen…

oOo

« Qu'est-ce que tu vas faire pendant les vacances ? »

Une question qui revenait souvent…

« Tu pars, Nacho ? demanda Horacio.

- Mais oui, avec toi, mon chéri ! »

Il fit mine d'embrasser Horacio.

« On se calme ! Ralentis un peu ta descente de bière…

- Oh, tu veux pas qu'on parte en amoureux ?

- J'ai mieux à faire, lança Horacio, d'un ton sec.

- Oh, ça va ! Je plaisantais. »

Alors qu'il s'éloignait, Nacho lui toucha les fesses.

oOo

« Dans une heure, la voiture passe nous prendre pour la tournée d'UPA dance. T'es prête, Tanya ?

- Ouich.

- Et arrête de t'empiffrer. C'est une chanteuse qu'on veut, pas un petit sagouin tout dégueulasse.

- Je t'emmerde. J'ai faim, alors je mange.

- Cesar, t'as tout ce qui faut ?

- Oui, chef.

- Et toi… Ben, Marta, t'es où ?! »

En haut des escaliers, Marta portait ses deux valises. Elle commença à descendre les escaliers. Peu après, elle était aux côtés du groupe.

« Merci de m'emmener, Roberto.

- Si je l'avais pas fait, tu m'aurais plaqué ?

- Oui.

- Alors, ne dis pas merci… J'étais obligé.

- Si ça te convient pas, je reste là ! s'emporta Marta en commençant à faire demi-tour.

- Du calme ! Je déconne ! »

Il fit mine de murmurer à Tanya :

« Bon, ben, finalement, tu resteras dans ta chambre, toi ! »

Marta lâcha une des ses valises sur le pied de Roberto.

« Encore une blague comme celle-là et tu t'appelleras Roberta. Tu pourras même remplacer Tanya dans le groupe ! Vous aurez la même taciture ! »

Tanya et Marta s'échangèrent un sourire de connivence. En voilà qui avaient brisé la glace… Et qui allaient briser la légendaire assurance de Mr Roberto.

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« Tu pars, Nacho ? demanda Silvia à la bonne à tout faire de Juan.

- Oui. Je vais en France voir de vieux amis. Ils m'hébergent, donc tout va pour le mieux.

- Oui, pour un gros radin comme toi, rien de mieux, siffla Lola qui se trouvait là elle aussi. T'auras pas à dépenser ton précieux argent.

- Tu sais que tu ne me manqueras pas toi, tu sais ?

- De toute façon, je serais pas rester deux semaines avec un psychopathe comme toi qui fait des coups de pute à tours de bras. Je vais passer les fêtes chez mes parents.

- C'est bien, se moqua Nacho en lui tapotant sur la tête. Brave petite fille ! »

Lola grogna et, enlevant violemment la main de Nacho de sur sa tête, elle partit. Une fois à l'écart, elle souffla de soulagement.

oOo

Horacio s'approcha de Carmen, très vite rejoint par Alicia. La co-directrice et fondatrice de l'école était avec Mariano et Eva.

« Euh… Carmen ? entama Alicia.

- Tu permets, j'étais là avant, la moche, la coupa Horacio.

- Tu sais ce qu'elle te dit, la moche ?

- Oui, qu'elle sait rien faire de ses dix doigts manucurés.

- Ça suffit, les enfants ! cria Carmen. Qu'est-ce que vous voulez ?

- On peut te parler… En privé ? demanda Alicia en désignant Eva et Mariano. »

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Ils étaient montés dans le bureau du secrétariat, le seul endroit où il n'y avait personne.

« Alors, qu'est-ce qu'il y a ?

- Hé bien voilà… commença Horacio en s'asseyant sur le bureau de Paula.

oOo

« Je voulais te demander… Et je pense qu'Alicia veut faire de même… Bref, on voudrait savoir si on peut loger à l'école pendant les vacances, le temps de trouver quelque part où aller. C'est bien ce que tu voulais dire, Alicia ?

- En substance, oui.

- Mais si les ragots ne se trompent pas, vous habitez déjà ici depuis quelques jours, non ?

- Un peu, oui… confirma Alicia. »

Carmen réfléchit quelques secondes.

« Je vais pas vous laisser dormir dehors. Mais d'un autre côté, vous savoir ici, avec tant d'armes à votre disposition pour vous entretuer… Je préférerais garder un œil sur vous. Je vais probablement le regretter… Vous voulez venir habiter chez moi jusqu'à ce que vous ayez réglé vos problèmes ?

- Je… Oh, merci Carmen !!!

- Hé, lâchez-moi ! Je suis pas votre mère ! Arrêtez de m'embrasser… Attendez… Pourquoi il n'y a plus de musique dans l'école ? Pourquoi tout le monde s'est mis à rire quand j'ai dit ça ?

- Merde, le micro !! J'ai du le déclencher en m'asseyant sur le bureau de Paula… réalisa Horacio.

- Ma vie est un désastre… se lamenta Alicia. »

oOo

Même si sa vie était un désastre, il fallut qu'Alicia sorte du bureau de Carmen et qu'elle descende les escaliers. Une fois en bas :

« Arrêtez de me regarder comme ça ! J'ai plus un rond, et alors ? Ça ne m'empêchera pas d'être chiante, désagréable et sans coeur et de vous rabaisser dès que j'en aurais l'occasion ! »

Plus personne ne la dévisagea, ni se moqua d'elle.

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La fête reprit. Quelques heures passèrent, puis, peu à peu, l'école sa vida. UPA Dance partit pour sa mini tournée à travers l'Espagne. Juan et J.J rentrèrent à l'appartement pour le faire une troisième fois dans la journée. Irene se prit une chambre d'hôtel pour ne plus avoir à entendre leurs cris bestiaux.

Mariano et Eva, à peine rentrés, repartirent pour deux semaines de vacances à Hawaï. Lola rentra avec Paula. Nacho partit, un peu triste, pour Paris. Silvia rentra seule chez elle. Alicia et Horacio suvirent Carmen comme deux gentils petits chiens dociles.

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Vingt-quatre décembre. Silvia était seule, comme toujours depuis plus d'une semaine.

« Comment ma tante faisait pour ne pas se jeter par une fenêtre ? pensa-t-elle. »

Elle se faisait chier, et le mot était faible. Elle regrettait tout : son appartement avec ses amies, les temps heureux où son mari ne l'avait pas encore déçue, les temps heureux où elle ne l'avait pas trompé en étant bourrée… Elle regrettait même sa chambre à l'école. Mais ce soir, quoiqu'elle y fasse, elle serait seule. Encore une fois.

Son téléphone se mit à sonner.

« Allo ?

- Bonjour, madame la comtesse !

- Lola, qu'est-ce que ça me fait plaisir de t'entendre !!!

- Ça a l'air !! C'est moi ou tu t'ennuies comme un rat mort dans ta grande maison ?

- Et encore, le rat mort s'éclate à côté de moi ! Mais…C'est tellement évident que je m'ennuie ?

- Oui. J'ai l'impression de parler à un zombie.

- Dire que je fais tout ça pour donner une leçon à ma tante…

- Tu comptes jouer le jeu encore longtemps ?

- Le temps qu'il faudra. Même si ça m'est dure d'être seule, je veux tenir, juste pour qu'elle comprenne ce qu'elle m'a fait endurer.

- Donc, tu vas te morfondre pour Noël ?

- En quelque sorte… Bon, ok, je vais me morfondre.

- Dommage. Moi qui voulais t'inviter à réveillonner avec nous !

- Bip bip bip…

- Sylvia ? »

Silvia avait déjà claquée la porte, attrapé son sac et son manteau et s'apprêtait à rentrer dans sa voiture.

oOo

Elle passa acheter quelque chose pour Lola, Roman, Paula, Jorge et la demi-sœur de Jorge dont l'auteur ne retrouvait plus le nom, même avec toute la bonne volonté du monde. Ah si, ça y est ! C'est Jenifer !

oOo

Silvia passa des fêtes de Noël comme elle en avait rarement passé. Tant de chaleur et de joie de vivre, c'était quelque chose qu'elle avait oublié… Ou qu'elle n'avait jamais connu… Enfin si, elle avait connu ça, quand sa mère était encore en vie (Je suppose qu'elle est morte, vu que personne en parle jamais !).

Le bonheur des enfants quand ils avaient ouvert les cadeaux qu'on leur avait fait, qu'y avait-il de plus beau ?! Et les grandes embrassades pour se remercier des cadeaux qu'on s'était offert !! Le temps d'une soirée, elle avait oublié tous ces problèmes.

Vers une heure du matin, un coup de fil sur le portable de Silvia les surprit.

« Qui ça peut-être ?

- Ben décroche !!

- Allo ??!! Qui que vous soyez, Joyeux Noël !

- Je vois qui y'en a qui s'amuse !!

- Ingrid !!!! Comment ça va, la future star ?

- Bien. Je viens d'arriver à Los Angeles il y a une heure. Je voulais entendre une voix familière une dernière fois avant que je prenne la grosse tête et que j'oublie définitivement ma vie d'avant. Mais j'entends des voix derrière… Aurais-tu décidé de tirer un trait sur Horacio en sautant sur le premier venu ?

- Tout à fait. J'ai commencé avec Lola et j'envisage de me taper toute l'école… »

Lola lui mit une main sur la bouche en désignant Jorge et Jenifer. Silvia s'excusa auprès de Roman et Paula puis mit le haut-parleur. La conversation dura longtemps, comme si, pour un temps, Ingrid n'était plus aux Etats-Unis et passait Noël avec eux.

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Si on exceptait le fait qu'Alicia avait essayé de planter Horacio avec un couteau de cuisine et que son ex futur mari lui avait cassé un œuf sur la tête, excédé qu'elle le reprenne en lui disant qu'il ne serait jamais capable de faire la gâteau qu'il essayait de réaliser, tout allait pour le mieux.

Ils passèrent un réveillon tranquille qui ne finit pas en bataille de nourriture ou en guerre des tranchées.

Ils s'endormirent tous sur le canapé de Carmen, étrangement serrés les uns contre les autres…

oOo

Madrid, minuit, trente et un décembre. Le concert d'UPA Dance cessa pendant quelques minutes. Roberto prit le micro et souhaita une bonne année à tous les gens présents. Il alla ensuite faire la bise à Tanya et à Cesar et en profita pour les présenter.

Tout le monde attendit la suite du concert mais Roberto disparut un moment. Il semblait aider quelqu'un à monter. En effet, il s'agissait de Marta.

« Et voici, Marta, ma petite amie. Hé oui, les filles ! Il n'y a qu'elle qui puisse poser ses mains sur les beaux muscles de Roberto. »

Là, Marta lui prit le micro des mains.

« Y vaut mieux entendre ça que d'être sourde !

- Enfin, toujours est-il que je l'aime, continua Roberto en reprenant le micro, et que même si elle n'est plus la chanteuse du groupe comme à l'origine, c'est grâce à elle que ce groupe a vu le jour. Et pour tout ce que tu m'as apporté, je te remercie, Marta. »

Sur ces mots, il l'embrassa. Tout le monde applaudit et le concert put reprendre.

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Trois janvier.

« Tiens, ça doit être la rentrée pour eux, pensa Ingrid. Dire que je pense à ça alors que je devrais être folle de joie de réaliser mon rêve. Le problème, c'est que c'est pas mon rêve : c'est celui de Lola. »

Et elle ne pensait pas ça parce qu'elle se sentait coupable mais bien parce que les producteurs pensaient eux aussi que c'était le rôle de Lola. Sinon, pourquoi aurait-on teint les cheveux d'Ingrid en noir, comme Lola ? Pourquoi aurait-on défrisé et fait des élongations aux cheveux d'Ingrid, comme Lola ? Pourquoi aurait-on fait porter à Ingrid des hauts super courts et super moulant, des chaussures compensées et des chaussettes montantes trop grandes, comme Lola ?

« C'est une fille comme Lola Fernandez qu'ils veulent… Pas comme Ingrid Muñoz… »

Et le premier jour de tournage ne fut qu'une grande mascarade.

« Plus sage le visage. Mais en même temps pulpeuse et aguicheuse. Non, moins provocateur ! »

Encore et encore… Toujours la même chose… C'est avec un soulagement certain qu'Ingrid reçut les mots :

« C'est bon ! On arrête là pour aujourd'hui ! »

Il ne faudrait pas lui dire deux fois.

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Mariano et Eva arrivèrent directement de l'aéroport. Le directeur des études portait encore un collier de fleurs autour du cou quand il ouvrit la porte de l'ascenseur.

Ils n'étaient pas les seuls à arriver seulement maintenant. Beaucoup d'élèves passaient et repassaient avec leurs valises… Tout le monde sauf deux qui s'embrassaient passionnément au milieu du hall de l'école. Mariano alla vers eux et commença à embrasser Eva lui aussi.

J.J finit par s'en rendre compte et comprit à quel point l'attitude d'adolescents en chaleur qu'elle et Juan adoptaient était ridicule. Elle se sépara brusquement de Juan.

« Ben voilà ! se réjouit Mariano. Maintenant que vous êtes décollés, je peux faire ça ! »

Il enleva son collier de fleurs et le mit à Juan :

« Aloa, Juan !!

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Avant d'aller en cours, Lola passa à l'appartement. Devant la porte, elle sortit ses clés. Il essaya d'ouvrir mais la clé ne tournait pas dans la serrure.

« Tiens, c'est déjà ouvert ? Nacho a du avoir la même idée que moi ? Ah !!! Berk !! Règle numéro 1 : ne jamais avoir les mêmes idées que Nacho. Nacho est le mal !!! Tout ce qui peut me faire ressembler à lui doit être détruit ou brûlé ! »

Sur ces paroles fanatiques, elle entra. Elle tendit l'oreille mais la voix qu'elle entendit n'était pas celle de Nacho. Il s'agissait pourtant bien de celle d'un homme.

« Tiens, il a de nouveau changé de bord ? »

Elle alla dans sa chambre. Elle ouvrit la porte. Qu'elle ne fut pas sa surprise de voir le propriétaire en compagnie de parfaits inconnus.

« Tiens, voilà les anciens propriétaires qui ne me causent que des soucis. Ils ne m'ont pas payé le loyer ce mois-ci et j'en ai assez de leur faire la guerre. Si vous êtes solvables, messieurs, l'appartement est à vous dès demain. »

Et là, Lola réalisa. C'était elle qui devait donner l'argent du loyer ce mois-ci. Et elle aurait du le donner il y a plus deux semaines.

« Mais j'ai l'argent, monsieur ! tenta de se rattraper Lola. Je peux vous le donner maintenant. »

Elle sortit l'enveloppe qui traînait dans son sac depuis deux semaines. Il la refusa.

« Non. Vous me ferez le plaisir de déménager toutes vos affaires dans la journée ou je m'en chargerai. »

Il désigna l'enveloppe.

« Vous n'aurez qu'à utiliser l'argent du loyer pour payer. »

Lola eut beau faire et dire tout ce qu'elle put, rien n'y fit. Ce soir, ils n'auraient plus de toit sur la tête.

oOo

Paula s'assit à son bureau.

« Bon sang, ce que je suis nauséeuse en ce moment ! Je croyais que ça passait au bout de quelques mois de grossesse. Le mien a du décider de fêter sa future venue au monde chaque jour que Dieu fait… »

Carmen entra, suivie d'Alicia. Paula se leva pour aller les saluer. Une fois devant elle, elle fut pris d'une violente nausée :

« Paula, ça va ? s'inquiéta Carmen. Tu es toute blanche.

- Non, ça va pas… »

Ce fut la dernière chose qu'elle dit avant de vomir sur le costume d'Alicia.

« Ben, ça va un peu mieux, maintenant !

- Tu m'en vois ravie, lança Alicia, entre ses dents. »

oOo

Roberto posa son sac par terre. Marta franchit peu après le passage entre les deux chambres, en tenue légère. Roberto ne la vit pas et surtout, ne l'entendit pas arriver. Elle s'approcha tout doucement et lui posa une main sur l'épaule. Il sursauta et, se retournant brusquement, il se prit un des doigts de Marta dans l'œil, cria, et de rage, mit un coup de pied dans son sac.

« Excuse-moi, Roberto !

- C'est rien, Marta ! Je suis énervé parce que ça fait mal. En aucun cas, ce n'est de ta faute !

- Attends, je vais chercher une compresse d'eau froide pour ton œil dans la boite à pharmacie et un magnétophone pour tu me répètes ça ! C'est la première fois que tu me parles aussi gentiment !

- Profite-en, c'est gratuit ! »

Il ouvrit le sac de voyages en attendant Marta. Il y plongea la main et la ressortit brusquement.

« Ben, bon sang, c'est pas mon jour ! C'est quoi, encore ?! »

Il regarda sa paume. Elle était coupée. Faisant plus attention cette fois, il regarda plus en détail à l'intérieur de son sac.

Il comprit vite ce que c'était. Le verre de la photo de Marta et lui qu'il avait fait encadrer pour lui offrir était brisé… La cassure passait pile entre eux deux…

TBC

Voilà mon premier chapitre ! Je savais pas où couper parce que rien ne sonnait comme une fin de chapitre, à part la fin du deuxième chapitre lol… Donc, j'ai coupé là pour laisser un peu de suspense.

Et pour l'image de la photo brisée, ben, vous verrez plus tard pourquoi ça a de l'importance ! C'est juste le vieux cliché du verre de la photo de famille ou de deux amoureux qui est brisé. Vous voyez où je veux en venir…

C'est tout ! C'est fini ! A plus !

Miguel